Après avoir cherché, cherché et encore cherché, j’ai fini par trouver plusieurs j-dramas mettant à l’honneur Noël. Le plus connu d’entre eux est évidemment Last Christmas dont nous avons parlé dernièrement mais il en existe quelques autres. Xmas Nante Daikirai, pouvant être traduit en je déteste vraiment Noël, est-il la version japonaise du Grinch ? Diffusé sur quatre jours sur NTV, à savoir du 13 au 14 décembre 2004, ce renzoku est ainsi constitué de quatre épisodes de vingt minutes.  À noter que son titre se prononce normalement à la japonaise, c’est-à-dire kurisumasu nante daikirai. Aucun spoiler.

Kitagawa Shô et Kurihara Fuyumi sont amis depuis l’enfance bien que Shô, nourrisse à l’égard de la jeune femme des sentiments amoureux. Celle-ci ne s’en rend pas compte d’autant plus qu’elle ne prend jamais rien au sérieux et passe plus de temps à dormir qu’à chercher à travailler ou faire quelque chose de sa vie. Lorsque Noël approche, elle n’est alors guère motivée car elle déteste cette fête.

Des fois, si certains dramas sont inconnus, ce n’est pas pour rien. Xmas Nante Daikirai mérite de rester caché dans l’ombre et que personne ne s’y attarde. Quatre épisodes de vingt minutes ce n’est pas grand-chose, théoriquement parlant. Après tout, ça ne fait qu’une heure en tout et pour tout. Je peux vous assurer qu’ici on a l’impression qu’elle dure une éternité. Vous souhaitez une série en rapport avec Noël ? Il faut en chercher une autre. La période des fêtes n’est ici qu’un moment banal. Le héros veut justement passer le réveillon avec celle qu’il aime si ce n’est qu’il ne sait comment le lui dire. Il faut savoir qu’au Japon, on se retrouve généralement en amoureux lors de cette fête. Fuyumi déteste apparemment Noël mais pourquoi hein, ça on ne le saura jamais. De toute manière, on s’en fiche. Le scénario est creux au possible, il ne se passe strictement rien si ce n’est des soucis de jeunes niais et inintéressants. Il n’y a que des clichés et aucune originalité. Le rythme est en plus plat et les dialogues navrants.

Les personnages auraient à la rigueur pu combler cette absence d’histoire mais même pas. L’héroïne, Fuyumi, incarnée par la toujours aussi insupportable Fukada Kyôko (Kamisama Mô Sukoshi Dake, Aoi Hitomi to Nuage, Karei Naru Spy), est une jeune femme égoïste et agaçante. Elle passe son temps à se vernir les ongles et à rechigner. Ce n’est pas mieux du côté du héros, Shô, interprété par le Johnny’s Akanishi Jin (Gokusen 2) qui montre encore une fois qu’il est un piètre acteur ; Fukada Kyôko n’est pas beaucoup mieux d’ailleurs. Shô est mou et lui aussi adore bouder dans son coin. Ils sont entourés par quelques personnes dont une porte les traits de la rafraîchissante Yamada Yû (Binbô Danshi, Seigi no Mikata, Nodame Cantabile). On retrouve sinon Kaneko Ken (Gokusen) dans le rôle d’un dragueur et Kimura Ryô (Cat Street, Otomen, Hanazakari no Kimitachi e) dans celui d’un surfeur mort. Passionnant tout ça.

 

Bref, Xmas Nante Daikirai a le mérite d’être la plus mauvaise série japonaise que j’ai jamais vue. Une telle médiocrité se doit d’être signalée. Le scénario est d’une pauvreté abyssale, les acteurs sont extrêmement mauvais et la musique est abrutissante. Elle ne se compose que de quelques notes d’un synthétiseur. Au secours. N’oublions pas de souligner l’atroce générique de fin qui met à l’honneur la chanson Anarchy in the U.K. des Sex Pistols. Le ridicule ne tue pas. Avec ça, les clous du cercueil sont définitivement enfoncés.