Voice | ヴォイス

Publié par | 2 août 2010

Après avoir parlé du bien joli générique de Voice il y a quelques semaines, il est temps de faire le point sur le j-drama. Diffusé sur Fuji TV durant l’hiver 2009, il est composé de onze épisodes. Aucun spoiler.

Après avoir raté l’entrée en chirurgie cardiaque, Kaji Daiki pensait n’avoir plus rien à attendre de ses études de médecine. Démotivé, il se voit néanmoins accepté dans un service de médecine légale, mais il faut le dire… le cœur n’y est pas. Pourtant, avec ses nouveaux camarades de classe, et sous l’influence de son instructeur le Dr Sagawa, il va découvrir que, loin d’être le parent pauvre de la médecine moderne, cette spécialité peut rendre de grands services aux vivants, comme aux morts, notamment lorsqu’une autopsie peut aider à comprendre les circonstances d’un décès douteux.
Source : SériesLive

C’est la première fois que je regardais une série japonaise sur le milieu médical. Pourtant, c’est un rayon qui m’intéresse assez. A propos de Voice, ce qui m’a surtout plu dans le synopsis est le fait que l’histoire se déroule autour de la médecine légale. C’est toujours quelque chose qui m’a fascinée. Lorsque j’étais plus jeune et super fan de The X-Files, je voulais être comme Dana Scully et découper des cadavres. Je garde donc une grande sympathie pour ce métier. Malheureusement, ce n’est pas avec Voice que l’on apprendra grand chose sur la pratique de la médecine légale au Japon. Certes, on n’en ressort pas totalement inculte mais on était en droit d’espérer un peu plus d’informations. Ici, il s’agit surtout d’un vecteur pour mieux connaître les personnages.

Les onze épisodes se ressemblent tous au niveau de leur structure narrative. Un décès survient et il nécessaire d’en connaître les causes. Le malheureux est alors envoyé dans le service et les étudiants tendent de découvrir ce qu’il s’est passé. Étant intéressés, ils vont jusqu’à s’immiscer dans la vie de l’entourage afin de mieux comprendre et de pouvoir annoncer que oui, le mort était en fait quelqu’un d’exceptionnel. Comme cette phrase peut le laisser entendre, Voice n’est pas avare en bons sentiments. Si c’est souvent le cas dans les séries japonaises, ça peut souvent très bien passer mais ici, la pilule fut difficile à avaler. Le fait que les scenarii soient aussi répétitifs n’aide pas du tout, on en revient toujours à la même chose. Le mort est à chaque fois un être fabuleux mais qui n’a pas pu montrer pleinement son potentiel du temps de son vivant. Grâce à la fine équipe d’étudiants, il peut alors reposer en paix car la lumière a été faite sur son compte. Tout cela en devient agaçant et usant. Difficile de s’investir dans la série et de réellement ressentir quoique ce soit. Fondamentalement, ce n’est pas mauvais mais l’ensemble est tellement noyé dans tant de sentimentalisme et de pathos par moment que l’on a qu’une seule envie : arrêter l’épisode.

Concernant les étudiants de médecine légale, ils sont cinq à se partager l’affiche. Chacun aura le droit à son petit épisode afin qu’on en sache plus sur lui. Héros de l’histoire, Daiki, est joué par Eita (Nodame Cantabile). Un peu à côté de la plaque, assez naïf et nerd sur les bords, il passe son temps à lancer des « dôshite » (pourquoi). Si au départ cela fait sourire, ça en devient très vite redondant. Il est chou, y a pas à dire, Eita aide beaucoup en plus, mais il y a trop de parasites autour qui font qu’il m’a assez agacée. Le Johnny’s Ikuta Toma (HanaKimi) est aussi de la partie. Il joue ici, Ryôsuke, un jeune homme cool n’ayant aucune envie de reprendre l’hôpital de son père. C’est classique, il n’y a rien de novateur là-dessous. La seule fille est Kanako (Ishihara Satomi), passionnée de médecine légale suite à un évènement familial. On retrouve sinon Teppei (Endô Yûya), fan de CSI et Hanei (Satô Tomohito), ancien membre d’un gang. Les deux se chamaillent souvent mais s’apprécient bien. Il y a un effort de développement derrière ces personnages. Il se créé par ailleurs de jolis liens mais rien de franchement transcendant.

Voice n’est pas un j-drama fabuleux. Il n’est pas foncièrement mauvais mais le problème est que les épisodes sont bien indépendants, il n’y a pas de fil rouge. Si on apprécie les séries de ce genre, cela peut avoir son intérêt mais autrement, c’est un peu plus limité. Par ailleurs, si Voice est supposé mettre en avant la médecine légale, ce n’est pas vraiment le cas. On a plus l’impression d’avoir affaire à des enquêteurs. Les épisodes se ressemblent tous et à chaque fois, on a le droit à de bons sentiments gentillets comme il faut affublés de morales bien pensantes. Les personnages pourraient être le point fort mais ils se révèlent toutefois peu charismatiques, qu’ils soient seuls ou ensemble. Au final, c’est assez plat et tout cela manque d’entrain.

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2 commentaires

Ageha le 3 août 2010 à 0:33.

Je pensais vraiment que c’était un drama très noir en fait, pas très drôle et intéressant pour le sujet qu’il aborde. Je pensais aussi à des personnages plus originaux que ça…j’avais envie de le voir pour Eita essentiellement…mais là j’avoue que ça ne m’intéresse plus tellement.
D’après des captures on dirait plus un drama qui raconte la vie d’une bande d’ami…et l’affiche ne correspond pas au genre de la série alors :-(
*déçue*

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Kerydwen le 7 août 2010 à 21:50.

C’est exactement ça, une histoire sur des amis. La médecine légale n’est qu’un prétexte, ça aurait pu être n’importe quoi. J’ai été super déçue en le débutant. Eita est choupi dedans, malgré quelques tics de personnage qui m’ont horripilée, mais ça ne suffit clairement pas à faire remonter le niveau.

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