Hagetaka | ハゲタカ

Par , le 23 décembre 2011

Place à la dernière série japonaise de l’animation de Noël de Luminophore, et c’est à Livia que nous la devons.

Ce qu’il y a d’assez incroyable avec les productions japonaises, c’est leur large éventail de possibilités. Certaines seront totalement décalées et drôles alors que d’autres, bien plus réfléchies et denses. Si tant est que vous ne le sachiez pas déjà, la télévision nippone fait preuve d’une grande versatilité. Hagetaka, adaptant le cycle littéraire en deux tomes de Mayama Jin, se compose de six épisodes d’approximativement une heure chacun qui furent diffusés entre février et mars 2007 sur NHK. Un film, Hagetaka: The Movie, sorti en 2009, se déroule vraisemblablement quelques années après la conclusion du drama ; il sera traité sur Luminophore quand des sous-titres seront disponibles – si cela arrive un jour. Notons que le terme hagetaka signifie vautour. Aucun spoiler.

Direction la fin des années 1990, alors que le Japon traverse une période socioéconomique très compliquée. Les entreprises et les banques doivent impérativement se remettre en question, au risque sinon de faire faillite. Le retour au pays d’un homme d’affaires ravive de vieilles blessures et révèle aux yeux de tous les difficultés éprouvées par un archipel qu’il juge gangrené. Mais derrière la violence d’un ultralibéralisme se cache toujours une humanité nécessitant d’être prise en compte.

Deux types de tragédies existeraient : ne pas avoir d’argent et son contraire, avoir trop d’argent. Le monde serait gouverné par l’argent et ce serait ce même argent qui mènerait aux drames. Ce sont sur ces considérations fatalistes que Hagetaka nous plonge dans son univers impitoyable et, à première vue, froid. Après la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à la fin des années 1980, le Japon profite d’une incroyable croissance économique. Cette époque souvent qualifiée de miracle japonais se rapporte à la forte expansion économique et culturelle. Les chiffres parlent d’eux-mêmes quand on sait qu’au cours du boom Izanagi, le PIB progressait de 11,5 % par an ! Ce faste cycle d’après-guerre est rapidement relaté dans la série au moyen d’un personnage inspirant le respect à ses congénères, car ayant fait prospérer son entreprise d’optique. Toutefois, à partir de la fin des années 1980 et du début des années 1990, la bulle spéculative sur les marchés financiers explose et le pays entre alors dans ce qu’on appelle la décennie perdue, toujours plus ou moins active. L’économie stagne et alterne entre une politique d’austérité et de courtes périodes de récession. L’éclatement de cette bulle, associée à la crise économique asiatique de 1997, met le Japon au pied du mur, lui qui n’arrive plus à sortir la tête de l’eau, empêtré dans ses méthodes de fonctionnement traditionnelles vues comme passéistes aux yeux de certains. Hagetaka démarre en 1998 et installe son intrigue jusqu’à la moitié des années 2000. (La série datant de 2007, la crise économique de 2008 à maintenant, celle dite de la Grande Récession dont tout le monde a obligatoirement entendu parler, n’est par conséquent pas illustrée.) Hagetaka brosse ainsi le portrait de deux modèles de la finance. D’un côté se place celui prônant la tradition paternaliste, l’entreprise familiale et l’absence de fonds non japonais, avec tout ce que cela implique au niveau des sentiments de nationalisme et de protectorat de la culture contre l’extérieur. C’est le chemin que suivait encore majoritairement le Japon dernièrement. À l’opposé se dresse l’approche occidentale, et plus spécifiquement américaine ; portée par le capitalisme, elle requiert l’injection de capitaux internationaux, voire le rachat de certaines sociétés par des firmes non nippones afin de relancer le pays. C’est par le biais de deux Japonais que la série traite ces deux modes de fonctionnement supposément antagonistes.

En dépit des critiques très positives de Katzina et de Livia, j’avoue avoir eu un peu peur en commençant Hagetaka. S’il y a bien une branche qui ne m’intéresse pas du tout dans une histoire, ou même dans la vie de tous les jours, c’est celle de la finance et du monde des affaires. Je ne peux pas dire ne rien y connaître puisqu’un de mes proches travaille dans ce domaine, mais je suis loin d’être une Bible en la matière et surtout, le sujet ne me passionne pas du tout. Ceci pour vous préciser le contexte dans lequel j’ai lancé ces épisodes. Mes craintes se sont rapidement envolées, entre autres grâce à la réalisation, partiellement menée par Ôtomo Keiji (Churasan, Ryôma-den), qui se révèle tout particulièrement soignée et atypique pour la télévision japonaise. La caméra s’attarde sur plusieurs détails, joue sur des angles originaux et utilise de manière extrêmement régulière des plans très resserrés, principalement sur les visages des protagonistes. L’ambiance, déjà chargée en raison des thématiques abordées, gagne dès lors davantage en intensité. Lors de certaines séquences, le malaise et le suspense sont à leur paroxysme et clouent le spectateur à son fauteuil, sidéré par cette fresque émotionnelle désarmante. Les couleurs froides, souvent bleutées, entremêlées à des passages plus jaunâtres accentuent d’ailleurs cette impression de dichotomie entre un univers à première vue désincarné et un autre essayant de s’imposer, beaucoup plus humain. Qui plus est, la musique de Satô Naoki (H2, Ryôma-den) ne démérite pas et prend presque à contre-pied en insufflant un souffle quasi majestueux et puissant. Cette mise en scène habitée confère au récit ses lettres de noblesse tant il prouve lui aussi à maintes reprises son intelligence subtile.

Shibano Take (Shibata Kyôhei – Lady Joker) possède un poste haut placé dans une banque japonaise, la Mitsuba Bank. Ses clients s’avérant massivement endettés, notamment en raison de la crise économique, ils ne peuvent plus rembourser leurs créances. La banque se retrouve alors en position de faiblesse. La situation en devient tellement critique que celle-ci se voit obligée d’accepter la proposition faite par Horizon Investments, une société étrangère de fonds d’investissement. Horizon Investments, dont la branche nippone est dirigée par Washizu Masahiko, a pour credo d’acquérir à bas prix avant de revendre le plus cher possible de manière à faire toujours plus de bénéfices. Le sentimentalisme n’appartient pas à leur vocabulaire et si dommages collatéraux il y a, parce qu’il y en a forcément, ils sont éludés. Les journalistes et la population appellent ces entreprises externes ainsi que leurs employés des hagetaka, des vautours, car comme ces oiseaux, ils sont des charognards n’hésitant pas à profiter de la fragilité d’autrui de façon à s’enrichir jusqu’à écœurement. La Mitsuba Bank n’est que la première étape de la démarche d’Horizon qui continue son chemin, guidé par l’appât du gain envers et contre tout. Allant systématiquement plus loin et ne faisant preuve d’aucune pitié, la société achète, achète, achète et mène une politique extrêmement agressive, tranchant totalement avec les anciennes méthodes, bien plus conservatrices et modérées. Le Japon est bien sûr déjà marqué par le capitalisme, mais aux yeux de ses habitants, la ferveur nationale et l’honneur de leur pays se situent au sommet de tout et méritent maints sacrifices. Pour les autochtones, accepter l’insertion de ces firmes internationales signifie l’échec. Jadis, tout était géré en famille, dans le respect des mœurs japonaises. Voir ces mêmes Japonais plonger dans l’horreur à l’idée d’ouvrir leurs portes à des étrangers en devient logique et révélateur de leur mode de pensée. Pour eux, il s’agit d’une humiliation et l’unique solution leur semble parfois être le suicide. Résolution certes radicale si ce n’est que dans ce cas, ils n’ont pas à subir cet affront salissant leur propre fierté, mais aussi celle de leur état.

Shibano Take est un financier aguerri tenant vigoureusement à ses principes et tentant toujours de faire au mieux pour ses clients. Proche d’eux, il lui arrive de les connaître personnellement depuis de nombreuses années. Chacun de ses jugements est mûrement pesé et réfléchi, le but étant de protéger les intérêts de sa banque, tout en essayant de limiter les dommages collatéraux. Extrêmement sobre, patient, pondéré et attentif aux autres, il veille à suivre les traditions et les valeurs des compagnies qu’il côtoie. Shibano symbolise le Japon d’antan, celui se reposant uniquement sur ses acquis et dédaignant quelque peu le changement. En face de lui, le décisionnaire de la succursale japonaise Horizon, Washizu Masahiko, fait figure du nouveau fonctionnement privilégiant l’injection de capitaux étrangers et la fusion-acquisition. Rachetant des entreprises familiales nippones, la société peut conserver les mêmes employés, mais instaure généralement une restructuration de la direction. Washizu, comme son nom le laisse supposer, est japonais – ce qui est un excellent choix de la production ; le représenter par un Occidental aurait été trop facile et connoté. Autrefois sous les ordres de Shibano, il fuit le sol nippon suite au suicide de l’un de ses clients, Mishima, à qui il venait de refuser un prêt. Profondément meurtri par cet acte désespéré, il partit aux États-Unis où il intégra rapidement le courant de pensée et les méthodes d’actions favorisant le bénéfice coûte que coûte. Ce sont dans ces conditions qu’il retourne au Japon, prêt à gagner un maximum d’argent avant de revenir plus tard à New York. Son arrivée se fait immédiatement repérer tant ces hagetaka sont montrés du doigt. Comble de l’ironie, sa nouvelle première affaire est marquée par l’autolyse du gérant d’un ryokan, victime de la refonte de la Mitsuba Bank opérée par Horizon. Washizu est dépeint comme un être froid ne se laissant guère envahir par les sentiments. Shibano ne reconnaît plus en lui celui qui a quitté le Japon après la tragédie de Mishima. Alors qu’il était autrefois doux et humain, il semble devenu un véritable requin de la finance. Ômori Nao (Link) lui offre ses traits et incarne avec délicatesse cet individu, tiraillé entre son vécu et ce que l’on attend de lui. Si Shibano et Washizu paraissent désormais en totale opposition, ce n’est absolument pas le cas tant les deux partagent moult caractéristiques, dont une évolution personnelle inextricablement liée. Même constat en ce qui concerne les entreprises les employant, le domaine des affaires et des finances étant, finalement, en vase clos. Au bout du compte, peu importe la nationalité ou le point de la ligne temporelle sur lequel nous figurons, ces problèmes se veulent perpétuels et la fusion-acquisition fait partie des grands titres des journaux depuis de nombreuses années ; il va de soi que ce n’est pas demain qu’il n’en sera plus question. Quand bien même Hagetaka date de 2007 et se déroule au Japon, le drama entre en résonance avec ce qui compose notre propre quotidien, que l’on s’y connaisse ou pas.

Plutôt que de montrer ces hagetaka comme de simples méchants à abattre, la production évite très habilement le manichéisme en jouant sur les deux tableaux. Qui a raison ? Qui a tort ? En définitive, personne. Au lieu d’essayer de répondre à ces interrogations qui n’ont de toute manière pas d’explications préétablies, Hagetaka dessine la situation sans l’enjoliver ou la noircir à outrance. Elle met en avant avec finesse et densité ce qui la régit, ses principaux acteurs, et illustre ses propos au moyen de nombreux exemples concrets. Un des véritables points forts de la série, outre son aspect proche du documentaire objectif, est de faire la part belle à une variable subjective et incontrôlable : l’humain et ses émotions. Bien que le domaine de la finance soit souvent soporifique aux yeux des néophytes, il n’est ici qu’un captivant étourdissement. Il est vrai que quelques tactiques peuvent donner mal à la tête, mais elles sont largement tolérables et suffisamment explicitées – je le répète, je n’y connais rien en la matière. Les épisodes nous font assister à une gigantesque machine ne s’arrêtant jamais et se montrant peu domptable. Chacun essaye d’en tirer les rênes, mais la maîtrise n’est toujours que superficielle et éphémère. Si le monde de la finance est en très grande partie dirigé par l’argent, les personnages réalisent rapidement que dans de minoritaires cas, la dimension humaine doit être prise en compte. C’est justement la dominante dramatique de la série qui lui permet de devenir un indispensable du petit écran. Ne se limitant absolument pas à son thème de base, elle insuffle beaucoup de vie et d’empathie dans son récit. Les deux protagonistes masculins, Shibano et Washizu, sont insidieusement bouleversés par des émotions croquées avec finesse et sobriété. La dynamique les unissant mêle conjointement le ressentiment, le respect, l’amitié, voire le dégoût. L’ensemble de ces sentiments ne peut être discriminé et rend ces héros et leur lien riches et nuancés. De plus, derrière ces entreprises en chute se cachent des femmes et des hommes ayant mis toute leur sueur, toute leur imagination, toutes leurs économies et toute leur existence. À leurs yeux, il s’agit peut-être d’un propre enfant qu’ils ont vu naître et croître. Peuvent-ils l’abandonner à des étrangers ? Non. C’est bien plus compliqué. Plausibles victimes du système, ces quidams ne sont pas tout blancs, car la corruption ou le détournement de fonds pour leurs supposés besoins intéressés ne sont évidemment jamais très loin. Pour autant, Hagetaka ne blâme jamais qui que ce soit et fait preuve à la fois d’un réalisme et d’une sobriété implacables. La série pousse la réflexion et amène à se dire que, certes, si l’argent détient un rôle prépondérant dans la société actuelle, impossible d’oublier la dimension humaine. Il est pour cette raison nécessaire de réussir à mêler les deux afin d’obtenir une balance, un juste-milieu plus ou moins équitable pour tous.

D’autres personnages gravitent autour de Shibano et de Washizu. Mishima Yûka, incarnée par la toujours aussi convaincante Kuriyama Chiaki (Ashita no Kita Yoshio), est une jeune journaliste s’étant spécialisée dans le monde de la finance et de l’économie. Ne vivant que pour son emploi, elle travaille d’arrache-pied et est marquée par le retour de Washizu au Japon. Elle est effectivement la fille de l’artisan s’étant suicidé suite au refus d’un prêt par ce dernier. Tout en essayant de rester objective, elle ne peut s’empêcher de vouloir des réponses. Washizu est-il un vrai hagetaka ? Souffre-t-il en silence de la tragédie qui l’a fait fuir le Japon ? Peut-être naïve, ou tout simplement ayant foi en l’âme humaine, elle n’arrive pas à croire qu’il est insensible et ne ressent rien en détruisant des foyers et des entreprises vieilles de plusieurs années. Matsuda Ryûhei (Ashita no Kita Yoshio) interprète, pour sa part, Nishino Osamu, un personnage ayant subi le même type de tragédie que Yûka. À l’inverse d’elle, il empreinte un chemin plus noir et souhaite se venger de Washizu sur son propre terrain de jeu. Le titre international de la série, Road to Rebirth, n’est pas innocent. Chaque personnage tente d’avancer, d’aller de l’avant et parfois, de renaître. Shibano a malgré lui changé Washizu qui, lui-même, a transformé Osamu, et qui, quant à lui, a permis à Washizu de recommencer sur des bases plus saines. La boucle est bouclée, mais demeure en perpétuel mouvement. Il en est exactement de même pour le Japon qui doit réussir à tirer parti de ce qu’on lui offre, tout en gardant son identité et sa fierté si chère à ses yeux. Pour l’anecdote, le collègue de Washizu, Alan Ward, arbore des traits occidentaux et il est assez rare de voir un non-Japonais dans un rôle aussi important. Encore une fois, Hagetaka ne sombre pas dans la facilité en faisant de Ward un étranger pur et dur que tout le monde détestera. Timothy Wellard qui le campe parle très bien japonais, d’ailleurs – en tout cas, à mes oreilles. Autrement, comme toujours, les habitués du petit écran nippon reconnaîtront Ôsugi Ren (My Boss, My Hero), Matsushige Yutaka (Kodoku no Gourmet), Shimada Kyûsaku (Bloody Monday), Satoi Kenta (Yume wo Kaneru Zô) ou encore Watanabe Tetsu (Ikebukuro West Gate Park).

Pour conclure, Hagetaka s’apparente sans conteste à une excellente série ambitieuse et réfléchie. Par la richesse et la finesse de son écriture ainsi que par l’interprétation globalement sobre et en retenue de sa distribution, elle se place comme un incontournable du petit écran, toutes nationalités confondues. Son absence de manichéisme et de vérités établies s’associe avec talent à la mesure et à la mise en avant de thématiques complexes et documentées. Que l’on ne se trompe pas, si le cadre financier en est le moteur, c’est l’intense tonalité dramatique et humaine qui en est le liant et qui lui permet de figurer parmi les indispensables. La production dépeint un solide portrait économique et social d’un Japon tentant de renaître et d’aller de l’avant, sans pour autant s’engouffrer dans la brèche du capitalisme agressif. Si le sujet de base peut à juste titre effrayer, Hagetaka n’est malgré tout jamais fastidieuse ou aride. Ce serait même tout le contraire puisqu’elle se révèle exaltante, fascinante et tout simplement stupéfiante. Une chose est sûre, rares sont les fictions à multiplier autant de qualités ; il est par conséquent nécessaire d’oser un prosélytisme presque outrancier.


4 Comments

  1. Caroline
    Eclair• 2 janvier 2012 at 12:58

    J’étais déjà convaincu, avant, mais ta review est impressionnante. Il FAUT que je la regarde.

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    • Caroline
      Caroline• 9 janvier 2012 at 16:06

      Oh, je suis contente d’avoir donné envie à quelqu’un de voir cette série. Elle le mérite vraiment.

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  2. Caroline
    Bouya (Booksandramas)• 9 juillet 2017 at 17:11

    Bonjour,

    j’ai trouvé ton article très intéressant et très bien rédigé,
    Je me suis donc permise d’ajouter le lien vers ton article dans l’annuaire d’articles dramas et films asiatiques écrans d’asie (ecransdasie.eklablog.com)
    Si cela te dérange n’hésite à nous le faire savoir nous retirerons ton lien immédiatement.

    (ps: il est possible que j’ajoute d’autres liens qui m’ont plu dans l’annuaire, pour ne pas te spammer, je considère ce message comme t’informant de ce fait, j’espère que c’est ok)

    J’en profite pour te dire ces quelques mots : Je ne sais pas si je t’ai déjà ou pas laissé de commentaire auparavant, il ne me semble pas, saches que je suis une lectrice silencieuse de ton blog depuis plusieurs années et que j’aime beaucoup ce que tu fais.
    Bonne continuation :)

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    • Caroline
      Caroline• 9 juillet 2017 at 21:22

      (Eh bien, un peu plus et je ne voyais pas ton commentaire qui est directement parti dans les spams, probablement en raison de l’url.)

      Aucun souci pour le lien et d’autres éventuels. Ton pseudo ne me dit rien donc effectivement, tu n’as jamais dû laisser de commentaire par ici. En tout cas, merci pour tout et pour ta fidélité depuis plusieurs années ^^.

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