Avec Fukunaga vs Yokoya, le second spécial du deuxième film LIAR GAME : Reborn n’est autre qu’Alice in LIAR GAME qui doit être regardé après le duel entre les deux anciens participants du tournoi. Il est passé sur Fuji TV entre le 6 et le 9 mars 2012 et comporte quatre épisodes d’environ sept-huit minutes. Il est disponible sur Internet en une version compilée de trente minutes. Il est considéré comme étant une sorte de série dérivée. Aucun spoiler.

Alice est une petite fille intellectuellement précoce. Vive d’esprit, réfléchie et intelligente, rien ne semble lui résister. Pour autant, elle a la tête sur les épaules et demeure une enfant proche de sa mère. Vivant seule avec elle, leur existence se déroule tranquillement jusqu’à ce qu’elle vole en éclats en raison d’arnaqueurs sans pitié. La vie d’Alice est alors bouleversée du jour au lendemain et elle doit faire un choix qui transformera son destin à tout jamais.

   

Ce qui marque avant toute chose dans Alice in LIAR GAME est qu’il n’est pas du tout question de tournoi, de machinations et de stratagèmes pour dépouiller son adversaire. Bien évidemment, le fond du problème demeure encore une fois les arnaques mais l’approche, elle, est radicalement différente. Le but de cette très courte série est de présenter Alice, la petite fille jouée par la mignonne et excellente Ashida Mana (Marumo no Okite, Mother, Toilet no Kamisama, Sayonara Bokutachi no Youchien), que l’on a aperçue à la fin de Fukunaga vs Yokoya. On y découvre pourquoi et comment elle est arrivée dans le Liar Game Tournament et quel est son lien avec celle qui semble le diriger. Sa mère est incarnée par Konno Mahiru (Hanazakari no Kimitachi e, Shiroi Haru). Il ne se passe donc au final pas grand-chose mais cela est suffisant pour intéresser malgré un rythme haché et de nombreuses répétitions dues aux épisodes très courts. Si la réalisation est davantage posée et use moins d’artifices, les compositions habituelles de Nakata Yasutaka sont encore une fois là et se montrent parfaitement adaptées à l’ambiance plus sobre mais néanmoins tragique de cette série. Effectivement, quand bien même ce spin-off débute de manière assez enjouée, le ton passe rapidement au drame car Alice est obligée de grandir plus rapidement que prévu. Son histoire possède d’ailleurs de nombreuses similitudes avec celle d’Akiyama et il sera très intéressant de voir leur dynamique dans LIAR GAME : Reborn.

 

Pour conclure, Alice in LIAR GAME apporte ainsi un éclairage plutôt intéressant sur Alice, une des nouvelles têtes pensantes du LGT. Malgré les contraintes de son format et son classicisme, il demeure agréable à regarder et donne plus que l’eau à la bouche. Vivement que le second film, Reborn, soit disponible en DVD et que l’on puisse le visionner ! Espérons seulement qu’il se montre à la hauteur de nos espérances et qu’il ne vienne pas gâcher un univers qui, jusque-là, se tient plutôt correctement.