Samurai Sentai Shinkenger | 侍戦隊シンケンジャー

Par , le 7 décembre 2012

Chan-Chan-Bara Chanbara !Chan-Bara-Bara Chanbara !Samurai Sentai Shinkenger Appare !
Si j’avais la possibilité de parler à mon moi d’il y a une bonne dizaine d’années, il se moquerait très certainement de mon moi actuel ; ou bien il croirait que je suis en train de raconter des mensonges. Aussi fou que ça puisse paraître, j’ai terminé dernièrement un Super Sentai. Après avoir commencé les tokusatsu par GARO, être passée par la franchise Kamen Rider avec Kamen Rider Den-Ô, puis avoir fait un petit détour du côté de l’excellent Keitai Sôsakan 7 et de ses portables anthropomorphes, il fallait bien que je continue mon exploration, n’est-ce pas ? Direction une autre franchise, celle des Super Sentai ! Rappelons très brièvement que les tokusatsu regroupent au Japon les séries utilisant de nombreux effets spéciaux, elles-mêmes subdivisées en plusieurs sous-genres, dont le genre sentai – du moins, si je ne me trompe pas. La majorité connaît forcément les Super Sentai et cela, sans même avoir déjà regardé une production de ce type. Chôdenshi Bioman (Bioman en VF) sonne familier à vos oreilles ? C’est le huitième Super Sentai. Ou alors, Power Rangers vous dit quelque chose ? Pour ces derniers, il s’agit d’une franchise adaptant les Super Sentai japonais en les américanisant – les combats sont gardés et les scènes où l’on voit le visage des acteurs retournées. Quoi qu’il en soit, le principe est systématiquement le même : des jeunes élus bataillent – dans leur combinaison de couleur moulante – contre des êtres maléfiques. Le terme super fait référence aux armures robotisées (mecha) tandis que sentai a pour signification escadron de combat. Tôei et Bandai sont à chaque fois aux commandes et en profitent pour sortir une multitude de produits dérivés. Évidemment, je n’ai pas essayé de m’infliger de version occidentale et j’ai testé directement à la source. En ayant lu du bien et connaissant une partie de la distribution, j’ai décidé de donner sa chance à Samurai Sentai Shinkenger. La fiction fut diffusée au Japon entre février 2009 et février 2010 sur TV Asahi. Cette production est la 33è série Super Sentai, ce qui est assez fou quand on y pense, car il n’y en a qu’une seule par an. Elle comporte 49 épisodes d’une petite vingtaine de minutes, mais possède également des épisodes spéciaux et plusieurs films. Ces derniers seront traités par la suite sur Luminophore, aujourd’hui il n’est question que du renzoku. Son titre signifie Shinkenger, l’escadron des samouraïs ; shinkenger est un mot-valise associant ranger et shinken qui, lui, est le terme japonais pour sérieux, sincère, mais aussi pour vrai sabre. La principale scénariste est Kobayashi Yasuko, à l’origine de la majorité des histoires de Kamen Rider Den-Ô et de bien d’autres tokusatsu. À noter qu’il existe une adaptation américaine, connue sous l’appellation Power Rangers Samurai, composée à l’heure à laquelle ce billet est posté de deux saisons. Aucun spoiler.

Quatre jeunes descendants d’anciennes familles de samouraïs se rallient au clan Shiba afin de combattre les Gedôshu, des créatures malveillantes menaçant d’inonder le monde entier et d’y faire régner la terreur.

Étant curieuse de nature et appréciant tester tous les genres, j’ai tenté de donner sa chance à un Super Sentai cette année. Comme le suggère le premier paragraphe de ce billet, il ne s’agit clairement pas de ce que je regarde en temps normal. À l’instar de la plupart des gens, j’avais de gros a priori en commençant Samurai Sentai Shinkenger et le début ne m’a pas du tout rassurée. J’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire et digérer tout ce kitsch très répétitif. Les Super Sentai sont codifiés à l’extrême, peuvent devenir extrêmement redondants et, par conséquent, ennuyants, voire irritants. Cela dit, à la longue j’ai fini par m’attacher aux personnages et malgré tous les défauts, l’univers de cette série est soigné et plutôt intéressant. C’est pourquoi je ne regrette pas de m’être jetée à l’eau, mais je comprendrais amplement que certains ne veuillent pas du tout essayer ou n’arrivent tout bonnement pas à y adhérer. Il faut savoir que les Super Sentai sont à destination d’un jeune public, ce qui favorise les bons sentiments ou les intrigues moyennement noires. Naturellement, cela ne signifie en aucun cas que les histoires doivent être simplistes et manichéennes, écueils qu’évite assez habilement Samurai Sentai Shinkenger.

Comme tout Super Sentai qui se respecte, le synopsis de départ n’a rien d’original. Des adolescents portent en effet le poids du monde sur leurs épaules et tentent de sauver la planète à grand renfort de combats, grâce à leurs armes et un gigantesque robot. Point. Après avoir été vaincus et quasi annihilés il y a plusieurs années, les Gedôshu sont de retour et sont bien décidés à détruire la Terre. Ces monstres habitent dans une petite zone se situant entre notre monde et l’autre monde ; là où coule la rivière Sanzu, qui, dans la tradition bouddhiste et les croyances religieuses japonaises, est semblable au fleuve Styx. Ceux-ci réussissent à rejoindre les humains grâce à des failles entre des immeubles et structures apparentées. Depuis dix-huit générations, le clan Shiba se charge de supprimer ces viles créatures. Les Gedôshu retrouvant une grande activité en raison de leur dangereux chef, Dôkoku, Shiba Takeru, le suzerain à la tête du clan Shiba actuel, appelle ses quatre vassaux à s’allier à lui. Ces derniers doivent tout quitter et se lancer dans une lutte pour laquelle ils se préparent depuis leur enfance. La spécificité de ce Super Sentai est d’assimiler ses héros, ces Shinkengers, à des samouraïs. Descendant d’ailleurs d’anciennes familles de cette classe guerrière, ils suivent des lois fondamentales et sont soumis au principe de dépendance envers leur supposé maître. Effectivement, compte tenu de leur statut de samouraïs modernes, ils sont tenus d’observer le bushidô, le code des valeurs morales de ces hommes d’armes japonais. En clair, les grandes vertus telles que loyauté, honneur, honnêteté, politesse, bienveillance, courage ou encore droiture sont exigées jusqu’à leur mort. Astreints à un entraînement rigoureux, devant sacrifier leur vie d’autrefois et se consacrer totalement à cette lutte contre les Gedôshu, ils ont pour obligation morale de se donner corps et âme à leur destin tout tracé depuis des siècles et des siècles. La solitude est requise afin de ne mettre ni famille ou entourage proche en danger. L’individu n’a ici plus de libre arbitre et doit suivre ce que l’on a choisi pour lui. Ce dévouement désintéressé est d’autant plus complexe au XXIè siècle, et les épisodes tentent dès lors d’approfondir la psychologie des personnages en illustrant leurs multiples doutes et les difficultés de demeurer à cette place définitivement ingrate. De même, l’allégeance au chef de leur clan est très spéciale ; nous ne sommes définitivement plus au temps de la vassalité. La série s’en amuse beaucoup, car si certains protagonistes tels que Chiaki ne se voient clairement pas devoir s’aplatir devant Takeru, d’autres comme Ryûnosuke vont appeler ce dernier Tono-sama et pousser leur fidélité jusqu’à d’incroyables extrêmes ; tono signifie seigneur et sama est un suffixe très solennel. En réalité, Samurai Sentai Shinkenger fait preuve d’une authentique identité utilisant à bon escient l’héritage culturel japonais. Cela est visible grâce au bushidô mais également en raison de la mythologie des Gedôshu, des décors, costumes et moult détails insufflant à l’ensemble une véritable ambiance nippone très appréciable.

Chacun des Shinkengers possède une combinaison moulante de couleur différente (rouge, bleu, vert, jaune, rose) et un casque changeant quelque peu les uns des autres. Ils détiennent aussi un katana, le Shinkenmaru, et un téléphone, le Shodo Phone. Quand ils veulent revêtir leur uniforme de combat, ils lancent à chaque fois la phrase Ippitsu Sôjo, utilisent la fonction pinceau de leur Shodo Phone et matérialisent le kanji qu’ils viennent de calligraphier dans le vide. Ce kanji se rapporte alors à l’élément naturel les représentant, mais ils peuvent employer un autre kanji pour faire apparaître ce qu’ils ont symbolisé à l’instant. Par exemple, le Shinken Red, Shiba Takeru, va écrire le kanji hi (火) – signifiant le feu – de manière à arborer son costume rouge. En Asie, les éléments naturels étant au nombre de cinq – à savoir l’eau, la terre, le feu, le bois et le vent –, ce n’est pas étonnant qu’il y ait cinq combattants puisque chacun dispose de sa propre caractéristique. Sinon, le Shodo Phone détient d’autres spécificités outre l’appel de kanjis et la transformation vestimentaire. Il a en effet la possibilité d’invoquer les Origami, les robots miniaturisés dans une sorte de petite boîte pouvant être agrandis, utilisés et associés sous leur forme animale comme robots géants, à partir du moment où les Shinkengers appliquent le kanji dai (grand) sur eux. Tout cela paraît probablement très confus expliqué de cette manière, mais en vérité, ce n’est pas du tout le cas. Les cinq compagnons tirent leur force du Mojikara, un pouvoir mystique quelque peu semblable à la Force dans Star Wars. En bref : plus on en a, plus on arrive à se concentrer et plus on sera puissant. Le Shinkenmaru se change en arme personnelle souvent en lien avec leur habileté spécifique (un zanbatô pour Takeru, un gunsen pour Mako, un yari pour Chiaki, etc.), mais il accueille aussi des disques hébergeant le pouvoir de ses propriétaires, le tout saupoudré de nombreuses phrases assimilables à des sortes de gimmicks. En fait, les compères ont tout un arsenal varié inévitablement propice aux produits dérivés. Progressivement, ils récupèrent de-ci de-là de nouvelles acquisitions afin de devenir de plus en plus redoutables.

Visages de la série, les Shinkengers ne se connaissaient pas du tout avant leur rencontre. Ils savaient qu’ils avaient de futurs compagnons de lutte quelque part, au Japon, mais continuaient plus ou moins tranquillement leur vie en attendant le signal signifiant le retour en force des Gedôshu. Héritier de la famille Shiba, Takeru a été élevé dès son enfance par Kusakabe Hikoma afin de prendre la succession du clan. De prime abord froid, arrogant et sans pitié, il s’est en réalité forgé une épaisse carapace de manière à n’impliquer personne dans ce qu’il considère comme son propre combat. Ne souhaitant en aucun cas avoir des vassaux, il leur laisse le choix de l’aider dans sa quête, à la condition qu’ils s’y adonnent alors totalement. C’est Matsuzaka Tôri (Asukô March!, Clone Baby, Death Game Park) qui incarne ce jeune homme grave ayant vu son père (Tsuda Kanji – Keitai Sôsakan 7, Kaibutsu-kun) mourir devant ses yeux, et n’ayant encore jamais vécu en raison de son acharnement à la maîtrise des arts martiaux et de ses pouvoirs. En côtoyant ses camarades, il finit par se laisser aller et prend un minimum le temps de respirer. Toutefois, il souffre d’un véritable complexe d’imposture dû à une situation particulière à l’origine d’un rebondissement inattendu en fin de parcours – énième argument que l’ensemble exploite totalement son esprit samouraï. Takeru n’est pas forcément le personnage le plus intéressant de la série, mais son existence presque tragique insuffle un certain aspect mélancolique tant il peut faire preuve d’abnégation. Généralement, les meneurs des Super Sentai arborent la couleur rouge et c’est sans surprise que Takeru n’est autre que le Shinken Red. Son plus fidèle lieutenant, Ikenami Ryûnosuke (Aiba Hiroki), le Shinken Blue dédié à l’eau, est sans aucun doute le plus enthousiaste quant à sa nouvelle condition de samouraï. En dépit de sa grande passion pour le kabuki et sa prometteuse carrière, il ne réfléchit aucunement et embrasse immédiatement ce qu’il considère comme un véritable sacerdoce. Travailleur, mesuré, psychorigide, il se prend régulièrement au sérieux et est à l’origine de nombreux moments humoristiques grâce à son comportement souvent théâtral. Shinken Green, Tani Chiaki (Suzuki Shôgo), complète le rang des garçons et est associé à l’élément du bois. Fanfaron, nonchalant et ne supportant pas l’autorité, il s’est jusque-là peu entraîné et est clairement le Shinkenger le plus faible des cinq au départ, ce qui finit par grandement le complexer. Chez les filles, Shiraishi Mako (Takanashi Rin) est Shinken Pink. Posée et ayant du caractère, elle calme les ardeurs et angoisses de certains. Enfin, la douce et gentille Hanaori Kotoha (Morita Suzuka) est la petite dernière et la plus jeune de tous. À l’origine, sa grande sœur devait revêtir le costume de Shinken Yellow, mais quand celle-ci tomba malade, Kotoha prit sa place. Ces cinq combattants vivent ensemble dans les quartiers très traditionnels de Takeru et sont secondés dans leurs tâches par plusieurs autres protagonistes.

Très rapidement, les Shinkengers sont rejoints par un sixième larron, l’imperturbable Umemori Genta (Sôma Keisuke), s’arrogeant le titre de Shinken Gold. Oui, rien que ça. Ami d’enfance de Takeru, n’appartenant à aucune famille de noble samouraï et perpétuellement optimiste, il se promène à travers Tôkyô avec son commerce ambulant de sushis. Génie du Mojikara, il parvient à le manipuler pour fabriquer lui-même des Origami et en profite pour créer des alliés éminemment sympathiques comme le truculent DaiGoyô, une lanterne-robot parlante. Tout ce petit monde passe par conséquent ses journées ensemble et s’en suivent les problèmes habituels comme les disputes, les réconciliations, les scènes d’entraide, les séances de motivation… La série prend vraiment le temps de développer la personnalité de ses héros, mais aussi des dynamiques se tissant entre eux. Si ce travail manque parfois de finesse et est assez caricatural par moments, le résultat se révèle plus que sincère et positif d’autant plus que l’humour est présent. Contre toute attente, ces jeunes adultes souffrent à leur façon et le j-drama n’essaye pas toujours de régler leurs problèmes en un épisode. Quand bien même Takeru est le chef des Shinkengers, il suit les directives de Kusakabe Hikoma (Ibuki Gorô), celui l’ayant élevé et qui gère tous les détails de cette lutte contre les Gedôshu. Appelé (vieil homme) par les samouraïs novices, il fait figure de mentor, voire de père de substitution pour certains. C’est lui qui s’occupe des kuroko, les serviteurs mutiques habillés tout de noir dont on ne voit pas le visage et qui travaillent dans l’ombre afin de pallier les besoins des Shinkengers. Après tout, il faut bien quelqu’un pour préparer à manger, mais aussi pour maintenir les drapeaux annonçant l’arrivée des Shinkengers sur les lieux des combats ! La galerie de personnages est définitivement étendue dans Samurai Sentai Shinkenger surtout qu’en plus des samouraïs et de leurs alliés, il convient de ne surtout pas oublier leurs très nombreux ennemis. Dans son ensemble, l’interprétation est fluctuante et marquée par un surjeu quasi constant.

Les Gedôshu sont les principaux antagonistes des héros. Vivant autour de la rivière Sanzu où les teintes sont très rouges, ils se rapprochent des yôkai de la mythologie japonaise ; autrement dit, ce sont des créatures surnaturelles monstrueuses aux pouvoirs divers. Ils sont modelés à partir des Shichi Fukujin, les Sept Divinités du Bonheur. Condamnés à demeurer dans un état intermédiaire entre la vie et la mort du fait de leurs pêchés, les Gedôshu s’apparentent à des esprits se nourrissant de l’eau de la rivière, alimentée par les émotions humaines négatives. Plus les humains sont malheureux et plus le niveau de la rivière monte. Ils cherchent ainsi à la faire déborder de son lit afin qu’elle se déverse dans notre monde. Ce sera à ce moment-là le chaos dont ils rêvent. Au départ, la plupart d’entre eux restent sur la jonque les abritant et passent leur temps à se disputer et fomenter des plans diaboliques. En attendant de les mettre définitivement à exécution, ils chargent les Ayakashi, des monstres vivant dans la rivière, de semer le trouble sur Terre. Ces derniers sont fondamentalement idiots, même si certains sont plus intelligents que d’autres, et les Shinkengers en viennent assez facilement à bout lorsqu’ils ne retournent pas dans leur monde. Ils ne peuvent effectivement rester trop longtemps parmi les humains, car ils ont besoin de l’eau de la rivière pour survivre. Chaque Ayaskashi a deux vies, celle à taille humaine et l’autre, celle à taille géante quand ils ont été tués dans leur première vie. Les Nanashi les accompagnent régulièrement et ne sont que de la chair à canon. A contrario, les Gedôshu sont bien plus impressionnants et finissent par être progressivement exploités au cours de la série. Si Dôkoku, leur chef enragé haïssant le clan Shiba, méritait d’être plus développé, d’autres tirent leur épingle du jeu. Dayû est sans conteste la plus intéressante et en devient presque attachante tant son passé est humainement tragique. Ne se séparant jamais de son shamisen qui est bien plus qu’un simple instrument, elle suit fidèlement les ordres de Dôkoku. Enfin, au début tout du moins… L’autre Gedôshu important est le solitaire Jûzô (Karahashi Mitsuru) ayant la possibilité de prendre son apparence humaine. Obsédé par le combat, il cherche des adversaires à sa taille capables de le battre. Lié à son katana, Uramasa, il traque Takeru qu’il voit comme un rival digne de ce nom. N’oublions pas non plus Shitari, le stratège poltron de Dôkoku ou, bien évidemment, l’ambitieux Akumaro et son rictus déstabilisant. Sinon, les petites boules de fourrure, surgissant dès que Dôkoku est furieux et s’amusant à répéter des bruits ou des mots, sont les Susukodama.

Le principal écueil de Samurai Sentai Shinkenger, et vraisemblablement des Super Sentai en règle générale, est son mode de fonctionnement très mécanique. Si les dix derniers épisodes changent quelque peu la donne étant donné qu’ils sont principalement dédiés au fil rouge, tous les autres disposent d’un schéma strictement identique. La majorité des histoires commence par la confrontation d’un protagoniste à un problème particulier le tiraillant ; comme par hasard, un méchant apparaît et personnifie plutôt bien les doutes du Shinkenger ; grâce à sa force de caractère et l’aide de ses amis, il réussit à se surpasser et l’escadron tue la première vie du monstre ; celui-ci grandit et les Shinkengers utilisent alors leur robot géant pour en venir définitivement à bout. L’épisode se conclut par le message à retenir de cette leçon que fut cette épreuve pour le ou les héros, déclamé par un narrateur. La construction s’approche quelque peu d’un théâtre d’autant plus que les épisodes sont appelés des actes. Ce qui est le plus pénible et qui m’a vraiment ennuyée est la dernière partie, quand les mecha entrent en ligne. Déjà, impossible de le nier, c’est très moche, mais surtout, la répétition use rapidement et on ne sent pas de réelle tension. Ce n’est heureusement pas le cas avec les scènes de combats où les Shinkengers sont au sol. Évidemment, ajoutons aussi les séquences de transformation des héros, tournées une seule fois et réitérées à l’extrême. Le résultat est donc schématique et manque par instants de fluidité tant les intrigues donnent l’impression de suivre un véritable cahier des charges de manière scolaire. L’attachement pour les personnages et l’ambiance permettent à la longue de passer outre, mais c’est clairement ce qui empêche la série de sortir de son carcan. Cette écriture n’est pas le seul élément représentatif des Super Sentai, car il va de soi que la forme est probablement la caractéristique la plus connue de cette franchise. Pour l’anecdote, il existe plusieurs incursions avec Kamen Rider Decade.

Amis du kitsch et des petits budgets, Samurai Sentai Shinkenger a de quoi vous ravir. Il faut savoir que les Gedôshu étant des créatures surnaturelles, elles ne ressemblent bien évidemment pas à des humains. Donnant l’impression de sortir tout droit du bestiaire de jeux vidéo tels que Final Fantasy, leur apparence est particulière et les designers semblent se faire plaisir avec autant de diversité. Ils sont doublés par des comédiens de doublage, des seiyû, dont le travail est souvent enthousiasmant et très vivant. Quand bien même le tout fait carton-pâte et que l’on voie que tout ça est faux, on y sent une grande créativité assez stimulante. Les séquences avec le robot géant et la version gigantesque des Gedôshu ne sont pas une seule seconde crédibles. Est-ce dérangeant ? Non. La raison est toute simple, c’est parce que la production ne se prend pas au sérieux. En faisant preuve d’autodérision, en se moquant elle-même de ses limites financières ou encore en allant jusqu’à critiquer gentiment ses propres codes, elle assume totalement son ridicule et s’en amuse. Cette humilité est par conséquent très appréciable et empêche d’être trop désapprobateur puisqu’avant tout, le but est de divertir les plus jeunes en leur offrant ce qu’ils aiment : de chouettes personnages se battant avec classe pour sauver la planète. Le fond est préformaté, l’emballage largement perfectible, mais la recette fonctionne à condition de savoir ce que l’on regarde. Justement, quid des combats ? Il faut préciser que ce ne sont pas les acteurs qui jouent les scènes sous costumes, mais de vrais professionnels du genre. La réalisation est suffisamment solide pour que l’on suive clairement les chorégraphies et l’on n’a aucun doute quant à leur crédibilité. De toute façon, ce n’est pas parce que le budget est anémique que cela signifie obligatoirement que tout y sonne désolant. La série prouve qu’avec deux trois bouts de ficelle, il est on ne peut plus possible de s’en sortir sans trop de mal. Autrement, profitant de son cadre très japonais, Samurai Sentai Shinkenger se déroule majoritairement dans la maison traditionnelle de Takeru et emploie une bande-son de circonstance. Composée par Takaki Hiroshi, elle est très réussie et habille parfaitement les images. Avec des bruitages comme ceux provenant de kokiriko et des tonalités typiquement nippones, elle plonge rapidement dans une ambiance sachant tirer parti de son héritage culturel sans ne jamais oublier d’y insuffler de la modernité. La chanson du générique de début, Samurai Sentai Shinkenger de Psychic Lover (Project.R) est agréable comme tout et il ne serait pas étonnant que beaucoup se mettent à la fredonner, voire à hurler dessus, tant elle s’incruste dans la tête.

En conclusion, Samurai Sentai Shinkenger est un Super Sentai comme les Japonais en font depuis plus de trente ans suivant les lignes directrices très banalisées de la franchise. Avec ses héros aux combinaisons de diverses couleurs, ses antagonistes méchants plus subtils qu’au premier abord, ses sympathiques scènes d’arts martiaux et la psychologie évolutive de son escadron, elle n’apporte peut-être rien de neuf au genre. Pour autant, en reposant sa mythologie sur le folklore religieux et ancestral japonais ainsi que sur le code moral des samouraïs, tout en jouant sur ses nombreux défauts et en développant un univers bigarré particulièrement dense, elle a toutes les clés en main pour s’apparenter à un divertissement décomplexé. Il va de soi que la profondeur des intrigues n’est pas son point fort si ce n’est que la série est un petit condensé d’aventures de héros attachants alternant avec facilité entre humour, drames et émotions dans un cadre faisant honneur au bushidô et à ses thématiques assimilées. Ce renzoku est donc uniquement conseillé à ceux n’ayant pas du tout peur du kitsch et appréciant découvrir un pan des productions nippones pour enfants, plébiscitées – et moquées par certains – depuis des années. Pour ma part, je doute me lancer un jour dans un autre Super Sentai puisque je préfère des sujets adultes et que le côté répétitif m’a parfois ennuyée, mais je ne dis pas non à la parodie Hikônin Sentai Akibaranger
Bonus : pour en savoir – beaucoup – plus, la page Wikipédia anglaise est une source inénarrable, mais il y a aussi la section dédiée sur Super Sentai ou encore la page wiki sur The Morphin Grid.


12 Comments

  1. Caroline
    Haruka• 7 décembre 2012 at 20:42

    Ma première réaction quand j’ai vu l’image : « Oh, c’est pas vrai !!! »
    Et ce n’est pas un « Oh c’est pas vrai » pour dire « Quoi ?! Kerydwen regarde ça ? » (enfin, si un peu :p) mais c’était plus un « Power Rangers Samourai ?!! »

    En fait, voilà pourquoi je suis surprise. Un matin, je rejoins mon neveu qui regarde la télévision dans le salon. Et là, je vois la série « Power Rangers Samourai ». Je dis silencieusement à mon frère que « c’était mieux avant » (:p). On aimait bien regarder les « Power Rangers » quand on était plus petit. Après, c’est vite devenu n’importe quoi. Ou alors, ça a toujours été n’importe quoi mais quand on était petit, on ne s’en rendait pas compte :p. Je préfère cependant la première proposition ^^;.
    Je ne connaissais pas cette série mais je remarque cependant que ça a un lien avec le Japon alors tout d’un coup, ça me passionne plus (tiens, bizarre hein ? ^^).
    Puis là, les protagonistes se mettent à écrire des kanji alors je crie (tout en frimant) : « OOh !! Mais ça c’est le feu ! », « Et ça, c’est l’eau ! », « Et ça, la terre !! » etc. Bref, je suis contente de reconnaître les kanji.

    En plus, quand je vois les mecha, je crois voir Byakko et Genbu mais comme je ne vois ni Suzaku, ni Seiryuu (et même il en manquerait un ^^;;), ben je me dis que non, ce n’est pas ça. J’étais trop à fond là ^^;;;;;;

    Alors tout ça pour expliquer mon étonnement : j’ai été vraiment surprise de voir que tu as regardé cette série parce qu’elle est tout fraîche pour moi (fraîche, dans le sens où je viens de la découvrir ^^;). J’avais oublié le fait que les scènes de combat étaient tirées des sentai alors ça m’a encore plus troublé de voir les mêmes costumes que la série américaine.

    Je dirai que tu as eu du courage de regarder ça ^^. Je n’aurai pas tenu en tout cas ^^;;;

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    • Caroline
      Caroline• 7 décembre 2012 at 22:06

      En faisant des recherches lors de l’écriture de mon billet, j’ai vu que Powers Rangers Samourai avait justement été diffusé sur Gulli. C’est donc toujours plus ou moins d’actualité si ton neveu l’a regardé dernièrement ; ça m’étonnerait qu’il télécharge ou qu’il ait les DVD – qui n’existent peut-être pas aux USA, d’ailleurs ! Faudrait que j’y jette un œil un de ces jours. Ça pourrait en plus faire l’idée d’un billet où je comparerais quelque peu les deux. D’après ce que j’ai lu, c’est quand même largement moins bien que la version originale. Comme je ne connais pas du tout les Power Rangers, je ne sais pas trop de quoi je parle, mais apparemment, les versions américaines sont très aseptisées. Quand j’étais jeune, ça ne m’attirait pas du tout. Mais alors, pas du tout ^^;;;.

      Ici, le concept d’écrire des kanjis dans le vide afin d’en retirer un pouvoir est, à mon goût, super bien trouvé. J’adore lorsque les séries utilisent leur héritage culturel d’une manière ou d’une autre.

      Je t’avouerai qu’au début, il m’a fallu du courage parce que je me suis demandé comment j’allais pouvoir tenir 49 épisodes de ce genre. Heureusement, j’ai fini par me laisser prendre au jeu, mais j’ai vraiment eu du mal. C’est quand même très particulier, haha. Au moins maintenant, je saurai ce que ce sont les Super Sentai et je commence à avoir une vision d’ensemble un peu plus précise des tokusatsu. J’aime bien explorer les j-dramas dans leur globalité :).

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      • Caroline
        Haruka• 8 décembre 2012 at 17:14

        Ha oups, peut-être que je me suis mal exprimée ^^;. Oui oui, Power Rangers Samourai est bien d’actualité. C’est juste moi qui ne connaissais pas.
        Je me suis aussi dit que c’était bien original pour les kanji :) mais je trouve ça un peu nul qu’ils se transforment avec des portables. Je préfère le concept du bracelet-montre.
        C’est vrai que les tokusatsu sont particuliers mais il y en a que j’aime bien comme Sailor Moon ou San Ku Kai. D’ailleurs, ça me plairait beaucoup de revoir ce dernier.

        Hier soir, j’ai revu un épisode. Les costumes sont pourris, parfois ça donne mal au crâne mais ça me rappelle vraiment de bons souvenirs. D’ailleurs en faisant des recherches, j’ai appris qu’un des héros était allé assez loin dans sa filmographie :). Il a joué dans Ring 1 & 2 et même dans Le Dernier Samourai (Je ne vois plus qui c’est !) et Lost (!). Ca me fait bizarre de savoir ça et de le revoir tout jeune dans San Ku Kai :).

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        • Caroline
          Caroline• 9 décembre 2012 at 14:02

          Si, si, j’avais bien compris. Mais ce que je voulais dire, c’est que ton neveu pouvait très bien regarder en DVD plutôt qu’à la télé. J’ai cherché et la série a l’air de passer sur Gulli mercredi prochain, à 9 heures. Si j’y pense, je vais tâcher d’y jeter un œil.

          Je ne connais pas du tout le concept du bracelet-montre donc je ne peux pas choisir ce que je préfère. Malgré tout, je trouve que le téléphone se transformant en pinceau est ici préférable pour des questions, dirons-nous, techniques. Après tout, il faut bien qu’ils tracent le kanji dans le vide ;).

          Sailor Moon est justement sur ma liste ^^. En revanche, San Ku Kai, pas du tout. Par curiosité, je suis allée voir qui était l’acteur dont tu parlais et c’est… Sanada Hiroyuki ! Ouaw, le choc. Je ne savais pas du tout qu’il avait fait ses premières armes dans un tokusatsu.

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        • Caroline
          Haruka• 14 décembre 2012 at 21:29

          (Je ne vois pas de bouton « Répondre » sous ton commentaire :( alors j’ai cliqué sur celui de mon dernier commentaire.)

          Alors, tu as regardé Power Rangers Samourai mercredi ? XD

          Haha, pour Sailor Moon, attends-toi à quelque chose de kitsch. Mais TRES kitsch. Les sailor portent plutôt mal leurs perruques et je trouve les costumes pas terribles. Les effets spéciaux sont AFFREUX mais bon, c’est Sailor Moon ^^ et j’ai toujours adoré le dessin animé. Je projette d’ailleurs d’acheter les mangas de Sailor Moon qui sont en train d’être réédités chez Pika Edition ^^. Les couvertures sont belles *o*

          Ouii, voilà, c’est Sanada Hiroyuki qui joue dans San Ku Kai. J’ai eu un choc aussi Ô_o

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          • Caroline
            Caroline• 22 décembre 2012 at 11:24

            Non, j’ai totalement oublié ! Et ce mercredi également, d’ailleurs… Zut, faut que je note quelque part de ne pas zapper ça la semaine prochaine.

            T’inquiète, je m’attends déjà à quelque chose d’extrêmement kitsch pour Sailor Moon. Aussi incroyable que ça puisse paraître pour certains, je n’ai jamais regardé l’animé, je ne connais pas du tout l’histoire et je n’ai pas non plus lu le manga. En revanche, j’envisage d’acheter ce dernier un de ces jours ; je pense tester avant le j-drama cela dit.

  2. Caroline
    makichan• 9 décembre 2012 at 0:34

    Oh oh oh!!! Tu as vu un sentai ^_^
    J’ai été très surprise quand j’ai vu le titre, et je me suis jetée sur ton post en suivant lol
    Première phrase lue, et hop, je suis allée sur Youtube pour me revoir l’opening *ce que je me refais en écrivant ces lignes*
    *j’ai dérivé sur Gekiranger et je ne reviens qu’1h plus tard, et en profite pour me lancer les OST de GoBusters*

    Tu m’as bien fait rigoler sur le principal problème que tu cites. Car en soi, ce n’est pas vraiment un problème, vu que c’est le genre qui veut ca. C’est comme dire que le problème des films gore, c’est qu’il y a des morts, ou que dans un film de James Bond, le héros couche systématiquement avec quelqu’un. C’est d’ailleurs quelque chose qui est bien montré dans Akibaranger. Chaque sentai se doit d’avoir son épisode sur les mariées, sur la réaction de la famille, sur le changement de corps, sur l’arrivée du nouveau ranger, …. Ca fait VRAIMENT parti du cahier des charges! Année après année, chaque sentai possède la même structure, plus ou moins modifiée en fonction des scénaristes. On peut alors se trouver devant un schéma classique, très enfantin, et très accès jouet comme Go-Onger par exemple, ou bien quelque chose de plus libre où chacun est mis en avant comme Gekiranger. Geki a été mon premier sentai, et reste mon préféré encore aujourd’hui. Il est qualifié par tous comme celui qui se rapproche le moins du sentai habituel (et c’est peut être aussi à cause de ca que je l’aime autant). Bonus: l’opening http://youtu.be/Fy5R_PQT3NQ
    Sinon, j’avoue, c’est une difficulté qui ne me plait pas trop non plus lol En gros, il faut arriver à passer les 20 premiers épisodes, puis ensuite, on peut vraiment en profiter parce que l’histoire commence enfin à se mettre en place. Mais ce sont ces épisodes, sur la vie quotidienne ou sur des choses plus ou moins anodines, qui permettent de se familiariser réellement avec les personnalités de chacun. Et donnent la possibilité d’apprécier leur évolution. Dans Shinkenger, j’ai surtout adoré Ryonosuke, tellement il est extrémiste dans son comportement et c’est tellement drôle!

    Les sentai ont bien évidement évolués depuis leur début. Je n’ai vu qu’une seule série de la génération précédente, Abaranger pour ne pas la citer. Il est l’une des meilleures séries pour la plupart alors je n’ai pas forcément un avis très objectif. Il est très enfantin dans sa forme, extrêmement porté sur le comique le rendant très attachant, mais de nombreux personnages sont très charismatiques, et la série va même jusqu’à faire mourir un des héros. Chose assez courante si j’ai bien compris. Mais ce n’est plus le cas maintenant. Ca a été assez aseptisé.
    Sans oublier les robots qui sont devenus des montages ultra improbables de jouets. Depuis Go-onger, ca ne ressemble plus à rien. Déjà que je ne suis pas fan de ces parties, c’est de pire en pire. Il n’y a peut être que dans Gekiranger que c’était intéressant à suivre parce qu’il y a un monstre mouche qui joue le commentateur sportif à chaque fois, et qu’il se fait frapper à chaque fois pour la méchante vu qu’il est clairement pour les gentils XD

    Petite précision: tu ne l’as peut être pas remarqué parce que tu ne regardes presque pas d’animes, mais la seiyuu qui prête sa voix à Dayu est Romi Paku, une seiyuu très connu! C’est d’ailleurs elle que l’on voit dans les flashbacks sur Dayu.
    http://www.animenewsnetwork.com/encyclopedia/people.php?id=5108

    La série de l’année dernière, Gokaiger, était une série anniversaire. Elle avait pour thème les pirates (les pirates de l’espace même), et la team principale était excellente. Le capitaine Marvelous portait bien son nom. Et l’un des méchants, Basco, était magnifique aussi. Mais à mes yeux, ils ont été totalement bouffé pour le fait que chaque épisode était en relation avec un ancien sentai, et donc ca n’a pas laissé vraiment le temps à la série d’avoir une vraie histoire développée. Un vrai gâchis.
    Bonus: le rouge qui raconte sa rencontre avec le bleu! https://www.youtube.com/watch?v=vg08uE2nUnc

    La série actuelle, Gobusters, n’est pas intéressante pour un sou. Son thème est l’espionnage. Je ne me donne même pas la peine de voir les épisodes sous-titrés, parce que je ne suis pas la trame principale. Je ne « regarde » uniquement que pour les quelques scènes des méchants lol Ils sont 2, ce sont des acteurs et non des gens costumés, et ils sont ultra classe. Lui, Jinnai Sho (Switch Girl, membre des D2 et que j’adore énormément) interprète « Enter », il a quelque peu fumé la moquette et dit souvent quelques mots en français. Elle, Ayame Misaki (Cutey Honey), interprète « Escape », la fifille du grand boss, très arrogante et qui veut se battre tout le temps.
    Bonus: la rencontre Enter – Escape (juste le tout début de l’épisode) http://www.dailymotion.com/video/xsclx7_tokumei-sentai-gobusters-22-subbed_shortfilms

    Finalement, je regarde surtout le sentai pour son second degré (avec notamment le côté décomplexé et parfois moqueur de la série dont tu parles), et pour ses personnages. C’est le petit divertissement, pas prise de tête, qui fait sourire voire bien rigoler, qui n’a pas besoin d’être suivi attentivement, et au bout de 20-25 épisodes, on s’y passionne, parce que l’histoire devient intéressante (enfin, il faut que l’histoire soit bien quand même lol). Après, comme tu le dis, il faut accrocher au style!

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    • Caroline
      Caroline• 9 décembre 2012 at 14:26

      On est d’accord, tout ça fait partie du cahier des charges, mais après, je pense qu’il y a l’art et la manière de le mettre en place. Ce que je reproche surtout, c’est que ces codes soient, ici en tout cas, répétés à outrance de façon très schématique. Je suis persuadée qu’il est possible de garder l’essence même des Super Sentai en abordant certaines intrigues selon une approche plus originale et moins préformatée. Comme j’apprécie difficilement les productions utilisant systématiquement un canevas identique, je n’ai pas plus accroché que ça et je doute tester un autre un de ces jours. En plus, pour moi, devoir attendre une bonne vingtaine d’épisodes pour réussir à trouver un semblant d’intérêt est presque rédhibitoire. Dans un rayon quelque peu similaire, j’ai eu moins de mal avec Kamen Rider Den-Ô par exemple. J’ai très largement préféré les personnages de Samurai Sentai Shinkenger, mais j’y ai davantage ressenti l’effet redondant.

      Tout comme toi, je pense que Ryûnosuke figure parmi mes favoris de la série. Sa dévotion, son sens de l’honneur et son côté rigide amènent beaucoup de passages plutôt drôles. J’ai beaucoup aimé sa relation avec Genta aussi. Ils ne font que se chamailler tant ils sont opposés, mais finissent tout de même par s’apprécier.

      Effectivement, je n’étais pas au courant que la seiyû de Dayû était si connue que ça. J’ai fait un petit tour sur sa voxographie et je remarque que c’est elle la voix d’Edward dans Fullmetal Alchemist. Techniquement, j’aurais pu l’entendre puisque j’ai vu l’animé, mais sachant que je l’ai regardé en VF à l’époque de sa diffusion… non. En tout cas, elle a un sacré palmarès à son actif.

      Un grand merci pour toutes tes informations éclairées. Quand on n’y connaît rien, ce n’est pas facile de faire le tri dans tout ce que l’on peut lire sur le Net tellement il y a de choses. Je ne savais pas du tout que certains Super Sentai avaient osé tuer l’un de leurs personnages principaux. C’est génial ! (^^’) Dommage que ce ne soit plus le cas n’empêche, car ça permet d’augmenter le suspense et, normalement, l’impact émotionnel. Le thème de Gokaiger avec les pirates de l’espace serait susceptible de m’intéresser. Par contre, l’espionnage… c’est bof, hein, et ça ne m’étonne pas que ce ne soit pas plus réussi que ça.

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      • Caroline
        makichan• 11 décembre 2012 at 23:15

        Franchement, je ne te conseillerais pas de te lancer dans Gokaiger, sauf si tu veux avoir une vision d’ensemble de tous les précédents sentai. Beaucoup le qualifie comme un très bon sentai, moi je suis restée totalement sur ma faim. Je reconnais que les épisodes centrés sur les quelques séries que j’ai vu m’ont fait jubiler, et donc je comprends tout à fait que les vrais fans ont dû adorer. En plus, chacun des 6 membres des Gokaiger tire la couverture à soi, avec un petit côté bad boy. Il faut dire qu’ils m’ont toujours fait penser à un copier-coller des perso de One Piece. Et je doute d’avoir tort sur ce point XDDD
        Mais, ca reste un sentai, c’est à dire, une série pour enfants, avec un petit budget.
        Alors que nous disposons de pirates de l’espace, toute la série se passe sur Terre, enfin au Japon. On a bien des flashbacks, mais ca reste très soft. Par exemple, une des filles est la princesse d’une planète qui a été détruite par les méchants. Son passé est montré vers la fin de la série, se déroule à peine sur un épisode, et dans le flashback on ne voit qu’elle, un majordome, et ses parents qui s’enfuient du château de « Atashinchi no Danshi » en feu (enfin, ils ne sont juste que sur la terrasse où on voit bien la façade de la bâtisse). Ca dure même pas 1min. On voit ensuite sa rencontre avec les pirates, mais il n’y a pas vraiment d’explications.
        Alors que tout le monde a une personnalité intéressante, pourrait avoir un super background, ca reste peu approfondi (mis à part pour 2). L’histoire ne décolle pas vraiment, est très linéaire. Aucun gros retournement de situation (j’ai vu 4 sentai, et c’est le seul où je n’en ai pas vu).
        En gros, pour être moins déçue, je vois cette série comme un prélude à la vraie histoire, parce que la fin est très ouverte et invite à une bien plus grande aventure. Ca ressemble plus à une énorme préparation pour les Gokaiger avant de prendre enfin leur destin en main.

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        • Caroline
          Caroline• 13 décembre 2012 at 21:44

          T’inquiète, je ne compte pas me lancer là-dedans ^^. Mais ayant un faible pour tout ce qui a trait à la piraterie, j’aurais pu être intéressée. Vu le succès du manga/de l’animé là-bas, ton parallèle avec One Piece n’est pas idiot du tout, d’ailleurs. Non, je vais plutôt tenter un de ces jours la parodie, car je pense qu’elle peut me plaire. J’imagine que je passerai à côté d’un tas de références comme je ne connais pas spécialement les Super Sentai mais bon, j’ai quand même eu un aperçu avec Samurai Sentai Shinkenger.

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  3. Caroline
    Dramafana• 12 décembre 2012 at 14:11

    Un peu de kitch ne peut pas nuire, j’en suis persuadée! Et lorsque que c’est assumé, c’est encore mieux (^^).
    Ce qui me m’épate dans ces séries, c’est cette débauche de couleurs et surtout la créativité dont font preuve les concepteurs au niveau des costumes des ennemis. Il faut bien reconnaître qu’ils sont esthétiques… et bien plus originaux que les sempiternelles combardes des « gentils »: « rougeeeeu, roseeeeu, vert, jaune et bleeeu… »! (^^)

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    • Caroline
      Caroline• 13 décembre 2012 at 21:48

      Oui, c’est certain, un peu de kitsch peut faire du bien à une production. Trop, par contre… :P.
      Je te rejoins totalement sur la créativité des personnes s’occupant de ces séries. Quand on pense qu’en plus, ça dure depuis plus de trente ans, qu’il y a un renouvellement perpétuel et qu’à côté de ça, d’autres franchises plus ou moins du même style (Kamen Rider, par exemple) emploient des créatures similaires, ça en fait de l’imagination ! Concernant les couleurs des héros, j’ai cru comprendre qu’il y avait parfois quelques variations bien que cela reste limité. Dommage !

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