Je sais. Je sais que c’est ridicule de proposer un bilan de l’année 2013 maintenant, mais que voulez-vous, je tiens tout de même à le faire. Blâmez la longue pause du blog qui est venue chambouler mon emploi du temps habituel. Pour ma défense, plusieurs mois se sont écoulés entre l’écriture de ce billet et sa publication. Bref. Comme je le précise systématiquement, ce récapitulatif ne concerne que ma propre année sériephile et ne reflète en rien les productions ayant été diffusées au cours de cette période.

Dans l’ensemble, 2013 fut relativement correcte. Je n’ai pas eu de véritables coups de foudre, mais j’ai passé de bons moments devant la télévision. Toutefois, je constate que j’ai assez peu regardé le petit écran. Ce n’est pas totalement volontaire ; quelques évènements personnels m’ont occupée ailleurs, et j’ai préféré investir mes maigres loisirs différemment. Certes, par rapport à la majorité je dois toujours tester énormément de séries, mais si l’on compare aux années précédentes, je crois m’être modérée. Dans tous les cas, je persévère avec ma méthode de visionnage, picorant à droite et à gauche, sans suivre le rythme de diffusion. Si elle comporte de franches limites et me coupe forcément des sériephiles, j’en retire de tels bénéfices que je ne me vois pas dans l’immédiat repartir sur une façon plus impulsive et en direct de l’actualité.

Parlons chiffres

Comme d’habitude, direction les statistiques en tous genres qui s’avèrent plutôt représentatives lorsque l’on se demande ce que l’on teste le plus.

À l’instar des années précédentes, le Japon conserve sa première place puisqu’en 2013, j’ai regardé trente-deux productions provenant de ce pays. Cependant, je tiens quelque peu à nuancer ce nombre, car parmi ces fictions se trouvent quinze tanpatsu ne comportant majoritairement qu’un unique épisode. Ceux-ci font rapidement gonfler le score et ne sont pas forcément emblématifs. En renzoku – les séries d’une dizaine d’épisodes –, je n’en ai visionné que seize ; ajoutons aussi une série pour cellulaires. Sinon, nous pouvons constater que les États-Unis suivent toujours le mouvement et que l’Angleterre reprend sacrément du poil de la bête chez moi, même si tout ceci est très relatif. La Corée du Sud est de nouveau absente, mais Taïwan revient timidement sur le devant de la scène. En d’autres termes, les données changent de quelques points, mais le résultat s’avère plus ou moins analogue. Effectivement, j’apprécie encore une fois la diversité des nationalités bien que, comme tout le monde, j’ai naturellement mes préférences. Je l’ai déjà maintes fois écrit, je ne cherche absolument pas à multiplier les destinations, cela se fait sans que je m’en rende compte. Jusqu’à présent je n’avais en revanche jamais offert leur chance à la Belgique et à l’Irlande.

 

En Occident

Je ne saurais trop expliquer mon sentiment, mais j’ai trouvé mon année bizarre. Je n’ai pas l’impression d’avoir découvert grand-chose, peut-être parce que je ne me suis guère lancée dans quoi que ce soit de totalement inédit, suivant les séries déjà amorcées il y a un petit moment. Au final, mon appréciation est totalement neutre, ni enjouée, ni désespérée, ni quoi que ce soit d’autre. D’une certaine manière, ce constat m’attriste étant donné que cela signifie que la passion fut probablement absente. L’optimiste en moi part néanmoins du principe que 2014 parviendra à bousculer les émotions et insérer davantage de piments et de folie fanatique. Si l’on se plonge en détail dans le programme, il est aisé de remarquer que je n’ai pas terminé beaucoup de séries : MillenniuM, Spartacus, The Borgias, Dexter et Skins. C’est tout. Moi qui tente justement de venir à bout de toutes ces fictions démarrées il y a plusieurs années, voici la preuve que je n’ai pas travaillé comme je le souhaitais. Zut ! Les concernant, je suis surtout dépitée par l’annulation de The Borgias ; Spartacus, non, car elle s’achève en apothéose et sort par la grande porte après des débuts poussifs. Je poursuis dans tous les cas mon petit chemin avec Babylon 5, Breaking Bad, That ’70s Show, Community, Oz et Desperate Housewives. De même, en fin d’année, j’ai repris des productions que j’avais mises en pause pour diverses raisons, à savoir In Treatment, Lie to Me, Masters of Horror, cela dans le but de les conclure assez prochainement. Comme quoi, au bout du compte, je progresse doucement, mais sûrement dans ma quête ultime qui est d’avoir d’ici quelque temps vidé mes tablettes trop encombrées. J’ai même calé plusieurs rediffusions, afin de rafraîchir mes souvenirs et d’écrire un billet ici ; c’est le cas de Kings et d’Action.

Pour terminer du côté de l’Occident, place à une courte liste des séries ou saisons vues pour la première fois au cours de 2013 et qui m’auront le plus satisfaite :

  • Babylon 5saison 3 ★ États-Unis
  • Breaking Badsaison 2 ★ États-Unis
  • Dextersaison 7 ★ États-Unis
  • In Treatment – saison 1 ★ États-Unis
  • Spartacussaison 3 ★ États-Unis
  • The Borgias – saison 3 ★ Canada, Hongrie & Irlande
  • Vikingssaison 1 ★ Canada & Irlande

 

En Asie

Je ne sais pas trop pourquoi je m’évertue à parler de l’Asie puisque je me contente du Japon depuis quelques années. Ah, non, j’ai donné sa chance à une médiocre comédie romantique taïwanaise, Jue Dui Darling, l’adaptation de Zettai Kareshi, le shôjo manga de Watase Yû. Ce n’est pas la peine de s’attarder dessus, elle ne le mérite pas. Il n’empêche qu’en débutant 2013, j’étais pleine de bonnes intentions et j’envisageais sérieusement de regarder une fiction sud-coréenne. Oups ?! Ce fut donc quasi exclusivement du japonais à toutes les sauces. Pour la première fois, j’ai tâché de varier grandement les formats étant donné que j’ai régulièrement alterné les tanpatsu avec les renzoku. J’essaye également toujours de parfaire ma culture en télévision nipponne en testant pas mal de vieilleries, quitte à y aller totalement en aveugle tant les informations ne sont pas nombreuses sur le Net. Après tout, c’est aussi assez grisant de se lancer de la sorte. En revanche, je vois qu’à l’instar des fictions occidentales, je ne croule pas sous la nouveauté au Japon. En effet, je n’ai visionné aucune série de 2013.

Plus précisément, en tanpatsu, je ne conseille que Wagaya no Rekishi parmi ceux que j’ai expérimentés. Ce format n’offre que rarement de la véritable qualité, je le crains fort. Quant aux j-dramas plus traditionnels, j’ai surtout apprécié Kodoku no Gourmet, Shinya Shôkudo, Tsugunai et Gaiji Keisatsu, soit de la cuisine, un drame mystérieux et un thriller d’espionnage. Si le résultat de ces quatre est sympathique, la tiédeur de mon écrit laisse comprendre que, là aussi, ce ne fut pas non plus les sommets de l’enthousiasme, et qu’aucun ne figure dans mes favoris.

 

Luminophore durant 2013

Tout allait à peu près près bien jusqu’à fin octobre. Après, ce fut le drame. Enfin, non, c’est faux. L’année ne fut pas propice à l’écriture. Comme je l’évoquais plus haut, ma vie personnelle a été bouleversée par plusieurs évènements m’ayant involontairement éloignée de mon clavier, et de ma télévision. Contre toute attente, cela ne s’est guère aperçu ici puisque j’avais réussi auparavant à prendre de l’avance et prévoir les mois de possibles disettes. C’est ensuite, une fois ma situation stabilisée, que j’ai ressenti comme un gros coup de vide. M’étant suffisamment étendue dans un billet dédié, je ne vais pas le répéter. C’est pourquoi j’ai ainsi décidé d’appuyer sur pause. Au départ, l’idée était de revenir dès le 1er janvier 2014 et de profiter de novembre et de décembre 2013 pour ordonner les entrées déjà publiées, de régler quelques petits soucis d’affichage, etc. Sauf que je n’ai absolument rien fichu ! Et c’est là que j’ai réalisé à quel point je me mettais la pression pour rien, probablement parce que je suis une maniaque souhaitant toujours tout faire à fond, même lorsqu’il n’y a pas besoin. Ridicule. Qui plus est, regarder une série sans rédiger quoi que ce soit derrière m’a procuré un bien incroyable, même si par la suite, j’ai ressenti un manque.

Dans mes activités extérieures au blog, avec Critictoo, nous avons conçu un nouveau billet invité, encore sur les fictions japonaises, consacré à dix séries que l’on pourrait qualifier d’incontournables.

 

Qu’est-ce que 2014 nous réserve ?

Tous les ans, j’envisage un programme de folie et, arrivée fin décembre, je me rends compte que je n’ai pas fait la moitié. Du coup, cette fois, eh bien, je ne me mouille pas en écrivant que nous verrons bien. Mon principal but est de continuer de me débarrasser de tous mes stocks parce que là, ça en devient profondément ridicule. C’est que, mine de rien, j’ai probablement assez de séries télévisées pour tenir au minimum un an ou deux en gardant un rythme assez enlevé. Après tout, je ne suis pas un écureuil, je n’ai pas besoin de faire des réserves de la sorte ! La psychorigide en moi apprécie en plus grandement de faire le vide et de voir sa liste se barrer au fur et à mesure. Pfiou, mais que fais-je là dans ce cas ? Je devrais en train de m’y mettre déjà !