Buzzer Beat | ブザー・ビート

Publié par | 3 juillet 2010

S’il y a bien une série japonaise qui aura fait parler les fangirls en délire en 2009, c’est Buzzer Beat, un des derniers dramas en date de Yamashita ‘Yamapi’ Tomohisa. Diffusé sur Fuji TV durant l’été, il est composé de onze épisodes. Le scénariste n’est autre qu’Ômori Mika, celui-même à l’origine de My Boss, My Hero ou encore de Long Love Letter. Le titre vient de l’expression buzzer beater qui exprime un shoot lancé juste avant que le buzzer ne sonne et qui rentre dans le panier. Aucun spoiler.

Kamiya Naoki a tout pour lui : basketteur professionnel, il a une petite amie parfaite et fait partie du cinq majeur de son équipe. Talentueux, il pourrait être l’une des nouvelles étoiles du basket professionnel japonais s’il n’était pas incapable de répondre présent au moment clef d’un match.
Sa route va croiser celle d’une jeune violoniste, sympathique et enthousiaste, qui comme lui est en plein doute sur sa carrière.
Source : NewsAsia

Ce qu’il y a de sûr lorsqu’un nouveau drama sort avec un Johnny’s tel que Yamapi, c’est qu’il ne mettra pas long à être traduit en anglais, et en français aussi d’ailleurs. C’est agréable d’un côté lorsqu’on est fan mais de l’autre, à quoi ça sert que douze teams s’en occupent alors que d’autres séries, qui semblent tout aussi intéressantes voire davantage, se retrouvent sur le carreau ? Enfin bon, ce sont les règles du jeu on va dire.
Buzzer Beat est un drama sur le basket mais à l’instar de Pride avec KimuTaku qui est sur le hockey, il est surtout ici question de relations humaines, d’interrogations sur la vie et son propre futur. Le sport n’est qu’un moyen d’y parvenir. Personnellement, j’aime bien le basket donc les quelques matchs que l’on voit ne m’ont pas du tout dérangée, même si côté crédibilité, ce n’est pas forcément ça… ^^; Ceux qui sont toutefois rebutés dès qu’il est question du mot en S auront peut-être du mal parce que ça en parle assez. Et pour être honnête, la qualité de la série n’est pas non plus des plus mirobolantes ce qui fait que ça ne sauve pas l’aspect sportif. Buzzer Beat est dans le fond plutôt traditionnel. Le héros, assez niais et mièvre, est gentil, attachant et altruiste. Il tombe amoureux d’une jolie fille, violoniste, et tous deux tentent de percer dans leur carrière respective. Si ça sonne cliché, c’est normal, ça l’est. Néanmoins, aussi étrange que cela puisse paraître, ça passe assez bien. Les dialogues sont plutôt corrects ce qui aide énormément. Et surtout, les personnages sont globalement nuancés et intéressants. C’est essentiellement ça qui sauve le drama et qui le différencie un peu des multitudes d’histoires de ce genre. Cela ne veut en aucun dire que Buzzer Beat est une série indispensable mais cela lui permet de se laisser regarder sans déplaisir. Toutefois, la série souffre d’un ventre mou, vers le milieu des épisodes, et le rythme va decrescendo assez subitement.

Niveau personnages, il y a donc le héros, Naoki, interprété par Yamapi (IWGP, Long Love Letter, Nobuta wo Produce…). Il est bien mignon ce Johnny’s mais bon… il ne joue pas toujours très bien et a toujours un peu les mêmes rôles. Cela n’empêche absolument pas Naoki d’être attachant et sympathique comme tout, quoiqu’un peu trop naïf sur les bords. Au début du drama il est en couple avec Natsuki, une jeune femme froide et assez manipulatrice. C’est la jolie Aibu Saki qui porte ses traits et elle le fait avec brio. Elle est plutôt classe et réaliste. C’est certainement le personnage que j’ai préféré dans la série. Elle sera vite attirée par le nouveau membre de l’équipe, bad guy et ennemi de Naoki, Yoyogi, joué par Kaneko Nobuaki (Crows Zero II). Si au début je les aimais bien tous les deux, ensemble, le soufflet retombe malheureusement et leur relation ambigüe se révèle au final peut intéressante. Dommage.

Dans les membres de l’équipe de basket, habillés tous de rose, on retrouve quelques membres plutôt agréables comme Shûji, incarné par Mizobata Junpei (HanaKimi). Un peu stupide sur les bords, il n’en demeure pas moins plus intelligent qu’il n’en à l’air et est vraiment choupi. Oui c’est le seul mot qui me vient à l’esprit ! Le coach (Ito Hideaki) a un semblant de développement mais rien de bien folichon. En dehors du basket, la famille de Naoki est assez présente et c’est avec une grande joie que l’on retrouve sa mère sous les traits de la fabuleuse Maya Miki, toujours aussi charismatique. Au fur des épisodes, Naoki découvre des sentiments amoureux pour une jeune femme violoniste, Riko, interprétée par Kitagawa Keiko. Assez franche, elle est découragée car elle se demande si elle pourra faire carrière un jour. Elle vit en colocation avec sa grande amie, Mai (Kanjiya Shihori – Love Shuffle), véritable bout-en-train, dynamique, drôle et fraîche. C’est un vrai rayon de soleil.

Buzzer Beat met avant toute chose en avant plusieurs histoires d’amour, certaines plus intéressantes que d’autres. La principale, celle entre Naoki et Riko, est mignonne et assez juste. Elle tourne un petit peu en rond au bout d’un moment et ne sort quand même pas des sentiers battus. Néanmoins, elle permet de mettre en avant des thèmes fédérateurs qui parleront assurément aux jeunes adultes. Forcément, ça parle aussi d’amitié, de dépassement de soi, d’esprit d’équipe et d’entraide.

En définitive, Buzzer Beat est un j-drama qui n’est pas désagréable et qui passe correctement le temps. L’été est là, il colle bien à cette période. Assez frais, il ne ne prend pas la tête et divertit. C’est déjà pas mal. Il manque assurément d’originalité et comporte un peu trop de clichés mais la bonne humeur des personnages et l’humour compensent ces difficultés. Les fans de Yamapi le monolithique seront forcément aux anges car on le voit régulièrement torse nu mais il arbore une coupe de cheveux absolument immonde. On ne peut pas tout avoir. Bref, c’est mignon, pas trop mal fichu. On a vu mieux mais on a vu largement pire.

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2 commentaires

Nakayomi le 5 juillet 2010 à 16:58.

Moi le mot en S me fait toujours terriblement peur… :D Et du coup, c’est pas vraiment ce que je recherche… :P On aura beau essayer de m’amadouer en mettant des mecs torse-nu, ça ne fonctionnera pas ! :P

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Kerydwen le 6 juillet 2010 à 22:29.

Ah mais je ne te le conseille pas du tout :D Par contre Pride si… :P

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