Yeonineui Hyanggi | 여인의 향기 (Scent of a Woman)

Par , le 21 décembre 2011

Après une petite pause, nous retournons encore une fois du côté de la Corée du Sud suite à la demande de RomanticNurse dans le cadre de l’animation de Noël de Luminophore.

Incroyable mais vrai, il va être question d’un kdrama qui vient presque tout juste de se terminer. Qui aurait cru que Luminophore serait autant à la pointe de l’actualité du pays du Matin Calme ? Hum. Bon, évidemment, sans RomanticNurse, cela ne serait jamais arrivé. Comme le laisse supposer ces quelques lignes, Yeonineui Hyanggi, Scent of a Woman pour le titre international, est une série sud-coréenne. Comportant seize épisodes d’environ soixante minutes, elle fut diffusée entre juillet et septembre 2011 sur SBS. L’intitulé anglais signifie l’odeur / le parfum d’une femme. J’avoue ne pas du tout voir pourquoi il s’appelle ainsi, si vous avez une idée, n’hésitez pas à m’en faire part via les commentaires. La série n’a rien à voir avec le film du même nom, Le temps d’un week-end en VF, de Martin Brest et avec Al Pacino. Aucun spoiler.

Lee Yeon Jae a la trentaine bien tassée et vit toujours avec sa mère, économisant le moindre de ses sous. Souffrant d’être célibataire et de n’avoir jamais connu l’amour, elle travaille dans une société d’agence de voyage où elle se fait traiter comme une moins que rien depuis plus de dix ans par son responsable et plusieurs de ses collègues. Elle espère avoir un jour la possibilité de se marier, d’être mère, de construire une belle maison et de partir en voyage. C’est pour cela qu’elle économise et mène presque une vie d’ascète. Un jour, après avoir encore une fois été malmenée et traînée dans la boue, elle apprend qu’elle a un cancer de la vésicule biliaire et qu’il ne lui reste plus que six mois à vivre. Sur un coup de tête et suite à une énième méchanceté proférée par son responsable, elle lui lance sa lettre de démission, prête depuis de nombreuses années, à la figure et décide de partir à Okinawa, au Japon, en vacances. Par pure coïncidence, elle y rencontre le jeune directeur de son ex-entreprise, en voyage d’affaires, Kang Ji Wook. Célibataire, charmant et riche, il a tout du beau parti. Depuis qu’elle l’a vu à Séoul, Yeon Jae a eu le coup de foudre mais lui, n’a aucune idée qu’elle est son ancienne employée. Sous le soleil et devant les superbes paysages japonais, les deux tombent amoureux mais c’est sans compter sur la fiancée de Ji Wook et évidemment, la maladie de Yeon Jae.

Allez, j’avoue. S’il y a bien une série parmi toutes celles que vous avez proposées qui ne me donnait vraiment pas envie de me lancer, c’est celle-ci. J’y voyais un mélo dans la plus pure tradition des séries sud-coréennes et j’en étais limite malade avant de la débuter. Je dois donc dire que j’ai été extrêmement surprise en la débutant car les premiers épisodes sont plutôt drôles. Jusqu’à la première moitié de Scent of Woman, le ton est effectivement assez enlevé. L’humour est léger et distillé par petites doses. Bien que l’héroïne soit mourante, il n’y a aucun pathos ou misérabilisme ambiant, c’est même tout le contraire. Si Yeon Jae subit quelques séances de chimiothérapie et que des effets secondaires apparaissent, ils ne sont jamais prépondérants et largement supportables. Forcément, au vu du thème, au fil de l’avancée de l’intrigue la bonne humeur et l’ambiance un tant toit peu fantasque sont nettement mis de côté sans que la série ne sombre pour autant totalement dans les travers du genre. Les épisodes sont davantage touchants que tristes. La très jolie fin est d’ailleurs à l’image de l’ensemble du kdrama, elle est autrement dit un peu douce-amère tout en étant éminemment positive. Yeonineui Hyanggi se rapproche sur certains point de Flowers for my life, avec cette envie de profiter de la vie, de la vivre jusqu’au bout sans regret et en essayant de l’exploiter à son maximum. À vrai dire, cette série ne s’axe absolument pas sur la maladie comme on pourrait le croire en lisant le synopsis. Elle est surtout sur le renouveau de son existence et sur l’importance de ne pas attendre éternellement une soi-disant meilleure période pour se lancer dans les projets qui nous tiennent à cœur. Yeon Jae s’approche à ses yeux un peu trop dangereusement de ses 40 ans et se rend compte qu’elle n’a rien fait jusque là. Elle va mourir et elle ne connaît rien à la vie. À quoi cela sert-il d’avoir passé tout son temps à économiser et se priver de tout si l’on ne peut même pas en profiter plus tard ? On a tous des rêves et des envies que l’on repousse continuellement et Yeonineui Hyanggi fait justement réfléchir à ce sujet en donnant envie d’oser et d’essayer d’aller de l’avant plutôt que de se cacher derrière de fausses excuses. L’héroïne dresse une liste de tout ce qu’elle souhaite connaître avant sa mort et tente de les rayer une à une. Ses désirs sont triviaux mais ce sont justement ces petites choses banales qui construisent une vie et qui font que l’on peut quitter les vivants l’esprit quelque peu reposé. Comme elle le dit au médecin qui la soigne, comment doit-elle occuper ces derniers instants ? En découvrant un miraculeux médicament ? En créant quelque chose de fantastique ? Non, quand bien même elle le voudrait, ce n’est pas possible. Elle a gagné le droit de penser d’abord à elle et à ceux à qui elle tient. Chaque jour de plus est dès lors une victoire et elle le vit comme s’il n’y avait pas de lendemain. Yeonineui Hyanggi est une série empreinte d’un superbe message d’espoir qui compense généralement les lacunes dont elle souffre.

Lee Yeon Jae est au départ une femme soumise, humiliée en permanence et ne bronchant jamais. Ce côté paillasson n’est pas du tout agréable à voir sur son écran. Il ne dure certes pas trop longtemps mais il aurait gagné à être moins prégnant. Quoiqu’il en soit, Yeon Jae finit par se réveiller suite à l’électrochoc qu’est l’annonce de son cancer. À partir de là, elle entre dans une période où elle suit ses instincts plus primaires en réagissant de la manière avec laquelle son cœur la guide et non plus sa raison. Elle n’hésite par exemple pas à rendre sa claque à une riche héritière imbue de sa personne ou à remettre à sa place des grossiers personnages. La voir prendre de l’assurance et s’affirmer est très agréable bien que l’on ne puisse se départir de cette triste impression qu’il ait fallu qu’elle soit au pied du mur pour qu’elle ose enfin prendre en main sa vie. L’interprétation de Kim Sun Ah est de qualité. Si la maigreur et le visage de l’actrice font assez peur au départ, on s’y habitue vite d’autant plus que son personnage, en changeant de vie, modifie totalement sa garde-robe. Yeon Jae est une femme attachante mais plus les épisodes passent et plus elle perd de sa saveur. Nous sommes d’accord, il s’agit d’une série sud-coréenne où la romance et la maladie se côtoient. Il n’est toutefois pas la peine de multiplier les scènes de larmes, d’inventer des prétextes fallacieux pour écarteler le couple phare et de diluer autant l’intrigue. Le résultat est alors bancal et s’avère parfois très lent et peu enthousiasmant. De la même manière, l’héroïne garde sa maladie secrète une très grande partie de la série, souffre en silence telle une brave et courageuse femme. Elle fait un pas en avant pour dix en arrière et la série subit un effet yoyo dont on se serait aisément passé. Il en est de même pour le héros, ce qui n’aide donc en rien. Cependant, il convient de dire que le kdrama évite habilement plusieurs obstacles ; tout n’est donc pas à jeter à la poubelle. Il est clair que le rythme est délétère, Yeonineui Hyanggi aurait gagné à posséder au minimum deux ou trois épisodes de moins. Les multiples flashbacks rappelant un moment de l’épisode s’étant déroulé dix minutes auparavant ne servent non plus à rien. Ceci semble toutefois être un souci inhérent aux kdramas. Quand bien même ces défauts soient au final assez légers, il empêche la série de pleinement décoller et de se rendre incontournable.

Kang Ji Wook est l’unique fils héritier d’un chaebol, un groupement d’entreprises de plusieurs secteurs, ici toutes liées par le domaine du voyage. C’est Lee Dong Wook (My Girl) qui lui offre ses traits. Il s’agit de sa première série après son service militaire de deux ans. Un peu trop maigre mais toujours charmant, l’acteur est parfaitement mis en valeur avec du fanservice à tous les étages. Il change très régulièrement de chemise, il prend sa douche, il met la vie de son personnage en danger dans une scène ridicule avec sa voiture rouge de sport… Que les amateurs n’aient crainte, il y a largement de quoi se mettre sous la dent. Ji Wook suit à la lettre les ordres de son père, joué par Lee Jung Gil (Flowers for my life), jusqu’à sa rencontre avec Yeon Jae. Devant diriger une agence de voyage, il s’ennuie pas mal et trouve pénible le fait de devoir se marier avec une riche héritière dont la famille finance l’entreprise paternelle. Cependant, il n’essaye pas de changer quoique ce soit. Lorsqu’il fait la connaissance de l’héroïne, il découvre que lui aussi a envie de profiter de la vie et de la remplir de choses intéressantes et passionnantes. Tant pis si pour cela il doit se mettre tout le monde à dos. Il est un petit peu dork sur les bords et ce trait de sa personnalité le rend assez craquant. La relation entre les deux personnages principaux est correctement amenée et leur romance plutôt bien développée. Il est indubitable que l’alchimie entre les deux acteurs est plus que présente. Yeon Jae souhaitant apprendre à danser le tango, Ji Wook se jette également à l’eau en dépit de son côté guindé et s’en suivent plusieurs scènes de danse. Certaines d’entre elles sont sensuelles et langoureuses à souhait. Elles sont littéralement traversées par de l’électricité dans l’air et battent à plate couture les scènes de baisers, quand bien même celles-ci soient également réussies. Toutefois, comme cela a été écrit plus haut, les épisodes ont tendance à trouver des prétextes pour allonger inutilement l’intrigue. Les personnages se compliquent beaucoup trop la vie pour des broutilles. C’est d’autant plus dommage que leur dynamique est adulte et jolie mais perd dès lors en intensité. On en vient à croire que tous les Sud-Coréens passent leur temps à avoir la larme à l’œil. En outre, un des gros problèmes n’est autre que celui des parents et de la rivale de service.

Ji Wook et Yeon Jae n’ont plus qu’un seul parent, l’autre étant décédé. Le premier a donc toujours son père et la seconde, sa mère. Il est amusant de remarquer que les deux sont interprétés par les parents de l’héroïne de Flowers for my life, Kim Hye Ok (Capital Scandal) étant ici la mère de Yeon Jae. Sans être aussi insupportable que son pendant masculin, la mère de Yeon Jae n’est pas des plus agréable. Ne sachant même pas vivre par elle-même, elle passe une grande partie de son temps à rabâcher à sa fille qu’elle finira célibataire, que cela est anormal et qu’elle, elle ne sait plus où se montrer tant elle a honte. On sent bien sûr encore une fois ici la mentalité sud-coréenne et on ne peut s’empêcher de la trouver toujours autant irritante. Le père de Ji Wook est encore plus énervant tant il ne cherche pas le bonheur de son fils mais une bonne situation, le reste important bien peu. Il en va de même avec le père de la supposée future épouse de Ji Wook. Généralement, toutes les intrigues en lien avec les parents sont ennuyantes et dispensables. Les seules scènes méritant vraiment leur place sont celle où Yeon Jae révèle la vérité à sa mère et l’autre où sa mère toujours accuse le choc.

Une romance sud-coréenne ne serait pas complète s’il n’y avait pas les fameux rivaux bien que l’un d’entre eux sorte totalement de ce rôle préformaté. Ce n’est pas le cas de la fiancée de Ji Wook, Im Se Kyung. Riche héritière, orgueilleuse, sûre d’elle et condescendante, elle ne voit en les employés qu’un ramassis de pouilleux bons à rien. Si le scénario tend à faire comprendre son attitude par ses difficultés amoureuses, il n’explique absolument pas son attitude détestable. On la quitte toutefois en de bons termes mais elle laisse une empreinte peu sympathique. Son interprète, Seo Hyo Rim, peut être jolie au naturel sauf que son maquillage et sa coupe de cheveux la rendent ici encore plus insupportable. À l’inverse, la série s’attarde sur le supposé rival masculin de Ji Wook qui sort du chemin balisé. Chae Eun Suk est un oncologue froid et distant avec ses patients. Ne faisant preuve d’aucune empathie, il en vient à s’attirer les foudres de ses congénères tant il semble détaché de tout. Il devient le médecin s’occupant de l’héroïne. Bien qu’il ne l’avoue pas lors de leur premier rencontre, il a été à l’école primaire avec Yeon Jae. Les deux ne se sont donc pas vus depuis de nombreuses années mais se connaissent. À son contact, Eun Suk gagne en humanité et finit par devenir un médecin digne de ce nom. L’oncologue joué par Uhm Ki Joon est bien plus qu’un potentiel rival dans le cœur de Yeon Jae. Il est certes d’abord celui qui s’occupe de sa santé mais il fait surtout office de confident et d’ami. Sans posséder les étincelles de celles du couple de héros, cette dynamique se montre peut-être plus touchante car sincère et naturelle. Comme on peut le comprendre, ce fut ma préférée au cours de la série.

Outre ces personnages, Yeonineui Hyanggi met en avant une jolie amitié féminine que l’on aurait aimé être davantage développée. Elle méritait vraiment plus de scènes. Yeon Jae est amie avec Yoo Hye Won depuis qu’elle sont hautes comme trois pommes. Toutes deux vieilles célibataires, elles se donnent du courage et se supportent mutuellement. À l’hôpital, Yeon Jae est dans la même chambre que Yang Hee Joo, une jeune femme mignonne et lumineuse comme tout, malheureusement elle aussi atteinte d’un cancer. Ses apparitions sont souvent drôles et extrêmement fraîches. Autrement, les employés de l’agence de voyage sont régulièrement de la partie et le kdrama montre quelques danseurs de tango mais leurs développements restent au stade embryonnaire. Lee Won Jong (Iljimae) incarne quant à lui un pianiste renommé acerbe qui préfère laisser certaines situations prendre des proportions incroyables plutôt que de s’excuser. À noter sinon que les fans de kpop et plus particulièrement de Dong Bang Shin Ki / JYJ auront reconnu Xiah Jun Su qui joue son propre rôle et pousse la chansonnette.

Impossible de ne pas laisser un mot sur l’aspect visuel de Yeonineui Hyanggi tant il transcende littéralement la série. Il semblerait qu’une caméra novatrice spécifique ait été utilisée, lui permettant de capter la lumière. Aucune idée de ce qu’il est du côté de la technique mais une chose est sûre, à l’écran c’est magnifique. Ce sont surtout lors des premiers épisodes, lorsque les personnages sont à Okinawa, que l’on est subjugué. Mais même des moments plus banals comme un simple décor dans la nuit en deviennent ici presque magiques. En fait, on a tout simplement l’impression de baigner dans une lumière fantasmagorique avec des couleurs chatoyantes. Tout y paraît beau. Tout. La caméra a en plus tendance à se promener dans des champs de thé, sur la plage, dans des vallées, etc. L’atmosphère devient alors en très peu de temps reposante ainsi que chargée en douceur et en exotisme. C’est un sentiment extrêmement agréable et immédiatement, on est bien plus conciliant vis-à-vis des quelques soucis évoqués plus haut. La bande-son prolonge ce bien-être car si elle n’est pas inoubliable, elle possède quelques jolies chansons dont justement celle de Jun Su et surtout, les musiques de tango.

Alors que Yeonineui Hyanggi traite du douloureux sujet qu’est le cancer, la série prend le parti d’être sereine, assez drôle et gentiment légère. Plutôt que d’accumuler les poncifs du genre et de s’engouffrer dans la brèche du mélodrame et du pathos à outrance, les épisodes s’attardent sur la volonté inflexible de son héroïne qui est de profiter de la vie et de tout ce qu’elle a à offrir. Au diable ceux qui l’importunent et qui lui font du mal ! Elle, elle a du temps à rattraper. En cela, le kdrama porte un très joli message d’espoir et de bienveillance. La série souffre toutefois d’une certaine prévisibilité ainsi que d’un ventre mou. Mais surtout, les multiples crises de larme ne servent à rien, elles se montrent parfois même incompréhensibles tant la situation ne donne pas envie de pleurer. En cours de route, la série se perd donc un peu, oubliant son côté rafraîchissant mais elle le retrouve dans le dernier épisode. Quand bien même ces défauts auraient pu être facilement évités, des points positifs réussissent à contrebalancer ces difficultés. Yeonineui Hyanggi est une pure merveille visuelle avec ces superbes paysages, cette incroyable luminosité et communique une jolie leçon de vie. Le message de profiter de son existence jusqu’à plus soif est certes un peu déjà-vu mais il n’en demeure pas moins efficacement mis en scène. En bref, il s’agit là d’une série simple, reposante, à la fois douce et amère et mettant un avant un joli couple mature et parfaitement interprété. Une bonne surprise en somme.


2 Commentaires

  1. Romantic nurse• 21 décembre 2011 à 17:47

    Ayant découvert ton site un peu par hasard, je n’étais pas rassurée de te proposer une série dans le cadre de ton animation de Noël. Je suis contente de voir que tu as apprécié ce drama. Je te rejoins sur bien des points dans ta critique : le côté soumis de l’héroïne au début de la série, les scènes de larmes difficilement compréhensibles, l’affaire de la bague qui prend des proportions démesurées, le maquillage et la coiffure de la rivale…
    Mais voilà, l’histoire d’amour entre les deux personnages principaux m’a fait oublier ces défauts, j’adore ce couple et même si les rebondissements sont pilotractés je suivais l’évolution de cette romance avec bonheur.
    Cette série malgré ses défauts fait partie de mon top 3 kdrama.

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    • Caroline• 24 décembre 2011 à 14:23

      C’est bien, tu as osé proposer quelque chose :) Ça me fait plaisir.

      Comme je le disais, je n’étais pas super partante au départ. J’avais vraiment peur que ce soit un mélo. Je savais juste que ça parlait d’une femme malade donc j’imaginais le pire. Sauf que pas du tout. Sans toi, je ne l’aurais jamais regardé, j’en suis quasi persuadée. J’aurais raté quelque chose car si la série n’est pas parfaite, elle m’a fait passer un très bon moment. J’ai surtout apprécié la première partie, après un peu moins pour les raisons citées dans mon billet, mais l’expérience fut agréable dans son ensemble. Donc, un grand merci :D

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