Histoire de refermer rapidement cette histoire d’escrocs, j’ai regardé assez peu de temps après le renzoku, le film clôturant Kurosagi. Intitulé tout simplement Eiga : Kurosagi, soit Le film : Kurosagi, il est sorti au cinéma au Japon le 8 mars 2008 et dure approximativement 120 minutes. Aucun spoiler.

La série télévisée est dispensable car elle manque de relief, survole tous les sujets et se contente de présenter un escroc peu crédible qui fait tomber ses congénères comme des mouches. Le film est encore pire. Alors que l’on pouvait espérer des réponses ou une avancée assez significative quant à Kurosaki et son passé qui le ronge, il n’y a rien. Ceux qui désirent une romance entre le héros et Tsurara peuvent également hurler au désespoir car là aussi, il n’y a rien à se mettre sous la dent. Il s’est certes passé un certain temps entre la fin de la série et le début du film mais on dirait que rien n’a changé à part la longueur des cheveux de Horikita Maki.

Le film est vide. Totalement et entièrement vide. Bien sûr, lorsque l’on apprécie Takenaka Naoto (Nodame Cantabile, Water Boys, Taiyô no Uta), on est toujours content de le voir mais cela n’aide pas du tout à faire passer la pilule. Son personnage qui est le grand méchant à abattre est insipide. Oui parce que vous avez bien compris, l’histoire du film est toute simple : Kurosaki doit déjouer les plans d’un nouvel escroc. C’est tout. Autrement dit, on a l’impression de se retrouver devant l’épisode 12 du renzoku. Certes, il y a une sorte de bras de fer entre Kurosaki et Yamazaki mais c’est tellement minime et sans tension que l’on se fiche royalement de ce que l’on voit à l’écran. Pourtant, il y a de l’ambition, le film multipliant les références à la tragédie Jules César de Shakespeare. Rien que ça !

Eiga : Kurosagi est par conséquent un film médiocre qui ne mérite absolument pas que l’on s’y attarde. Quand bien même on aurait apprécié le j-drama, ce long-métrage ne peut qu’être davantage frustrant tant il ne répond à aucune question, que l’espèce de vengeance de Kurosaki est bien fade et qu’en dépit de la présence de toute la distribution, on ne ressente aucun liant. Bref, c’est juste à oublier et à laisser prendre la poussière.