Dans le cadre de l’anniversaire du blog, vous pouvez dès à présent voter pour choisir la série qui sera traitée en priorité sur Luminophore. Ça se passe par là.

Il fallait s’y attendre un jour, j’ai dépassé il y a plus d’un mois les cent renzoku vus depuis mes débuts dans le fantastique monde des j-dramas. Si on y ajoute la petite vingtaine de tanpatsu et trois keitai dramas, on peut dire que j’en ai passé du temps devant la télévision (chut !). Tout comme je l’avais fait pour les cinquante premiers renzoku vus, je profite de l’occasion pour tenter d’établir un classement de ceux que je préfère. Évidemment, tout cela est subjectif donc vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord. Je précise également que cela signifie qu’il n’y a que de la qualité, ce sont tout simplement ceux pour lesquels j’ai le plus d’affection, gros défauts ou non. Je n’y vois pas non plus là des incontournables du petit écran japonais (voilà une idée de futur billet !). L’ordre est alphabétique car autrement, je m’arracherais tous les cheveux. Ce fut déjà suffisamment cornélien.

Avant toute chose, vous pouvez trouver ci-dessous la liste des cent renzoku en question, dans l’ordre chronologique où je les ai terminés.

[spoiler /Voir la liste / /La cacher/]
  1. Nobuta wo Produce
  2. LIFE
  3. Nodame Cantabile
  4. Zettai Kareshi
  5. My Boss, My Hero
  6. Engine
  7. Orange Days
  8. Vampire Host
  9. Gokusen (saison 1)
  10. Ikebukuro West Gate Park
  11. Hana Yori Dango (saison 1)
  12. Jotei
  13. Long Love Letter
  14. GARO
  15. Binbô Danshi
  16. Kamisama Mô Sukoshi Dake
  17. Stand Up!!
  18. Byakuyakô
  19. Densha Otoko
  20. Innocent Love
  21. Hana Yori Dango (saison 2)
  22. Pride
  23. Gokusen (saison 2)
  24. Bara no nai Hanaya
  25. Zeni Geba
  26. LIAR GAME (saison 1)
  27. Tiger & Dragon
  28. Regatta
  29. TEIÔ
  30. Water Boys (saison 1)
  31. Last Friends
  32. Atashinchi no Danshi
  33. Hanazakari no Kimitachi e
  34. Sekai no Chûshin de, Ai wo Sakebu
  35. Love Shuffle
  36. Ashita no Kita Yoshio
  37. Buzzer Beat
  38. Kisarazu Cat’s Eye
  39. LIAR GAME (saison 2)
  40. Sora Kare Furu Ichioku no Hoshi
  41. Oh! My Girl!!
  42. Voice
  43. Tôkyô DOGS
  44. Otomen
  45. Magerarenai Onna
  46. Last Christmas
  47. Xmas Nante Daikirai
  48. Kekkon Dekinai Otoko
  49. Waraeru Koi wa Shitakunai
  50. TROUBLEMAN
  51. Shôkôjo Seira
  52. Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku
  53. Kaibutsu-kun
  54. Tajû Jinkaku Tantei Saiko
  55. Gokusen (saison 3)
  56. Churasan
  57. Hachimitsu to Clover
  58. Itazura na Kiss
  59. Meitantei no Okite
  60. Taiyô no Uta
  61. Kurosagi
  62. JIN (saison 1)
  63. BOSS (saison 1)
  64. Inu wo Kau to Iu Koto
  65. Good Life
  66. Marumo no Okite
  67. Asukô March!
  68. Rebound
  69. JIN (saison 2)
  70. Muscle Girl!
  71. Shiawase ni Narô Yo
  72. BOSS 2
  73. Umareru.
  74. Kôkôsei Restaurant
  75. Kamen Rider Den-Ô
  76. Yamikin Ushijima-kun
  77. Yankee Bokô ni Kaeru
  78. Bloody Monday (saison 1)
  79. Yume wo Kanaeru Zô
  80. H2
  81. Ichi Rittoru no Namida
  82. Shiroi Haru
  83. Suna no Utsuwa
  84. Guilty ~ Akuma to Keiyakushita Onna
  85. Hagetaka
  86. Clone Baby
  87. Tempest
  88. Kôkô Kyôshi 2003
  89. Bloody Monday (saison 2)
  90. Jûnen Saki mo Kimi ni Koishite
  91. Yasha
  92. Keitai Sôsakan 7
  93. Arakawa Under The Bridge
  94. Hakusen Nagashi
  95. Tumbling
  96. Aishiteiru to Itte Kure
  97. RH Plus
  98. Big Wing
  99. Shôta no Sushi
  100. Kimi ga Oshiete Kureta Koto

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Arakawa Under the Bridge | 荒川アンダーザ ブリッジ

Bienvenue dans un petit village farfelu où se côtoient un kappa, une étoile, une religieuse masculine ou encore une Vénusienne. C’est visuellement très beau et soigné, délicieusement déjanté bien que quelque peu amer, totalement décousu et tout particulièrement atypique. En d’autres termes, il y a tous les ingrédients pour plaire à l’amatrice de productions bizarres que je suis.

 

Ashita no Kita Yoshio | あしたの、喜多善男

Kita Yoshio est un pauvre homme assez pathétique. Pourtant, on se prend d’affection pour lui qui veut se suicider et on espère qu’il ne le fera pas. Le renzoku est un mélange de genres assez étrange mais qui fonctionne parfaitement car il est bien plus fin et intelligent qu’il ne le laisse supposer.

 

Byakuyakô | 白夜行

Yukiho et Ryôji s’aiment d’un amour dévastateur anéantissant tout sur son passage. Les épisodes de cette série sont alors cruels, brutaux et d’une noirceur assez incroyable. En y associant une superbe musique, un double duo d’acteurs convaincants et une mise à nue des sentiments, il est difficile de ne pas être hanté par ce que l’on regarde.

 

Guilty ~ Akuma to Keiyakushita Onna | ギルティ ~ 悪魔と契約した女

La vengeance est un plat qui se mange froid ! Sous fond d’ambiance morose et tragique, ce renzoku nous entraîne dans les frontières très floues de la culpabilité et de la justice. Riche en suspense, en rebondissement et possédant une réalisation soignée, la série met en plus en avant un superbe couple qui n’en est pas vraiment un mais qui figure parmi mes favoris du petit écran japonais.

 

Hagetaka | ハゲタカ

Parler d’économie, de montages financiers et ne pas me donner envie de dormir est en soit un miracle. Si le j-drama arrive à faire l’effet inverse, autrement dit à me passionner, c’est qu’il possède quelque chose de particulier. Et ça oui, c’est le cas. Ambitieuse, réfléchie, intelligente et réalisée d’une main d’orfèvre, cette série se place à part et réussit à mettre en avant une dimension humaine dans un monde à première vue désincarné.

 

Ichi Rittoru no Namida | 1リットルの涙

Aya meurt à petit feu et voit son corps ne plus lui répondre. Alors que la majorité d’entre nous sombrerait, elle, elle ne baisse pas les bras et fait preuve d’un incroyable courage et d’une volonté de vivre à toute épreuve. Forte, touchante et attachante, cette jeune fille est une véritable source d’inspiration. Le renzoku avait tout pour être mélodramatique et tout ce qui est insupportable lorsqu’il est question de la maladie et de la mort mais il est, au contraire, lumineux et magnifique.

 

Ikebukuro West Gate Park | 池袋ウエストゲートパーク

Direction le quartier d’Ikebukuro à Tôkyô en compagnie de Makoto, du King, des gangs rivaux, des yakuzas et des nombreux autres personnages hauts en couleur ! L’air de rien, avec de multiples dialogues drôles et acérés, la série met en avant le mal-être d’une tranche de la population japonaise qui n’a parfois plus rien à perdre. On rit aux éclats et deux secondes plus tard, on réalise que l’on ne pleure plus de rire mais que l’on pleure vraiment tant l’atmosphère est âpre. Le renzoku est dès lors puissant et édifiant.

 

JIN | JIN-仁-

  • Diffusion : Automne 2009 – Printemps 2011
  • Chaîne : TBS
  • Deux saisons de 11 épisodes
  • Accès à la critique de la saison une – de la saison deux

Avec Minakata Jin, direction l’ère Edo, à la période charnière où le shogunat Tokugawa finit par tomber. Avec lui, on rencontre de grandes figures comme Sakamoto Ryôma mais on fait aussi la découverte de superbes femmes, de la médecine de l’époque et on se plaît à suivre cette fabuleuse aventure humaniste et vibrante. Le résultat est beau et on en ressort transcendé. Il s’agit d’un véritable bijou japonais qui mérite d’être connu à travers le monde.

 

Keitai Sôsakan 7 | ケータイ捜査官7

En partant d’un postulat assez idiot ou, très particulier dans le meilleur des cas, le génial Miike Takashi parle de l’intelligence artificielle avec brio, met en avant des téléphones portables singuliers et attachants, dresse le portrait d’un jeune garçon en retrait, fait rire, émeut jusqu’à avoir envie d’arracher son propre cœur et propose une série extrêmement intelligente. Une surprise comme on en a rarement et que l’on est bien décidé à chérir comme la prunelle de ses yeux.

 

Nodame Cantabile | のだめカンタービレ

Peut-on parler de musique classique et haranguer les foules ? Preuve que oui. Il suffit pour cela d’être créatif, vivifiant, drôle tout en gardant une certaine dimension grave et fédératrice. Les personnages ont beau gesticuler dans tous les sens, ils demeurent crédibles et surtout, très attachants.

 

Conclusion

Quelle horreur ! Quand je vois tout ce que j’ai mis de côté, j’ai l’impression d’être une traîtresse. Dix renzoku, ce n’est pas assez, quinze aurait peut-être été plus facile. Ceci étant dit, il est évident que la liste est en lien avec la ligne temporelle. Parmi ceux qui sont présents, il y en a beaucoup vus ces derniers mois / années. Je pense que c’est normal car d’autres qu’il me semble avoir adorés à l’époque sont bien moins frais dans ma mémoire et j’ai donc du mal à les comparer avec ceux plus récents (en terme de visionnage). C’est ainsi que j’ai mis de côté des Zeni Geba, Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi, Pride ou encore Kisarazu Cat’s Eye. Honteux, je sais. Vous pouvez me lancer des tomates si vous le souhaitez, je ne les éviterai pas. De toute manière, ce n’est pas parce qu’une série n’est pas citée que cela veut dire que je ne l’aime pas. Bien au contraire ! Le jour où je me mettrai au revisionnage, je pense que je pourrai davantage affiner ma liste car c’est généralement à ce moment-là que l’on se rend compte si l’on supporte et apprécie toujours ce qu’on a déjà vu.

Allez, le prochain bilan de ce genre aura lieu pour les 200 renzoku. Il y a du boulot !