Des fois, j’ai un peu l’impression d’être un mouton noir. Primeval, sur le papier, a tout pour me plaire. Des anomalies, des animaux préhistoriques, un peu d’humour anglais, un personnage adorable comme tout, pas mal d’action… En somme, tout ça devrait me tenir un minimum en haleine. Sauf que pas du tout ! Et pour une raison qui m’agace, je continue à suivre la série, car je trouve dommage d’arrêter si près du but, celui-ci étant évidemment la fin de la fiction. Vous êtes apparemment assez nombreux à l’apprécier, ce qui n’est donc pas mon cas. Alors qu’elle avait été annulée par ITV, Primeval a eu la chance d’obtenir une seconde vie puisque deux nouvelles saisons ont été commandées suite à la troisième. La quatrième fut ainsi diffusée durant sept épisodes entre janvier et février 2011 sur ITV en Angleterre, et sur BBC America. Elle fut amorcée par des webisodes que je n’ai pas regardés. La cinquième comportera six épisodes et devrait débuter au cours de cette année. Aucun spoiler.

Forcément, vu à quel point j’avais adhéré à la saison précédente, je me suis demandé l’intérêt de poursuivre. Étant donné que vous lisez ces lignes, vous pouvez vous douter que je m’y suis collée. Disons que je trouve dommage d’arrêter à treize épisodes de la fin probable, même si l’on n’apprécie guère. Après tout, la qualité allait peut-être remonter ? C’est vraiment sans aucun a priori que j’ai commencé cette quatrième année, essayant d’être dans les meilleures conditions possible. Or, le résultat se révèle encore catastrophique. Certes, nous ne sommes pas au niveau navrant de la saison trois, mais l’on s’ennuie ferme tout au long des semaines de diffusion. Les scénarios sont paresseux. S’il subsiste quelques idées assez intéressantes comme l’arrivée d’un danger imminent, des personnes venues du futur, des retours de protagonistes que l’on croyait morts ou disparus dans un monde enchanté, le tout demeure vraiment mal écrit. Il faut attendre le series finale pour avoir un semblant de réponse et comprendre vers quoi l’on se dirige. Sept épisodes pour poser le contexte se veulent légèrement longs, non ? D’autant plus que les problèmes ne sont pas réglés à ce moment-là. S’il y a quelques éclaircissements aux questionnements que l’on pouvait avoir, cela ne signifie aucunement que c’est parfait. Bien au contraire.

La saison trois se terminait sur un cliffhanger où Abby et Connor se trouvaient coincés à une époque, et Quinn à une autre. Le 4×01 débute sur les deux premiers compères. Ils rejoignent facilement leur Angleterre civilisée et doivent composer avec les changements opérés depuis leur départ. Si retrouver Connor, encore très charmant, est agréable, il est fort dommage que le duo s’habitue aussi rapidement à ce retour. À croire qu’ils n’ont aucune séquelle psychologique. On ne passe pas un an dans un monde invivable sans subir quoi que ce soit, même si l’on est blonde et que l’on se bat comme dans Tekken. Lester et Becker sont toujours de la partie, Quinn n’est plus là et deux nouveaux pointent le bout de leur nez. Il y a la tech girl dont j’ai oublié le nom, preuve de son charisme, et Matt le cachottier. Il parle souvent avec un vieux monsieur, a des discours cryptiques et… ouaw, ce que c’est passionnant. L’ARC ayant eu quelques soucis, il est dorénavant en partie géré par le businessman Philip Burton, assez ambigu, que Connor vénère. La production joue bien trop la carte du mystère pour ne pas rendre le tout agaçant.

En conclusion, la quatrième année de Primeval ressemble à un vrai échec. Si la mythologie de la série peine à s’installer, l’action et le pur divertissement ne parviennent même pas à combler ces lacunes et ce manque de créativité flagrant. L’ennui est dès lors présent à 98 % du temps. Les nouveaux personnages sont fades et l’on remercie Connor et Lester d’être toujours là, bien qu’ils ne puissent faire de miracles. S’il y a quelques surprises comme des retours inattendus, ceux-ci sont mal agencés et n’apportent pas grand-chose, ce qui est fort dommage. Bref, la saison est insipide et mérite d’être oubliée. Plus que six petits épisodes, courage !