GRΣΣK (saison 4)

Par , le 27 mars 2011

Et voilà, après Friday Night Lights, ce fut au tour de GRΣΣK de tirer sa révérence en 2011. La série d’ABC Family s’en est ainsi allée au terme de sa quatrième saison, sacrément raccourcie pour l’occasion puisqu’elle ne comporte que dix épisodes. Elle fut diffusé entre janvier et mars 2011. Aucun spoiler.

Depuis ses tous débuts sur la chaîne, GRΣΣK s’est révélée être fraîche, dynamique et bien écrite. Contre toute attente, elle est justement sortie de ce cadre strictement familial, souvent agaçant sur ABC Family. Les deux premières saisons furent d’un niveau constant mais la troisième montra quelques petits moments plus faibles car presque paresseux et parfois peu inspirés. Si, en tant que fidèle téléspectateur de GRΣΣK, on ne peut s’empêcher d’être un brin triste de n’avoir que dix épisodes pour clôturer la série, le fait est qu’au moins, la fin fut prévue de nombreux mois à l’avance. Les scénaristes ont donc largement eu le temps de voir venir les choses. C’est dans ce contexte que se présentent ainsi ces dix nouveaux épisodes. Peu de nouvelles intrigues sont mises en avant, il s’agit surtout de terminer celles déjà en place et de tenter de finir en beauté. La saison précédente se terminait essentiellement sur la fin du cursus universitaire de Casey, Ashleigh et Evan. Lorsqu’une série se déroule à l’école, le souci majeur est que l’on n’y reste pas indéfiniment. Même Cappie. GRΣΣK n’aura pas trop eu à s’occuper de ce problème car la série s’arrête justement à temps mais aussi parce que certains de ses personnages ne rentrent pas immédiatement dans la vie active, se spécialisant par exemple dans un autre domaine tel que le droit. Sans trop en faire, cette nouvelle saison pose dès lors certaines questions que l’on peut avoir en sortant de la fac et fournit globalement des réponses. A-t-on été dans la bonne spécialité ou au contraire, n’a-t-on pas fait fausse route ? Est-ce que l’on apprécie ce que l’on fait ? Décrochera-t-on un travail où l’on pourra s’épanouir ? Ou tout simplement, trouvera-t-on du travail avec ce diplôme qui, au final, ne vaut rien ?  Depuis le premier épisode de la série, la plupart des protagonistes ont réellement évolué. Ils sont toujours eux, évidemment, mais au contact de leurs compères et notamment grâce aux fraternités, ils ne sont pas restés figés dans la roche. Un des exemples le plus parlant est Rusty qui n’avait pas de réel ami, passait son temps libre à regarder Joan of Arcadia avec ses parents, ne s’entendait pas avec sa sœur et ne dépassait vraiment pas le statut du nerd. Durant cette saison, il se transcende littéralement. Il se rend compte que Kappa Tau l’a transformé et il craint de retourner à ses vieux démons. Si Cappie a beau être l’âme de la fraternité, il paraît évident que Rusty est son futur. D’ailleurs, la relation entre les deux amis est bien développée et propose quelques très jolis moments. A vrai dire, la saison prend vraiment le temps de travailler les diverses dynamiques entre les personnages.

La saison manque probablement un tant soit peu de relief car il est évident qu’il y a une volonté de boucler la boucle et de faire partir tous les personnages sur une bonne note. De ce fait, certaines idées sont assez convenues mais elles sont aisément contrebalancées par l’attachement et la tendresse que l’on peut ressentir pour cette bande d’étudiants de Cyprus-Rhodes. Il est par ailleurs assez dommage qu’au final, certains protagonistes, pourtant riches et particulièrement intéressants comme Rebecca, soient aussi peu utilisés mais il n’y a que dix épisodes et il faut faire des choix. Toutefois, le 4×04, All about Beav, est comme son nom l’indique consacré au mythique Beaver. Voilà une excellente idée ! Sans conteste, il s’agit d’un des meilleurs épisodes de la saison avec le 4×06, Fumble, qui parle de sexe sans morale bien pensante et qui prouve qu’ABC Family n’est peut-être pas si consensuelle qu’on pourrait le croire. On peut également déplorer le fait que certains développements soient aussi prévisibles comme l’histoire avec Dale ou qu’Evan redevienne abominable alors qu’il était vraiment agréable lors de la saison précédente.

Quand bien même la saison n’est pas parfaite, il n’en demeure pas moins que tous les ingrédients propres à GRΣΣK sont de la partie. Des références à la pop culture fusent de partout, les répliques sont majoritairement drôles et bien trouvées, l’ambiance est pétillante et le rythme est assez enlevé. De plus, les intrigues, sans être particulièrement originales, sont toujours aussi subtiles et bien amenées. En bref, ce n’est que du bonheur car la série a su créer sa propre identité et s’y tenir.
Le series finale est dans la lignée des épisodes précédents. Il aurait pu être plus spectaculaire.  Il joue la carte nostalgique et s’en sort relativement bien. On dit difficilement adieu à ces personnages car ils vont vraiment manquer mais tout l’épisode durant, on est comme dans une bulle de bonne humeur de temps en temps obscurcie par un évènement qui ne nous serait probablement jamais venu à l’esprit en débutant GRΣΣK. C’est aussi l’occasion de revoir Tom Lenk (Buffy the Vampire Slayer). A ce propos, la saison est marquée par quelques guest stars comme Charisma Carpenter (Buffy the Vampire Slayer) ou Fake!Justin Bieber. A noter que l’on entend Calamitous, une chanson du chouette groupe de Scott Michael Foster, Siren’s Eye dans le 4×09, Agents for Change.

La saison quatre de GRΣΣK remplit parfaitement le cahier des charges. Si le dynamisme ambiant est un peu moins prégnant que jusque là, la série se permet tout simplement de s’assagir quelque peu, à l’image de ses personnages qui murissent. Cela ne veut d’ailleurs aucunement dire qu’elle devient subitement raisonnable. Bien au contraire. Il y a toujours cette folie douce plus qu’attachante. De plus, les épisodes ne se départissent pas de cet humour assez fin, de ces multi-références et de cette galerie de protagonistes principaux comme secondaires souvent extraordinaires. On peut citer le fabuleux Cappie mais aussi Rebecca, Dale, Beaver, Rusty, Ashleigh et tellement d’autres… Au final, GRΣΣK aura proposé quatre années durant une qualité relativement constante et qui fit énormément de bien dans le paysage télévisuel américain. Il est vraiment dommage que cette sympathique série n’ait pas réussi à trouver son public et qu’elle soit autant passée inaperçue. En tout cas, pour ma part, j’espère que les DVD’s finiront par sortir en France !
Bonus : le trailer de la saison

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=1pHFpinPRD8


2 Commentaires

  1. Saru• 29 janvier 2012 à 0:09

    Depuis que je te lis, j’ai vraiment envie de me mettre à cette série, mais bon, 4 saisons… et puis, oui, pas de DVD !

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    • Caroline• 30 janvier 2012 à 13:13

      Il y a des DVD US mais ce n’est pas pareil. Et en plus, ils sont découpés par mi-saison ce qui est nul. J’espère que la série sortira en France parce que j’aimerais bien me la procurer mais aussi pour que d’autres puissent la découvrir. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, la série est assez surprenante pour un produit ABC Family et puis il y a… Cappie :D

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