Gaewa Neukdaeui Sigan | 개와 늑대의 시간 (Time Between Dog and Wolf)

Par , le 17 mars 2011

Fin 2009, lorsque je me suis enfin lancée dans le monde des séries coréennes, j’avais hésité entre deux dramas. Je savais que je voulais débuter avec Lee Jun Ki car je le connaissais déjà depuis quelques années. Finalement, mon choix s’est porté sur Iljimae car j’ai une affection particulière pour les séries historiques, choix que je ne regrette absolument pas tellement je suis rapidement tombée sous le charme. L’autre k-drama en compétition était donc Gaewa Neukdaeui Sigan, que j’ai enfin pris le temps de visionner en ce début d’année. Les photographes en herbe connaissent forcément l’expression française l’heure entre chien et loup, que l’on appelle aussi parfois heure bleue. Il s’agit du court moment entre le jour et la nuit où le ciel se pare d’un bleu plus foncé que le bleu du jour. La lumière est ainsi particulière et le rendu sur les photos est souvent plus qu’admirable. Gaewa Neukdaeui Sigan n’est pas une série sur la photo mais fait référence à cette période à plusieurs reprises et notamment, dans les toutes dernières secondes. Les ennemis ne sont effectivement guère distinguables des amis, en raison du flou ambiant. Composée de seize épisodes de 70 minutes, elle fut diffusée sur MBC entre juillet et septembre 2007. Aucun spoiler.

Petit, Soo Hyun vivait avec sa mère en Thaïlande, où il rencontra Ji Woo. Les deux enfants tombent amoureux mais doivent se séparer lorsque la mère de Soo Hyun est assassinée par une organisation criminelle. Soo Hyun est alors adopté par un agent du NIS (National Intelligence Service, les services secrets coréens). Il grandit avec Min Gi, le fils de son père adoptif, et deviennent tous les deux des agents du NIS. Soo Hyun rencontre de nouveau Ji Woo au cours d’une mission mais doivent se séparer lorsque Soo-Hyun décide d’infiltrer l’organisation impliquée dans le meurtre de sa mère. Pour venger la mort de sa famille, il devient une taupe au sein de cette organisation et prend le nom de Kay…
Source : Mangas-Arigatou

Les Sud-Coréens ont un faible pour les histoires de vengeance. Ça tombe bien, moi aussi. Après avoir adoré Story of a Man, j’avais vraiment envie de regarder un autre thriller, d’autant plus que Gaewa Neukdaeui Sigan était sur ma liste depuis toujours. La série est ainsi un condensé d’action, de suspense, de vendetta, de manipulations et l’ensemble est saupoudré d’un peu de romance. Les seize épisodes sont menés tambour battant, le rythme ne s’arrêtant jamais réellement. A vrai dire, une fois commencé, il est très difficile de ralentir la cadence, même si l’on souffre pour ses personnages et leur devenir incertain. Afin de garder cette densité, la série use et abuse des rebondissements en tous genres. En soit, c’est très bien de ne pas hésiter à bousculer le téléspectateur, de chambouler le cadre et d’injecter à chaque fois de nouveaux tenants et aboutissants mais attention à ne pas tomber dans la surenchère. Gaewa Neukdaeui Sigan est ainsi à deux doigts de se brûler les ailes. Le k-drama exagère beaucoup trop sur certains points. Ce n’est pas tant que ce ne soit pas crédible mais les ficelles sont bien trop usitées pour ne pas ennuyer par moment. Le point culminant n’est autre que le gros retournement de situation en milieu de série. J’avoue avoir été assez agacée et il m’a fallu au minimum deux épisodes pour vraiment réussir à laisser ça de côté. C’est le ressort facile qui change la donne mais qui laisse, dans la majorité des cas, un sentiment amer. Il est fort dommage que Gaewa Neukdaeui Sigan se soit dirigée dans ce sens. Toutefois, il est bon de préciser que cet accident de parcours offre à la série un ton bien plus dramatique, ce qui est évidemment l’effet recherché. Substantiellement, ce n’est donc pas mauvais mais ce point bien précis fait pencher la production dans le « aurait pu mieux faire » et non pas dans le haut du panier. Quand bien même tous les poncifs du genre soient donc de la partie, Gaewa Neukdaeui Sigan est une série haletante et réussie. Elle parvient sans aucun souci à émouvoir et à tenir en haleine.

La série se déroule la majeure partie du temps en Corée du Sud mais la Thaïlande est à plusieurs reprises au cours des discussions, le premier épisode y est d’ailleurs entièrement dédié. Lee Soo Hyun et sa mère y vivaient jusqu’à ce que cette dernière ne se fasse assassiner sous ses yeux lorsqu’il était enfant. Il est dès lors adopté par un collègue et ami de sa mère, Kang Joong Ho, déjà marié et père de Ming Gi. Résidant désormais en Corée du Sud, les deux enfants grandissent ensemble et développent de véritables sentiments fraternels. Ils sont inséparables et suivent le chemin tracé de leurs parents puisqu’ils intègrent les rangs des services secrets coréens. Si Ming Gi est peu mature, assez fanfaron et peu appliqué au travail, Soo Hyun est tout l’inverse. Quoiqu’il en soit, les deux s’aiment et même si tout le monde vante à chaque fois les exploits de Soo Hyun, Min Gi n’est jamais jaloux et ne ressent aucune rancœur. En fait, Min Gi est un personnage extrêmement positif et il le prouvera au fil des épisodes. Quand bien même il passe toujours en second, devant à chaque fois rivaliser avec son frère adoptif, il ne se laisse pas abattre, même si par moment, il a du mal à relever la tête. C’est un personnage extrêmement attachant et son interprète, Jung Kyung Ho, lui donne ses lettres de noblesse. Il est dommage pour lui que le héros soit Soo Hyun car il ne pourra jamais se départir de sa place d’éternel second.

Ce qui fait la force du drama, en plus de son rythme et de son intrigue assez recherchée, est sa galerie de personnages. Ils sont tous peints avec grande justesse et ne sont jamais manichéens. La frontière entre le bien et le mal est fine et la complexité est le maître mot. Justement, qu’en est-il de Soo Hyun ? Lee Jun Ki (Iljimae, My Girl) porte ses traits et si l’acteur n’est pas toujours parfait, il n’en demeure pas moins bon et parvient à mettre en avant l’ambivalence du personnage au cours de la série. Sur une note plus superficielle, je suis obligée d’ajouter que Lee Jun Ki n’a jamais été aussi séduisant que dans Gaewa Neukdaeui Sigan :D Il reste encore un an sans lui vu qu’il suit toujours son service militaire ;__; En plus, en raison de nombreuses scènes d’action, Lee Jun Ki est parfait car il maîtrise à merveille les arts martiaux. Soo Hyun est un homme torturé, partagé entre sa vie qui se déroule plus que correctement et son obsession de vengeance. Il ne peut tirer un trait sur son passé. Ce désir de faire payer l’homme qui a assassiné sa mère est viscéral et ça, certains personnages comme le chef du NIS vont en profiter, utilisant Soo Hyun jusqu’à la moelle. Au fil des épisodes, il lui arrive maintes choses et son raisonnement, sa manière de voir les choses se modifient et sa personnalité en subit les conséquences. Si tous les protagonistes évoluent, Soo Hyu est assurément celui qui sera le plus marqué et ce, parfois littéralement. Il est fondamentalement brisé et en dépit de tout son bon vouloir, il ne pourra jamais remonter la pente. Ce qu’il y a d’intéressant est qu’il rencontre quasi immédiatement le meurtrier, Mao. Il intègre ainsi l’organisation criminelle dont ce dernier fait partie, Cheongbang, et de là, devient un agent infiltré portant le nom de Kay. La relation entre Mao et Kay est fine et bien écrite. Entre eux s’instaurent un climat assez étouffant, mêlant la fascination au respect ou encore la haine au besoin filial. Mao est un homme complexe, partagé entre son ambition et l’amour qu’il porte à sa fille. Quand bien même ses actions soient condamnables, il n’en demeure pas moins humain et l’on en vient presque à le prendre en pitié. Son destin est tout aussi tragique que celui de Soo Hyun et leur futur n’en est que davantage lié.

Le personnage féminin important de Gaewa Neukdaeui Sigan est le premier amour de Soo Hyun, Soo Ji Woo / Ari. Ils se sont rencontrés lorsqu’ils étaient enfants, en Thaïlande. En raison d’évènements tragiques d’un côté comme de l’autre, ils se séparent mais finissent par se retrouver, par le plus grand des hasards, en Corée du Sud. Leur amour est intact mais la véritable famille de Ji Woo, le désir inarrêtable de vengeance personnelle de Soo Hyun ne peuvent que les séparer. Par ailleurs, Ming Gi est lui aussi charmée par la jolie et dynamique Ji Woo. Fort heureusement, quand bien même un triangle amoureux soit présent, il est léger et jamais, le couple phare n’est détrôné. Il faut aussi dire ce qu’il en est, les deux dégagent énormément d’alchimie ensemble. Ji Woo, jouée par Nam Sang Mi, est une femme fraîche, passionnée d’arts et qui a un côté assez pétillant.
Comme souvent dans les k-dramas, on retrouve une belle brochette de personnages secondaires intéressants. La palme du plus sympathique revient sans aucun doute au patron du restaurant thaïlandais qui cache bien son jeu et qui nage en eaux troubles. Néanmoins, d’autres tirent leur épingle du jeu comme Giraffe, le garde-du-corps de Mao qui ne pipe mot mais qui dégage une de ces présences, Ah Hwa, un membre de Cheongbang qui n’y a vraiment pas sa place ou encore l’affreux Sang Shik, éternel salaud que l’on désire voir souffrir.

Gaewa Neukdaeui Sigan est une série riche en suspense, en action et en situations cornéliennes. Les personnages, globalement complexes, sont régulièrement confrontés à leur conscience et à leurs propres démons ce qui fait qu’ils ne s’en sortent pas indemnes. Certains se perdent effectivement en cours de route et sont dès lors marqués au fer rouge. Si le k-drama souffre de ficelles scénaristiques convenues et parfois trop exagérées, il n’en demeure pas moins que la réalisation dynamique, les nombreux rebondissements et cliffhangers, les manipulations, l’absence de temps morts et l’atmosphère noire et tendue font que l’on ne voit pas une seule seconde le temps passer. La musique est tour à tour envoûtante et énergique. En outre, le suspense est insoutenable et les surprises s’amoncellent. Cette histoire de vengeance est passionnante et parfaitement maîtrisée, elle se permet par ailleurs de proposer de nombreux moments dignes d’une tragédie shakespearienne. Si la romance est légère, le couple phare est irrésistible car dysfonctionnel, épique et presque impossible. En soit, la série est malheureusement un peu trop convenue pour que l’on puisse parler de succès sans faille mais elle permet de passer de nombreuses heures intenses, sombres, et plus que stimulantes.

15 commentaires

ecl75 • 19 mars 2011 à 16:40

Si je comprends bien, la série a un bon rythme mais n’est pas suffisamment surprenante ?
Dommage… En tous cas merci pour cette critique !

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Kerydwen • 21 mars 2011 à 22:55

Ah si, elle est surprenante car quand bien même elle utilise tous les poncifs du genre, il y a de nombreux rebondissements et du suspense. Je la conseille très fortement car j’ai adoré la regarder. Malheureusement, vers le milieu un évènement bien précis m’a assez ennuyée car c’est LE truc qui tombe comme un cheveu sur la soupe et qui est bien trop facile. Cependant, la série se rattrape sur d’autres points comme son rythme, sa galerie de personnages ou encore sa musique, ce qui fait qu’on peut laisser passer. Ça l’empêche juste d’être excellente.

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Kimys • 24 mars 2011 à 21:04

Ca fait toujours plaisir de lire un avis comme ca sur un drama qu’on adore! Celui là m’est très chère (premier kdrama d’action)! alors oui y’a pleins de moment WTF? (ils se font tabasser à mort, tirer dessus 12 fois, mais survivent..). L’événement du milieu du drama que tu soulèves fait partie de tous ce que je déteste dans les kdramas en général, mais là, c’était juste ce qu’il fallait.. c’était presque nécessaire pour le tournant que l’histoire prend.. enfin je l’ai excusé comme ca. Ton article rend bien justice à cette histoire de revanche et me rappelle tout ce qui m’a plu en le regardant.

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Kerydwen • 26 mars 2011 à 14:08

Voilà, c’est tout à fait ça ! Il y a des défauts mais il est difficile de ne pas se laisser embarquer par l’histoire bien ficelée. Les personnages sont en plus extrêmement attachants.
Je suis assez d’accord concernant LE retournement de situation, même s’il m’a agacée sur le moment. Comme tu le notes, c’est lui qui permet à la série de devenir une véritable tragédie et de s’améliorer mais… c’était quand même trop facile ^^;

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Sadako92 • 1 octobre 2011 à 18:44

Intéressant comme avis. J’ai vu aussi la série et je l’ai beaucoup aimée, pendant que je la regardais et après. En fait, pour en revenir à ce fameux retournement de situation qui t’a contrarié, je pense qu’il ne faut pas le comprendre une seule seconde comme une « facilité scénaristique ». Au contraire, c’est le cœur de l’histoire, sa raison d’être. C’est là que la vraie histoire de Soo Hyun débute, qu’il se révèle à lui-même et aux autres, c’est à partir de là il va faire son propre chemin. C’est justement ce « rebondissement » qui fait tout l’intérêt de Time Between Dog and Wolf. Au lieu de voir cet événement comme un nouveau ressort scénaristique qui vient s’ajouter de façon incongrue à ce qui s’est produit avant, il faut voir les choses dans l’autre sens : ce sont les premiers épisodes qui servent d’introduction à cet événement et c’est d’ailleurs pour cela que la première scène du premier épisode se situe juste avant (la course poursuite en voiture). Je pense que si tu envisages les choses de ce point de vue, tu verras davantage la richesse de la série, de la psychologie du personnage principal. Une évolution complexe que Lee Jun Ki rend admirablement bien, entre innocence et férocité, esprit de sacrifice et sadisme à peine contenu, il nous fait vivre et accepter ces transformations avec un naturel incroyable. Le personnage m’a longtemps trotté dans la tête, j’ai particulièrement aimé sa relation avec Mao, vraiment très subtile, très forte. Je sais que ce drama est l’un de ceux que j’aurai un énorme plaisir à revoir, contrairement aux comédies romantiques formatées dont je commence à connaître toutes les ficelles.

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Kerydwen • 7 octobre 2011 à 21:28

Bienvenue ici Sadako92~

Contrairement à ce que le ton de mon billet peut laisser penser, j’ai a-do-ré cette série ^^. Je n’avais qu’une envie, c’était d’enfiler les épisodes sans m’arrêter. Elle a des défauts, certains étant plus embêtants que d’autres, sans toutefois que le visionnage ne soit foncièrement désagréable. En tout cas, j’y ai passé un excellent moment. Et puis je dois avouer que j’ai énormément d’affection pour Lee Jun Ki.

Sinon, je suis totalement d’accord avec toi sur le fait que ce retournement de situation donne à la série toute son ampleur et lui permet justement d’aller là où elle n’aurait pas pu aller. C’est elle qui transforme une simple histoire de vengeance en tragédie grecque digne de ce nom. J’ai trouvé le personnage de Lee Jun Ki fascinant et passionnant à suivre. Je le dis d’ailleurs dans mon entrée, la psychologie du héros et de pas mal de ceux qui gravitent autour d’eux, est nuancée et intéressante. Bref, nous avons le même point de vue là-dessus. Cependant, cela n’empêche pas que j’ai trouvé ça facile et un peu exagéré. C’est LE retournement de situation utilisé à outrance dans les films / séries / romans et quasi à chaque fois, ça m’agace. Mais bon, comme je l’ai dit, cela ne m’a tout de même pas empêché de dévorer le k-drama qui figure probablement parmi mes préférés pour le peu que j’ai vu :)

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Sadako92 • 9 octobre 2011 à 13:52

Merci de ta réponse. :)
Effectivement en relisant ton billet après avoir posté je me suis aperçue que tu étais très enthousiaste dessus, et de toute façon sur ce drama je suis d’accord avec toi. Je voulais revenir sur le point précis du retournement de situation choc du milieu (moi ça m’a énormément surprise, en bien) car j’ai cru comprendre que la série prenait des libertés à ce sujet en termes de timing. Je n’ai pas lu le manhwa mais d’après ce que j’ai compris, on en arrive à ce point à la fin du premier volume. Autrement dit, c’est vraiment le point de départ ou presque de l’histoire alors que dans le drama ils ont choisi d’en faire un retournement de situation à mi-parcours. Ils ont donc beaucoup étiré l’introduction, je pense pour faire davantage exister les personnages, ce qui est réussi d’ailleurs. Mais du coup, on pourrait oublier que Time Between Dog and Wolf est l’histoire de ce mec tel qu’il est à partir de l’épisode 6 ou 7 (je fais tout pour ne pas spoiler, c’est dur) et non pas l »histoire d’un mec à qui il arrive ce truc. Bref…
Concernant Lee Jun Ki, je le connaissais depuis 5 bonnes années à travers The King and the Clown, mais c’est en voyant Iljimae l’année dernière que j’ai eu un électrochoc : quel acteur ! Du coup je me suis régalée avec TBDAW, c’est avec ce drama qu’il a fait ses premiers pas en lead et il assure (surtout quand le personnage devient plus complexe).

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Kerydwen • 11 octobre 2011 à 15:50

Oh ! Je ne savais même pas que le k-drama était une adaptation d’un manhwa. Merci pour l’info. Ça me donne envie de me pencher que la question, même si j’ai toujours eu du mal avec les manhwa. Ils sont à mon goût très brouillons et le découpage est mal fichu. Je n’en ai pas lu 36 non plus mais à part quelques exceptions (Audition essentiellement), j’ai eu du mal à accrocher.

Ah The King and the Clown… c’est un de mes films favoris :) Lee Jun Ki est presque arrivé à la fin de son service militaire, avec un peu de chance il retournera vite tourner quelque chose.

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Sadako92 • 28 octobre 2011 à 20:05

Désolée je réagis un peu tard… Je me réjouis aussi du retour prochain de cet acteur, hehe. Pour ce qui est des manhwa, pour l’instant j’ai aussi un peu de mal, sauf avec Chonchu et surtout le travail sublime de Yang Kyung Il, dessinateur de The Island et de Shin Angyo Onshi (considéré comme un manga).

Kerydwen • 31 octobre 2011 à 20:51

C’est vrai que Shin Angyo Onshi dispose de très beaux dessins. Malheureusement, l’histoire manque cruellement de saveur au bout d’un moment. Je ne me souviens plus très bien ce que je lui reprochais à l’époque mais j’ai fini par revendre les tomes que je possédais, preuve que la flamme n’était plus là.

Miaow • 3 février 2012 à 3:27

Commençant à me lasser de toutes ces k-dramas de comédies romantiques, j’ai décidé de me chercher autre chose à écouter. Finalement, j’ai choisi ce drama car je connaissais déjà les deux acteurs principaux (et j’avais lu ici et là de bons commentaires). Je suis contente d’avoir lu ton billet avant de me lancer dans l’écoute. Même si je n’aime pas savoir trop ce qui se passe dans un drama, connaître quelques petits détails m’aident à mieux l’apprécier. Par exemple, je déteste habituellement les dramas où le second rôle est le rival, le méchant. Ici, même si j’ai eu un peu peur au début du drama de retrouver ce type de personnage en Min Gi, ton billet m’a rassuré. Pour ce qui est du grand événement en milieu de drama, j’ai eu le déclic de ce qui allait se passer à partir du cinquième épisode (le début du drama, tes commentaires et le titre m’auront probablement aidée) alors je n’ai pas eu autant de difficulté avec cette partie lorsque c’est arrivé quelques épisodes plus loin. Par contre, les personnages qui ne meurent pas malgré tous ces tirs reçus… Très Hollywood ça…

C’est vrai que tous les personnages sont très attachants. De très bons acteurs! Quoique j’ai trouvé le personnage de Ji Woo, dans les derniers épisodes, un peu exaspérant.

Je pense que je vais me lancer dans Iljimae d’ici quelques semaines. Un peu plus de Lee Jun Ki ;)

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Sadako92 • 6 mars 2012 à 12:49

« Par contre, les personnages qui ne meurent pas malgré tous ces tirs reçus… Très Hollywood ça…  »
Oh c’est aussi très Hong Kong, il faut se rappeler des films de John Woo des années 80 et 90… pour ne citer que ce réalisateur (à l’apogée de sa carrière).

D’ailleurs j’en profite pour rectifier une erreur que j’ai faite et faire mon mea culpa : Time between dog and wolf est un scénario original, le manhwa est venu apparemment après. Après enquête, il semble que les deux scénaristes se soient fait plaisir en s’inspirant de films de Hong Kong à la Infernal Affairs et autres polars qu’ils aimaient (et moi aussi). C’était une première à la télé coréenne. Le drama est ambitieux et a ouvert la voie à Iris (ça je l’avais compris).

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Kerydwen • 17 mars 2012 à 13:40

@ Miaow ~ Oh, je n’avais pas vu ton commentaire. Désolée de te répondre aussi tard. En plus je vois que depuis tu as commencé et terminé Iljimae donc cela me remplit de joie. Je suis aussi contente d’apprendre que tu as apprécié celui-ci. S’il possède plusieurs défauts, dont certains qui auraient pu être évités sans trop de difficulté, il demeure plutôt solide et très prenant. J’en garde en tout cas un excellent souvenir malgré justement le retournement de situation.

@ Sadako92 ~ Merci pour ta rectification ! Iris est sur ma liste des à voir mais les quelques critiques lues disant qu’il brasse quelque peu le chaud et le froid ne me donnent pas particulièrement envie de me ruer dessus.

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Sadako92 • 24 mars 2012 à 12:45

Iris vaut vraiment le coup, ne serait-ce qu’en termes de qualités techniques et cinématographiques. Contrairement aux autres dramas coréens, il a été tourné non pas au fur et à mesure mais avant sa diffusion et sur une longue période, comme un film. Le scénario est haletant, les scènes d’action sont époustouflantes pour certaines. Alors certes au niveau personnages, c’est un peu bateau, mais il y a de bons acteurs, à commencer par Lee Byung Hun (mais il n’est pas le seul). Je trouve qu’Iris a un côté compilation du savoir-faire coréen et n’innove pas vraiment en termes de thématiques et personnages, mais c’est très, très bien fichu et c’est du chouette spectacle avec rebondissements à gogo. Comme souvent, ça décolle pour de bon vers le 5-6ème épisode. Kang Je Gyu a révolutionné le cinéma mainstream coréen avec Shiri en 1999 et il récidivait en 2009 avec Iris à la télé. C’est une série importante qui a remporté un énorme succès. Je ne comprends pas pourquoi maintenant on en entend dire des choses mitigées car au moment de sa diffusion, tout le monde en était gaga.

Côté personnages, je préfère Time Between Dog and Wolf, mais c’est intéressant de voir les deux séries car elles ont marqué l’une après l’autre un tournant dans la série tv coréenne, quelques années après la percée spectaculaire du cinéma coréen au début des années 2000. La bonne réception de TBDAW auprès du public a montré qu’on pouvait produire des dramas autres que des romances et des sageuk. Depuis ces deux séries, peu se sont démarquées dans le genre. Je ne vois que City Hunter avec Lee Min Ho car The Fugitive Plan B et Poseidon sont de vraies catas.

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Kerydwen • 27 mars 2012 à 14:37

Iris et City Hunter sont sur mon programme donc lorsque j’aurai vu tout ça, je pourrai te dire ce que j’en ai pensé :) Je ne sais pas quand par contre parce que j’ai un peu mal à mettre devant un k-drama en ce moment. Pourtant, j’en ai plusieurs en stock, il faut juste trouver la motivation. Je peine à me lancer dans une série d’une quinzaine / vingtaine d’épisodes de plus d’une heure…

En tout cas, merci pour tes informations éclairées et éclairantes. Tu as l’air de t’y connaître pas mal en séries / films asiatiques, c’est chouette ça :D

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