Nodame Cantabile : Saishû Gakushô – Kôhen | のだめカンタービレ 最終楽章 後編 (film)

Par , le 5 février 2012

Et voilà, c’est terminé. Plus de trois ans après avoir mis un point final au renzoku, j’ai dit au revoir à Nodame Cantabile à la fin de l’année 2011. Comme j’avais déjà eu l’occasion de l’écrire il n’y a pas très longtemps, la série japonaise a bénéficié, outre ses épisodes spéciaux, de deux films pour conclure son aventure. L’article du premier se trouve ici et nous allons donc parler tout de suite du second, Nodame Cantabile : Saishû Gakushô – Kôhen, soit dans sa version internationale, Nodame Cantabile : The Final Score – Part 2. Il est sorti au cinéma au Japon le 17 avril 2010 et dure un tout petit peu plus de 120 minutes. Aucun spoiler.

Malgré la déchirure que ressent Nodame, Chiaki déménage et décide de se concentrer sur sa carrière. Il craint la réaction de cette dernière lorsqu’elle apprendra qu’il collabore désormais avec Son Rui. Du côté de Nodame, elle passe du bon temps en compagnie de Mine et Masumi, en vacances à Paris, tout en essayant de trouver sa propre voix.

Quand bien même il fut loin d’être raté, le premier film manquait un tant soit peu de profondeur et était un poil décevant pour qui avait adoré jusqu’à la moelle la série télévisée. C’est donc avec beaucoup d’appréhension que j’ai lancé cet ultime volet. Comme on pouvait s’en douter, la première partie lance véritablement l’intrigue. Lorsque l’on débute ce film-ci, il n’y a pas d’introduction et on rentre immédiatement dans l’intrigue. Les personnages sont installés et le rythme est alors mené tambour battant. On a ainsi à peine le temps de dire ouf que l’on s’amuse comme un petit fou et que l’on rit à s’en décrocher la mâchoire. Voilà enfin l’humour de Nodame Cantabile ! Voilà aussi son ton décalé, ses personnages truculents et son atmosphère si particulière. Ce que ça fait du bien ! Je dois dire qu’après visionné le premier film, je me suis demandée si je n’avais pas un peu enjolivé le j-drama. Est-ce que maintenant, je l’apprécierais autant ? Je rappelle que c’est une des premières séries japonaises à être passée par mon écran. La réponse est non, je n’ai pas surestimé le renzoku. Du tout. Avec Nodame Cantabile : Saishû Gakushô – Kôhen, on retrouve toute la verve et la vivacité qui ont donné leurs lettres de noblesse à la série. C’est donc le cœur gros comme ça que l’on regarde ces deux heures parce que l’on sait que l’on va devoir dire au revoir à tout le monde.

À vrai dire, ce film réussit à ne pas tomber dans les pièges dans lesquels le premier s’était pris les pieds. Par exemple, le doublage des Occidentaux est presque mis de côté. Si à l’exception de quelques minimes scènes l’intrigue se déroule en Europe, la caméra s’axe sur les Japonais ou sur les personnages Européens joués par des Japonais / parlant la langue. On ne s’attarde plus sur les membres de l’orchestre Roux-Marlet. Les quelques acteurs minoritaires doublés sont justement peu présents et largement supportables. Alors que le premier film était au final peu drôle, avec des blagues qui tombaient à plat, celui-ci est son inverse. Une des premières séquences, lorsque le trio infernal est réuni, est source d’hilarité et met immédiatement dans l’ambiance. Le film fait preuve d’une créativité plutôt extraordinaire et paraît repousser ses limites. La réalisation semble quant à elle beaucoup plus soignée, certains plans étant magnifiques et baignés dans une douce lumière. De plus, cela est une évidence, la musique est toujours autant travaillée et de nombreux morceaux choisis donnent la chair de poule.

Après tout, le doublage pouvait passer dans le premier film. Ce que l’on ne pouvait que plus difficilement pardonner était le surplace du scénario. Les personnages n’évoluaient plus. Heureusement, ce n’est absolument pas le cas ici. La carrière de Chiaki est mise de côté, ce qui est une bonne chose. Il a eu les honneurs auparavant, on sait que tout fonctionne très bien pour lui. On n’est donc pas inquiets. Par contre, Nodame est à surveiller. Le film s’attarde dès lors sur elle et réussit parfaitement à mettre en avant ses doutes et toute la finesse de ce personnage. Elle aime Chiaki, elle aime jouer du piano mais elle est étouffée par ce qu’on lui demande. Comment arrivera-t-elle à concilier tout ce qui la travaille ? Trouvera-t-elle l’étincelle pour continuer de faire de la musique comme cela lui plaît ? Ueno Juri est, comme souvent, formidable. Elle fait rire tout en brisant le cœur. En outre, elle fait évoluer Nodame avec maturité et en gardant une bonne dose de folie douce. Tamaki Hiroshi n’est évidemment pas en reste et donne de la force à un Chiaki qui se rend compte qu’au final, il n’y a que Nodame qui importe. C’est grâce à elle qu’il est à Paris. C’est grâce à elle qu’il est devenu ce qu’il est. Leur relation est montrée de manière sincère, touchante et extrêmement jolie. Certaines scènes donnent des papillons dans le ventre et l’on ressort avec des étoiles plein les yeux. Les deux grandissent et peuvent alors enfin avancer, main dans la main.

Ce film servant de conclusion, il met les petits plats dans les grands puisque quasiment tout le monde est de retour. Quel plaisir que de revoir Mine, Masumi et Kiyora. C’est qu’ils nous avaient sacrément manqué. Mais ils sont loin d’être les seuls à apparaître. Certes, on aurait apprécié que plusieurs aient davantage de présence à l’antenne mais il n’y avait pas le temps et il était surtout nécessaire de développer Nodame ainsi que son lien avec Chiaki. Afin de garder la surprise sur qui est présent et qui ne l’est pas, je n’en dis pas plus mais revoir certains visages fait remonter énormément de souvenirs. Le long-métrage utilise par ailleurs quelques flashbacks bienvenus et très bien employés.

Nodame Cantabile est donc bel et bien fini… Si Saishû Gakushô – Kôhen n’est pas parfait, il n’empêche pas moins qu’il atteint admirablement son but. Riche en émotions, imaginatif, visuellement et musicalement superbe ainsi que très drôle, il se permet de développer comme il faut ses personnages principaux afin de les faire mûrir. Le film sonne par conséquent bien plus adulte mais ne se départ jamais de son grain de folie inimitable et tellement attachant. Il est donc encore plus difficile de dire au revoir à ce petit monde haut en couleur pour qui on ne peut qu’avoir beaucoup d’affection. Heureusement, il reste les rediffusions et la lecture du manga toujours en cours chez Pika (si le rythme pouvait s’accélérer, ce ne serait pas de refus). Mukyaaaaa~


13 Comments

  1. Katzina• 5 février 2012 at 13:03

    Ca va pas du tout là ! Je pensais déjà à revoir le drama avant de regarder les deux films, mais là avec ce que tu dis de ce finale, comment vais-je pouvoir résister ? Mais vu le nombre de drama que je n’ai pas encore vus et qui augmente à chaque saison, est-ce raisonnable de se lancer dans les revisionnages ? Je crois que je ne vais plus me poser cette question longtemps…
    Ce qui est certain, c’est que je n’attendrai pas de lire la fin de l’histoire en manga avant de voir ce film : aux dernières nouvelles, le rythme de parution est passé à 1 volume par an vu le peu de succès, ce qui est complètement aberrant et achève de condamner la série…

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    • Caroline• 8 février 2012 at 23:10

      Oups, désolée ^^’. Honnêtement, en terminant ce film j’ai eu super envie de redémarrer le j-drama. C’est un des premiers à être passé par mon écran et j’aimerais vraiment le revoir parce que déjà, j’y reconnaîtrai plus de monde mais aussi parce que j’ai trop envie de m’immerger à nouveau dans ce petit monde coloré. Comme tu le dis, je sais que pour ma part ce n’est pas très sérieux de se lancer dans ces revisionnages alors que tant d’inédits me font déjà tourner la tête. Mais je sais que j’y reviendrai. O-bli-gée ;)

      Concernant le manga, c’est juste affligeant. J’achète toujours, sans lire parce que ça m’agace et que je ne vois pas comment on peut apprécier avec une sortie aussi sporadique. C’est vraiment dommage que le public français ne s’y intéresse pas. Difficile de dire pourquoi, c’est peut-être l’absence de musique dans les oreilles ou le fait que beaucoup connaissent déjà l’histoire via l’anime / la série live ? M’enfin, le résultat est le même pour ceux qui veulent lire le manga…

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  2. Asa• 5 février 2012 at 20:49

    Difficile de leur faire nos adieux, n’est-ce pas? La saga Nodame Cantabile fut un tel bonheur à suivre. Qu’ajouter? Ta critique m’a remis, en quelques lignes, beaucoup de belles choses en tête. Merci!

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    • Caroline• 8 février 2012 at 23:10

      Rho là là, oui .___. J’aurais bien encore prolongé l’aventure si elle était de la qualité de ce dernier film.

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  3. Miaow• 5 février 2012 at 21:45

    5 étoiles. Wow! Et pour une suite en plus…

    Je suis un peu gênée de le dire, mais bon je me lance : Moi, je n’aime pas Nodame.^^’ J’ai lu, ici et là, que beaucoup nomme Nodame comme leur personnage préféré ou même leur drama préféré… C’est assez étrange pour moi… Surtout que je n’ai jamais, jamais lu une seule critique négative. Je me sens mal ^^’.

    Les deux années avant de me lancer dans les j-dramas, j’ai connu le Japon par les animés. J’avais à l’époque testé celui de Nodame Cantabile et je n’avais écouté que 3 ou 4 épisodes. Le personnage me tapait sur les nerfs… Lorsque j’ai découvert les dramas, je lui ai donné à nouveau sa chance. Le premier épisode ne m’a pas convaincu que j’aimerais mieux le drama que l’animé. Il y a plusieurs mois, parce que j’avais tellement lu de bonnes critiques et parce que je connaissais maintenant beaucoup des acteurs présents, j’ai réessayé l’écoute du drama. C’était il y a près d’un an et j’en suis toujours à mi-parcours…

    Pourtant, j’aime bien les dramas qui sont délirants. Là, n’est pas le problème. Si je me rappelle bien, je trouvais Nodame un peu idiote et elle me tombait sur le système. Aussi, à l’époque, je ne connaissais pas Tamaki Hiroshi. Je ne comprenais pas Nodame d’être amoureuse de son personnage si peu sympathique et pas trop mignon à mon goût. Maintenant, après l’avoir découvert dans Love Shuffle, j’avoue que l’acteur a du charme (un peu trop maigre par contre…)

    Je ne détestais pas le drama en soit, mais seulement le personnage de Nodame qui m’exaspérait (ah oui, je pense que le prof m’énervait aussi…). Faudrait bien que j’aille relire ta critique du drama. Peut-être que ça me donnera le goût de le finir (en plus, tous les sp/films ont reçu d’assez bonnes critiques).

    Bon, un drama avec Eita, Mukai Osamu, Tamaki Hiroshi, ça se laisse quand même regarder, hein? ;-) Et de la bonne musique, ça se laisse bien écouter ;-)

    Désolé de m’être laissé emporter dans un long commentaire ^^’. Ouf!

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    • Caroline• 8 février 2012 at 23:17

      Haha, tu as le droit de ne pas aimer hein ;) D’après ce que je comprends, c’est surtout le personnage de Nodame que tu n’aimes pas et pas forcément la série en tant que telle. Je ne pourrai pas te donner des liens précis comme ça remonte mais je sais avoir déjà lu des critiques négatives au sujet de l’héroïne. Ne t’inquiète donc pas, tu n’es pas la seule ! Honnêtement, sans la partager, je peux tout à fait comprendre ta frilosité. Il est vrai qu’elle hurle beaucoup, gesticule et semble ne jamais s’arrêter en plus d’être cracra, totalement farfelue et parfois difficile à suivre dans ses délires. Pour ma part, j’aime bien son côté un peu impétueux et super expressif. Par contre, il est clair qu’en raison de son extravagance, elle ne peut plaire à tout le monde. Et quand on n’aime pas un des personnages principaux, difficile d’en faire abstraction puisqu’on le voit partout. Ce n’est pas un mal que de ne pas apprécier plus que ça Nodame Cantabile, chacun son truc après tout et puis tu sais pourquoi ça ne fonctionne pas. Moi aussi je n’ai pas accroché à des dramas à cause d’une héroïne, Hong Gil Dong est l’exemple qui me vient tout de suite en tête par exemple.

      (Oui, Tamaki Hiroshi devrait manger davantage. C’est fou ce qu’il maigrit avec le temps en plus ! C’est moche comme ça ;__;)

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      • Miaow• 18 février 2012 at 1:38

        Ah oui, tu as déjà lu des critiques négatives? Ouf, je ne suis pas la seule. Hehehe. Je suis tout de même déçue de ne pas l’aimer… J’admets par contre que l’actrice est géniale. Je ne crois pas l’avoir croisé ailleurs, mais je suis certaine que je l’apprécierais dans un autre rôle.

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        • Caroline• 20 février 2012 at 13:56

          Oui oui, sois rassurée :)
          Ueno Juri est une de mes actrices japonaises préférées. Si tu n’as pas regardé Last Friends, elle y est fa-bu-leuse. D’ailleurs, il y a aussi Eita et Mizukawa Asami, trois transfuges de Nodame Cantabile donc. Bon par contre, j’ai très peu apprécié ladite série. On ne peut pas tout avoir ^^’.

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          • Miaow• 20 février 2012 at 17:35

            Même si je n’aime pas le personnage de Nodame, je pense bien retourner un jour finir cette série parce que j’aime les acteurs et j’aime bien ce type d’univers. Par contre, pour Last friends, même si la brochette d’acteurs est intéressante, la série ne m’a jamais tentée.
            J’ai jeté un coup d’œil à la filmographie de Ueno Juri et j’ai découvert que je l’avais vu dans le film Swing Girls. Elle a un personnage très différent de Nodame (même si ici aussi on parle musique). J’avais bien aimé l’actrice et je n’avais jamais réalisé que c’était la même.

          • Caroline• 25 février 2012 at 16:41

            Je ne vais pas te dire que tu fais une erreur concernant Last Friends car j’ai en souvenir des défauts assez irritants. Et puis il y a la pénible Nagasawa Masami que je ne supporte plus. Dès que je l’aperçois j’ai des envie de meurtre ^^’. C’est pourtant assez dommage car la série avait du potentiel.

            Swing Girls, j’ai vu. On y retrouve là plein d’acteurs de Nodame Cantabile. Et en plus comme c’est sur de la musique, la coïncidence est encore plus amusante. Je ne peux pas dire avoir été particulièrement charmée par ce film et contrairement à toi, je n’y ai pas trop apprécié Juri là ^^’. Je crois que c’est surtout son personnage qui m’a agacée. Comme quoi les goûts et les couleurs hein… ;)

            J’ai déjà regardé plein de films où Ueno Juri joue mais je n’en parle jamais ici vu que c’est un blog séries :p Si tu cherches des sympas à voir, je te conseille Niji no Megami (Rainbow Song) avec Ichihara Hayato et Aoi Yû. Ce fut un de mes coups de cœur en 2011 :).

          • Miaow• 26 février 2012 at 22:42

            Faut dire que j’ai vu Swing Girls il y a plus d’un an. De mémoire, j’avais trouvé ce film correct comme petit divertissement. Le fait que j’aime beaucoup ce genre de musique a sûrement aidé. Sans me rappeler de tout, il me semble que j’avais bien aimé l’interprétation de l’actrice. Oui, ça confirme que les goûts demeurent toujours très personnels. ;-)

            Merci pour la suggestion de film. Je prends note et je vais essayer de le trouver sur le net :)

  4. Saru• 20 février 2012 at 19:46

    Alors figure-toi que j’ai versé une larme devant ce film. Ça m’a stupéfaite moi-même, et c’était lors d’une scène Mine/Kiyora, qu’est-ce qu’ils m’ont ému ces deux-là ! Mais forcément, un vrai bonheur de les revoir. Tout de suite, le film s’élève, et il est bien dommage que Mine ait eu un si petit rôle dans ces derniers épisodes spéciaux/films.
    Et le film se focalisant sur Nodame m’a donc beaucoup plus intéressé. Ca a toujours été mes moments préférés, quand elle découvre et redécouvre la musique, une approche différente de la musique…
    La scène de ton avant-dernière capture d’écran est probablement ma préférée, elle est émouvante à la fois par cet amour pour la musique qui transparaît, et pour ce moment terriblement touchant entre Nodame et Chiaki.
    Bref, un final en beauté !

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    • Caroline• 25 février 2012 at 17:41

      De mon côté je ne crois pas avoir versé de larme mais j’avais les yeux très très humides en terminant le film ^^’.

      C’est vrai pour Mine qui passe au second plan. C’est peut-être pour cela que ces épisodes spéciaux et films sont moins réussis, ils se focalisent trop sur Nodame et Chiaki, occultant presque totalement les autres personnages qui font pourtant la force de l’univers. Je suis contente que le dernier film répare quelque peu cette erreur et j’espère que dans le manga, ils sont davantage mis en avant (enfin, si Pika sortait régulièrement les tomes ce serait mieux, je ne tiens pas à terminer le manga en 2050).

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