Épisode 10
Première diffusion : 10 juin 2012 Durée : 70 minutes Captures d’écran

Résumé

Jun Shu emmène Xiao Fei dans un restaurant pour prendre un copieux petit-déjeuner. Alors qu’ils sortent de l’appartement, Zong Shi les aperçoit partir ensemble et décide de les suivre afin de voir ce que trame leur tout nouveau collègue. Sans grande surprise, celui-ci ne joue pas encore franc jeu et accumule les bizarreries. En effet, il connaît parfaitement les goûts de l’héroïne et répète inlassablement qu’il est désormais son petit-ami et qu’elle doit oublier Night. Xiao Fei ne comprend pas du tout pourquoi, et surtout comment, il est au fait de ce qu’elle aime. Finalement, leur rencontre au parc d’attractions était-elle un vrai hasard ? Malgré ses propos, il ne semble en tout cas toujours pas disposé à éclaircir son attitude et la jeune femme commence à perdre patience. En retournant à la voiture, elle exige une mise au point. S’il n’est pas contre, il souhaite se rendre auparavant quelque part avec elle, dans un endroit supposé lui remonter le moral. Elle n’a pas trop l’opportunité de refuser et accepte donc de monter dans le véhicule. Sur le chemin, Xiao Fei réalise progressivement la dangerosité de la situation et essaye de ne pas paniquer. Or, quand Zong Shi lui téléphone – lui qui est justement en train de les filer –, et que Jun Shu prend son portable et le confisque, elle finit vraiment par se sentir mal. Tout dégénère lorsque cette espèce de kidnappeur grille un feu rouge et se lance dans une course-poursuite avec Zong Shi. Les automobiles accélèrent, l’adrénaline grimpe, les roues crissent et tout est prêt pour virer à la catastrophe. Par miracle, si Zong Shi atterrit effectivement dans les décors, il s’en sort indemne et sans avoir trop abîmé sa voiture. Sauf que tandis qu’il est immobilisé, Jun Shun poursuit sa route, avec une Xiao Fei hurlant et désespérée. Va-t-il commettre l’irréparable ?

À l’autre bout de la ville, Night et Lei Wu Wu ont visiblement passé toute la nuit à discuter. L’androïde paraît convaincu de retourner à Kronos Heaven et de refermer son chapitre amoureux avec celle qu’il aime. L’employé farfelu tente encore une fois de le faire changer d’avis : en vain. C’est pourquoi, il doit appeler ses supérieurs pour que l’on récupère le robot avant de l’éteindre. Alors qu’il s’entretient difficilement avec eux, Night est au plus mal et se remémore tous les souvenirs qu’il partage avec Xiao Fei. Ayant le cœur brisé bien que, techniquement, il n’en a pas, il démontre sa transformation progressive et son humanisation. Lei Wu Wu est ébahi et ne parvient pas à saisir l’ampleur de ce qui se déroule devant ses yeux. Quoi qu’il en soit, tout s’enchaîne de toute façon très vite puisque contre toute attente, l’androïde arrête de se morfondre et choisit de se battre. Il a promis à sa chère et tendre de ne jamais la quitter et ce n’est pas parce qu’elle, elle ne ressentirait plus rien pour lui, qu’il doit l’abandonner. Après un court discours fort péremptoire, il part en courant chercher Xiao Fei, laissant le commercial en plan. C’est à cet instant que sort de l’ombre Jiang Bai Qi, son supérieur, qui n’est autre que… le soi-disant petit frère de Jun Shu ! C’est à y perdre son latin. En réalité, ce garçon est le véritable maître d’orchestre de tout ce mélimélo et dévoile le pot aux roses. Jun Shu n’est donc pas du tout de sa famille mais un robot du même acabit que Night. Il fait partie de la seconde version des nightly lovers, fabriquée parce que le premier du nom n’arrive pas à conclure avec sa cliente. Bai Qi explique à Lei Wu Wu que les deux androïdes sont en compétition et que celui qui remportera le duel aura le droit de continuer d’exister, et l’autre, sera rangé au placard.

Les deux hommes de la vie de Xiao Fei courent dans tous les sens et essayent de la rejoindre. Elle, de son côté, panique sérieusement et s’efforce de raisonner l’individu qu’elle prenait pour son premier amoureux. Après tout, s’il dit l’aimer sincèrement, pourquoi la force-t-il ainsi et n’agit pas en fonction de ses envies à elle ?! Ce n’est pas de l’amour, ça ! Zong Shi, lui, est en peine mais ne désespère pas car il sait que sa voisine est en mauvaise posture. Quant à Night, il traverse la ville en courant à vitesse maximale et retrouve rapidement la voiture de Jun Shu grâce à ses capteurs sensoriels. Il souhaite la stopper en pleine course en se plaçant au milieu de la route. Cela n’arrête en rien le robot numéro deux qui ne désire en aucun cas freiner. Malgré tout, grâce aux capacités surhumaines de Night, le véhicule n’avance plus. Loin de se décourager, Jun Shu engage un combat avec celui qu’il juge comme son ennemi et le jette au sol suffisamment longtemps pour pousser Xiao Fei dans une sorte d’usine désaffectée. La situation s’envenime encore plus lorsque les deux androïdes commencent à s’affronter. Night assure à Jun Shu qu’il serait capable de le laisser devenir le petit-ami de Xiao Fei s’il la rendait heureuse. Or, ce n’est absolument pas le cas tant il ne lui apporte que de l’effroi. Les rivaux, réalisant que les discussions ne servent à rien, emploient par conséquent la manière forte et se mettent à se battre de toutes leurs forces. Compte tenu de leurs habiletés hors du commun, les coups sont violents et spectaculaires. Réussissant enfin à atteindre son but, Zong Shi arrive aussi dans ce lieu et assiste, éberlué, à une bataille titanesque. Toutefois, il n’a pas le temps de réfléchir qu’il est assommé par des employés de Kronos Heaven, veillant visiblement toujours au grain.

Après s’être infligé de multiples blessures, Night met hors course Jun Shu qui s’écroule au sol, un bras en moins. Bai Qi en profite pour s’annoncer et fournir quelques justifications à Xiao Fei pendant que Lei Wu Wu répare son protégé artificiel. À partir du parc d’attractions, autrement dit la rencontre avec Jun Shu, tout ce qui a suivi a été manigancé par Kronos Heaven dans le but de ravir la place de Night dans le cœur de la jeune femme. Celle-ci est plutôt en colère et se permet de lui asséner ses quatre vérités. Qu’ils l’aient prise pour un rat de laboratoire passe encore, mais comment ont-ils pu la laisser faire l’amour avec ce robot mensonger, surtout qu’elle n’en garde aucun souvenir ?! Bai Qi est catégorique, ils n’ont jamais reçu une quelconque information de ce genre, ce qui signifie qu’elle n’a pas consommé quoi que ce soit avec Jun Shu. En d’autres termes, ce dernier a menti et n’a pas profité de sa pureté. Malgré tout ce qui s’est passé, Xiao Fei est extrêmement heureuse parce qu’elle s’aperçoit enfin qu’elle n’a pas trompé Night. Tout est bien qui finit bien. Lei Wu Wu raccompagne les amoureux chez eux et rend au robot sa bague qu’il avait ôtée la veille. Il en profite pour ajouter qu’il serait grandement temps que les deux sautent enfin le pas et officialisent leur relation au lit. Chassé par Xiao Fei, il répète à nouveau les recommandations et requêtes de Kronos Heaven, dont une des plus importantes : que personne n’apprenne la véritable nature du robot sinon, elle devra payer cent millions de dollars taïwanais. Cette piqûre de rappel est loin d’être anodine ; en effet, Zong Shi se réveille à l’usine, désormais déserte, et se souvient de ce qu’il a vu. Il saisit qu’il se trame quelque chose de non naturel autour de Night et est motivé à éclaircir la situation. En retournant à son appartement, il surprend justement une conversation éloquente entre ses deux voisins. Night rassurant sa protégée en lui précisant qu’il n’a pas à s’inquiéter pour elle car il ne ressent pas la douleur, elle réplique qu’elle oublie toujours qu’il n’est pas un être humain. Estomaqué par ce qu’il entend, Zong Shi continue d’aller de découverte en découverte et ne sait que penser. Mais, si Night n’est pas un homme de chair et d’os, quelle est sa nature ?

Le lendemain matin, les choses semblent vouloir enfin reprendre leur cours normal. Night est aux fourneaux et prépare consciencieusement le petit-déjeuner de celle qu’il aime. Tout paraît donc habituel si ce n’est que l’androïde parle en anglais, puis en japonais ! Il assimile le mandarin mais ne peut répondre dans sa langue. Le combat du jour précédent ne l’a-t-il pas endommagé plus que de raison ? Pour éviter d’être encore plus remarqué, Xiao Fei le supplie de ne pas aller au travail et de demeurer à la maison. Évidemment, il refuse catégoriquement et promet de ne pas ouvrir la bouche. Les obstacles débutent à peine sont-ils sortis de l’immeuble puisqu’ils tombent sur Zong Shi. Plutôt que de le confronter, l’héroïne décide d’opter pour la fuite en avant et pousse son petit-ami vers la sortie. De plus, à l’entreprise, c’est sans surprise que rien ne se passe comme il faut. Jun Shu a démissionné du jour au lendemain et n’a pas pris le temps de venir déposer sa propre lettre de départ, ce qui intrigue grandement Zong Shi… Quant à Sky, il remarque le côté polyglotte de celui qu’il admire et s’en amourache par la même occasion encore plus. Les choses ne s’arrangeant pas, Night quitte le japonais pour se mettre à utiliser l’italien. C’en est trop pour Xiao Fei qui se met à rouspéter son robot dans le couloir. Mais lui, il ne trouve pas autre chose à faire que de s’écrouler et de ne plus bouger d’un pouce. Puis, il se réveille malgré sa faiblesse et n’est toujours pas capable de communiquer en mandarin. Aux grands maux les grands remèdes, la jeune femme appelle Lei Wu Wu pour demander de l’aide. Ce dernier suggère tout simplement de regarder dans le mode d’emploi qui lui a été fourni lors de l’achat. Malheureusement, cet ouvrage ne donne aucune solution applicable. Pendant ce temps, l’état de Night ne s’améliore clairement pas et il sombre peu à peu dans une sorte de désespoir. Il en vient même à se jeter contre les murs, en espérant reparler mandarin. Sur le moment, il utilise du coréen ! Il souhaite à tout prix expliquer à Xiao Fei ce qui l’anime et est frustré de ne pas être en mesure de s’y appliquer. Subsiste un excellent moyen pour prouver son amour : les gestes. En lui déclarant sa flamme, il se penche doucement sur elle et l’embrasse. Le couple s’enlace tendrement et l’héroïne réalise qu’il n’a beau être qu’un être synthétique, il dégage une chaleur humaine. Profondément charmée, elle se met toutefois à paniquer lorsque Night s’effondre et perd connaissance.

Cette fois, Lei Wu Wu se rend chez Xiao Fei et cherche à voir ce qui ne fonctionne pas chez le robot. Tous les dommages causés par la lutte avec Jung Shu ont été réparés donc il ne devrait plus y avoir de problème. Il ne reste qu’une seule solution, celle de le ramener à Kronos Heaven afin de procéder à une vérification complète. Après s’être assurée que les employés allaient tout mettre en œuvre pour le soigner, Xiao Fei accepte de se séparer de son prince charmant et attend impatiemment chez elle. Plus tard dans la soirée, Zong Shi se rend chez elle, en espérant obtenir quelques révélations. Celle-ci esquive toutes ses questions mais il finit par comprendre toute la vérité en tombant sur le manuel d’utilisation de Night qui traînait sur une table ! Face à la vraie nature de son collègue, il est furieux et consterné de savoir que Xiao Fei a pour amoureux un androïde. Comment diable a-t-elle pu en arriver là ? Blessée par ses remarques, elle réplique que pour elle, il est Night, tout simplement. Probablement jaloux et dépité, Zong Shi se permet de la serrer dans ses bras tout en s’excusant. S’il s’était déclaré avant, son amie ne serait peut-être pas allée dégoter un compagnon de cette trempe. Qu’elle ne s’inquiète pas, il envisage de réparer cette erreur dès l’instant présent et lui propose de devenir sa petite-amie. Naturellement, elle refuse en rétorquant qu’elle en a déjà un ; même si Zong Shi a raison, elle n’a jamais avoué à Night qu’elle l’aimait… Quoi qu’il en soit, le charmant voisin ne se décourage pas et ne s’attend pas à ce qu’elle se jette à son cou de suite, il saura patienter. De plus, il s’arme de nombreux arguments imparables pour essayer de raisonner Xiao Fei. Elle aura par exemple beau mettre toute son énergie, Night et elle ne pourront jamais vieillir ensemble ou avoir des enfants. Celle-ci se rend compte qu’elle tient avec Zong Shi un précieux camarde, et qu’elle pourrait mener en sa compagnie une existence comme elle en rêve. Mine de rien, il l’a toujours aimée et est particulièrement prévenant. Perdue dans ses pensées alors qu’elle fait les courses avec lui, elle tombe sur Lei Wu Wu. Le commercial n’est pas réellement seul puisque Night le suit d’une façon très originale. Son corps étant abîmé, son système a été transféré dans un téléphone portable et il peut apparaître en version miniaturisée, telle une sorte d’hologramme. Il est furieux de constater que Zong Shi profite de son absence pour charmer Xiao Fei.

Tout le monde rentre chez l’héroïne, à savoir Lei Wu Wu, Zong Shi et Night dans le système en trois dimensions mis au point par Kronos Heaven. En discutant, l’employé loufoque découvre que Zong Shi est dorénavant au courant de la véritable nature de son rival. Ce qui rompt par conséquent une des clauses du contrat de la jeune femme qui est supposée payer une somme d’argent colossale. Heureusement, son ami d’enfance est ingénieux et réussit à trouver une sorte de parade. Tout ce qu’il doit faire, c’est donner ses empreintes et fournir quelques informations à la société spécialisée dans les hautes technologies. Cette mise au point effectuée, Zong Shi lance un nouveau défi à Night et lui assène qu’il est déterminé à ne pas perdre. Tous deux vont devoir se battre pour obtenir le cœur de Xiao Fei ; pour cela, ils vont cohabiter ! L’amour est également dans l’air du côté de Sky et de Zhi Xi ; contre toute attente, les deux s’embrassent après avoir raccompagné leur collègue et supérieur, Linxian Li, ivre.

 

Commentaires

À l’instar de l’épisode précédent, celui-ci est particulièrement moyen et peu enthousiasmant. La seconde partie est tout de même de meilleure qualité, probablement parce qu’elle injecte davantage d’humour et laisse enfin tomber l’arc en lien avec Jun Shu. Cette intrigue aurait pu être agréable si elle n’avait pas été autant entachée par la prestation très mauvaise de l’acteur portant les traits du robot numéro deux, Xiu Jie Kai, et si la subtilité n’avait pas été oubliée. Les réactions sont ici tellement caricaturales et sans aucun naturel ou logique que le visionnage en devient presque douloureux. Certes, le manga laisse quelques éléments suggérant que ce fameux ancien amour de jeunesse n’est pas ce qu’il dit être, mais il fait suffisamment preuve de mystère pour intriguer, voire étonner. Le tw-drama n’y va pas avec le dos de la cuillère et prend littéralement par la main le téléspectateur. C’est désagréable de voir que les scénaristes ne croient pas en l’intelligence de leur public. Enfin, au moins, le début de l’épisode a le mérite de faire sacrément rire en raison de la scène de la course-poursuite en voiture. Elle est tellement ridicule, kitsch et mal filmée qu’elle se transforme en un instant mémorable. Le constat est aussi peu crédible en ce qui concerne le combat des androïdes tant les coups sont ralentis à l’extrême et que l’on y aperçoit toutes les ficelles. Nous sommes d’accord, les séries taïwanaises n’ont pas la réputation d’être filmées par des génies mais ils auraient pu faire un petit effort au niveau du cadrage. Bref, c’est avec satisfaction que l’on referme le chapitre poussif et approximatif de Jun Shu.

Il fallait s’y attendre, Zong Shi passe à la vitesse supérieure et découvre la vérité sur Night. Sa réaction assez posée symbolise relativement bien le caractère du personnage dans cette adaptation. Le reste est très classique, en revanche. Par conséquent, le scénario renoue avec le triangle amoureux. Le gros point noir se trouve encore une fois en la personne de Xiao Fei. Elle s’apparente à une vraie girouette. Sa caractérisation et ses doutes sont tellement mal illustrés qu’il devient complexe de la comprendre et de ressentir une quelconque empathie pour elle. Espérons que la suite réussira à davantage la creuser et mieux dépeindre son questionnement. Là, on ne peut guère être satisfait, surtout que le doublage est toujours aussi horripilant.

L’épisode emploie une partie des éléments des chapitres 22 à 24 de la version papier, ainsi que la première planche du 25è. Exceptés quelques mineurs changements logiques, la trame est encore une fois parfaitement respectée. D’ailleurs, alors que le j-drama avait laissé tomber cette histoire de miniaturisation, Jue Dui Darling l’utilise en proposant une réécriture plutôt sympathique et bien vue.

Pour conclure, ces 70 minutes sont dans la veine générale de la série et ne sont guère divertissantes. Quelques passages sont plus réussis que d’autres si ce n’est qu’ils sont noyés dans la masse. Au final, peu de matière digne de ce nom ressort du tout qui manque inlassablement d’impact émotionnel.