Nous sommes à peine en automne que nous sentons déjà la fin de l’année arriver puisque débute actuellement la dernière saison télévisuelle japonaise de 2013. Rappelons brièvement le principe de ces récapitulatifs trimestriels si vous le voulez bien. Le but est de dresser un aperçu somme toute exhaustif des nouveautés nippones. Puisqu’il s’agit de mon espace personnel, je m’attarde en premier lieu sur les productions m’intéressant le plus – et celles davantage susceptibles de se frayer un jour un chemin sur Luminophore –, et de façon plus succincte pour toutes les autres. Il n’y est techniquement question que des renzoku et le classement n’est pas subjectif mais alphabétique. Lorsqu’il manque des informations, des liens ou des affiches, c’est tout simplement parce qu’ils ne sont pas encore disponibles.

Andô Lloyd | 安堂ロイド

Chaîne : TBS
Début : 13 octobre 2013
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Synopsis : Matsushima Reiji est un physicien de génie travaillant sur les vortex reliant deux espaces-temps. Or, il réalise un jour qu’Asahi, sa femme, et lui seront tués suite aux dérives d’une de ses théories. À peine a-t-il de toute manière la possibilité d’y réfléchir qu’il meurt en plein vol. Alors qu’Asahi essaye de faire son deuil, elle semble être la proie d’un dangereux individu cherchant à l’assassiner. Heureusement, elle a la possibilité de pouvoir compter sur le parfait sosie de son défunt mari, Lloyd, un être venant de 2113 dont l’unique mission serait de protéger la jeune femme. Ne comprenant aucunement les sentiments humains, Asahi commence par le mépriser mais, progressivement, elle s’attache à lui. Et, des changements s’opèrent également chez ce fameux Lloyd.

Pourquoi diable le regarder ? Difficile de ne pas penser dans une certaine mesure à Zettai Kareshi en découvrant le synopsis de cette nouvelle série. Il est effectivement clair que le Lloyd en question est un robot, qu’il va s’humaniser et que cela risque de tourner à la tragédie car nous savons tous que les êtres synthétiques ne vieillissent pas et tombent facilement en panne. Ce n’est donc pas l’originalité qui prime au premier abord. Par contre, le duo de tête est bien plus intéressant puisque Kimura Takuya donnera la réplique à Shibasaki Kô ; Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi rappelle à quel point ils dégageaient une vraie alchimie tous les deux. Il y a à fort à parier que cette histoire d’amour mette des étoiles dans les yeux – du moins, espérons. De plus, précisons qu’il y aura Kiritani Kenta, Kiritani Mirei mais aussi Endô Kenichi.

 

Dokushin Kizoku | 独身貴族

Chaîne : Fuji TV
Début : 10 octobre 2013
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Synopsis : Un célibataire profitant de son statut et convaincu de l’inutilité de l’amour, son frère fraîchement divorcé mais gardant espoir, et une jeune femme ayant perdu toute illusion concernant le mariage se retrouvent au sein d’une étrange relation triangulaire.

Pourquoi diable le regarder ? Peu d’informations circulent pour l’instant concernant cette série et l’histoire demeure au final assez lacunaire. Cela étant, elle devrait essentiellement reposer sur ses personnages et les relations se tissant progressivement entre eux. S’il semble s’agir encore une fois d’un énième triangle amoureux banal, la distribution pourrait changer la donne. Entre Kusanagi Tsuyoshi (que je n’ai toujours pas vu à l’écran !), Itô Hideaki et Kitagawa Keiko, il y aura normalement de quoi être convaincu. En prime, la vidéo promotionnelle joue beaucoup sur un aspect glamour, ce qui est suffisamment rare pour être noté. Pour l’anecdote, le scénario est écrit par Satô Shimako qui s’était chargée il y a plusieurs années de celui de Yasha, avec Itô Hideaki donc.

 

Glass no Ie | ガラスの家

Chaîne : NHK
Début : 3 septembre 2013
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Synopsis : Cela fait 22 ans que les parents de Tamaki Rei sont morts dans un accident d’avion en France. Alors qu’elle se rend à l’endroit du crash, en Bretagne, afin d’y déposer des fleurs, elle rencontre Shibusawa Kazunari, un homme ayant perdu sa femme dans cette même tragédie. C’est le coup de foudre et les deux se marient peu de temps après. Bien plus âgé qu’elle, Shibusawa a deux fils désormais adultes et suivant également ses pas au ministère des Finances. Rapidement, les relations dans cette nouvelle famille tendent à montrer des signes de friction en raison de sentiments refoulés et de non-dits.

Pourquoi diable le regarder ? La série n’est pas exactement de cet automne puisqu’elle a débuté à la fin de l’été. Elle est d’ailleurs bien avancée à l’heure à laquelle ce billet est publié, d’autant plus qu’elle ne comporte que neuf épisodes. Difficile de ne pas cacher sa curiosité en apprenant que la France devrait y être montrée à l’écran ; cela devrait être amusant – ou consternant, c’est au choix. Quoi qu’il en soit, le scénario en lui-même s’annonce dramatique, riche en dynamiques complexes et, espérons, que l’ensemble mettant à l’honneur Igawa Haruka ne versera pas dans le soap opera de bas étage. Ajoutons-y des sous-titres déjà en cours d’acheminement, une distribution agréable (Saitô Takumi et Nagayama Kento, entre autres) et tout ceci donne envie de se lancer.

 

Higanjima | 彼岸島

Chaîne : TBS
Début : 24 octobre 2013
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Synopsis : L’étudiant Miyamoto Akira retourne dans sa ville natale au cours des vacances d’été afin d’y retrouver sa famille. Lorsqu’il apprend que son grand frère a disparu six mois auparavant, il décide de partir à sa recherche. Pour cela, il se rend sur une île reculée mais ce qu’il ne sait pas, c’est que cet endroit est infesté de vampires. Quiconque mettant les pieds sur ce territoire ne réussit jamais à le quitter vivant.

Pourquoi diable le regarder ? Il s’agit encore une fois de l’adaptation d’un manga. D’ailleurs, il y a déjà eu une transposition nippo-coréenne sur le grand écran en 2010. Qui dit créatures aux dents pointues signifie forcément que je vais m’y intéresser. L’ambiance s’annonce assez sombre et malsaine, et avec un peu de chance, la tension ira crescendo et l’on se plaira à suivre les aventures probablement sanguinaires du héros à la recherche de son frère. À la distribution, notons la présence de Suzuki Ryôhei, Satô Megumi et d’Endô Yûya.

 

Honey Trap | ハニー・トラップ

Chaîne : Fuji TV
Début : 19 octobre 2013
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Synopsis : Miyama Yûichi a apparemment tout pour lui. Brillant à son travail, passionné et marié à une superbe femme idéale, il se retrouve un jour pourtant pris au piège par un ennemi invisible. Jalousé en raison de ses nombreux talents, il est accusé à tort d’une fuite d’informations et suspendu. Mais il n’a pas dit son dernier mot et compte bien récupérer ce qu’il a perdu ainsi que son père ayant mystérieusement disparu…

Pourquoi diable le regarder ? Pour son côté thriller ? Pour sa probable vengeance ? Pour son affiche ? La série dispose d’atouts non négligeables et détient la possibilité d’offrir un divertissement riche en rebondissements, en tension et en suspense. Cela étant, il est légitime d’être perplexe en apprenant que le scénariste n’est autre que Yamaoka Junpei qui a eu le malheur de commettre des horreurs comme Muscle Girl!. En plus, la supposée épouse fantastique du héros est jouée par Nakama Yukie… D’ailleurs, le personnage principal se retrouvant sans rien porte les traits d’AKIRA qui a décidément le vent en poupe depuis un an ou deux. Ozawa Yukiyoshi se trouve également dans les parages.

 

Kurokôchi | クロコーチ

Chaîne : TBS
Début : 11 octobre
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Synopsis : Kurokôchi Keita est un détective privé n’hésitant pas à employer tous les moyens pour parvenir à ses fins. Possédant de nombreux secrets sur les riches politiciens, il ne se gêne pas pour leur extorquer un maximum d’argent. Obligé de travailler avec une jeune et naïve recrue, il se charge de diverses enquêtes qu’il résout les unes après les autres. Mais, lui, ce qu’il veut surtout, c’est percer à jour les mystères se cachant derrière une vieille affaire n’ayant encore jamais été résolue : le vol de 300 millions de yens.

Pourquoi diable le regarder ? C’est toujours assez amusant de constater que l’on peut noter scrupuleusement sur sa liste de séries à tester un jour plusieurs mettant à l’honneur des thématiques que l’on n’apprécie en règle généralement pas, tout ça pour des raisons assez futiles. En effet, celle-ci utilise le cadre policier dont je ne suis pas du tout friande mais, puisque Nagase Tomoya est de la partie, je me sens immédiatement faible et – presque – conquise d’avance. De surcroît, le Johnny’s devrait par la même occasion aborder un registre moins agréable que ce dont il a l’habitude. Le reste de la distribution est plutôt sympathique en plus étant donné qu’il y a Watabe Atsurô et Kashii Yû. Autrement, ajoutons dans cette adaptation d’un roman Gouriki Ayame ou encore Endô Kaname.

 

Kuroneko, Tokidoki Hanaya | 黒猫、ときどき花屋

Chaîne : NHK BS Premium
Début : 1er octobre 2013
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Synopsis : Hinata Kiyoka est une jeune veuve ayant perdu son mari, Kôki, dans un étrange accident un an après leur mariage. Depuis, elle s’occupe de Neko no Hige, un petit magasin de fleurs faisant également office de café. Comme le nom de cet établissement l’indique, il y héberge aussi un chat noir, Kumi-chan. Un jour, l’animal se retrouve possédé par l’esprit de Kôki ! Et c’est ainsi qu’un triangle amoureux s’installe entre Kiyoka, le chat-Kôki et Takumi, un employé ayant un faible pour sa patronne.

Pourquoi diable le regarder ? Pour son scénario a priori ubuesque ?! Les triangles amoureux reposant généralement sur le même canevas, le scénariste paraît visiblement vouloir corser l’affaire en y ajoutant un chat qui parle (du moins, ce doit être le cas s’il veut communiquer) possédé par l’esprit d’un mort. La série devrait se contenter de huit épisodes. Espérons qu’elle sera pétillante, drôle et résolument fraîche. Je ne nie pas que c’est la présence du charmant Tanihara Shôsuke dans le rôle du mari décédé qui m’attire. Sinon, il y a Hayashi Kento dans les parages et Taira Airi se charge de prendre les traits de l’héroïne.

 

Link

Chaîne : WOWOW
Début : 6 octobre 2013
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Synopsis : Un jeune homme fait sauter une banque et créé par la même occasion une série d’évènements reliant sept personnes n’ayant a priori rien en commun.

Pourquoi diable le regarder ? L’histoire semble à première vue assez complexe et avec de nombreuses ramifications puisqu’elle part sur une importante galerie de personnages ne se connaissant pas et n’ayant d’ailleurs normalement pas l’occasion de le faire. Le scénario donne l’impression de vouloir plonger son public dans la politique, la finance ou encore le système judiciaire tout en injectant une ambiance riche en suspense et en mystères. En d’autres termes, on y reconnaît sans mal les caractéristiques propres aux fictions de WOWOW. Le j-drama ne comportant que cinq épisodes, il a toutes les chances d’être efficace et intense. De surcroît, outre sa sympathique affiche, la distribution est sur le papier plus que solide : Ômori Nao, Tamayama Tetsuji, Mimura, Ayano Gô, Tanaka Naoki, Nagayama Kento, Kaneko Nobuaki, Seto Kôji et plein d’autres !

 

Umi no Ue no Shinryôjo | 海の上の診療所

Chaîne : Fuji TV
Début : 14 octobre 2013
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Synopsis : Suite à certaines circonstances, le médecin Sezaki Kôta est recruté pour travailler sur un bateau navigant sur la mer intérieure de Seto. Ce navire sort de l’ordinaire étant donné qu’il abrite une clinique et passe d’une petite île isolée à une autre ; son personnel essaye ainsi de soigner ces autochtones en majorité vieillissants. Sauf que ce nouveau venu n’a lui non plus rien de traditionnel. Fanfaron et cœur d’artichaut, il ne peut s’empêcher de tomber amoureux de toute belle et jeune femme croisant son chemin, mais aucune ne semble vouloir répondre aux attentes de ce rêveur gentiment ridicule.

Pourquoi diable le regarder ? Parce qu’il y a Matsuda Shôta, bien sûr ! En plus, honte sur moi, je n’ai rien regardé avec mon chouchou depuis un sacré bout de temps. Bon, j’avoue que ce dans quoi il joue dernièrement ne me tente pas particulièrement, cette série incluse. L’histoire semble passablement stupide et je ne suis pas spécialement attirée par les quelques images aperçues de-ci de-là malgré un cadre insulaire à première vue sympathique. Cela étant, je suis contente de voir que la cote de popularité de Shôta est suffisamment importante pour bénéficier du rôle-titre du getsuku de la saison. Il est cette fois-ci accompagné de Takei Emi qui continue d’apparaître à toutes les sauces. Une chose est en tout cas certaine, c’est que cette comédie dispose sur le papier d’une distribution avenante avec Arakawa Yoshiyoshi, Toda Erika, Terajima Susumu, Kaho, etc.

 

 

Le fait que Nojima Shinji se charge de l’histoire de 49 (site officiel | fiche Drama Wiki) pourrait justement titiller la curiosité. Se déroulant dans un lycée, cette série met en avant le changement total de personnalité d’un lycéen fade et sans intérêt du jour au lendemain. Et pour cause, l’esprit de son père vient d’occuper son corps et lui offre tout ce qu’il pouvait rêver jusque-là : intelligence, capacités sportives, humour, maturité et tout ce qui faut pour être populaire. Sauf que sans grande surprise, ses amis se doutent de la vérité cachée derrière cette transformation. Outre ce scénario ne sortant pas forcément des chemins battus et probablement propice à des thématiques scolaires peu enthousiasmantes, il faudra composer sur un grand nombre de jeunes Johnny’s. Vous imaginez l’un d’entre eux incarner un quarantenaire dans le corps d’un ado ?! Moi pas – ou alors à grand renfort de sueur et de tachycardie. En bref, même le talent du scénariste ne me pousse pas à tester.

Et de douze ! La série policière à rallonge Aibô (site officiel | fiche Drama Wiki) revient effectivement pour une douzième saison. Cela commence à être vraiment impressionnant.

Asaki Yumemishi (site officiel | fiche Drama Wiki) se situe au XVIIè siècle. L’héroïne a le coup de foudre pour un fils de samouraï mais à cette période, il n’est pas toujours possible de choisir avec qui passer le reste de sa vie malgré un amour réciproque. Du fait de la popularité de Maeda Atsuko incarnant la jeune femme obligée de suivre les requêtes de son père, des sous-titres finiront peut-être par arriver et satisfaire les amateurs de jidaigeki ? Croisons les doigts en attendant.

Pour Danda Rin (site officiel | fiche Drama Wiki), la sympathique Takeuchi Yûko a accepté de couper pour la première fois en douze ans sa superbe chevelure afin de ressembler au mieux à l’héroïne de cette adaptation du manga du même nom. À côté du très charmant Kitamura Kazuki mais aussi du tout aussi agréable Matsuzaka Tôri, elle endosse le costume d’une inspectrice du travail s’échinant à protéger tout ce qui concerne les personnes actives. Très stricte, elle ne connaît pas les compromis. J’ai beau apprécier grandement la distribution, le synopsis ne me donne pas du tout envie en raison de poncifs du genre et, de prime abord, d’un manque d’originalité évident. Après, si des échos positifs parviennent jusqu’à mes oreilles, je pourrais me laisser tenter mais j’en doute sérieusement. Accessoirement, l’affiche est en plus bien peu réussie.

À l’instar de l’automne 2012, Doctor X (site officiel | fichier Drama Wiki) dispose de nouveaux épisodes à travers une saison deux. Ce sera l’occasion d’y retrouver Yonekura Ryôko en tant que chirurgienne mystérieuse et non conventionnelle intégrant un autre établissement. Naturellement, elle est encore confrontée à des difficultés et se doit de se faire une place dans cet hôpital où seul compte le profit.

Gisô Kazoku (site officiel | fiche Drama Wiki) dépeint le bouleversement s’opérant dans une famille a priori heureuse mais qui est en réalité parasitée par de nombreux secrets profondément enfouis. Avec un synopsis aussi succinct susceptible d’entraîner dans toutes les directions possibles, il est toujours compliqué de savoir si cela s’annonce réussi ou pas. Nous verrons bien les premières critiques mais, pour ma part, je ne suis a priori guère enthousiaste. Notons surtout la présence de Zaizen Naomi, Sawamura Ikki et de Tanimura Mitsuki.

Après Ama-chan, Gochisô-san (site officiel | fiche Drama Wiki) prend la relève du côté de l’asadora de NHK. Cette fois, c’est An, la fille de Watanabe Ken, qui a été choisie dans le rôle de l’héroïne. Au programme : 150 épisodes, un restaurant, une famille aimante, une illustration des différences culturelles entre Tôkyô et Ôsaka, des tranches de vie et une scénariste très talentueuse (Morishita Yoshiko). Que peut-on espérer de plus ? Des sous-titres, tout naturellement !

La saison de cet automne est clairement celle des triangles amoureux comme le prouve Hakuba no Ôji-sama (site officiel | fiche Drama Wiki) qui pourrait être agréable à condition que l’alchimie et l’exploitation des sentiments se fassent au minimum correctement. En d’autres termes, j’émets une réserve sur la transposition à l’écran du manga du même nom. Une prof trentenaire peu sûre d’elle tombe sous le charme d’un de ses jeunes collègues. Or, il a déjà une fiancée et en plus, un quatrième individu se mêle à ce triangle amoureux s’apparentant plus à un carré. Chez les hommes, il faudra compter sur Miura Takahiro, Arai Hirofumi, Nakamura Shunsuke ou encore Yanagishita Tomo.

Hashimoto Ai et le charmant Kôra Kengo se lancent dans une énième série policière avec Hard Nuts (site officiel | fiche Drama Wiki) où leurs personnages font équipe pour résoudre des crimes malgré leurs différences radicales. D’un côté se trouvent effectivement une étudiante excentrique utilisant les mathématiques et, de l’autre, un jeune détective ayant tout à prouver. Où est l’originalité dites-vous ? Il s’agit d’un mot ne figurant pas au dictionnaire d’un trop grand nombre de scénaristes.

Le Johnny’s Nakamaru Yûichi semble avoir le vent en poupe puisqu’il a encore la chance d’obtenir le rôle principal d’une série, en l’occurrence ici, Henshin Interviewer no Yûtsu (site officiel | fiche Drama Wiki). Scénarisée par Miki Satoshi s’étant déjà occupé d’Atami no Sôsakan mais aussi de Jikô Keisatsu, elle s’attarde sur un jeune écrivain plus que prolifique en proie à la terrible page blanche depuis trois mois. Sauf qu’en réalité, cet auteur joue un double jeu puisqu’il se fait passer pour un journaliste spécialisé dans les interviews. Réussissant systématiquement à délirer les langues, il tire de son travail du matériel pour son centième roman. Et suite à une affaire, il décide par la même occasion de se lancer dans une enquête. Honnêtement, l’histoire peut s’avérer plutôt sympathique car elle paraît vouloir s’amuser d’un ton décalé. Je dois donc avouer que si je ne place pas cette série sur ma liste pour l’instant, elle est bien partie pour s’y trouver selon les critiques lues de-ci de-là. (En plus Matsushige Yutaka y apparaîtra à un moment donné, chouette !). J’émets néanmoins des réserves concernant Nakamaru Yûichi car je ne suis pas persuadée qu’il ait les épaules nécessaires pour endosser un double rôle de ce type.

Le Japon appréciant proposer des sortes de remakes ou de reboots, cette saison ne rompt pas avec les vieilles habitudes en remettant Kaiki Daisakusen Mystery File (site officiel | fiche Drama Wiki) au goût du jour. Il n’est pas nécessaire d’avoir regardé les deux premières versions télévisées (une de 1968 et une autre de 2007) pour tester celle-ci. Sur le papier, elle a de quoi attirer les amateurs de fantastique dont je fais partie puisqu’elle s’attarde sur un institut de recherche où des scientifiques essayent de résoudre des enquêtes étranges que la police n’est pas parvenue à éclaircir. La fiction passant sur NHK BS Premium, elle devrait être assez courte et si elle dispose d’un schéma préformaté, cela ne se ressentira peut-être pas de trop. En fait, je suis assez intéressée si ce n’est que je crains que la dimension paranormale soit très limitée et ne serve qu’à illustrer des affaires criminelles banales et sans grande saveur. Quoi qu’il en soit, le personnage principal est joué par Kamikawa Takaya et il y aura tout plein d’invités, dont Tsukamoto Takashi. Bref, personnellement, j’attends des premiers échos.

Eh bien, après avoir eu le droit à l’antenne en début d’année, Kasôken no Onna (site officiel | fiche Drama Wiki) est déjà de retour et propose sa treizième saison où une scientifique aide la police à résoudre des crimes.

Keiji no Manazashi (site officiel | fiche Drama Wiki) offre à Shiina Kippei l’opportunité de briller puisqu’il détient le premier rôle de cette fiction policière où son personnage se doit de résoudre des affaires criminelles tout particulièrement violentes. Ayant exercé auparavant auprès d’anciens délinquants, il cherche l’humanité dans chacun et détonne assez à ce nouveau poste. N’étant pas friande de ce type de fiction, je suis plutôt dans l’idée de ne pas l’essayer malgré la présence à la distribution du génial Matsushige Yutaka en tant que collègue dudit héros. La série se déroule sinon dans le quartier d’Ikebukuro et compte tenu de son ambiance, elle rappellera peut-être Ikebukuro West Gate Park. Autrement, Kaname Jun est de la partie dans cette adaptation du roman du même nom de Yakumaru Gaku.

Keiji Yoshinaga Seiichi Namida no Jikenbo (site officiel | fiche Drama Wiki) persévère avec ces récits policiers sans originalité sous-jacente. Deux inspecteurs font équipe, l’un est très empathique et connecte facilement avec les victimes et proches des affaires, tandis que l’autre souffre du tragique décès de son illustre père. Les deux apprennent à se connaître, à s’apprécier et à découvrir la vraie valeur de leur profession. Ajoutons une distribution peu affriolante histoire de parfaire le tout.

Durant l’après-midi, les renzoku sont aussi diffusés comme le prouve le jidaigeki Kiyoko Ranman (site officiel | fiche Drama Wiki). Totalisant 39 épisodes, il  met notamment en avant Fukuda Saki et Ishigaki Yûma. Installant son cadre après la victoire du Japon lors de la première guerre contre la Chine – soit à la fin du XIXè siècle –, la série illustre la chute d’une famille de samouraïs lorsque le père est emprisonné. La fille de ce dernier décide de tout faire pour l’aider. Vu son genre, sa durée et sa période de diffusion, il y a très peu de chance d’obtenir des sous-titres.

Le jidaigeki Kumokiri Nizaemon (site officiel | fiche Drama Wiki) illustre la bataille acharnée entre des bandits volant aux riches et des samouraïs. Le roman du même nom a déjà été adapté à plusieurs reprises et la transposition la plus connue est certainement le film réalisé par Gosha Hideo en 1978. Ce renzoku avec Kunimura Jun et Nakai Kiichi s’annonce assez épique et m’intéresse grandement mais, malheureusement, nous savons tous que ce n’est pas le genre le plus favorisé au niveau des sous-titres et il convient donc de ne pas trop espérer pouvoir le regarder en anglais/français.

Le succès ayant été de la partie, ce n’est guère étonnant que Legal High (site officiel | fiche Drama Wiki) soit de retour pour une seconde saison. Les amateurs des aventures de l’avocat sarcastique joué par Sakai Masato et de sa collègue incarnée par Aragaki Yui seront certainement ravis de les retrouver.

Les très nombreux fans de Horikita Maki ne voudront rater sans aucun prétexte Miss Pilot (site officiel | fiche Drama Wiki). A contrario, ceux ayant une dent contre l’actrice passeront sans regret leur chemin en apprenant qu’elle incarne ici une jeune femme naïve, franche et honnête n’arrivant jamais à décrocher un travail. Suite à certaines circonstances, elle décide d’essayer de devenir pilote d’avion. La voilà embarquée dans une aventure périlleuse et plus que difficile mais, grâce à son tempérament, elle vaincra ! Au secours. Peut-être que les sympathiques Aibu Saki et Saitô Takumi vont réussir à monter la série vers le haut mais j’ai de sérieux doutes.

Nigakute Amai (site officiel | fiche Drama Wiki) espère allier l’aide à son voisin dans le besoin et l’amour du thé grâce au personnage incarné par Koike Teppei. Ajoutons aussi Takeda Tatsuya dans le rôle de celui en mauvaise posture. Cette série arrive fin octobre sur NHK et devrait comporter une petite poignée d’épisodes ; précisons qu’elle n’a rien à voir avec le josei manga du même nom de Kobayashi Yumio.

No Con Kid (site officiel | fiche Drama Wiki) a prévu de jouer sur la corde de la nostalgie avec les souvenirs du héros incarné par Tanaka Kei, alors qu’il se rappelle de sa jeunesse et de sa passion pour les jeux vidéo. Avec son meilleur ami et celle qui faisait battre son cœur, il passait visiblement du bon temps. Si l’histoire peut disposer d’une tonalité douce-amère appréciable, la bande-annonce laisse imaginer que le surjeu outrancier et les excès seront de la partie, ce qui attire de suite moins.

Les changements de corps ayant toujours la cote, on ne peut pas dire que ce soit surprenant que plusieurs séries de la saison en fassent la part belle. Nous pourrons donc compter avec l’adaptation du roman Otto no Kanojo (site officiel | fiche Drama Wiki) sur une femme au foyer suspectant son mari de lui être infidèle et qui se retrouve comme par magie dans le corps de la supposée maîtresse, office lady d’à peine vingt ans – la réciproque étant naturellement de mise. Les quiproquos sont bien sûr attendus. Ayant un faible pour ce genre d’histoires, ce j-drama pourrait m’attirer si ce n’est que j’en ai justement tellement de cet acabit sous le coude que je crains l’overdose. En plus, apprendre que le scénariste n’est autre qu’Egashira Michiru (Gokusen, par exemple) a plutôt tendance à me faire fuir. Et puis l’affiche ne me donne pas du tout envie avec tout ce rose. Au niveau de la distribution, il y a Tanabe Seiichi, Kawaguchi Haruna et le très mignon Suzuki Fuku.

Le côté décalé devrait être privilégié avec Saibanchô! Onaka Sukimashita (site officiel | fiche Drama Wiki) puisqu’il y est question d’un homme ayant tué son épouse à coup d’ingestion de trop de choux à la crème. Après s’être constitué prisonnier, il est temps de passer au tribunal et là, les bizarreries commencent. Peu d’informations filtrent concernant cette série qui ne sera de toute manière certainement pas sous-titrée, d’autant plus que les épisodes ne durent que quinze minutes !

Après un tanpatsu ayant visiblement plu à la chaîne l’été dernier, Shûden Gohan (site officiel | fiche Drama Wiki) débarque à l’antenne en tant que renzoku. Dans cette adaptation d’un roman, il est toujours question d’un couple travaillant jusqu’à très tard dans la nuit et s’efforçant malgré tout de systématiquement cuisiner un bon petit plat sain. La sœur de l’héroïne (Sakai Wakana) a en plus décidé de s’imposer chez eux et profite de bien manger en agréable compagnie. Le scénario ne paraît pas extrêmement développé mais l’important est peut-être de faire saliver le public, à l’instar des séries culinaires ?

Tôkyô Bandwagon (site officiel | fiche Drama Wiki) marque le retour de Kamenashi Kazuya à la télévision dans ce qui devrait ressembler à une sorte de comédie familiale teintée de drames au sein d’une vieille librairie de la capitale. Quatre générations y vivent et chacun essaye de résoudre des affaires étranges se déroulant dans les environs. Le père, ancien rockeur, veille sur sa vaste tribu, dont son guide touristique de fils issu d’une relation avec sa maîtresse. Le j-drama peut s’annoncer attachant si son écriture développe comme il faut les personnages, les relations et peut-être l’ambiance. À voir. Outre le Johnny’s susnommé, il y a à la distribution Tabe Mikako, Mimura ou encore Kaneko Nobuaki. Enfin, cette adaptation d’une série de romans est scénarisée par Ômori Mika (Buzzer Beat, My Boss, My Hero, Long Love Letter, Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku, etc.), ce qui peut s’avérer être un bon point tant elle sait généralement jongler entre humour et sentiments.

Tôkyô Toy Box (site officiel | fiche Drama Wiki) plonge dans le monde des jeux vidéo avec ce scénario où une jeune banquière se retrouve obligée de venir en aide à un petit studio de développement ayant des soucis financiers. Sauf que le directeur individualiste incarné par Kaname Jun n’écoute absolument personne, et encore moins cette femme ne connaissant pas un traître mot de cet univers. Il s’agit d’une adaptation du seinen manga en deux volumes du même nom, disponible en France. Les j-dramas se déroulant dans ce cadre ne sont pas légion donc celui-ci pourrait justement intéresser, mais j’avoue ne pas pas être super emballée.

Continuons donc avec les séries policières et les suites à travers la seconde saison de Toshi Densetsu no Onna (site officiel | fiche Drama Wiki). L’héroïne interprétée par Nagasawa Masami est de retour de New York et s’apprête à intégrer une unité récemment créée au sein des forces de l’ordre nipponne. Pfiou, dites donc, ce que ça pique l’intérêt. Ah, non, en fait. Mizobata Junpei et Takenaka Naoto reprennent également leur rôle.

Le taiga Yae no Sakura (site officiel | fiche Drama Wiki) vit ses derniers instants sur NHK et se prépare par conséquent à entamer son ultime virage.

Nishikido Ryô n’ayant pas encore joué dans une série cette année, il était temps de le mettre en avant avant que celle-ci ne se termine. Grâce à Yorozu Uranaidokoro Onmyôya e Yôkoso (site officiel | fiche Drama Wiki) dont le titre s’annonce bien pénible à retenir, le Johnny’s se transforme en jeune homme se faisant passer pour un médium capable de résoudre n’importe quel problème. Or, il n’a en réalité aucune compétence psychique et est surtout intéressé par l’argent. Le pire est que de manière surprenante, ses clients repartent toujours le sourire aux lèvres. Possède-t-il finalement un talent particulier ? Kurashina Kana et le jeune Johnny’s Chinen Yuri y détiennent des rôles a priori importants. Le j-drama peut s’annoncer plutôt divertissant et drôle, en plus de disposer du charme de l’acteur phare mais je crains le sentimentalisme et l’aspect schématique d’un cas par épisode. En bref, je ne me suis pas encore décidée si je lui laisse sa chance. Soit dit en passant, l’affiche est sympa.

 

 

Vous pouvez aisément constater que cette fois-ci, j’ai noté peu de séries sur ma liste, n’est-ce pas ? En fait, j’ai tellement de j-dramas y figurant déjà que j’essaye d’être un minimum exigeante. Accessoirement, comme nous avons peu d’informations sur les nouveautés, il est souvent compliqué d’envisager ce qu’elles pourront réellement proposer. Des fois on s’imagine une ambiance morose alors qu’en réalité, l’humour sera privilégié. En résumé, je préfère désormais attendre un sacré bout de temps avant d’établir une vraie petite sélection qui passera un de ces jours sur mon écran. De toute manière, les j-dramas annoncés pour cet automne sont loin d’être enthousiasmants sur le papier. Entre les suites, les triangles amoureux, les changements de corps et les fictions policières, il ne reste déjà plus grand-chose de conséquent…