En voilà une qui revient de loin ! Rappelez-vous, en 2008 il était question de la première saison de la série canadienne Whistler (Bienvenue à Whistler en VF). A cause de Nrj12, il fut difficile de la regarder dans son intégralité. Puisque la chaîne française n’a pas daigné continuer la diffusion, il paraissait évident qu’elle n’allait pas partager la seconde et dernière saison. Il a donc fallu se la procurer selon d’autres moyens et… pfiou, quelle difficulté ! J’ai mis quasiment un an pour tout vous dire. Tout ça pour une série que j’avais relativement apprécié en plus, je suis un peu malade sur les bords. Il ne reste plus qu’à espérer que cette saison deux valait qu’on se décarcasse pour elle. Pour information, si jamais vous la cherchez, n’hésitez pas à me laisser un message et je pourrai sûrement vous aider. Attention, c’est de la VO, il n’y a pas de sous-titres. Il n’existe pas de DVD. A l’instar de la première saison, la seconde, et dernière puisque la série a été annulée, est composée de treize épisodes. Elle fut diffusée sur CTV, au Canada donc, entre septembre et décembre 2007. Aucun spoiler.

Contre toute attente, la fin de la première saison m’avait laissé un agréable souvenir. Autant lors du début j’avais trouvé cette série médiocre, autant la fin relevait le niveau. Le season finale répondant à la totalité des questions concernant le meurtre de Beck, on ne pouvait que se demander de quoi diable allait bien pouvoir parler cette nouvelle saison. Eh bien, il est tout simplement question de la vie de certains habitants de Whistler. Point. Après tout, cela pourrait passer mais ce n’est pas du tout le cas. La seconde saison sombre dans le soap opera, traitant quasiment uniquement des affaires de coeur des personnages. Ce qu’on s’en fiche. Pourtant, les premiers épisodes laissaient envisager que l’on verrait les réactions au long cours des différents acteurs se trouvant sur les lieux de la fameuse scène finale de la saison passée. Ce fut très fugace, ce qui est fort dommage car ce n’est pas une mort qui eut lieu ce jour-là mais deux. Effectivement, un personnage disparaît, sûrement en lien avec un choix de l’acteur. Mais même lorsque les personnages font face à ce qu’il s’est passé, cela manque cruellement de crédibilité. L’ensemble sonne totalement dénaturé et froid.

En fait, il ne se passe pas grand chose. Beck est toujours présent en tant que fantôme et est beaucoup plus sympathique qu’auparavant. Il pose souvent les bonnes questions et fait bouger ceux devant qui il apparaît. Le véritable héros devient cette fois-ci son frère, Quinn. Bien décidé à se mettre au snowboard, il intègre le centre créé en l’honneur de son frère pour préparer les JO de 2010. Rappelons qu’ils se sont réellement déroulés au Canada cette année et que certaines épreuves avaient lieu à Whistler. Son apprentissage se fait dans la douleur, il doit composer avec les autres participants dont un qui n’est autre que le petit-ami de celle dont il est amoureux. Si tout ce qui est entoure sa vie personnelle n’est pas des plus passionnants, c’est une vraie joie que de voir enfin la série se pencher davantage sur le snowboard. En effet, lors de la saison une les scènes de sport étaient au final peu nombreuses, ce n’est plus le cas ici. Quel plaisir ! Les personnages font régulièrement du snowboard et le tout est plus que bien filmé. Le cadre est par ailleurs magnifique, pour peu que l’on apprécie les paysages montagneux enneigés.

Si auparavant la série arrivait à trouver un juste milieu relatif entre les adultes et les adolescents, ce n’est plus le cas. La saison deux devient un véritable teen show. Les personnages se demandent qui a couché avec qui et puis ça fait des scènes et puis ça pleure et puis ça se saoule et puis ça re-pleure et puis ça couche et puis ça agace profondément le téléspectateur qui a envie de tarter tout le monde. Bref, c’est juste chiant. Bon, ce n’est pas beaucoup mieux chez les quelques adultes restants.
En plus, certaines intrigues sont d’un ridicule sans nom comme celle de la mère de Quinn et le flic qu’elle héberge. L’actrice n’est déjà pas du tout convaincante alors si en plus on lui donne du mauvais matériel, on ne s’en sort plus.
Cette saison permet toutefois de voir un certain nombre d’acteurs connus comme Tahmoh Penikett (Battlestar Galactica) en tant qu’artiste ermite ancien drogué, Peter Outerbridge (ReGenesis) dans le rôle du frère Varland ou encore Carly Pope (Popular) comme hackeuse de génie.

La première saison de Whistler n’était pas exceptionnelle mais se laissait convenablement regarder. C’est nettement moins le cas de cette seconde. Poussive et caricaturale, elle tombe dans tous les clichés et stéréotypes possibles et inimaginables. Heureusement, les scènes en snowboard et la musique sauvent l’ensemble du désastre complet. L’épisode 2×07, Out of Bounds, est le seul à ne pas à jeter à la poubelle. Intense, il fait la part belle à deux personnages qui se retrouvent confrontés à eux-mêmes. Mais tout ceci ne suffit pas, les autres épisodes sombrent dans le soap opera de bas étage et ne font qu’ennuyer dans le meilleur des cas.