À l’instar des années passées, place au bilan de celle qui vient de s’écouler et que nous quitterons dans une petite dizaine d’heures. Comme j’ai à chaque fois l’occasion de le dire, c’est un bilan de mon année sériephile et non pas des séries datant de 2011. Nous allons reprendre le même système que l’année dernière.

Pour ma part, 2010 fut une année sériephile très creuse. N’ayant eu que très peu de coups de cœur, et cela toutes nationalités confondues, j’avais l’impression de tourner en rond. Quelque chose ne semblait plus fonctionner comme avant, et j’avais un peu peur de ne plus retrouver l’étincelle. Contre toute attente, 2011 fut exceptionnelle côté séries. Je ne crois pas avoir en souvenir une année aussi extraordinaire. Si 2012 s’annonce comme ça, je ne dis clairement pas non !

 

Parlons chiffres

Je sais, je sais. Vous avez souvent peur de regarder ces chiffres – enfin, les vôtres –, mais pour ma part, non. J’aime bien noter tout ce que je vois et tenir ensuite des statistiques. En 2011, mon écran fut principalement dédié aux séries tv. J’ai eu du mal à concilier les films à côté, ce qui me rend triste, mais tout ceci est au final une question de priorités.

 

 

Comme le premier camembert vous le montre, j’ai majoritairement choisi le Japon cette année. C’est la première fois où les États-Unis ne sont pas en première ligne. Je ne m’en suis même pas rendu compte, c’est en compulsant les statistiques il y a quelques jours que je l’ai réalisé. Les tendances se sont donc totalement inversées. Je suis également davantage allée en Corée du Sud. À ce sujet, une nuance tout de même, je n’ai pas vraiment regardé neuf séries, plutôt six et trois épisodes spéciaux. Ceci dit, sur ce total, j’en ai visionné seulement deux volontairement (les autres font suite à la demande de l’animation de Noël). Je suis un peu malheureuse en voyant que je n’ai pas fait honneur à la France alors que j’avais dans l’idée de tester quelques séries… Cependant, j’en ai un certain nombre en stock et 2012 devrait réparer cette erreur.

 

En Occident

Tout comme en 2010, j’ai terminé de nombreuses séries en 2011. Ce que je retiendrai surtout, c’est que j’ai totalement changé de manière de regarder les séries américaines. Jusque-là, j’en visionnais énormément en direct. Ce n’est plus du tout le cas, sauf à de rares exceptions. Depuis la rentrée de septembre, j’ai poussé le bouchon encore plus loin en mettant tout en pause. Je ne suis donc plus du tout à jour concernant les séries que je suivais auparavant régulièrement. Et, je n’ai commencé aucune nouvelle série de 2011 (depuis septembre) et ne compte pas le faire avant au moins un sacré moment. C’est un choix totalement assumé. J’ai envie de tester différentes manières de visionner et celle pour laquelle j’opte dorénavant me plaît bien. J’arrive ainsi beaucoup plus facilement à caser des séries que je souhaitais voir, mais pour lesquelles je ne prenais jamais le temps de le faire. Cela m’évite aussi de débuter des séries qui seront annulées au bout de quelques semaines, qui n’auront pas de fin ou qui, au contraire, vont durer des années et des années. Je ne veux plus de ça. Je traîne encore trop de boulets dans lesquels je me suis lancée et pour lesquels je ne parviens pas à couper le cordon (Gossip Girl et Grey’s Anatomy, par exemple). Tous les ans, j’espère que ces séries seront annulées. Je n’ai plus autant de soucis qu’autrefois à arrêter une série qui me déplaît autant (cf. Glee et Private Practice à qui j’ai dit adieu sans regret en 2011), mais cela ne signifie aucunement que je n’en ai plus. Le problème de ce visionnage en différé est que je dois éviter les spoilers, chose qui n’est malheureusement pas aisée. C’est un risque que je suis prête à prendre, car j’ai vraiment l’impression de contrôler ce que je regarde, et de ne plus être contrôlée par ce qui vient d’être diffusé et que je suis ainsi amenée à tester. C’est fou comme de la sorte, j’ai pu dégager un temps monstrueux. De plus, le plaisir est probablement davantage présent.

Comme je l’avais dit lors du précédent bilan, 2011 a été marquée par ma volonté de conclure toutes les séries que j’ai commencées il y a plus ou moins longtemps. Je n’ai pas failli et j’ai ainsi procédé de cette manière. Je suis encore loin d’avoir terminé, mais j’ai pu enfin mettre de côté des séries traînant dans mes placards depuis des années. Ça m’agaçait d’en avoir autant en cours et de m’éparpiller partout, sans jamais réellement venir à bout de quoi que ce soit. Je ne vais pas faire la liste des séries finies en 2011, mais elle fut assez impressionnante, sans être toutefois au niveau de 2010 si je ne me trompe pas.

Ci-dessous, un petit récapitulatif des séries vues en 2011 et qui m’auront le plus plu. L’ordre est alphabétique. Tous les articles correspondants n’ont pas encore été publiés. Si cela n’a pas déjà été le cas, 2012 le fera.

 

En Asie

J’avais dans l’idée d’aller plus régulièrement à Taïwan en 2011, mais j’ai pathétiquement échoué puisque je n’ai regardé qu’un seul tw-drama, Huan Huan Ai. Je crois qu’il faut que j’arrête avec les comédies romantiques de l’île et que je parte vers un autre genre.

2010 fut plutôt sympathique côté Corée du Sud. 2011, moyen. Sans vous, lors de l’animation de Noël, je n’aurais regardé que deux k-dramas (Time Between Dog and Wolf et Hong Gil Dong). J’ai été extrêmement déçue par Hong Gil Dong et je n’ai plus eu très envie de tester quoi que ce soit ensuite. Puisque j’ai été obligée, je m’y suis remise et j’ai retrouvé un bon état d’esprit. Néanmoins, en en regardant autant au cours de l’animation de Noël, j’ai réalisé que je n’apprécierai jamais réellement les séries sud-coréennes. Il y a quelque chose qui ne passe pas. Je ne sais pas trop ce que c’est, mais tout ce que dont je suis persuadée, c’est que j’ai du mal à pleinement y adhérer. Je les trouve déjà trop longues, tous leurs tics vont parfois jusqu’à m’agacer (les flashbacks, la musique…) et je suis fatiguée par leur propension à tout ramener à la romance. Mon premier k-drama fut Iljimae et depuis, à part peut-être avec The Legend et You’re Beautiful, je ne peux pas dire avoir été totalement enchantée. Oui, j’ai vu de jolies séries, mais elles ne feront jamais partie de mes préférées. Je ne suis pas du tout intéressée par leurs acteurs et leur star system, alors que ce n’est pas du tout le cas avec les États-Unis et surtout, avec le Japon. C’est triste, mais bon, tout ne peut pas plaire à tout le monde. Encore heureux d’ailleurs. C’est justement pour cela que vous verrez rarement des k-dramas sur Luminophore. C’est dommage pour mes statistiques, mais je ne tiens pas ce blog pour ça (:p). J’ai tout de même quelques séries sud-coréennes en stock. Je pense que je suis plutôt faite pour les sageuk que pour celles se déroulant à notre époque. Là, j’ai à chaque fois l’impression de voir la même chose et j’ai souvent du mal à réellement m’attacher aux personnages.

A contrario, 2011 m’a prouvé que le Japon est vraiment mon terrain de jeu favori. Il n’y a tellement pas photo que cela en est presque effrayant. J’avais été assez déçue par ce que j’avais vu en 2010, mais je crois que j’avais surtout mal choisi ce que je testais. Cette année, j’ai visité plusieurs époques, navigué entre divers genres et le résultat fut à la hauteur de mes espérances. Que de jolies découvertes ! JIN fut certainement la plus belle, mais il y en a eu beaucoup d’autres. Plusieurs séries n’ont pas encore eu d’article ici, elles seront à l’honneur début 2012. J’ai essayé d’alterner entre des supposées incontournables, des récentes, des moins récentes, etc.
En dehors des renzoku, j’ai regardé mon premier asadora, Churasan, et ce fut une franche réussite. Je n’ai pas décidé lequel je testerai en 2012. C’est un format qui peut faire peur compte tenu de ses 150 épisodes et plus, mais ils sont très faciles à caser dans son programme en raison de leur durée (une petite dizaine de minutes). Par contre, j’espérais donner sa chance à un taiga mais j’ai encore lamentablement échoué. Toutefois, j’en ai récupéré un en qualité HD et avec des sous-titres dans son intégralité. C’est un miracle ! Je me serais lancée si j’avais une télé HD (oui, je n’ai qu’une vieille télé), mais ce n’est pas le cas. Il faut que je me décide, soit je réencode tout (gah…), soit je visionne sur l’ordi (bof…), soit j’achète une télé moderne (haha !).
Bref, quoi qu’il en soit, le Japon a clairement eu mes faveurs en 2011 et je ne le regrette aucunement. Je suis en terrain connu, j’aime la diversité, la manière de raconter les histoires, la culture et j’ai un énorme faible pour un tas d’acteurs. Et puis plein d’autres petites choses qui font que cumulées, j’ai toujours envie de revenir vers le pays du Soleil-Levant.

 

Luminophore durant 2011

Côté statistiques, il y a eu une légère hausse, surtout après le billet sur Critictoo. Merci à eux d’avoir pensé à moi, d’ailleurs. Mais comme j’ai eu l’occasion de l’écrire, je ne fais pas trop attention. Je préfère avoir quelques commentaires de temps en temps me disant que grâce à moi, ils ont découvert quelque chose, que beaucoup de visiteurs sans échange derrière.

Le blog a certainement été hacké le 9 novembre dernier. C’était la première fois que ça m’arrivait ici (j’ai déjà subi le piratage ailleurs). À mon avis, le hacker s’est engouffré dans une faille et y a inséré un trojan. Je ne vois pas trop de quelle manière il s’y serait mis tout seul autrement. Luminophore était donc disponible, mais vous envoyait un virus. Sympathique, n’est-ce pas ? J’ai réparé ça rapidement et aucun contenu n’a été perdu. Je fais des sauvegardes très régulières, pas d’inquiétude à avoir à ce niveau. Normalement vous n’avez pas non plus été infestés si vous aviez à ce moment-là un antivirus.

En comptant celui-ci, 165 billets furent publiés en 2011. Ce n’est pas énorme, mais ça me convient. Depuis cet été, le rythme est passé d’un article tous les deux jours à un tous les trois jours. C’est nettement plus facile pour moi. J’alterne systématiquement entre les billets sur les séries occidentales et sur les asiatiques (à 99 % du japonais, donc).

 

Qu’est-ce que 2012 nous réserve ?

Comme toujours, la même chose que l’année qui se termine et, espérons-le, en mieux ! Du côté de Luminophore, je pense qu’il y aura une nouvelle version d’ici la fin du premier semestre. Je n’ai pas encore commencé à coder quoi que ce soit, mais j’ai quelques idées en tête. Nous verrons bien à ce moment-là. Le blog fêtera ses cinq ans…

En Occident, je continuerai de faire le tri dans toutes les séries que j’ai débutées il y a plus ou moins longtemps. Ce sera donc principalement des bilans de saisons et sûrement un certain nombre de mini-séries qui traînent depuis aussi une éternité. Je me doute que ce programme n’est pas du tout alléchant pour qui attend de la nouveauté, vous m’en voyez désolée. D’autres blogs s’en chargent très bien. Je n’ai pas non plus oublié la série de votre choix.

En Asie, du côté de la Corée du Sud je n’ai pas grand-chose de prévu. Je vais sûrement tenter d’attaquer un très long sageuk… Depuis le temps que j’y pense, il serait temps que je m’y mette. J’ai d’autres k-dramas en stock, mais il faut que je trouve la motivation. Quant au Japon, plein, plein de choses au programme ! Il y aura des sélections sur les futurs j-dramas, des bilans de renzoku très vieux comme des tout neufs, normalement un asadora, un taiga, quelques keitai drama, des tanpatsu, des films dérivés des séries, un Super Sentai (oui, oui !)… J’aimerais redonner un bon coup de frais à mon guide sur les séries japonaises et y ajouter quelques articles. J’ai également dans l’idée de rédiger quelques tops et de courts billets sur plusieurs acteurs. Bref, j’ai du boulot en perspective ! Vraisemblablement, si vous appréciez le monde des j-dramas, vous devriez toujours trouver votre compte avec Luminophore. Du moins, je le souhaite !

Sur ces mots, je vous laisse, en espérant que vous avez passé une aussi bonne année que moi à discuter de séries. À l’année prochaine !