En raison du succès que fut l’adaptation télévisée du journal de Kitô Aya, 1 Litre no Namida, il ne fut pas étonnant qu’un épisode spécial ait été mis en chantier. C’est ainsi qu’un peu moins de deux ans après la fin du renzoku, est arrivé 1 Litre no Namida: Tokubetsu-Hen ~Tsuioku~. Il se traduit approximativement par Un litre de larmes : Souvenirs ~Édition spéciale~. Diffusé le 5 avril 2007 sur Fuji TV, il dure cent quarante minutes et se déroule plusieurs années après le décès de la jeune fille. Il peut être lancé sans avoir visionné au préalable le j-drama, mais cela semblerait un peu idiot. Aucun spoiler.

Si cet épisode spécial est effectivement très long, il est surtout une redite de la production de 2005. Il doit posséder au maximum trente minutes de séquences inédites, le reste étant dédié à un rapide résumé de ce à quoi l’on a déjà assisté. De ce fait, son intérêt réel se veut assez limité. Certes, il s’avère probablement judicieux de le regarder bien après avoir testé les onze épisodes précédents puisqu’avec des souvenirs assez flous, l’impact doit sûrement être tout autre. Toutefois, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit tout bonnement d’une répétition. J’avoue avoir passé en accéléré toutes les scènes connues. Je pense que j’aurais pu les revoir sans être ennuyée, mais je n’avais pas envie de me transformer encore une fois en fontaine. Ne soyons tout de même pas trop critiques, car ce SP comporte quelques moments plutôt sympathiques.

Aya est décédée depuis plusieurs années et l’existence de chacun suit son cours. Ako est devenue infirmière et commence son travail dans l’hôpital du Dr Mizuno. Elle y rencontre Asô Haruto qui est, comme il se l’était promis, désormais neurologue. La petite sœur de l’héroïne est déçue en retrouvant le jeune homme. Renfermé sur lui-même, faisant preuve de peu d’empathie et ne communiquant pas avec ses malades, il semble filer du mauvais coton. Les parents d’Aya, eux aussi inquiets de constater qu’Asô se laisse vivoter, décident d’essayer de l’aider, mais de manière très subtile. C’est une patiente, Mizuki (Okamoto Anri), souffrant du même mal qu’Aya, qui pousse le médecin novice à s’ouvrir sur les autres. Il lui raconte l’histoire de celle qu’il a aimée et qu’il aime toujours, et cela lui permet plus ou moins de faire le deuil de ses souvenirs et du fait qu’il n’aura jamais réussi à la sauver. Malheureusement, en plus d’être conduit artificiellement, tout ce récit va très vite, manque de nuances et d’approfondissement, mais le but de ce spécial est certainement de remémorer quelques moments marquants du renzoku. Il a pour lui de ramener sur le devant de la scène la famille Ikeuchi et de se terminer sur une superbe séquence où Nishikido Ryô est parfait.

Au final, 1 Litre no Namida: Tokubetsu-Hen ~Tsuioku~ s’apparente à un épisode spécial dispensable, mais non désagréable. Il aurait gagné à être plus court et à posséder davantage de passages inédits, car il se révèle surtout être un résumé condensé de ce qui a déjà été montré auparavant. Malgré tout, les émotions répondent encore une fois à l’appel et le courage et la leçon de vie d’Aya se veulent toujours aussi prégnants, mais cela ne suffit pas pour placer cet unitaire au même niveau que la série.