Avant toute chose, je vous souhaite une excellente année 2016, en espérant qu’elle vous soit profitable dans de multiples domaines ; d’un point de vue plus mondial, si elle pouvait se montrer davantage clémente que 2015, ce ne serait pas de refus. Après ce message de circonstance, il est comme d’habitude l’heure de s’attarder sur mon bilan des douze mois venant de s’écouler. Les plus fidèles lecteurs de Luminophore savent déjà qu’il n’est question que de ma consommation de séries et non pas des dernières diffusions.

Les années passent et se ressemblent. Je suis encore une fois très en retrait de ce qui fonctionne à la télévision, me contentant de suivre mon petit programme dans mon coin, à mon propre rythme. Je ne m’en plains pas, mais comme toujours, mon ressenti s’avère assez étrange. J’ai parfois le sentiment d’être déconnectée de la civilisation. C’est d’ailleurs assez paradoxal, car j’estime avoir tout de même un sacré bagage sériephile, mais je suis totalement incapable de tenir une discussion avec la majorité puisque je ne me dirige pas pour l’instant vers les productions du moment. Résultat, je donne probablement l’impression de décidément rien n’y connaître. Heureusement que je ne cherche pas la popularité avec ce blog parce qu’il est clair que si c’était le cas, je m’y prendrais comme un manche ! En 2015 j’ai donc choisi de continuer le tri par le vide de mes dossiers et, alors que j’imaginais arriver au bout du bout, je constate qu’il me faudra encore certainement une bonne année pour y parvenir. Zut. Oui, j’avais tout un régiment en stock. Le pire c’est que je n’évoque même pas mes DVD qui, eux aussi, attendent de passer à la moulinette. Quoi qu’il en soit, j’estime que 2015 me fut plutôt agréable. Quelques coups de cœur m’ont fait vibrer, terminer des séries a satisfait mon côté psychorigide appréciant rayer des items sur des listes, des découvertes imprévues m’ont passionnée.

 

Parlons chiffres

Vous le savez, j’aime les statistiques et je tiens tous les ans à décortiquer ce que j’ai regardé.

L’année précédente, les États-Unis se trouvaient sur la première marche du podium, ce qui ne leur était pas arrivé depuis un sacré bout de temps. Cette fois, le Japon retrouve sa place habituelle. Pour le coup, l’écart est d’ailleurs assez flagrant et c’est d’autant plus incroyable qu’en 2015, j’ai surtout regardé des renzoku et non pas des tanpatsu, ces fictions au format raccourci. En d’autres termes, j’ai vraiment beaucoup visionné des productions nippones au cours des derniers mois. Je l’explique surtout par mon envie de vider le plus vite possible tous mes stocks tant certaines séries y traînent depuis presque dix ans. Oui, je sais, ça se passe de commentaire. Moi qui aime voyager à travers mon petit écran, on ne peut pas dire que j’en ai profité en 2015 puisque je me suis contentée de peu de nationalités. Ce n’est que partie remise. Dans tous les cas, je pense que ma consommation générale demeure plutôt stable avec le temps.

 

En Occident

Cela va être rapide, car je n’ai pas grand-chose de spécial à raconter. Je poursuis mes quelques rares séries encore en cours comme Awkward., Doctor Who, Game of Thrones, Grey’s Anatomy, Sleepy Hollow, Supernatural, The Originals, The Vampire Diaries, Vikings et je crois bien que c’est tout. Autrement, j’ai commencé quelques-unes également à l’antenne telles que 12 Monkeys, Black Sails et Gotham. C’est peu, finalement, non ? Eh bien, ça me convient. Côté rattrapages d’œuvres terminées, j’ai surtout visionné Borgia et Breaking Bad ; et des productions comme Defiance et Dominion ont été annulées. Ça m’amuse un peu de réaliser que je suis en mesure de citer tout ce que je regarde sans en faire des kilomètres, preuve que ma consommation s’avère très restreinte.

Si je ne devais retenir que quelques titres, il s’agirait sans conteste des premières saisons de 12 Monkeys et de Black Sails, de la deuxième de Vikings et de la troisième de Breaking Bad. Ce sont les fictions m’ayant le plus enthousiasmée tout au long de l’année. J’imagine qu’elles reflètent assez bien mes goûts parce qu’en dehors de la dernière susnommée, elles disposent d’un genre plutôt marqué. Je n’y peux rien, j’ai de toujours eu une appétence pour ce qui sort un peu de l’ordinaire.

 

Au Japon

Oui, j’ai changé l’intitulé de ce paragraphe qui se nommait jusqu’à présent en Asie. Cela devenait ridicule tant je me borne au Japon depuis plusieurs années. 2015 fut très mitigée à ce sujet. J’ai beau avoir regardé beaucoup, beaucoup de séries de ce pays, aucune ne m’a vraiment marquée. Atami no Sôsakan m’a plu grâce à son étrangeté et son originalité, mais je doute qu’elle figure parmi mes préférées. Manhattan Love Story – dont le billet n’a pas encore été publié ici – est sûrement celle m’ayant le plus amusée malgré un scénario somme toute très classique. Toutes les autres productions m’ont, dans le meilleur des cas, divertie convenablement et, dans le pire, profondément irritée. J’éprouve beaucoup de difficultés à trouver quoi que ce soit à mon goût au Japon en ce moment. Le registre souvent très calibré et formaté tend à m’agacer. Je ne m’inquiète pas trop, car je l’explique surtout par mes visionnages s’occupant de fonds de tiroirs.

 

Qu’est-ce que 2016 nous réserve ?

Je n’ai pas encore décidé, mais je me demande si je ne vais pas changer de rythme de publication à partir de la semaine prochaine. Au lieu d’un article le mardi et un le vendredi, je réfléchis à un unique, le mercredi. C’est maigre, je m’en doute, mais pour être honnête, vous êtes désormais tellement peu à passer par ici que j’imagine que cela ne chagrinera pas grand monde. Et puis il y a tellement déjà de lecture disponible sur Luminophore… Je risque d’être assez débordée au cours du premier semestre et je crains de me mettre la pression toute seule avec une sortie bihebdomadaire. Je réalise en écrivant ces mots que je suis finalement plutôt convaincue par ce choix, donc je crois qu’il sera instauré dès le six janvier. Naturellement, j’alternerai les séries occidentales et asiatiques. Ce ralentissement me permettra aussi de continuer d’actualiser certaines vieilles entrées qui en ont grandement besoin ainsi que de gérer d’autres choses en amont.

Comme d’habitude, merci à toutes et à tous pour votre fidélité. Je tenais également à remercier ceux relayant les billets sur les réseaux sociaux, cela fait toujours plaisir même si je ne le vois pas systématiquement ^___^.