L’été 2013 des j-dramas

Par , le 29 juin 2013

C’est assez désespérant de constater que la plupart des billets de ce genre débutent tous par une plainte météorologique. Mais avouez que de discuter des séries de l’été alors qu’à l’extérieur, le soleil n’est présent qu’une minute par jour et que la température ne dépasse pas les 15 °C, a de quoi donner envie de râler. Rappelons brièvement le principe de ces récapitulatifs trimestriels si vous le voulez bien. Le but est de dresser un aperçu somme toute exhaustif des nouveautés de la saison télévisuelle japonaise. Puisqu’il s’agit de mon espace personnel, je m’attarde en premier lieu sur les productions m’intéressant le plus – et celles davantage susceptibles de se frayer un jour un chemin sur Luminophore –, et de façon plus succincte pour toutes les autres. Il n’y est techniquement question que des renzoku et le classement n’est pas subjectif mais alphabétique. Lorsqu’il manque des informations, des liens ou des affiches, c’est tout simplement parce qu’ils ne sont pas encore disponibles.

Akuryô Byôtô | 悪霊病棟

Chaîne : TBS
Début : 18 juillet 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : D’étranges phénomènes se déroulent autour d’une jeune infirmière mystérieuse exerçant dans un hôpital reculé. Ses collègues et les patients sont systématiquement visés mais, elle, n’est jamais troublée par quoi que ce soit. Rapidement, des soupçons pèsent alors sur cette femme possédant un don fort curieux et peu naturel.

Pourquoi diable le regarder ? S’il s’agit certes encore une fois d’un j-drama ayant pour cadre le monde hospitalier, l’ambiance devrait radicalement changer de la norme puisqu’il y sera question de surnaturel et d’autres évènements fantastiques. Avec Kaho dans le rôle de l’infirmière particulièrement atypique, il y a en plus de grandes chances pour que l’interprétation soit de qualité. Il n’y a pour l’instant pas beaucoup d’informations au sujet de cette série mais elle s’annonce vraisemblablement assez enthousiasmante pour qui aime le genre.

 

Double Tone | ダブルトーン

Chaîne : NHK
Début : 29 juin 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : Nakano Yumi et Tamura Yumi ne se connaissent absolument pas et ne devraient justement jamais se rencontrer. Or, au cours de chaque nuit, elles se voient l’une et l’autre dans leurs propres rêves. Elles réalisent alors qu’elles possèdent des souvenirs communs et que leur futur est inextricablement lié. Les rebondissements finissent par rapidement s’enchaîner pour insuffler une tension et un effroi permanents.

Pourquoi diable le regarder ? Seulement cinq épisodes de trente minutes seront diffusés pour cette production fort alléchante grâce à ses probables multiples ramifications. Pour ne pas changer, il s’agit aussi d’une adaptation d’un roman mais cette fois, il est sacrément récent puisqu’il date seulement de mai 2012. Croisons les doigts pour que le suspense et les mystères valent le détour. Du point de vue des acteurs, cela s’annonce en tout cas solide avec Nakagoshi Noriko, Kurotani Tomoka et Yoshizawa Hisashi.

 

Furueru Ushi | 震える牛

Chaîne : WOWOW
Début : 16 juin 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : Une ancienne affaire vieille de cinq ans, non résolue, revient sur le devant de la scène. Un des enquêteurs, Tagawa Shinichi, finit par découvrir que ce cambriolage ayant conduit à deux meurtres serait en lien avec une société travaillant la viande. Finalement, le vol n’était-il pas un moyen de maquiller l’assassinat de ces hommes ? Accompagné d’une journaliste, il cherche à faire la lumière sur cette investigation alors que l’entreprise en question paraît bien cacher son jeu et multiplier les malversations.

Pourquoi diable le regarder ? C’est toujours amusant de lire les synopsis des séries diffusées sur WOWOW tant ils correspondent presque toujours à un même schéma. En d’autres termes, il existe régulièrement des mystères, des faits de société et des questions d’éthique. Sans grande surprise, cette adaptation d’un roman de 2012 semble surfer sur ce style que la chaîne maîtrise souvent. L’affiche est curieusement inquiétante et donne parfaitement le ton. Ajoutons-y cinq petits épisodes permettant généralement d’aller droit à l’essentiel, une distribution intéressante et l’on note tout naturellement ce j-drama sur sa liste de ceux à surveiller de près.

 

Gekiryû | 激流

Chaîne : NHK
Début : 25 juin 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : Un courriel d’une jeune fille ayant disparu vingt ans plus tôt favorise les retrouvailles de ses cinq anciens camarades de classe. Chacun d’entre eux mène désormais une existence ne le satisfaisant pas et probablement peu en raccord avec ce qu’ils espéraient par le passé. Rapidement, la malchance commence à déployer ses ailes sur ce petit monde.

Pourquoi diable le regarder ? C’est typiquement le genre de série capable d’être soit réussie grâce à une écriture solide et une mise en scène efficace, soit, au contraire, tout l’inverse. Avec des rebondissements, des mystères et une enquête réunissant d’anciens amis, cette adaptation d’un roman est donc en mesure d’être agréable et distrayante. La distribution éveille en plus immédiatement la curiosité tant elle comporte des acteurs compétents et plus que sympathiques : Kiritani Kenta, Tomosaka Rie, Kuninaka Ryôko et Yamamoto Kôji en tête – sans oublier Tanaka Rena, même si je ne crois pas l’avoir déjà croisée auparavant. Par ailleurs, seulement huit épisodes sont prévus ce qui devrait permettre une densité scénaristique appréciable.

 

LIMIT | リミット

Chaîne : TV Tôkyô
Début : 12 juillet 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : Suite à l’accident du bus qui les transportait, cinq jeunes filles se retrouvent perdues et blessées en plein milieu d’une forêt. Les secours n’arrivent pas et elles sont alors confrontées à leurs propres émotions, tout en essayant de survivre envers et contre tout.

Pourquoi diable le regarder ? Déjà, l’affiche est très jolie, ce qui ne gâche rien. Cette adaptation d’un shôjo manga dispose sur le papier de sérieux atouts avec cette histoire de survie dans un milieu inhospitalier. Nous sommes en droit d’espérer du suspense, de l’angoisse, de l’adrénaline, de la psychologie et des disputes entre ces filles progressivement à bout. Côté actrices, on y retrouvera notamment Sakuraba Nanami, Tsuchiya Tao, Suzuki Katsuhiro et Kudô Ayano. Sinon, Watanabe Ikkei et Kubota Masataka devraient être dans les parages.

 

Pan to Soup to Nekobiyori | パンとスープとネコ日和

Chaîne : WOWOW
Début : 21 juillet 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : Akiko décide de changer radicalement de vie et de reprendre la cafétéria autrefois maintenue par sa défunte mère. Là, elle n’y vend que du pain et de la soupe. Accompagnée d’un chat, son existence emprunte alors un nouveau chemin.

Pourquoi diable le regarder ? Sachant que la chaîne est WOWOW, qu’il n’y aura que quatre épisodes et que l’affiche inspire de la tranquillité et la douceur, on imagine aisément que cette série – adaptée d’un roman d’août 2012 – est capable de s’apparenter à une petite bulle délicate et sensible. Inversement, elle peut être profondément ennuyante et plate. Nous verrons bien. Quoi qu’il en soit, la distribution envoie déjà du rêve avec, entre autres, Kobayashi Satomi.

 

Starman | スターマン

Chaîne : Fuji TV
Début : 9 juillet 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : Son mari l’ayant quittée pour ses manières assez grossières, Uno Sawako, la petite trentaine, élève seule ses trois jeunes garçons. Lorsqu’elle rencontre un jour un jeune homme sur le point de mourir, elle a le coup de foudre et le sauve. Sauf que ce dernier a subitement perdu la mémoire. Cela n’arrête pas cette femme qui décide de l’appeler Hoshio et de le faire vivre sous son toit en tant que père de ses propres enfants. Sawako espère qu’il ne retrouvera jamais ses souvenirs tandis que lui, il commence à éprouver des sentiments pour sa bienfaitrice. D’ailleurs, dès qu’elle se trouve en situation de faiblesse, il l’aide grâce à ses mystérieuses capacités.

Pourquoi diable le regarder ? Certes, d’après les quelques informations délivrées pour l’instant, l’histoire n’est pas du tout crédible. Cela dit, la douceur de l’affiche, le talent certain du scénariste Okada Yoshikazu mais aussi de celui du réalisateur, Tsutsumi Yukihiko, amènent à être très curieux. Avec un peu de chance cette série apportera une jolie réflexion sur la famille et la société tout en disposant d’une intrigue quelque peu fantastique et ambiguë sur les supposés dons de l’amnésique en question, joué par le jeune Fukushi Sôta que je ne connais pas du tout. Croisons tout de même les doigts pour que les enfants ne soient pas insupportables et que la voix très particulière de Hirosue Ryôko n’irrite pas de trop.

 

Summer Nude | サマーヌード

Chaîne : Fuji TV
Début : 8 juillet 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : Mikuriya Asahi travaille sans grande motivation dans un studio de photo où il officie comme cameraman lors de mariages et de cérémonies scolaires. Quelque peu blasé, il a mis de côté ses rêves car il n’est pas le photographe qu’il espérait, et en plus, la femme qu’il aime l’a soudainement quitté il a plusieurs années. Malgré tout, il l’attend toujours et espère qu’elle reviendra vers lui. Sa rencontre avec Chiyohara Natsuki, la manager d’un restaurant italien, bouleverse son existence. Elle aussi est malheureuse en amour parce qu’elle a également été abandonnée par son petit-ami. En plus, Asahi a justement immortalisé ce triste souvenir en prenant une photo à ce même moment. Progressivement, les deux finissent par se reprocher mais il convient de compter sur une amie d’enfance d’Asahi, Taniyama.

Pourquoi diable le regarder ? Non, non, le titre du getsuku de l’été n’est pas une vaste blague. L’histoire paraît être très classique et reposer sur un énième triangle amoureux banal. Cependant, le scénariste, Kaneko Shigeki, a déjà prouvé avec Hachimitsu to Clover qu’il était capable de dépeindre des sentiments avec subtilité et tranquillité. La série semble en plus vouloir jouer avec le climat estival et pourrait être assez reposante. Dans tous les cas, c’est probablement la distribution qui attire tous les regards puisque le trio de tête est incarné par Yamashita Tomohisa, Karina et Toda Erika. La pénible Nagasawa Masami s’invite par la même occasion, zut. Par chance, d’autres acteurs sympathiques comme Katsuji Ryô et Kubota Masataka sont de la partie. Bref, je ne suis personnellement pas super emballée mais je suis assez curieuse de voir le résultat de cette romance disposant, a priori, de véritables atouts et moyens.

 

Tenma-san ga Yuku | 天魔さんがゆく

Chaîne : TBS
Début : 15 juillet 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : Malgré son don lui permettant de contacter et de communiquer avec les morts et les fantômes, Tenma est un vrai froussard. Pour autant, il est tout de même obligé de reprendre une société d’exterminations de créatures surnaturelles. Dès qu’il reçoit une requête particulière, Tenma se lance et cherche à ramener ledit fantôme là où il est supposé se trouver. Pour cela, il doit faire preuve de psychologie, d’écoute et de persuasion.

Pourquoi diable le regarder ? Oh, un Ghostbusters nippon ! Le résultat peut s’avérer assez fun, ou, au contraire, émotionnellement chargé ; tout dépend du ton que la série souhaiter employer. En revanche, le risque est de garder un format schématique en se limitant à un cas par épisode. Espérons qu’il existera une sorte d’intrigue feuilletonnante, et/ou que l’ensemble disposera de qualités suffisamment solides pour rompre le classicisme prépondérant dans ce genre de fictions. Notons sinon que c’est le grand retour du Johnny’s Domoto Tsuyoshi dans le rôle-titre d’un j-drama. Ses nombreux fans en seront ravis.

 

Woman | ウーマン

Chaîne : NTV
Début : 3 juillet 2013
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : À l’instar de millions de femmes, Aoyagi Koharu est une mère célibataire élevant seule ses deux enfants depuis le tragique et brutal décès de son époux. Malgré sa pauvreté, elle ne baisse pas les bras et cherche à offrir une existence paisible à sa petite famille. Contre toute attente, elle tombe un jour sur sa mère qu’elle n’a pas vue depuis plus de dix ans et qui l’avait abandonnée pour retrouver son amour de jeunesse.

Pourquoi diable le regarder ? La grande admiratrice du sublime Soredemo, Ikite Yuku que je suis attend avec impatience cette série écrite par Sakamoto Yûji où Mitsushima Hikari incarne une mère battante. Je suis convaincue que le scénariste peut encore une fois réitérer tout ce qui fait le sel de la série susnommée et employer avec adresse pudeur, sensibilité et émotions. Pour ne rien gâcher, Oguri Shun est de la partie – même si, nous sommes d’accord, il incarne le mari décédé donc nous ne devrions techniquement pas le voir grandement. Pour terminer, précisons que Sakamoto collabore encore avec le réalisateur Mizuta Nobuo, duo ayant vraisemblablement marqué le public grâce à Mother, toujours sur NTV ; notez aussi les titres quasi similaires…

L’asadora Ama-chan (site officiel | fiche Drama Wiki) entame sa seconde saison et bénéficie toujours d’audiences plutôt satisfaisantes.

Le manga Bussen (site officiel | fiche Drama Wiki) est à l’honneur cette année grâce à une adaptation en pièce de théâtre et, en ce qui nous concerne, en série télévisée. Il y est question d’une école sans le sou où travaillent des moines bouddhistes cherchant à aider des jeunes dont plus personne ne veut. Parmi ce monde se trouve un espion tête en l’air et maladroit appartenant au temple voisin. Pour l’occasion, Yoshizawa Ryô s’est entièrement rasé le crâne.

Normalement, Castella (site officiel | fiche Drama Wiki) devrait se trouver dans la sélection du dessus mais vu son sujet et l’époque à laquelle il se déroule, je crains qu’il n’ait pas le droit d’être sous-titré. Je préfère donc ne pas trop espérer et mettre des réserves. Pourtant, Endô Kenichi dans le premier rôle de cette histoire ayant pour cadre Nagasaki des années 1950 fait furieusement envie. Il y jouera un père de famille perdant une grande partie de sa fortune et obligeant les siens à quitter leur grande maison pour une bien plus modeste. Loin de se laisser abattre, cet homme, sa femme et la grand-mère restent optimistes et cherchent le bonheur des enfants tout en privilégiant l’amour et la musique.

Doctors (site officiel | fiche Drama Wiki) n’était déjà pas passée sur mes écrans et ce n’est pas avec sa seconde saison que je changerai d’avis en dépit de bonnes critiques. Les amateurs devraient être ravis d’y retrouver Sawamura Ikki en chirurgien confronté à des problèmes de nouvel ordre dans l’hôpital qu’il vient pourtant de laver de sa corruption.

Dans Hanzawa Naoki (site officiel | fiche Drama Wiki), le banquier du même nom incarné par Sakai Masato se retrouve accusé d’avoir fait perdre à son employeur 500 millions de yens, alors qu’en réalité, il obéissait aux ordres d’un de ses supérieurs. S’il souhaite conserver son emploi, il doit par conséquent découvrir un moyen de retrouver cette somme. Le milieu financier n’étant pas ma tasse de thé, je passe mon tour d’autant plus que je l’ai toujours dit, je ne suis pas une immense fan de Sakai Masato. Il y a toutefois l’excellent Kagawa Teruyuki et la jolie Ueto Aya qui seraient capables de me faire changer d’avis, surtout si les échos sont bons. Et vous savez quoi ? C’est encore une adaptation d’un roman – enfin, de deux ici !

Voyons, il faut bien que toutes les saisons aient au moins une histoire de prof tentant de remettre les élèves dans le droit chemin. Cet été, c’est au tour de Kamen Teacher (site officiel | fiche Drama Wiki) de s’y coller. En fait, cette série issue aussi d’un manga semble être un mélange entre Gokusen et la franchise Kamen Rider puisque le professionnel en question se charge d’une classe terrible et dispose d’un masque qu’il revêt pour combattre ses protégés avec les poings. Attendez, c’est de cette manière qu’ils apprennent la dure loi de la vie ! Sauf que cette fois, il commence à comprendre que la violence ne résout rien et souhaite la laisser de côté. La cerise sur le gâteau ? Le héros est le Johnny’s Fujigaya Taisuke. Autrement dit, ça s’annonce extraordinaire. Ou pas.

Le sympathique Namase Katsuhisa enfile pour la deuxième année l’horrible costume d’un officier de police dans Keibuho Yabe Kenzô (site officiel | fiche Drama Wiki). Pour la petite anecdote, ce personnage est l’un des principaux protagonistes du j-drama à rallonge Trick, ce qui fait que cette fiction s’apparente vraisemblablement à une série dérivée.

Comme tous les étés depuis quelque temps, Keishichô Sôsaikka 9 Kakari (site officiel | fiche Drama Wiki) débarque sur TV Asahi afin de proposer sa huitième saison. Avec toujours Watase Tsunehiko dans le rôle-titre, il est question de crimes en tous genres qu’une fine équipe de policiers doit résoudre.

Kodoku no Gourmet (site officiel | fiche Drama Wiki) dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises proposera au cours de sa troisième saison les aventures culinaires de son héros incarné par le toujours aussi génial Matsushige Yutaka. J’envisage tout naturellement de regarder cette série mais auparavant, il faudrait que je lance les deux premières saisons !

Et encore un retour d’une série policière avec Kyôto Chicken no Onna (site officiel | fiche Drama Wiki) et sa neuvième saison. L’héroïne jouée par Natori Yûko continue de résoudre des crimes grâce à son sixième sens et ses qualités de représentante de la justice. Il est possible que le ton apparemment assez humoristique et le cadre déplacé à Kyôto injectent de l’originalité à l’ensemble, mais j’ai tout de même de sérieux doutes.

Kyûmei Byôtô 24-ji (site officiel | fiche Drama Wiki) revient sur Fuji TV avec une cinquième saison où Eguchi Yôsuke se place en retrait, laissant l’opportunité à Matsushima Nanako et Sasaki Kuranosuke de se transformer en médecins urgentistes confrontés à des collègues techniquement compétents, mais peinant à l’être en situations réelles. Je n’ai jamais essayé cette série qui commence à avoir pas mal d’années au compteur et je dois avouer ne franchement pas avoir envie de me lancer au cours de cet été.

Encore une transposition d’un manga au petit écran avec Machi Isha Jumbo (site officiel | fiche Drama Wiki). L’individu incarné par Maki Daisuke revient, après une longue absence, sur une petite île japonaise où il devient le directeur de l’hôpital autrefois dirigé par le père d’une infirmière (Kutsuna Shiori). Celle-ci est consternée de découvrir que ce revenant a totalement changé et est dorénavant attiré par l’argent. Bien qu’ils se disputent alors régulièrement, elle finit par réaliser qu’il est un excellent médecin capable de sauver ses patients comme personne. Ah, encore une énième série japonaise médicale qui s’annonce grandement consensuelle et prévisible. Diable, où se trouve l’originalité dans tout ça ?

Comme à chaque saison, NHK met à l’honneur au minimum un jidaigeki et pour la fin de l’été, ce sera au tour de Meoto Zenzai (site officiel | fiche Drama Wiki) dans cette adaptation d’un roman de 1940, déjà transposé dans un film de 1955 par Toyoda Shirô. Et comme d’habitude, les sous-titres n’arriveront probablement jamais jusqu’à nous donc autant ne pas se faire de mal en ne cherchant pas trop à savoir de quoi il sera question. Ono Machiko et Moriyama Mirai se partagent l’affiche dans cette histoire associant les tempura aux geishas et aux vicissitudes d’une vie pauvre et malmenée par de nombreuses difficultés.

Techniquement, Namonaki Doku (site officiel | fiche Drama Wiki) me donne plutôt envie d’y jeter un coup d’œil. Il s’agit de l’adaptation d’une trilogie de romans écrite par Miyabe Miyuki, elle-même récompensée de plusieurs prix et de ventes importantes. D’ailleurs, c’est l’auteure qui a demandé à ce que le personnage principal soit joué par Koizumi Kôtarô (oui, oui, le fils de l’ancien Premier ministre) ; sinon, elle n’acceptait pas de voir ses livres à la télévision. Avec des meurtres mystérieux, un climat ambivalent et un cadre politico-financier trouble, l’ambiance a toutes les chances d’être lourde et intéressante. Malheureusement, il va falloir compter sur l’horripilante Fukada Kyôko et rien que sa présence me donne déjà de l’urticaire. La qualité de l’intrigue et le reste de la solide distribution (Maya Miki, Kuninaka Ryôko, etc.) parviendront peut-être à contrebalancer les lacunes de cette supposée actrice.

Durant quatre petits épisodes, Nanatsu no Kaigi (site officiel | fiche Drama Wiki) utilisant lui aussi un roman, illustre les difficultés d’un commercial banal lorsqu’il découvre quelque chose qu’il n’aurait pas dû. Résultat, il se retrouve dans un engrenage délicat où il doit combattre plus fort que lui. Le peu d’éléments fait curieusement penser à Soratobu Tire avec cette lutte entre David et Goliath. L’ensemble est en mesure d’être pertinent, le tout est qu’au minimum l’écriture suive. C’est le Johnny’s vétéran Higashiyama Noriyuki qui offre ses traits à cet homme a priori désespéré.

Naruyôni Narusa (site officiel | fiche Drama Wiki) s’attarde sur un couple de jeunes retraités décidant finalement de reprendre une activité professionnelle. Ils se lancent alors dans un restaurant et sont vite confrontés à des aléas fort contrariants comme des employés à problèmes. Contre toute attente, le gérant se surprend à apprécier ce petit monde et découvrir l’importance de l’unité familiale. Si voir un couple de personnages assez âgés peut être original, cette série s’annonce encore une fois franchement peu enthousiasmante. Et honnêtement, le sourire constipé de Tachi Hiroshi sur l’affiche fait très peur. Pour l’anecdote, Yasuda Shôta et Shida Mirai sont aussi en première ligne.

Oh, my Dad!! (site officiel | fiche Drama Wiki) s’attarde sur les difficultés d’un quarantenaire, ancien scientifique ayant vécu sa période de succès, alors qu’il tente de s’occuper seul de son fils, sa femme l’ayant quitté et disparu on ne sait où. Tout en cherchant à récupérer sa gloire d’antan, il retrouve son ancien petite-amie devenue une femme d’affaires accomplie bien qu’elle soit encore célibataire. Cela faisait un petit peu plus de deux ans qu’Oda Yûji n’avait pas joué dans un j-drama et le voir pourrait être plaisant. De même, la présence de Hasegawa Kyôko, de Narimiya Hiroki et de Yashima Norito inspire plutôt confiance. Les nombreux fans de Maeda Atsuko ne manqueront pas non plus de remarquer qu’elle figure parmi les rôles principaux. Bref, pour ma part je note sur mon hypothétique liste cette série familiale pouvant être touchante, drôle, plutôt romantique et, espérons-le, distrayante, mais je préfère attendre de lire quelques critiques avant de me lancer.

Bien que le shôjo manga Pin to Kona ait reçu un prix et que le monde du kabuki soit suffisamment intrigant pour donner envie de s’y intéresser, l’adaptation télévisée (site officiel | fiche Drama Wiki) me fait fuir. Pour cela, on peut principalement blâmer la distribution accumulant les jeunes Johnny’s – dont Tamamori Yûta qui a décidément la cote – et la mauvaise Kawashima Umika. De toute manière, l’histoire a l’air franchement peu originale puisqu’il y est question d’une rivalité sentimentale et théâtrale entre deux jeunes que tout oppose. Il y a, d’un côté, le fils médiocre d’une grande famille issue du monde du kabuki, et de l’autre, le jeune prodige n’ayant pourtant aucune connaissance dans ce cadre très particulier.

Dans Taberu Dake (site officiel | fiche Drama Wiki) s’inspirant d’un manga, l’héroïne portée par la chanteuse Gotô Mariko est une jeune beauté dont le seul intérêt est de manger. Pour une curieuse raison, un divorcé (Arai Hirofumi) a le coup de foudre pour elle et souhaite l’épouser. Originellement, elle est une déesse apportant du bonheur rien qu’en dégustant de bons petits plats auprès de quiconque mais il reste à voir si la transposition à l’écran gardera l’aspect schématique et surnaturel du matériel de base. Quoi qu’il en soit, ça ne m’attire pas tant tout paraît consensuel et assez idiot.

Saitô-san (site officiel | fiche Drama Wiki) prouve que des séries qui ne se déroulent pas dans le milieu médical ou policier ont aussi la possibilité de revenir à l’antenne. La femme au foyer interprétée par Mizuki Arisa continue ici d’éduquer son fils tout en n’hésitant pas à dire aux autres sa façon de penser sur leurs comportements peu respectueux vis-à-vis de la société. Cette adaptation du manga du même nom avait plutôt bien fonctionné en 2008 et ce n’est donc guère étonnant qu’une suite ait été mise en chantier. La distribution s’enrichit de Kiritani Mirei, de Tanabe Seiichi et de Seto Kôji.

Shomuni se transforme en Shomuni 2013 (site officiel | fiche Drama Wiki) grâce à sa quatrième saison. Derrière ce titre se cache une production à succès dont l’origine remonte à un manga. L’adaptation télévisée avait, semble-t-il, tiré sa révérence après trois renzoku et trois tanpatsu mais, non, dix ans plus tard arrivent des épisodes inédits. Esumi Makiko reprend dans cette comédie son rôle d’office lady confrontée à la crise économique ; elle est cette fois accompagnée de Becky, Andô Sakura et Miura Shôhei. Il y a de grandes chances qu’il ne soit pas du tout nécessaire d’avoir regardé le début de cette adaptation pour adhérer à la suite.

Autrement, le taiga Yae no Sakura (site officiel | fiche Drama Wiki) poursuit toujours son chemin et entame donc la seconde partie de sa diffusion annuelle.

Le principal risque avec des séries comme Yamada-kun to 7-nin no Majo (site officiel | fiche Drama Wiki), c’est d’être dans la surenchère et d’en devenir ridicule. Il faut dire qu’avec cette histoire où deux jeunes adultes échangent de corps comme de chaussettes grâce à un baiser, il y a de quoi se poser des questions. En outre, si l’on sait que dans cette adaptation d’un manga, l’adorable Yamamoto Yûsuke joue un délinquant et la fille (Nishiuchi Mariya) une élève brillante, on ne peut pas dire que l’on évite les clichés. Toutefois, ceci peut être assez fun et bien fichu donc, pourquoi pas.

Yoidore Kotôji (site officiel | fiche Drama Wiki) dont nous avions déjà parlé lors de la sélection du printemps dernier continue sur la lancée amorcée par le tanpatsu Oyari Haishaku de début janvier 2013. Il s’agit d’un jidaigeki avec notamment Takenaka Naoto dans le rôle-titre. Le SP n’ayant pas été sous-titré, il est possible que ce ne soit pas le cas de cette suite. Sinon, personnellement, l’histoire de ce samouraï m’intéresse plutôt.

Petit aparté : Les séries de fin de saison telles qu’Anata ni Nita Dareka – avec notamment Ôsugi Ren – sont encore très floues sur le papier et il est compliqué de savoir qu’en penser.

L’effet est peut-être trompeur – il faudrait compter pour s’en assurer – mais cette saison donne l’impression de s’apparenter à une succession d’adaptations de romans et mangas. Elle est loin l’époque où les scenarii étaient originaux. Ce n’est pas tant que ce soit foncièrement dérangeant mais d’une certaine manière, on en vient à penser que la paresse créative n’est pas loin. Histoire d’enfoncer le clou, les suites de fictions a priori assez banales pullulent. Le résultat est alors sans appel : peu de nouveautés attirent réellement l’intérêt. Cela étant, comme d’habitude, il est vrai que les quelques maigres informations données au compte-goutte par les chaînes n’aident pas forcément à se faire une idée.


8 Commentaires

  1. Kerydwen
    marilou• 30 juin 2013 à 2:29

    Merci pour cet article!
    bien que je doive avouer que cette saison… ne s’annonce pas vraiment palpitante ^^
    La seule chose qui est sure c’est que je vais m’intéresser de près à Woman, mais pour les autres… à voir.

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    • Kerydwen
      Kerydwen• 30 juin 2013 à 19:59

      Oui, voilà encore une saison peu enthousiasmante qui débute… Bah, je pense que c’est cyclique donc ça ne me dérange pas outre mesure – surtout que j’ai largement de quoi m’occuper plusieurs années !

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  2. Kerydwen
    Dramafana• 1 juillet 2013 à 10:16

    Là, comme ça, à brûle-pourpoint, il n’y a pas grand chose qui retient mon attention. J’attendrai peut-être de lire quelques avis sur certains dramas pour me lancer. J’ai néanmoins repéré « Gekiryu », « Summer Nude » (bien que le casting féminin me fasse un peu peur »), « Nanatsu no Kaigi » (Noriyuki Higashiyama oblige!), « Oh, my Dad!! » et surtout « Pan to Soup to Nekobiyori ». Certains titres, tels que « Taberu Dake », me font carrément peur… :) Il est vrai aussi que j’ai comme toi (et beaucoup de monde!) une liste à rallonge et de quoi m’occuper pendant un bon moment, comme tu dis dans ton commentaire adressé à marilou. Il est vrai aussi qu’il s’agit d’une première impression, peut-être que mon avis changera sur certains dramas. L’avenir nous le dira! ;)
    Merci pour ce panorama.

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    • Kerydwen
      Kerydwen• 2 juillet 2013 à 22:18

      Ah oui, c’est vrai que Higashiyama Noriyuki est un de tes chouchous. J’ai vraisemblablement déjà croisé sa route grâce à Byakkotai si ce n’est que je ne me souviens pas du tout de lui. Je t’entends déjà me souffler de tester quelques unes de ses séries mais, chaque chose en son temps ;P.

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  3. Kerydwen
    Dramafana• 3 juillet 2013 à 9:13

    Ha ha ha! Oui, c’est vrai, je l’aime bien ^^’.
    En tout cas, pas de problème pour t’en conseiller un si jamais ça te tente un jour! XD En fait, il n’y a pas tant de séries que ça avec lui et je n’ai pas trouvé les plus anciennes. Dommage. C’est d’ailleurs pour ça que je suis contente d’apprendre qu’il joue dans un drama tout récent. Bref. Affaire à suivre! ;)

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  4. Kerydwen
    Gatien• 29 août 2013 à 11:33

    Bien que je regarde peu de dramas ces temps-ci, et que donc, mes chances de les voir prochainement sont en réalité minimes, voici ceux qui me tentent le plus dans ta liste :

    – Double Tone. Du mystère, des rebondissements, et un format court. On croirait presque une production Wowow, vu comme ça ! (et j’ai bon espoir de trouver des sous-titres français, car ceux en anglais sont déjà disponibles)
    – Gekiryû. Là aussi, du mystère. Et le thème des retrouvailles, quand c’est assorti d’une dose de suspense, généralement, ça me plait bien (des subs anglais sont commencés)
    – Limit. Effectivement, belle affiche. Synopsis prometteur, qui devrait intéresser des teams. D’ailleurs, une vosta est déjà en route ^^
    – Yamada-kun to 7-nin no Majo. J’ai toujours bien aimé le thème des échanges de corps. Un thème d’ailleurs exploité de temps à autre ces dernières années par les jdramas, et jusqu’ici, ceux que j’ai vus ne m’ont pas déçu (« Papa to Musume no Nanokakan » et « Dream Again »). Pour celui-ci, il y a effectivement un risque de grand n’importe quoi, mais je vais lui donner sa chance, au moins pour un épisode. C’est peut-être même le premier de ma mini-liste que je vais visionner, puisqu’il existe déjà deux vostfr des premiers épisodes ^^

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  5. Kerydwen
    Gatien• 29 août 2013 à 12:35

    Je viens de voir qu’il y avait également une vostfr de « Limit » en cours… Pour une fois, mes repérages « tombent bien » : 2 ont une vostfr, et les autres une vosta…

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  6. Kerydwen
    Kerydwen• 29 août 2013 à 21:56

    @ Gatien ~ Puisque tu apprécies le thème de l’échange de corps, je me permets de te conseiller le sympathique Don Quixote. Il ne révolutionne en rien le genre mais propose un divertissement somme toute efficace et attachant. En tout cas, je l’ai pour ma part beaucoup apprécié.

    Quoi qu’il en soit, merci pour tes informations concernant la présence de sous-titres français ; cela intéressera vraisemblablement certaines personnes passant par ici.

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