Comme tous les ans, je m’apprête à rédiger le bilan concernant la saison passée de Psych et je n’ai absolument aucune idée de ce que je vais bien pouvoir raconter. À l’instar des quatre années précédentes, la diffusion de cette cinquième saison fut coupée en deux. Composée de seize épisodes, dont un spécial Noël, il fut ainsi possible de la voir sur USA Network entre juillet et décembre 2010. Une sixième est d’ores et déjà d’actualité. Aucun spoiler.

Si, plus haut, j’écris ne plus trop savoir quoi dire concernant Psych, c’est parce qu’il s’agit là d’une comédie pure et dure. Dans mes billets, j’ai un peu l’impression de systématiquement me répéter. Psych est effectivement une fiction drôle, bourrée de références aux films et séries des années 1980/1990, rafraîchissante, reposant sur un duo absolument délicieux, et divertissant plus que parfaitement. Si les épisodes peuvent être variables, le constat global est toujours plus ou moins le même. C’est pourquoi je me mords un peu les doigts d’avoir commencé il y a quatre ans les bilans annuels pour cette production. Je regretterais presque de ne pas avoir attendu sa fin ! Néanmoins, je dois avouer avoir eu beaucoup de mal à regarder cette saison. Oh, les aventures se laissent visionner, mais il a fallu que je me pousse un peu pour les lancer. J’ai plus eu le sentiment de m’y mettre parce qu’elles étaient là et non pas parce que j’en avais envie. Je me demande si le problème vient de moi, de Psych, ou des deux.

Comme j’ai déjà pu le préciser, je ne supporte plus les séries reposant essentiellement sur l’épisode en tant que tel. C’est justement pour cette raison que j’ai arrêté les quelques fictions policières que je suivais, car elles n’avançaient pas. Psych en est à ce stade. Bien sûr, cinq ans, c’est long. Peut-être un peu trop, d’ailleurs. Alors que j’ai besoin de plus, la saison est assez paresseuse. Si les relations entre certains personnages évoluent – comme toute la dynamique entre Shawn et Juliet – on a quand même la sensation de faire du surplace. Lassiter est, par exemple, à peine effleuré, ce qui s’avère fort dommage. Gus a beau être parfait, ce ne serait pas de refus que de le développer davantage. Les enquêtes n’ont jamais été faites pour être crédibles, mais dans ces seize épisodes, elles sont franchement faciles et amènent des gags pas drôles et presque poussifs. Ça fait donc beaucoup de choses à digérer et l’on arrive à se demander si la saison six sera de la partie. Il vaut peut-être mieux tout quitter lorsque l’on garde un bon souvenir plutôt que de progressivement s’en détacher ou, comble de l’horreur, finir irrité, non ?

Même des épisodes plus recherchés comme ceux sur Yin/Yang sont quelconques, malgré la présence de Peter Weller (Dexter) dans le season finale. Pire, celui sur Twin Peaks, le 5×12, Dual Spires, est assez imbuvable pour qui ne connaît pas ladite série, en dépit du retour d’un Ray Wise (Reaper) en grande forme. L’aventure de Noël, le 5×14, The Polarizing Express, est très moyenne et peine à convaincre. Tout n’est pas aussi mauvais que ce que je suggère, mais j’ai un peu l’impression de ne plus totalement adhérer et ça me rend triste. Dans les épisodes sympathiques, on retrouve ceci dit le 5×02, Not Even Close… Encounters, sur les extraterrestres avec Freddie Prinze Jr, le 5×05, Shawn and Gus in Drag (Racing), avec Adam Rodriguez (Ugly Betty), le 5×06, Viagra Falls, avec William Devane, ou encore le 5×07, Ferry Tale avec Chi McBride (Pushing Daisies) et Kevin Alejandro (Ugly Betty). D’ailleurs, il y a beaucoup d’invités : Angus Macfadyen (Miracles), Lauren Lee Smith (CSI), Meredith Monroe (Criminal Minds), Mena Suvari (Six Feet Under), etc.

Au final, cette saison cinq de Psych n’est pas une calamité comme ces mots peuvent le laisser paraître. Il faut seulement prendre en compte que la série est bien installée, que l’on se trouve dans une certaine routine et que l’on a l’impression que la facilité prime. Les blagues sont parfois un peu lourdes, manquent légèrement de références à la culture populaire et les personnages n’évoluent pas assez, mais il reste toutefois la bonne humeur constante et l’attachement que l’on porte à cet univers assez bigarré et très coloré.