Après avoir discuté du j-drama Kamen Rider Den-Ô au cours de l’automne 2011, il était plus que temps d’en refermer la porte avec ses trois films. Effectivement, à l’instar de la plupart des tokusatsu, ce Kamen Rider dispose de plusieurs bonus, dont trois longs-métrages précédés d’un court animé dépeignant les aventures truculentes du génial Momotaros. Il existe encore d’autres à-côtés, mais ils sont apparemment bien plus anecdotiques et je n’envisage pas une seule seconde de les visionner et, donc, je serais incapable d’en parler.

Kamen Rider Den-Ô peut se vanter d’être l’une des fictions de la franchise les plus prolifiques à l’écran, profitant grandement de son succès. Ajoutons-y aussi l’univers dérivé Chô-Den-Ô illustrant le récit romantique d’un couple phare du tokusatsu ; Ryôtarô y est visible, mais il est alors jeune et Satô Takeru ne reprend par conséquent pas son rôle. D’après les quelques critiques lues de-ci de-là, ces films sont franchement dispensables.

La présentation de ces productions suit l’ordre chronologique de sortie. Il est plus que préférable d’avoir regardé la série télévisée avant de les lancer.

 

Kamen Rider Den-Ô Ore, Tanjô!
  • Titre international : Kamen Rider Den-Ô: I’m Born!
  • Date de sortie : 4 août 2007
  • Réalisateur : Nagaishi Takao
  • Durée : 69 minutes
  • Place dans l’intrigue : se déroule entre les épisodes 27 et 28
  • Bonus : court-métrage animé au début intitulé Momotaros no Natsu Yasumi

En pourchassant un Imagin, Ryôtarô tombe dans le piège lancé par le Kamen Rider renégat Gaô qui trouve le moyen de lui voler le DenLiner. Prisonniers du passé, Hana et Ryôtarô rencontrent la version de dix ans du second et cherchent par tous les moyens à regagner leur ligne temporelle. Les choses se compliquent malheureusement grandement quand Momotaros et ses compères sont enfermés par Gaô.

Regarder ce premier film alors que l’on est encore plongé dans la série doit probablement avoir son intérêt. Par contre, en s’y mettant deux ans après avoir quitté l’univers et totalement oublié les tenants et aboutissants, il faut avouer que le choc est rude ! Quoi qu’il en soit, toutes les caractéristiques connues de Den-Ô sont de retour. En d’autres termes, cette heure de divertissement laisse la place à l’humour, aux gags souvent stupides, bien que parfois amusants, à la mauvaise foi de certains Imagins, au charme de quelques-uns, et à la bonne humeur ambiante. Les différents sauts dans le temps – dont notamment à l’ère Edo – permettent sinon de changer du registre habituel. Qui plus est, l’intrigue injecte une réflexion très légère sur le temps qui s’écoule. Le visionnage ne se révèle par conséquent pas foncièrement désagréable à partir du moment où l’on a déjà apprécié ce que l’on a vu auparavant. Ne nions tout de même pas la présence de quelques trop grosses ficelles et de plusieurs passages à vide. Heureusement, le génial Momotaros a l’opportunité de faire son show pour mieux enthousiasmer.

 

Kamen Rider Den-Ô & Kiva Climax Deka
  • Date de sortie : 12 avril 2008
  • Réalisateur : Kaneda Osamu
  • Durée : 69 minutes
  • Place dans l’intrigue : se déroule après la fin de de Den-Ô
  • Bonus : court-métrage animé au début intitulé Momotaros no Kiva’tte Ikuze!

Comme son titre l’indique, ce second film mélange les univers de deux Kamen Rider. Outre Den-Ô, place à Kiva l’ayant suivi sur TV Asahi entre 2008 et 2009.

Ryôtarô et ses amis ont créé une agence de détectives privés dont le but est de traquer des Imagins résistants. Un jour, une de leurs missions s’envenime puisqu’un Horse Fangire – un monstre du bestiaire de Kamen Rider Kiva – s’en mêle, et voilà qu’un ticket de train appartenant au propriétaire du DenLiner est volé. La fine équipe est rapidement rejointe par le peureux Suzuki Kazuya (Murai Ryôta) les avertissant qu’un Imagin nommé Negataros est en train d’installer une organisation maléfique qu’il convient absolument d’éradiquer. Avec l’aide de Kurenai Wataru (Seto Kôji), le fameux Kamen Rider Kiva, les compères se lancent dès lors dans une bataille de grande envergure.

Le moins que l’on peut dire, c’est que ce film sort totalement de la norme. Effectivement, l’histoire semble surtout prendre place dans un monde parallèle, comme s’il s’agissait d’un véritable univers alternatif. D’ailleurs, le long-métrage suivant ne fait aucune mention des évènements se déroulant ici. Bien sûr, cela ne signifie pas que ce à quoi l’on assiste est mauvais. Au contraire, Kamen Rider Den-Ô & Kiva Climax Deka est probablement le plus réussi des dérivés du j-drama grâce à des références et des clins d’œil dirigés vers les spectateurs. Ryôtarô y est bien plus confiant que de coutume, les dialogues sont de haute volée, l’humour omniprésent et le rythme ne faiblit pas une seule seconde. En plus, les scènes d’action sont différentes de celles auxquelles la fiction nous a habitués : coups de feu, bazookas et autres sont au programme. N’importe qui peut être possédé par Momotaros et ses comparses, ce qui amène des situations sympathiques. Bon, par contre, les méchants sont franchement médiocres et ne méritent pas un quelconque intérêt. Quid de Kiva ? Son héros n’est finalement que peu visible et il n’est par conséquent pas du tout nécessaire de connaître cette série issue de la franchise.

 

Saraba Kamen Rider Den-Ô Final Countdown
  • Date de sortie : 4 octobre 2008
  • Réalisateur : Kaneda Osamu
  • Durée : 80 minutes
  • Place dans l’intrigue : se déroule après la fin de de Den-Ô
  • Bonus : court-métrage animé au début intitulé Momotaros yo Eien ni -Imajin Shûchakueki-

Ce dernier film devait être originellement la fin de l’univers si ce n’est que Chô-Den-Ô est venu changer la donne.

Momotaros et ses compères partent rendre visite à Ryôtarô et à Airi qui se reposent après les aventures riches en émotions compte tenu de leur victoire difficile face à Kai. Sur le chemin, ils aperçoivent le mystérieux train fantôme régulièrement évoqué dans les légendes urbaines. Ils n’ont toutefois guère le temps de réfléchir qu’ils sont attaqués par deux Imagins et Kamen Rider Yûki, un Kamen Rider malfaisant ayant plus d’un tour dans son sac…

Plus conséquent que les longs-métrages précédents, celui-ci souffre tristement de sa durée tant il manque cruellement de rythme et s’avère un peu trop souvent ennuyant. Bien sûr, subsistent toujours la bonne humeur, les personnages truculents, les gags et autres caractéristiques humoristiques, mais il est assez compliqué de demeurer concentré jusqu’à la fin. À défaut de se révéler trépidant, il a au moins le mérite d’offrir une jolie porte de sortie à ses protagonistes et de conclure comme il convient toutes les intrigues.