Nodame Cantabile : Saishû Gakushô – Zenpen | のだめカンタービレ 最終楽章 前編 (film)
Publié par Kerydwen | 22 novembre 2011
Afin de boucler l’histoire de Nodame Cantabile, deux films sont sortis sur deux années après le renzoku et les épisodes spéciaux. Seul le premier sera traité aujourd’hui sur Luminophore, le second viendra plus tard. Nodame Cantabile : Saishû Gakushô – Zenpen, aussi intitulé internationalement Nodame Cantabile : The Final Score – Part 1, est sorti au cinéma au Japon le 19 décembre 2009 et dure un peu plus de deux heures. Aucun spoiler.
À Paris, après avoir remporté la compétition internationale de musique Platini, Chiaki est engagé comme chef de l’orchestre Roux-Marlet. Cependant, il est très vite choqué par leur manque de motivation. Pendant ce temps, Nodame, Frank, Tanya et Kuroki s’entraînent durement au Conservatoire de Paris afin de préparer leurs examens finaux. Chiaki appelle par conséquent Nodame afin qu’elle effectue quelques remplacements au piano pour lui, ce qui ne manque pas de la décourager. Un sentiment qui ne fait que s’accroître tandis que Son Rui prend une importance au sein du Conservatoire suite à une coïncidence inattendue. Alors que la date de la prochaine performance de l’orchestre Roux-Marlet approche à grands pas, Chiaki ne se doute pas du terrible destin qui l’attend.
Source : Nautiljon
Nodame Cantabile est une de mes séries japonaises préférées car elle est drôle, rythmée, attachante et traite ses personnages et ses thématiques comme il faut. Lisant le manga, je peux en plus ajouter que l’adaptation est de très grande qualité, ce qui fait toujours plaisir. Si le renzoku est une véritable perle, les épisodes spéciaux sont plus faibles car trop longs et ne donnant pas assez la parole aux personnages secondaires. Malheureusement, ce premier film souffre exactement des mêmes défauts. Ce n’est pas tant que l’on s’ennuie au cours de ses deux heures mais il manque l’étincelle de la série télévisée. Saishû Gakushô I donne l’impression de repartir à zéro. Chiaki se retrouve affublé d’un orchestre avec un budget anémique, le Roux-Marlet, sans envergure et avec des membres sachant à peine jouer correctement de leur instruments. Évidemment, on pense de suite à l’orchestre S. Sauf que dans ce cas précis, en plus de l’effet de répétition, les membres du Roux-Marlet ne sont pas attachants pour un sou. Ce n’est pas tant de leur faute mais parce que l’on ne prend jamais le temps de les développer et surtout, parce que le doublage est trop affreux. Oui, c’est fait exprès, il y a une petite note explicative en début de film pour dire que tous les non-Japonais seront doublés mais un petit effort n’aurait tué personne. C’était déjà valable dans les épisodes spéciaux et c’est toujours aussi désagréable. Comment pleinement s’investir dans un film lorsque l’on voit que tout est faux ? Les personnages bougent les lèvres mais le son ne colle pas du tout. Il y a juste une petite fille, vers la fin, Occidentale, qui semble réellement parler japonais. Un comble.

En fait, l’histoire patine. En deux heures, il n’y a presque pas d’évolution. Seule la fin et la décision de Chiaki de remuer un peu les choses semblent lancer le second film. Le héros travaille donc avec son nouvelle orchestre qui est bien mal parti et Nodame passe ses examens de fin d’année. Point. C’est du déjà vu et puis surtout, on a envie de passer à autre chose, que la relation entre les deux soit un peu plus travaillée, que leurs doutes et craintes soient davantage mis en exergue ou que les Japonais truculents du renzoku montrent vraiment leur tête. Nodame Cantabile c’est aussi Mine, Masumi et tous les autres. Ils nous manquent atrocement et les quelques minutes que l’on nous accorde ne suffisent pas du tout. Il reste tout de même d’autres figures comme Strezeman qui parvient à nous fendre le cœur en une petite réplique, Matsuda ou la délicieuse Elize mais c’est peu…
Associé à un scénario simpliste, l’humour fait difficilement mouche. La caméra se calque toujours sur les effets du manga, certaines scènes sont totalement ahurissantes et drôles mais elles sont à compter sur les doigts d’une main. On rit au final que peu durant la totalité de ce film. La fin se veut aussi plus dramatique et plus touchante, donc moins propice aux blagues. Le cadre est par contre plus que sympathique, pour peu que l’on connaisse un minimum Paris mais aussi Vienne puisque le film débute en Autriche.

Nodame Cantabile : Saishû Gakushô – Zenpen donne l’impression de n’être qu’une longue introduction au second film. Les personnages ne font pas grand chose et interagissent en plus assez peu entre eux. En cela, le film est décevant surtout que l’humour est très peu présent. Fort heureusement, la musique et l’attachement que l’on peut ressentir face à cette petite bande font que l’on passe outre ces difficultés mais on ne peut s’empêcher d’être un brin amer lorsque l’on constate le nivellement par le bas de Nodame Cantabile. Allez, hauts les cœurs, la suite sera sûrement de meilleure qualité !
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Bienvenue sur Luminophore, un blog maintenu depuis 2007 par Kerydwen. Comme vous pouvez rapidement vous en rendre compte, il est ici question de séries télévisées. Point de discrimination puisque toutes les nationalités sont appréciées, à condition que des sous-titres anglais soient au moins de la partie. Ceci dit, ce blog montre quelques préférences comme le Japon, les États-Unis et l'Angleterre ! Bonne lecture :D





11 commentaires
Asa le 24 novembre 2011 à 11:45.
J’ai regardé ces films longtemps après la série et le plaisir de retrouver Chiaki, Nodame et consorts a complètement oblitéré tout jugement objectif sur la qualité de cette production. Je sais que c’est inférieur à la série, mais pour le reste… Du coup, je me demande si je ne devrais pas te féliciter pour avoir su garder un regard critique :)
Plus sérieusement, je pense que l’essentiel du plaisir relève effectivement de ces retrouvailles. Ceux qui n’ont pas accroché précédemment ne risquent pas de changer d’opinion alors que les fans se feront victimes consentantes.
Kerydwen le 24 novembre 2011 à 21:35.
Comme toi, j’ai regardé ce film-ci longtemps après avoir terminé la série. Je me suis dit récemment qu’il était temps d’en venir à bout. Je pense lancer le second film d’ici la fin de cette année, histoire de boucler la boucle. Comme tu le notes, difficile de rester un tant soit peu objectif lorsqu’on se replonge dans cet univers avec ces personnages si attachants mais bon, j’essaye de rester un tant soit peu neutre en écrivant mes billets. Ah, c’est dur parfois de tenir un blog :p
Rosehip31 le 28 novembre 2011 à 19:26.
c’est vrai qu’il était agréable de voir sortir un film après la série qui nous avait laissé un peu sur notre fin mais à l’instar du film qui avait été sorti pour Hana yori Dango, j’avais trouvé que finalement ça faisait trop. L’humour et l’ambiance sont toujours les mêmes mais on a un peu l’impression de revoir un résumé de la série mise dans un autre contexte: Nodame et Chiaki qui ont du mal à réussir chacun de leur côté mais qui finalement y parvienne…ils sont entourés « d’amis » qui eux aussi n’arrivent pas à faire reconnaitre leurs talents musicaux malgré le fait que la musique est toute leur vie etc.
au final, peut-être aurait-il mieux fallut se passer des films et s’arrêter à la série…
Kerydwen le 14 décembre 2011 à 14:07.
Oui voilà, c’est tout à fait ça. Je pense que si l’on regarde la série et immédiatement après les SP et les films, on a de quoi en ressortir blasé. Comme cela faisait un moment que je ne m’étais pas replongée dans l’univers je ne peux pas dire avoir été vraiment déçue mais il y a comme un goût de trop peu. Après, je ne sais pas encore ce que vaut le second film. Le problème est à mon avis pire pour Hana Yori Dango tant le film déborde de niaiserie et de guimauve. Certes, cela ne m’a pas empêché de passer un bon moment devant mais c’est davantage parce que j’étais contente de retrouver leur monde clinquant et fait de paillettes.
Katzina le 1 décembre 2011 à 11:06.
Et voilà, encore le fameux coup du film après le drama… Ca paraît tellement évident qu’on ne peut pas changer tout d’un coup de format, aussi bien pour la longueur que pour le moyen de diffusion, sans qu’il y ait des conséquences étant donné que l’œuvre de départ reste la même ! Je n’ai pas encore vu ce film, ni le suivant évidemment, et je pense qu’ils attendront que j’aie revu la série (un peu comme pour HanaDan en fait, jamais vu le film final !). Mais ce qui est sûr, c’est qu’à la place de 2 SP et 2 films, une deuxième saison aurait été beaucoup mieux, quitte à la faire plus courte.
Je lis le manga et j’en suis justement au moment où Chiaki rejoint l’orchestre Roux-Marlet. D’aileurs, je crois qu’on en avait déjà discuté, Pika ne se presse toujours pas pour ses sorties… Mais en tout cas, même si mon visionnage du drama remonte pas mal, je suis bien d’accord pour dire qu’il constitue une très bonne adaptation du manga :)
Kerydwen le 14 décembre 2011 à 14:14.
Je crois qu’ils avaient envisagé au départ une saison deux. Cela aurait été tellement mieux. Je ne comprends même pas pourquoi ils ont opté pour le principe des SP et des films. C’est un peu idiot. Ça rapporte sûrement plus de fric. Ou ça leur paraît plus prestigieux. Moi qui apprécie justement le fait qu’au Japon ils savent globalement s’arrêter quand il faut (pas comme aux États-Unis donc), c’est typiquement le genre de pratique qui pourrait me faire regretter mes paroles ;)
Concernant le manga, je ne suis pas encore arrivée aussi loin que toi. Je n’ai lu que les neuf premiers. Comme Pika sort les tomes au compte-goutte, j’ai décidé de continuer à acheter mais de ne plus lire. Je recommencerai tout au début lorsque tout sera sorti. C’est-à-dire jamais ou quand je serai ridée de partout. Des fois je me dis que j’aimerais bien tenter l’anime mais j’ai un peu peur d’être déçue. Disons qu’en ayant vu la série / lu le manga et si en plus je teste ensuite l’anime, je me demande si je ne vais pas saturer.
N’empêche, quand je lis le manga, j’ai trop les voix des acteurs en tête, preuve que l’adaptation m’a marquée. Je ne vois pas par exemple le Chiaki en 2D mais bien Tamaki Hiroshi en train de s’énerver contre Nodame et les autres ^^’
Haruka le 4 décembre 2011 à 15:09.
Ooh, ça fait longtemps que je l’ai vu… Je n’ai plus beaucoup de souvenirs ^^;;; Dans mes souvenirs, j’avais quand même largement préféré le drama (enfin, c’est évident) et le deuxième film. Je crois que dans celui-là, il se passait rien de spécial et je suis touuuut à fait d’accord avec toi concernant le doublage des personnes étrangères ! J’aurai largement préféré des sous-titres (ils sont paresseux les Japonais ? :p).
Kerydwen le 14 décembre 2011 à 14:17.
Ces doublages sont horribles x.x Je ne comprends pas pourquoi ils ont fait ça. Ils sont sûrement paresseux, c’est pas possible autrement ^^’ Ça casse totalement l’ambiance et c’est juste impossible de prendre au sérieux les Occidentaux.
Si tu dis que le second film est mieux, me voilà rassurée. J’espère que je serai du même avis que toi. Réponse en 2012 sur le blog ;D
Saru le 20 février 2012 à 19:38.
Ah, Nodame…
Je suis du même avis que toi. C’est dommage, de faire une suite pour une suite, on retrouve bien sûr les personnages avec bonheur, mais en nous donnant si peu, on a mieux fait de se refaire la série !
Et j’avoue que j’aime de moins en moins le personnage de Chiaki. Pendant les deux épisodes spéciaux, je me demandais comment c’était possible, alors que je trouvais Chiaki si merveilleux, si beau, tout comme Nodame. Est-ce que ce ne serait pas parce qu’il a vraiment trop maigri ?!
Pardon, ça c’est du commentaire complètement superficiel mais vraiment, sa maigreur m’effraie. La première fois que je l’ai vu comme ça, c’était dans MW et c’était vraiment trop affreux. Je ne dirais pas que c’est pour ça que j’ai détesté MW, mais dans Nodame, je trouve que ça le rend malade… BREF, pardon, je pense au fil de l’écriture, donc voici un commentaire tout à fait non pertinent !^^
Kerydwen le 25 février 2012 à 17:30.
Ah moi, je crois que je l’aime toujours autant Chiaki :D Par contre, je ne peux qu’être d’accord avec toi concernant la maigreur de Tamaki Hiroshi. C’est limite effrayant comme tu le dis surtout qu’elle est venue assez rapidement et depuis un petit moment il ne se remplume pas. Ce n’est pas beau comme ça, c’est même tout le contraire .__. Dans Guilty ça passe mieux, peut-être en raison de ses cheveux longs et de son espèce de barbe mais ce n’est toujours pas folichon. Tamaki, il faut manger tu sais !
(Sinon, MW est franchement médiocre comme film. J’ai eu la mauvaise idée de lire le manga avant et d’être encore plus affligée par l’adaptation qu’il en on faite. Même Yamada Takayuki n’a pas réussi à faire passer la pilule.)
Saru le 9 mars 2012 à 18:55.
C’est vrai, pour Yamada Takayuki, j’ai en partie été motivée par sa présence dans le film et mais oh-quelle-horreur pour le rôle qu’il tient !
Je n’ai pas lu le manga, mais je me disais bien que quand même, il devait y avoir un bon matériel de base.
Probablement le pire film japonais que j’ai vu. Pourtant, j’en ai vu, des mauvais films concluant un drama ! Mais il y avait au moins le plaisir de retrouver des personnages… Bref, hors sujet !^^