Binbô Danshi | 貧乏男子 – Victory !!

Avec Dieu Kubozuka Yôsuke, Oguri Shun est un de ces acteurs japonais qui va voir sa dramagraphie passée au crible sur Luminophore (mais il y a d’autres aussi qui auront ces honneurs ^^). Retour sur son premier drama de 2008, à savoir Binbô Danshi. Datant donc de l’année dernière, il fut diffusé le temps de neuf épisodes sur NTV. A noter que la série comporte un sous-titre : Bomb Bee Men. Aucun spoiler.
L’histoire est ultra simple et pourrait presque tenir sur un timbre poste. En effet, la série raconte les (més)aventures de Koyama Kazumi, un étudiant qui est bien trop gentil et naïf. Ce qui fait qu’un jour, à force de dire oui à tout le monde, il se retrouve avec des dettes qu’il doit éponger.

Grâce à Binbô Danshi, j’ai enfin compris pourquoi les fangirls avaient une nouvelle idole en la personne de Miura Haruma. Oui parce que figurez-vous que ça m’intriguait. Il se trouve que cet acteur incarne dans le j-drama un jeune étudiant qui a une dette colossale sur le dos. Son personnage est adorable, trognon comme tout et du coup, très attachant. Miura Haruma a la tête de l’emploi et, sans être non plus superbe (du moins ici), il n’en demeure pas moins super chou.
En fait, le casting de la série est bon. Ça surjoue souvent mais avec une série humoristique, il était évident que ça allait être le cas. De ce fait, ceux qui n’apprécient pas ce pan du jeu japonais risquent d’avoir des sueurs froides. Pour les autres, ça marche très bien. On retrouve donc Oguri Shun qui change pas mal de registre comparé à ce qu’il fait en règle générale. Dans Gokusen il avait déjà montré qu’il pouvait être drôle mais ce n’est rien comparé à Binbô Danshi. Cependant, il ne s’arrête pas là car il interprète à merveille Kazumi. Le héros de l’histoire est naïf, limite niais. A vrai dire, il est beaucoup trop gentil, mais cela ne veut pas dire qu’il est totalement stupide. Un peu certes mais pas tant que ça. Shun parvient bien à mettre en avant ce côté de la personnalité de Kazumi. D’ailleurs, il devait être assez crevé à la fin du tournage car son personnage passe énormément de temps à courir dans tous les sens. C’est une vraie pile électrique.
Les autres acteurs, Yamada Yû (Orange Days), Yashima Norito ou encore Yûsuke Santamaria sont bons et rendent bien le côté délirant de la série. Bref, rien à redire au niveau de la distribution.

Il est clair que le réalisme n’est pas une des qualités de la série. Le traitement des dettes ne se fait assurément pas de cette manière. De plus, peut-il vraiment exister un personnage comme Kazumi ? Et si c’est le cas, il doit être sacrément énervant. Dans le drama ça passe bien, sûrement en partie grâce à Oguri Shun qui le rend attachant. Ceci étant dit, la série montre tout de même que si le Japon est un pays riche, les pauvres sont aussi là et parfois ils n’ont pas d’autre moyen que de vivre dans la rue et/ou de cumuler les emplois précaires.
Binbô Danshi n’échappe pas à certains stéréotypes, plusieurs situations sont clichées, les thèmes favoris des j-dramas sont présents (l’amitié envers et contre tout, quand on veut on peut, etc.) mais la sauce prend bien. Oui ça ne vole pas haut, oui ça pourra déplaire à un certain nombre de téléspectateurs mais la série a la possibilité de vous coller un sourire niais sur le visage tout au long de ses épisodes, voire même après. De plus, sous couvert de cette légèreté, on sent qu’il y a quand même un peu plus que cela, sans tomber non plus dans une série moralisatrice et qui plus est pénible. L’argent n’est pas toujours tourné en dérision, on ne sombre pas dans le prévisible « l’argent est moins important que le reste ». Sans tomber non plus dans l’effet inverse, autrement dit qu’il faut à tout prix se transformer en Picsou. La série trouve un bon équilibre en fait.

Grâce à une énergie débordante, des dialogues souvent piquants et drôles ainsi que des personnages adorables et attachants comme tout, Binbô Danshi fait office de cure de bonheur et d’humour. Ce j-drama n’est pas révolutionnaire mais on ne voit pas passer les neuf épisodes ce qui prouve bien qu’il parvient à faire ce pour quoi il a été créé, autrement dit distraire. De plus, ce n’est pas parce que l’histoire ou les personnages paraissent simplets que cela signifie que la série l’est. Pour terminer, la bande originale est extrêmement jolie et parvient à insuffler du rythme ou de l’émotion tout au long des épisodes. Le générique n’est pas en reste mais j’y reviendrai bientôt. Ah ! N’oublions pas non plus de citer le Français (car oui, il l’est forcément) qui revient dans plusieurs épisodes et ce, de manière plutôt drôle ^^