CSI | Les Experts (saison 9)

Publié par | 13 juillet 2010

Alors qu’à peine la saison sept fut terminée sur TF1, la chaîne entama directement la saison huit. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’a pas eu la même attitude avec la saison neuf. Il a en effet fallu attendre quasiment un an avant de la voir. En dépit de l’impression que je peux donner sur Luminophore, je suis quelques séries en français, souvent celles dont mon intérêt n’est pas des plus importants. Je les regarde donc en VF. Composée de 24 épisodes, celle-ci fut diffusée sur CBS aux États-Unis entre octobre 2008 et mai 2009. Aucun spoiler.

Comme j’ai pu l’écrire dans le bilan de la saison cinq de Criminal Minds, je commence à saturer des séries policières. CSI fait malheureusement partie du lot. J’ai eu beaucoup de mal à la suivre cette saison. La saison huit se terminait sur un cliffhanger assez effroyable, laissant peu de doutes quant à ce qui allait se passer par la suite. Le season premiere reprend directement où on s’était arrêté. Les premiers épisodes de la saison sont réussis. Riches en émotion, ils montrent les personnages comme on les a rarement vus, surtout Grissom. Profondément touchés, ils continuent leur travail mais non sans mal. Néanmoins, cela ne traîne pas en longueur car il y a d’autres évènements à préparer. Effectivement, alors que l’équipe a déjà été amputée de quelques uns de ses membres d’origine, elle doit dire adieu à Grissom. Ce n’est pas un spoiler, tout le monde en parlait des mois en avance. Ce départ est bien géré mais à partir de là, la série a perdu une grande partie de son intérêt pour moi. Personnellement, j’associe CSI à Grissom. C’est bien pour ça que je n’ai jamais été intéressée par les autres séries de la franchise. Grissom est l’âme de la série. Le reste de l’équipe est aussi plutôt sympathique mais vu qu’il ne reste que deux membres du début à savoir Nick et Catherine (que je n’aime pas), on ne peut pas dire que l’intérêt soit majeur. Deux nouveaux personnages intègrent les rangs de l’équipe. Riley Adams, jouée par Lauren Lee Smith (The L Word), est une jeune recrue. Ce qui est bien c’est qu’elle s’intègre très vite, malgré les circonstances. Par contre, on ne connaît strictement rien d’elle. Nouveau poids lourd, supposé pallier l’absence de Grissom : le Dr. Raymond Langston, incarné par Laurence Fishburne. Là aussi, l’intégration se fait correctement. Plutôt que d’ajouter un personnage qui sait tout, les scénaristes ont mis en place quelqu’un n’ayant rien à voir avec la police scientifique, ne connaissant pas grand chose à ce sujet mais étant compétent dans le domaine de la psychologie. De ce fait, il a tout à apprendre et s’en suivront des scènes amusantes et formatrices. En dépit de ces bons efforts, la sauce prend difficilement. Ce n’est pas mauvais mais pas transcendant non plus. L’équipe commence à être soudée mais pour les téléspectateurs, l’attachement a du mal à se faire sentir.

Au niveau des scenarii, il y a du bon et du moins bon. Aucun épisode ne sort particulièrement du lot. Ceci dit, le 9×20, A Space Oddity, est une espèce d’épisode hommage à la SF et passe complètement à côté de la plaque. Dommage. Côté guests, on a pas mal de têtes connues, comme toujours : Alex Kingston (ER), Jason Lewis (Sex and the City), Melinda Clarke, Victoria Pratt (Mutant X), Ronald D. Moore, Grace Park et Kate Vernon (Battlestar Galactica), Ally Walker (Profiler)…

En conclusion, la saison neuf de CSI peine assez à maintenir en haleine le téléspectateur. De nombreux épisodes sont peu originaux et sentent le réchauffé. Si sur le papier les nouveaux personnages ont tout pour être bien intégrés, c’est moins le cas en réalité. Il y a de fortes chances que la série ne revienne pas sur Luminophore.

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