[KBS Drama Special ~ n°9] Uyeonui Nambal | 우연의 남발 (An Awful Lot of Coincidences)

Minalapinou a un petit peu triché puisque pour cette animation de Noël elle a demandé trois épisodes indépendants (:p). Comme ce fut très court, je ne me voyais pas dire quoique ce soit surtout qu’ils ont un point commun. Ce sont effectivement des épisodes spéciaux de KBS. Il y a donc trois articles, pour trois épisodes, tous publiés en même temps sur Luminophore. Et c’est ainsi que se termine l’animation de Noël. J’espère qu’elle vous a plu :)

[spoiler /Rapide explication sur le Drama Special/ /La cacher/] Retournons en Corée du Sud avec une production télévisuelle quelque peu inhabituelle. Eh oui, nous n’allons pas parler d’un kdrama s’étalant sur plusieurs semaines, avec donc un certain nombre d’épisodes, mais d’un KBS Drama Special. Qu’est-ce donc vous me demandez ? Les Drama Special constituent une sorte d’anthologie mise au point par la chaîne KBS2. Celle-ci comporte plusieurs épisodes totalement indépendants, réalisés également par des équipes différentes. Quelques acteurs se retrouvent parfois dans plusieurs de ces épisodes mais ce ne sont alors pas les personnages principaux ; ils ont alors davantage un rôle anecdotique. Cette anthologie est arrivée sur l’antenne le 15 mai 2010 et est toujours en cours. À l’heure actuelle, il y a déjà plus d’une trentaine d’épisodes. À ses côtés, il existe aussi le Drama Special Series. Dans ce cas précis, le concept est presque similaire si ce n’est que chaque production comporte plusieurs épisodes au lieu d’un seul. Pour plus d’informations, direction la page de DramaWiki qui répertorie l’ensemble de ces épisodes.

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Uyeonui Nambal est le neuvième épisode de Drama Special. Il fut diffusé sur KBS2 le 24 juillet 2010 et dure 70 minutes. Son titre signifie globalement “une horrible succession de coïncidences”. Aucun spoiler.

Kyung So, Bong Sung et Kyung Soo sont trois amis travaillant ensemble dans une sorte de manga kissa à la coréenne. Un peu simplets sur les bords mais pas méchants pour un sou, ils ne réfléchissent pas toujours à ce qu’ils font. Kyung Soo a en plus tendance à entraîner les deux autres dans ses idées souvent farfelues ne menant à rien de bon. Amateur de jeux de hasard, il passe son temps à émettre des probabilités tirées par les cheveux et sorties de nulle part. Après avoir parié leurs économies au tiercé, et après avoir évidemment perdu, les compères doivent de l’argent à un gangster très haut placé qu’il ne faut surtout pas se mettre à dos. Ne sachant plus trop comment s’en tirer, ils finissent par se retrouver dans une situation ubuesque où ils doivent voler un tableau représentant un code-barres (enfin… pas vraiment). Sauf que là aussi, rien ne se passe comme prévu, les quiproquos s’en mêlent et leur vie ne tient alors plus qu’à un fil. S’ils sont en mauvaise posture, ils n’oublient tout de même pas de garder leur fraîcheur.

Uyeonui Nambal est un épisode au ton très enlevé. On nage en pleine extravagance avec ce trio attachant mais quand même pas très futé à qui tous les malheurs semblent arriver en même temps. Suite à un enchaînement de coïncidences qu’il faut voir pour croire, leur situation semble désespérée tant plus les minutes passent, plus elle est se détériore. L’épisode joue beaucoup sur l’effet papillon et sur comment une banalité peut radicalement bouleverser l’univers de quelqu’un. Les acteurs, dont l’un n’est autre qu’Oh Yong (Flowers for my life), sont très bons et insufflent juste ce qu’il faut pour rendre leur personnage drôle sans tomber dans un surjeu outrancier. L’amitié liant les malchanceux est jolie comme tout malgré le fait qu’ils se chamaillent à tout bout de champ. Il en ressort énormément d’énergie et de rythme. L’humour est autant présent que les situations loufoques s’enchaînent. L’épisode fait preuve d’une grande imagination avec tous ces moments hallucinants et surréalistes. Si des doigts sont à deux cheveux de se retrouver couper en petits morceaux, on ne sent jamais l’angoisse ou le drame poindre leur nez. L’auto-dérision est effectivement perpétuelle et cet épisode ne se prend pas du tout au sérieux. Il se permet en plus de proposer plusieurs références dont de nombreuses concernant les tableaux surréalistes de René Magritte.

Ce neuvième Drama Special bénéficie ainsi d’une tonalité loufoque, absurde et presque burlesque plus que rafraîchissante. Les 70 minutes de cet Uyeonui Nambal ne se voient pas passer grâce au rythme trépidant. Le côté doux-dingue des personnages associé à la sympathie que l’on peut ressentir pour eux sont la cerise sur le gâteau. En fait, la créativité du scénario est telle que l’on navigue de rebondissement ahurissant en situation tout aussi incroyable. On pense que le scénario n’ira pas plus loin mais si, il trouve à chaque fois le moyen de nous surprendre. Le plaisir est présent, l’amusement suit derrière et c’est tout ce qu’il faut pour conseiller aux autres de lui donner sa chance.