Nan, encore ?! Eh oui, Gokusen est de retour sur Luminophore. Heureusement pour vous mais aussi pour moi, on approche de la fin. Quand bien même je n’ai jamais porté la série dans mon cœur, je trouve bête de m’arrêter alors que je suis presque parvenue au bout. Et puis au final, la seconde mouture ne fut pas si horrible que je le craignais. N’importe quel amateur de séries japonaises connait au moins de nom Gokusen et sa fameuse prof héritière d’un clan yakuza qui remet les mauvaises graines dans le droit chemin. Le j-drama fonctionnant du tonnerre au Japon, il était malheureusement évident qu’une troisième saison serait un jour réalisée. Composée de onze épisodes, dont les premier et dernier ont le droit à quinze minutes de plus, elle fut diffusée sur NTV entre avril et juin 2008. Il existe un épisode spécial concernant cette saison ainsi qu’un film venu clôturer l’ensemble en 2009. Les deux seront traités sur le blog dans le courant de l’année. Aucun spoiler.

Contrairement à la plupart des gens, j’ai préféré la seconde saison de Gokusen à la première. Je ne saurais trop expliquer pourquoi car il s’agit d’une redite et en plus, il n’y a plus Oguri Shun. Ceci dit, la distribution principale est extrêmement sympathique. C’est donc avec une certaine curiosité que la troisième saison s’est retrouvée dans mon lecteur dvd. Après tout, il est toujours possible d’être agréablement surpris. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Il paraît probable que sans avoir vu tous les épisodes précédents, les nouveaux auraient pu être supportables mais autrement, eh bien, cela paraît difficile. La saison trois est un mauvais mélange des deux premières. Les intrigues sont similaires et on en revient toujours à la même chose. L’unique variante est que pour une fois, il n’est pas réellement question de la famille de yakuza de Yankumi, (mauvais) ressort dramatique de chaque fin de saison. A vrai dire, ce qui irrite vraiment est l’héroïne. Combien d’années se sont écoulées depuis le début de la série ? Quatre – cinq ans ? Elle n’a pas changé d’un iota. Elle est toujours fleur bleue, naïve et complètement idiote. Elle se fait encore des films toute seule et n’en rate pas une pour se ridiculiser. Depuis Gokusen, je déteste viscéralement Nakama Yukie et je crains pour l’actrice que je ne changerai jamais d’opinion la concernant. Sinon, d’autres personnages déjà connus sont de la partie comme le Kyoto que l’on accueille toujours avec joie, même si lui non plus n’évolue pas, mais aussi toute la famille de yakuza, Kuma ou encore Baba le prof de sport adorable. Bref, rien de nouveau les concernant, ce qui est normal pour Gokusen.

De toute manière, tout le monde l’a compris, ce n’est pas Yankumi qui motive mais les élèves, les fameux 3D. Or, durant cette nouvelle saison, on ne peut pas dire qu’ils soient réellement intéressants. Lors du premier épisode, ils sont tous ennemis et en deux-trois mouvements, ils sont copains comme cochons. C’est peut-être encore trop tôt mais cette fois-ci, on ne peut pas dire que les acteurs soient devenus extrêmement connus, à l’exception de l’un d’entre eux. Le principal héros, Kazama Ren, n’est autre que Miura Haruma (Binbo Danshi). Ces élèves n’ont pas grand chose d’attachant et on ne sent que rarement une véritable unité. Plusieurs d’entre eux sont interprétés par des Johnny’s. Par contre, les épisodes reposent un peu moins qu’autrefois sur le schéma typique “un élève / un problème à résoudre”.
Du côté des têtes connues, on remarquera Yamada Yû (Binbo Danshi) dans le rôle de la sœur de Ren, Wakaba Ryûya (My Boss, My Hero), Hôjô Takahiro (LIFE) et Matsuda Satoshi (Vampire Host).

Cette troisième saison n’apporte donc absolument rien de neuf à Gokusen. Quand bien même on s’en doutait, la douche reste froide. Les histoires sont vues et revues, les clichés et la morale sont encore une fois de la partie, certains personnages sont insupportables, les deux chansons présentes sont moyennes et l’humour est extrêmement répétitif. L’ensemble est donc plutôt mauvais et ne mérite pas que l’on s’y attarde, sauf si l’on est quelque peu psychorigide et que l’on doit toujours tout finir, quitte à soupirer… ^^;;