Grey’s Anatomy (saison 6)

Publié par | 8 août 2010

Petit à petit, on arrive au bout des bilans de saison des séries télé 2009/2010 que je regarde en direct des États-Unis. Après sa petite soeur début juillet, il est temps de parler de Grey’s Anatomy et de sa saison six qui fut diffusée de septembre 2009 à mai 2010 durant 24 épisodes dont deux doubles. Aucun spoiler.

Plus le temps passe, plus la série donne l’impression de perdre en qualité. A vrai dire, depuis la fin de la saison deux, Grey’s Anatomy n’a jamais réussi à retrouver cette qualité sur du long terme. Sur du court terme certes, cela peut être réussi mais dès qu’il s’agit d’arcs quelconques, la série coule à pic. Cette saison en fut l’exemple parfait. La saison cinq se terminait en toute beauté, sur un cliffhanger dont la résolution ne laissait aucun doute en raison des bruits de couloir concernant la distribution. Le début de saison est aussi l’occasion de se séparer momentanément de Meredith Grey, Ellen Pompeo étant en congé maternité. D’ailleurs, les plans supposés cacher son ventre bien rond étaient assez drôles. Aussi étrange que cela puisse paraître, Meredith est on ne peut plus supportable durant cette année. Son absence est bien gérée, elle ne manque pas mais lorsqu’elle revient, on ne regrette pas non plus le fait qu’elle soit de retour. Elle a enfin réalisé un certain travail sur elle-même ce qui fait qu’elle peut avancer. Ça fait du bien, on n’attendait que ça depuis la première saison. Son couple avec Derek est stable et on en a finit avec les sempiternels questionnements. A ce niveau, c’est du tout bon mais cela laisse songeur quant à la suite car les faire devenir un couple plan-plan risque d’endormir les chaumières. Justement, à propos de Derek, il devient lui par contre plutôt désagréable mais se rattrape vers la fin.

Puisque l’on parle de couples, qu’en-est il durant cette saison ? Si Grey’s Anatomy ne joue pas autant aux chaises musicales que Private Practice, elle n’en demeure pas moins adepte. Ceci dit, les couples sont assez stables cette année mais ils finissent quasiment tous par se déchirer pour parfois revenir au point de départ. L’arc sur Izzie et Alex est extrêmement mal fichu mais de ce côté-là, il est assez difficile de blâmer les scénaristes vu l’attitude de Katherine Heigl. Résultat, ce n’est pas clair, on tourne en rond et on ne voit pas où on veut en venir. A priori ce souci est réglé mais on ne sait jamais… Dans tous les cas, espérons que la blonde devenue insupportable reste là où elle se trouve en fin de saison. Sinon, ces nouveaux épisodes sont l’occasion de mettre en place un triangle amoureux avec l’arrivée d’un nouveau personnage, Teddy, joué par Kim Raver (24). Il n’est pas chose aisée de s’y intéresser, même si le lien qui se tisse entre Teddy et Cristina est sympathique comme tout. Autre couple, celui de Callie et Arizona qui continue sa route. Le point positif ici est qu’il est toujours agréable de voir des relations autres qu’hétérosexuelles obtenir un traitement qui leur est similaire.
Deux personnages principaux étant assez absents en début de saison, il a fallu tenter de combler un peu ce vide. C’est pour cette raison que des internes de Mercy West ont franchi les portes du Seattle Grace, non sans fracas. Seul un se démarque réellement, Jackson Avery (Jesse Williams, Greek). Si d’autres comme ceux joués par Sara Drew et Nora Zehetner (Everwood) ont un temps d’antenne plus importants que d’autres, on ne peut pas dire qu’ils soient des plus passionnants.

Autrement, la saison six est du même acabit que les précédentes avec son pathos parfois trop présent, ses personnages névrosés et ses intrigues médicales parfois extraordinaires mais finalement pas tant que ça. Malheureusement, on tourne un peu en rond et l’ennui est bien trop présent cette année. Si certains évoluent dans le bon sens, pour beaucoup on en revient à chaque fois à la même chose. Les épisodes se suivent, se ressemblent et sont souvent sans saveur. Néanmoins, deux épisodes se distinguent des autres. Le premier, le 6×15, The Time Warp, car il est inutile et n’apporte strictement rien à l’intrigue. Il fait juste plaisir à ceux qui voulaient revoir Gunn J. August Richards depuis la fin d’Angel. L’autre épisode, qui lui est tout son inverse, est le season finale. Il s’agit pour moi, du meilleur épisode de la série. Tout simplement. Intense, il est chargé en émotion et ne peut laisser indifférent. Les personnages y sont magnifiques, réfléchis et le scénario est impeccable.

Ce fut une sixième saison bien faible pour Grey’s Anatomy. A l’exception de son double épisode la clôturant, il n’y a pas grand chose de réellement passionnant. Ça se laisse regarder mais c’est plus devenu routinier qu’autre chose. Pas que cela soit véritablement mauvais, si ce n’est quelques intrigues peu heureuses, mais il manque juste de peps, d’originalité et de renouvellement pour vraiment rendre le téléspectateur passionné. Il ne reste plus qu’à voir si la série va continuer sur ce chemin ou réussir enfin à ce bouger plus d’un épisode par an.

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6 commentaires

ecl75 le 10 août 2010 à 22:39.

Globalement d’accord avec toi. Personnellement je suis ravi de revoir Sara Drew (Wonderfalls). Manque plus qu’elle ait des intrigues un peu plus développées l’année prochaine.
Le gros problème de Grey’s Anatomy c’est son inconstance. On peut très bien passer d’un bon épisode à un autre soporifique. C’est même pas un problème d’acteurs, c’est un problème d’écriture des dialogues et de ruptures de tons.
Quant au final, il est excellent mais j’espère que ça va pas orienter la série vers davantage de rebondissements « mortels ».

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Kerydwen le 16 août 2010 à 22:11.

Mouais, je n’ai pas été spécialement convaincue ici par Sara Drew. Son personnage est super fade et peu original, j’espère qu’ils vont se rattraper pour la suite.
C’est exactement ce que je reproche à la série, ce manque de constance sur du long terme. Ca en devient très vite pénible.

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Nephthys le 26 août 2010 à 0:05.

J’ai lâché au même moment que toi, GA a perdu de son essence dès la saison 3 (et me concernant ne l’a jamais récupéré)…
Cela dit, je dois admettre que le season finale m’a abasourdi ! Il est digne d’un E.R ^^ … Et puis le 6.15 était vraiment sympa car différent de ce que GA nous a apporté précédemment…
J’ai trouvé Meredith moins agaçante cette saison aussi, et Derek était insupportable avec cette histoire de Chef de la Chirurgie :/ !!!
Je continuerai ma façon de visionner : une saison entière en un été, ca passe mieux ainsi ^^ !

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Aeryn le 26 août 2010 à 23:38.

Pourtant, j’ai trouvé que la série s’améliorait grandement vers le milieu de la saison. Quand Meredith disparait quelque peu pour cause de grossesse, qu’elle revient un peu moins chieuse… ^^’

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Kerydwen le 15 septembre 2010 à 14:25.

@ Nephthys ~ Ah le 6×15, je l’ai trouvé affreux. Je l’ai même passé en accéléré par moment tellement il me gonflait. Il n’apporte strictement rien pour moi, à part de l’ennui évidemment.

@ Aeryn ~ Possible… disons qu’avec un épisode par semaine j’ai eu l’impression que mon intérêt était vraiment fluctuant, oscillant entre le « mouais… », le « zzzz » et le « ouaaaaaais, au secours j’ai peur et c’est trop bien dans le season finale« . Mais je suis d’accord concernant Meredith, je l’ai trouvée potable cette saison ce qui est un changement IMMENSE.

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Nephthys le 19 septembre 2010 à 11:16.

Oh je l’ai trouvé sympa moi, on change un peu de protagonistes ca fait du bien ! En même temps je me suis enchainée la saison en qq jours dc bon :s j’étais en overdose !!

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