The Vampire Diaries (saison 2)

Par , le 8 septembre 2011

Avant que la troisième saison de The Vampire Diaries ne débute dans une semaine aux États-Unis, il est temps de revenir sur sa seconde. Composée de vingt-deux épisodes, elle fut diffusée sur The CW entre septembre 2010 et mai 2011. Aucun spoiler.

Sans être exceptionnelle, la première année de The Vampire Diaries fut plaisante à suivre, car rythmée, riche en rebondissements et possédant une galerie de personnages assez sympathiques. C’est donc sur de bonnes bases que commence la seconde. Celle-ci est construite en deux parties assez inégales. Ce n’est pas tant que l’une soit plus ou moins réussie que l’autre, mais davantage qu’à l’intérieur même de chaque grand arc, il existe des éléments qui auraient pu être plus concis ou évités. Certains épisodes n’apportent effectivement pas grand-chose et semblent quelque peu combler le vide. Ou, pire, le public a la désagréable impression d’avancer, mais c’est pour faire plusieurs pas en arrière quelque temps plus tard. Autrement dit, tout cela n’a servi à rien. C’est assez dommage lorsque l’on se souvient du dynamisme passé. La série ne devient pas ennuyante, elle parvient toujours à surprendre et à amorcer moult rebondissements si ce n’est que cette saison aurait gagné à être mieux articulée et, surtout, à moins se disperser – ne serait-ce que vis-à-vis des personnages secondaires.

Le season premiere débute immédiatement là où nous nous étions arrêtés. La résolution du cliffhanger se réalise assez rapidement et le problème qu’est Katherine est réglé d’une manière assez expéditive. D’ailleurs, la vampire est au final un élément presque embêtant lors de la saison parce que l’on sent que les scénaristes ne savent plus trop quoi en faire. Elle est plaisante pour son ton libéré, il y a la possibilité de raconter beaucoup de choses sur elle et elle demeure bien plus agréable qu’Elena, mais à quoi bon ? On comprend perpétuellement qu’elle n’a pas véritablement sa place ici pour l’heure. Il va falloir se décider pour quelque chose au cours des prochains épisodes. À ce sujet, Nina Dobrev effectue du plutôt bon travail en incarnant les deux femmes à la caractérisation radicalement différente.

Dans un premier temps, la saison deux s’attaque aux loups-garous dont Tyler est la figure de proue. Si les deux nouveaux protagonistes que sont Mason et Jules n’apportent pas beaucoup à l’intrigue à l’exception d’ennuis et un mauvais jeu, Tyler se révèle être une des excellentes idées de cette année avec Caroline. Les deux sont amenés à subir des transformations similaires sur le principe et finissent par se rapprocher. En plus d’être correctement interprétées, ces personnes possèdent plusieurs facettes et sonnent vrai. Leur dynamique mêle à la fois de l’amitié et un début de romance, ce qui va évidemment poser des questions au gentil et très humain Matt. On en vient presque à trouver dommage qu’ils ne soient pas plus mis en avant, à la place du trio phare de The Vampire Diaries. Ceci dit, c’est vraiment Caroline qui est la fraîcheur de cette année. On est loin de la blonde écervelée d’antan. Elle garde toujours ce côté léger, mais sait être sérieuse, touchante et plus qu’attachante. Sa relation avec sa mère est davantage développée, ce qui est d’ailleurs une bonne chose. Pour en revenir aux loups-garous, on ne peut pas dire qu’ils soient passionnants, ou même intéressants. Jules et Mason n’ont pas suffisamment de personnalité ou de présence à l’antenne pour donner envie de s’y attarder.

La seconde partie de la saison est en lien avec la première par rapport à cette histoire de pierre de lune qu’il convient de récupérer pour une raison au départ obscure. Après les loups-garous et les sorcières, la série aborde cette fois les vampires originaux, ceux existant depuis la nuit des temps. Il est toujours sympathique de voir les fondateurs des créatures aux dents pointues quand ils sont bien traités. La fine équipe de Mystic Falls doit alors les maîtriser et tenter de les stopper dans leur quête assurément annonciatrice de morts par milliers. Si la saison apporte sur un plateau d’argent deux d’entre eux, un seul se montre réellement convaincant. Elijah – incarné par Daniel Gillies (Into the West) – que l’on prend au départ pour le grand méchant apparaît ainsi charismatique en dépit d’une affreuse coupe de cheveux et d’une propension à tuer tout ce qui bouge en moins de temps qu’il n’en faut pour dire ouf. Contre toute attente, il est moins unilatéral que ce que l’on nous laisse penser et sa dynamique avec Elena/Katherine est globalement agréable. A contrario, on entend parler des épisodes durant du terrible Klaus, du fait qu’il nous assassinera tous dans notre sommeil, et c’est un vrai pétard mouillé. Joseph Morgan (Ben Hur, Hex) qui porte ses traits en fait trop quand bien même le personnage se veut grandiloquent et égocentrique. Cela n’empêche tout de même pas que le twist du season finale et les véritables motivations de Klaus soient assez excitants. Avec Stefan dans une situation délicate, la saison trois s’annonce alléchante.

Côté protagonistes, en dehors de ceux évoqués à l’instant, on retrouve donc évidemment le fameux triangle amoureux. Il continue son petit chemin, mais je dois avouer avoir été assez désappointée puisqu’il manque un peu d’étincelles et de peps. Où sont passées les scènes comme celle du bal dans la première saison mettant des papillons dans le ventre ? Ian Somerhalder a beau incarner l’élément le plus ambivalent et imprévisible, il devient vite énervant avec le roulement de ses yeux comme s’il essayait de faire sortir le globe oculaire de son orbite. De même, Damon est parfois un peu fatigant à aller d’un bord et de l’autre – étant dérangé par ce qu’il a encore d’humain –, mais c’est aussi en partie ce qui fait son intérêt, car il demeure torturé. Il a tout de même perdu en verve. Bizarrement, Stefan est plutôt potable au cours de cette année, notamment grâce à son humour et sa légèreté, mais également parce qu’il sait se montrer protecteur envers quelques personnages tels que Caroline et Jeremy. Justement, concernant ce dernier, il ne sert toujours pas à grand-chose, mais au moins, il n’est plus dans sa période tourmentée. Son potentiel transparaît, il faut seulement que les scénaristes parviennent à le concrétiser. Quant au reste de la galerie, que ce soit Alaric, la sorcière usante Bonnie ou bien Jenna, ils font plus office de plantes vertes qu’autre chose. On se souvient parfois d’eux, mais c’est pour rapidement les oublier par la suite. En cela la saison est presque décevante ; malgré des idées pertinentes, elle s’éparpille de trop. Ne parlons même pas des protagonistes qui reviennent quelques épisodes seulement pour mourir alors qu’ils sont sympathiques.

Au final, si le ton de cet article peut paraître désabusé ou trop critique, la deuxième année de The Vampire Diaries est divertissante comme tout et prometteuse quant à ce qui doit venir. On ne peut seulement pas s’empêcher d’être un brin tatillon lorsque l’on sent des possibilités inexploitées. Le début est vraiment bon, la fin est somme toute correcte si ce n’est que le milieu comporte trop d’épisodes dispensables – ou en tout cas, qui auraient gagné à être condensés. Les intrigues ont en réalité tendance à s’emmêler les pinceaux et certains personnages demeurent tristement fantomatiques. De plus, si le rythme est encore une fois présent, plusieurs évènements ne servent à rien puisqu’ils sont suivis d’un retour en arrière frustrant. Quoi qu’il en soit, la saison se regarde avec plaisir et c’est le principal, n’est-ce pas ?


2 Comments

  1. Caroline
    Saru• 3 novembre 2013 at 14:27

    « charismatique en dépit d’une affreuse coupe de cheveux » Excellent, tu l’avais écrit dans ta review ! :D
    Je l’aime de plus en plus, Elijah, il est d’autant plus intéressant qu’il est assez imprévisible finalement. J’ai beau éprouver beaucoup d’amour pour Klaus, c’est un psychopathe assez basique (enfin, pas si basique que ça, on connaîtra ce qui l’anime vraiment, mais il a une fâcheuse tendance à la violence, toujours la violence). Elijah se révèle plus complexe et c’est un vrai plaisir. Mais tu as raison, vivement sa nouvelle coupe de cheveux !
    Et donc, tu parles de l’apparition de Klaus comme d’un « pétard mouillé » et si j’avais prévu de ne pouvoir être objective, je vois complètement ce que tu veux dire, et je ne retrouve d’ailleurs pas du tout le Klaus que je connais en cette fin de deuxième saison, je ne sais pas si c’est l’écriture ou si c’est l’acteur qui ne sent pas encore bien son personnage. Mais s’il n’est pas aussi effrayant que prévu, j’aime qu’il soit un ennemi versant plus dans l’intelligence que la puissance.
    Et puis évidemment, Caroline « for the win » ! J’ai l’impression qu’il est (trop) souvent évoqué dans la série l’incroyable humanité d’Elena (j’ai des choses à redire sur la prétendue humanité d’Elena, mais bref^^) mais Caroline, oui, Caroline la vampire soi-disant superficielle, il faut voir ce qu’elle fait.
    Bref, j’ai déjà bien entamé la saison 3. :)

    Et je profite de ce commentaire pour te souhaite une bonne hibernation. Enfin non, c’est une hibernation de ton blog, et non de ta part, puisque tu t’es prévu une petite dose de travail.^^ En tout cas, profite bien de cette respiration et ne sois pas trop exigeante avec toi-même ! :) Ce blog est un truc assez exceptionnel, j’ai l’impression qu’il y a du contenu pour une vie entière, donc une pause semble naturelle, d’autant plus si c’est pour recharger tes batteries de motivation !

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    • Caroline
      Caroline• 6 novembre 2013 at 18:06

      Forcément, tout se mélange un peu dans ma tête maintenant vu que de l’eau a coulé sous les ponts depuis la diffusion de cette seconde saison. Néanmoins, je me souviens avoir été déçue par Klaus. Disons que l’on nous en a parlé en long, en large et en travers tout au long des épisodes, l’associant à un vampire terrifiant dans tous les sens du terme, et on ne peut pas dire que c’est ce que l’on a obtenu. Contre toute attente, mon jugement s’est atténué et j’ai presque fini par l’apprécier, ce Klaus, mais les scénaristes ont totalement mal géré son entrée en scène. Qu’il ait plus ou moins changé de caractérisation en cours de route ne m’étonne guère puisque les incohérences ne semblent jamais être embêtantes dans The Vampire Diaries :P. Certes, si les spectateurs ont eu une mémoire de poisson rouge comme moi, ils ne s’en rendent pas forcément toujours compte, mais ce n’est pas une raison ; et ça prouve le talent – ou l’absence de – des personnes derrière les manettes.

      Concernant Elena, je partage ton point de vue sur la régulière mise sur le tapis de son humanité et tout ce qui la compose, probablement pour rendre cette jeune femme quelque peu atypique et méritant des louanges. Elle y est ainsi croquée comme étant quelqu’un de noble, de droit et ayant de fortes valeurs : mouais. Caroline a beau posséder des défauts et avoir commis des erreurs impardonnables, elle se débrouille plus que bien compte tenu de sa condition.

      (Merci sinon ^^.)

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