Doctor Who (2005) – 6×00 | A Christmas Carol ~ Christmas Special 2010

Publié par | 9 mars 2012

Pardon ? J’ai du retard ? Oui oui, comme le titre du billet le suggère, nous n’allons pas parler aujourd’hui du Christmas Special de Doctor Who qui est passé assez récemment sur la BBC mais de celui de 2010. En 2011, j’ai mis de côté la série parce que j’ai beaucoup de mal à me retrouver dans cette nouvelle mouture de Steven Moffat mais je ne désespère pas. Je pense me mettre assez prochainement devant la saison six. Avant cela, discutons donc de l’épisode 6×00 intitulé A Christmas Carol qui fut diffusé le 25 décembre 2010 en Angleterre et cela, pendant une heure. Aucun spoiler.

La cinquième saison se terminait par le mariage d’Amy et de Rory ; il est donc tout à fait normal de les retrouver en pleine lune de miel. Sauf que comme toujours, les problèmes s’amoncellent autour d’eux. En voyage intergalactique dans un vaisseau terrien, celui-ci tombe en panne et s’apprête à s’écraser avec ses 4003 passagers. L’équipage demande de l’aide à la planète civilisée se trouvant proche d’eux mais celui qui possède le ciel, Kazran Sardick, refuse et ne veut pas argumenter. Le vaisseau entre alors dans une zone de turbulences causées par les nuages très particuliers où naviguent des… poissons. Le Docteur étant également dans les parages décide de s’en mêler et de faire changer d’avis à ce vieil opiniâtre de Kazran en lui présentant les fameux fantômes du passé, du présent et du futur.

A Christmas Carol est le tout premier épisode de Noël d’Eleven, Ten ayant fait ses adieux dans celui de 2009 d’une excellente manière mais aussi avec beaucoup de déchirement. C’est donc aussi le premier épisode de Noël avec Steven Moffat aux commandes. Je dois dire que je n’étais pas particulièrement motivée à l’idée de le visionner pour la raison citée ci-dessus. Le titre de l’épisode ne fait aucun doute à ce sujet, il sera encore question du conte de Charles Dickens, A Christmas Carol, qui a décidément été repris sous toutes les manières possibles et inimaginables. Il n’est jamais facile de mettre les fantômes de l’auteur à l’honneur tant ils font désormais partie intégrante de la mémoire collective. Comme souvent avec ces histoires classiques, il est important d’utiliser ce qui est connu tout en y apportant une touche quelque peu novatrice ou tout du moins, une approche légèrement différente des habitudes. Alors que nous sommes dans Doctor Who, série où le fantasque, la dose de folie et le surréaliste se côtoient régulièrement, ce Christmas Special prend à contre-pied le téléspectateur en proposant une aventure plutôt calme, posée et surtout où les émotions sont en première ligne. Le pari était peut-être risqué tant on attend de la série d’en avoir plein les yeux mais il est clair et net que le résultat dépasse largement les espérances que l’on pouvait avoir. Un des bons points est d’intégrer le conte dans l’histoire, le Docteur y faisant très nettement référence et offrant dès lors un sympathique clin d’œil. Et forcément, grâce au Tardis, le voyage dans le temps est de la partie, collant on ne peut mieux aux fantômes et au personnage du Docteur. L’esprit de Noël transpire durant chaque seconde qui s’écoule lors de cet épisode. Si l’on pense alors que les bons sentiments doivent dégouliner de partout et que ce Christmas Special doit être bien difficile à digérer en raison de niaiserie et/ou de guimauve, ce n’est pas du tout le cas. Bien au contraire.

Qui dit A Christmas Carol dit Scrooge et donc, un personnage à faire changer. Le Docteur tente effectivement de raisonner celui qui gouverne le ciel, Kazran Sardick (Michael Gambon – Harry Potter), un vieil homme se fichant des autres et souhaitant tout simplement être seul. Il faut qu’il accepte de laisser le vaisseau intergalactique se poser afin de sauver les passagers. Plutôt que de le forcer et d’utiliser des méthodes radicales, le Docteur opte pour une solution plus douce. Il va voyager dans le temps et tenter de le modifier ! C’est ainsi que l’on se promène dans les « anciens nouveaux » souvenirs de Sardick et que l’on revit de nombreuses veilles de Noël en compagnie d’une jolie jeune femme, Abigail, jusque-là cryogénisée. Tous les trois s’amusent, font parfois des bêtises comme faire tourner la tête à une certaine Marilyn, et vivent. Le personnage de Sardick est tout particulièrement étudié, lui que l’on voit au départ comme un acariâtre borné et qui n’est au final qu’un petit garçon souhaitant admirer les poissons et ayant peur de son père. Malheureusement pour lui, en ouvrant son cœur, il finit par le briser et c’est là où le spécial se transcende car il insuffle une certaine dose de nostalgie, de poésie et de tragédie. Rassurons-nous tout de suite, l’humour est bel et bien présent et la verve et le charme d’Eleven et de Matt Smith font tout le reste. À côté de cela, Amy et Rory ne font pas grand chose et c’est tant mieux car il n’est pas ici question d’eux.

Alors que le fond nous emporte par sa douceur et ses émotions à fleur de peau, la forme nous envoûte littéralement. Si l’histoire se déroule sur une planète différente de la Terre, dans une époque lointaine, l’univers ressemble assez à l’Angleterre victorienne mêlée à des éléments plus futuristes. Tout cela sonne donc résolument steampunk et les amateurs du genre devraient être plutôt comblés. La lumière et les couleurs sont en plus magnifiques. Le bleu est privilégié et les personnages semblent baigner dans une atmosphère mystérieuse d’autant plus que le monde est recouvert d’un brouillard. À vrai dire, c’est comme si on avait l’impression que le temps y était suspendu, un peu comme les veillées de Noël que l’on aimerait bien qu’elles durent indéfiniment afin d’en préserver la magie à leur maximum. La bande-son de Murray Gold a subi une légère transformation et n’en est que plus merveilleuse et l’on entend à plusieurs reprises le chant de Katherine Jenkins.

Sixième Christmas Special et premier d’Eleven, ce A Christmas Carol est sans conteste le plus réussi de tous. Privilégiant la magie de l’émotion et des sentiments à la fantaisie tout en demeurant subtil, il est assimilable à une petite bulle poétique et de bien-être. Forcément, ce qui marque en premier lieu est le visuel bleuté, argenté et quelque peu mystérieux avec ce brouillard ambiant mais on ne peut non plus occulter la fabuleuse musique de Murray Gold, l’entrain du Docteur, le merveilleux chant de Katherine Jenkins et la touchante histoire romantique douce-amère. L’esprit de Noël est sans conteste là sans pour autant être imbuvable et bien que le ressort des fantômes soit usé jusqu’à la corde, les assimiler à la science-fiction de Doctor Who est une excellente idée. Le mélange s’avère être une petite pépite à consommer sans modération.

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5 commentaires

Saru le 9 mars 2012 à 19:27.

Mon épisode de Noël préféré, en ce qui concerne les spéciaux de Doctor Who. Bon, ça ne voudrait pas dire grand chose, parce que je ne suis pas du tout une adepte des épisodes de Noël de Doctor Who, mais comme toi, j’ai beaucoup aimé celui-ci. En plus, j’avais la chance de ne pas connaître cette histoire de Dickens. Oui, je sais ! Tu parles de mémoire collective, alors je ne sais pas ce que je faisais toutes les fois où ce conte a été cité dans ma vie mais voilà, je suis passée au travers.
Tu vois que Eleven, il est trop bien ? :) Bon, prends ton temps pour la saison 6, quand même, qui est une grande déception…

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Kerydwen le 17 mars 2012 à 14:06.

Comme toi, je n’aime généralement pas trop les épisodes de Noël de Doctor Who. En fait, j’aime rarement les épisodes indépendants de la série. Il y a souvent un truc qui fait que j’accroche très peu. Celui-là fait donc clairement exception et j’en fus la première étonnée vu que j’ai du mal avec la nouvelle mouture. Pour info, je crois avoir toujours bien apprécié Eleven. Enfin disons qu’il a des aspects qui me dérangent mais ce n’est pas lui ma bête noire. Non, c’est Amy que je supporte très difficilement. J’espère que ça va changer en saison six mais j’ai un peu peur quand je lis certains échos. Si mêmes les fans ont eu du mal, moi qui ne suis pas passionnée de l’univers, je me dis que je risque d’être embêtée.

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Saru le 19 mars 2012 à 19:32.

Je crois que j’avais un peu de mal avec Amy au début, mais plus je la vois, plus je l’aime. J’ai peu apprécié la saison 6, mais elle, elle y est vraiment formidable. Enfin, on en rediscutera !^^

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Izumi le 1 avril 2012 à 18:14.

J’ai découvert docteur who il y a peu de temps, en commençant par les saisons 5 et 6 et j’ai beaucoup accroché !! Cet épisode de Noël était vraiment agréable à suivre !!!

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Kerydwen le 2 avril 2012 à 14:41.

N’hésite pas du coup à tester les saisons précédentes, si jamais tu ne l’as pas encore fait :)

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