BOSS (saison 2)

Le printemps 2011 fut marqué au Japon par le retour de deux séries diffusées en 2009 pour une seconde saison. Il y a donc eu JIN sur TBS mais également BOSS sur Fuji TV dont nous allons justement parler aujourd’hui. Composée encore une fois de onze épisodes, elle fut diffusée entre avril et juin 2011. Là aussi, le premier et le dernier épisode disposent de quinze minutes de plus que les quarante-cinq habituelles. Aucun spoiler.

Deux ans se sont déroulés depuis la fin de la saison une de BOSS. Ôsawa Eriko est retournée aux États-Unis laissant quelque peu en plan les retombées catastrophiques liées à l’affaire Takakura que l’on découvre dans ce premier épisode. Si l’on croyait effectivement cette histoire réglée, ce n’est pas le cas et la vie du personnage interprété par Toda Erika va d’ailleurs être plutôt bouleversée. C’est en partie pour cette raison que l’actrice est peu présente au cours des épisodes, les derniers la montrant tout de même davantage. Ces nouveaux épisodes débutent à l’instar de ceux de la première saison par l’arrivée d’Eriko sur le sol japonais. L’unité d’élite ayant été fermée par son départ, elle est rouverte et les membres sont ainsi de retour afin de résoudre leurs enquêtes habituelles. Kichise Michiko (LIAR GAME, Nodame Cantabile) étant l’héroïne de sa propre série, Hagane no Onna 2, diffusée également au printemps, elle dit au revoir à BOSS. L’équipe manque par conséquent cruellement de femmes d’autant plus que certaines mauvaises langues pourraient ajouter qu’Eriko n’a rien de féminin. C’est pourquoi deux nouveaux personnages intègrent la distribution principale. Hasegawa Kyôko que je ne connaissais pas du tout incarne une scientifique, Tadokoro Sachiko. En apparence tranquille, elle sait se faire discrète et passe son temps à manger des onigiri dans son coin et à sortir des éléments intelligents alors qu’on ne l’attend jamais au tournant. Elle a un côté sympathique et amusant. Ses délires érotomaniaques sont d’ailleurs assez présents et donnent un certain aspect cocasse à quelques situations. Une hackeuse de génie, Kurohara Rika, jouée par la jeune et jolie Narumi Riko (Hachimitsu to Clover) est également de la partie bien que l’on puisse se demander de quelle manière crédible elle s’est retrouvée là. Sans être inintéressante, elle est bien trop peu développée pour se révéler attachante. C’est Nishida Toshiyuki (Tiger & Dragon) qui incarne son père.

Les autres membres masculins sont tous de retour pour notre plus grand plaisir. Ce qu’il y a d’assez étonnant est que le personnage incarné par Tamayama Tetsuji (Bara no nai Hanaya), Katagiri Takuma, a un caractère fondamentalement différent de celui qu’il avait dans la première saison. Loup solitaire, il était alors perturbé par l’utilisation d’armes à feu. Ce souci ayant été réglé, il est normal qu’il puisse tirer. Ce qui choque est que durant ces nouveaux épisodes, il est vraiment bizarre et inadapté socialement vis-à-vis des femmes, ce qu’il n’était pas particulièrement avant. Honnêtement, ce Katagiri est bien plus agréable car drôle et sympathique que celui de 2009 mais changer ainsi de personnalité à un personnage ne fait pas très sérieux…

   

Rappelons-nous, cette saison une ne m’avait justement pas particulièrement convaincue. Malgré sa mise en avant du girl power, l’ensemble demeurait trop bancal car il n’arrivait jamais à se décider sur une ambiance. Les enquêtes se voulaient effectivement sérieuses mais il y avait un aspect comique décalé qui les parasitait. Cette seconde saison est exactement dans la même veine que la précédente. Les investigations sont variées, il y a du dramatique, des blessés, des morts, des cas de conscience, etc., et elles sont perpétuellement associées à de l’humour sortant parfois de nulle part. Contre toute attente, ces nouveaux épisodes sont bien mieux passés, sans que cela veuille dire qu’ils soient meilleurs. Il y a des chances que le fait de savoir où l’on met les pieds ait aidé. L’équipe est plus attachante, les dynamiques sont davantage creusées mais malheureusement, les personnages en tant que tels demeurent assez vides côté vie personnelle. On ne sait pas grand-chose d’eux au final. Les dirigeants misogynes de la première saison ont été mis au placard sinon ce qui fait du bien. De même, le petit-ami d’Eriko n’est plus là et c’est une excellente idée car il ne servait strictement à rien. De toute manière, n’importe quelle personne sensée souhaite qu’elle se mette en couple avec Nodate. Attendez, c’est é-vi-dent qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Que les allergiques à la romance ne se formalisent pas, il n’y a rien de probant qui va dans ce sens.

Les enquêtes sont correctement construites mais demeurent prévisibles. Ce qu’il y a de vraiment dommage et qui se révèle parfois presque ridicule est qu’à chaque fois, un membre de l’équipe est lié de près ou de loin à l’investigation. S’il rencontre un personnage, il est clair et net que cette nouvelle tête a quelque chose à cacher. Ça gâche le plaisir parce que la surprise n’est jamais présente. De même, essayer de mettre en place des mini retournements de situation ou faire croire à des évènements dramatiques alors qu’en fait ce n’est qu’une blague marche une fois, pas à tous les épisodes. Néanmoins, il y a bien un twist assez extraordinaire que l’on ne voit pas venir (ou alors je suis nulle) lors de l’avant-dernier épisode et de son cliffhanger. L’ultime épisode est toutefois un peu faiblard et le fait qu’il soit rallongé d’un quart-d’heure n’est pas en sa faveur.
La réalisation est encore une fois dans le même ton et si le rythme dynamique permet de ne pas s’ennuyer, elle en fait un peu trop avec tous ces mouvements de caméra et ces montages particuliers. La musique, bien que tout à fait à mon goût, est envahissante et bien trop orchestrale. D’ailleurs, certaines pistes ont été complètement copiées de celles de Prison Break composées par Ramin Djawadi ainsi que de plusieurs bandes originales de Steve Jablonsky.

Qui dit enquêtes, dit guest stars et cette saison ne faiblit absolument pas. Notons par exemple la présence de Tanihara Shôsuke (Magerarenai Onna, Love Shuffle, Gokusen 2, Pride) et de Takenaka Naoto (Nodame Cantabile) dans un épisode sympathique bien que convenu, de Tanaka Kei (Water Boys, Byakuyakô, Taiyô no Uta) dans un autre épisode qui permet de remonter le temps et qui est assez riche en suspense, de Sakaguchi Kenji (Ikebukuro West Gate Park, Pride) en ancien mercenaire prêt à tout pour atteindre son but, de Shaku Yumiko (Stand Up!!) qui incarne un personne cachant bien son jeu, de Matsushita Yuki (Sekai no Chûshin de, Ai wo Sakebu) en blogueuse invétérée ou encore de Kimura Ryô (Otomen, Hanazakari no Kimitachi e) presque méconnaissable. Sans aller faire directement un tour du côté de Shiawase ni Narô yo, il y a une référence au getsuku et à son agence matrimoniale, B-ring. Les fans de k-pop auront quant à eux reconnu la publicité honteuse et totalement gratuite pour 2PM avec leur concert auquel Eriko et Iwai assistent. C’est dans ces moments-là que je me dis que Takaoka Sôsuke n’a pas tout à fait tort… bref.

Cette seconde saison de BOSS est par conséquent dans la même lignée que la précédente. De ce fait, si on l’a appréciée, on devrait encore une fois y trouver son compte. S’agissant d’une série linéaire, il est d’ailleurs pas nécessaire d’avoir vu les épisodes de 2009 pour suivre celle-ci. Le girl power est de mise, les enquêtes ne sont pas désagréables à suivre et l’équipe est franchement sympathique bien que certains personnages soient un peu fades mais cela ne suffit tout de même pas à faire décoller la saison. Le manque de surprise et la prévisibilité de certaines intrigues tuent tout suspense et les blagues décalées sont un peu trop présentes pour que l’on prenne véritablement au sérieux ce qu’il se passe à l’écran. Cela n’empêche tout de même pas de passer du bon temps mais en série policière, il y a certainement bien mieux du côté de l’archipel nippon.

By |2018-07-06T17:47:30+01:00août 29th, 2011|BOSS, Séries japonaises|2 Comments

BOSS (saison 1)

Suite à la suggestion de Carole concernant la saison des séries japonaises du printemps 2011, je me suis quelque peu retrouvée au pied du mur quant à mon visionnage de BOSS ou non. La série possède effectivement une seconde saison qui fut diffusée ce printemps et qu’il fallait donc que je la regarde si je souhaitais tenir mes engagements. Or, on commence généralement par le début, n’est-ce pas ? En raison de la structure narrative du j-drama, j’aurais très bien pu m’en passer mais mon côté psychorigide ne l’a pas permis. C’est ainsi que début juillet, je me suis mise devant BOSS, bien que la série ne m’intéressait pas spécialement à l’origine.
Comme cela vient d’être indiqué, il s’agit d’une série japonaise comportant à l’heure actuelle deux saisons. La première, composée de onze épisodes, fut diffusée sur Fuji TV entre avril et juin 2009. À l’exception du premier et du dernier épisode rallongés de quinze minutes, les autres durent quarante-cinq minutes. Il ne sera question aujourd’hui que de la saison une ayant été à l’époque un succès d’audience, la seconde sera traitée plus tard dans l’année. Pourquoi ce titre ? La réponse est tout simple : parce que l’héroïne est le boss, voilà tout. Aucun spoiler.

Une nouvelle unité d’élite vient d’être créée à Tôkyô. Contre toute attente, c’est une femme, Ôsawa Eriko, qui la dirige et le moins que l’on puisse dire est que sa hiérarchie ne la soutient pas car elle lui a donné les officiers qu’aucun autre service ne veut. À elle de faire ses preuves et de montrer ce qu’elle a dans le ventre.

Le synopsis de BOSS ne laisse aucun doute à ce sujet, le j-drama est bel et bien une série policière. Quand bien même on n’apprécie guère le genre, on peut toujours espérer se retrouver devant de l’originalité ou en tout cas, un bon divertissement. Que cela soit clair dès le départ, la série n’est aucunement mauvaise. Pourtant, elle n’est pas spécialement intéressante. Bien sûr, elle se laisse visionner, là n’est pas vraiment la question, mais de là à vouloir la revoir un jour, c’est un pas difficilement franchissable. Un des problèmes majeurs de BOSS est son côté procedural. Voilà encore une série où chaque épisode est dédié à une affaire et presque totalement indépendant des autres. Si l’on n’apprécie pas ce genre, on risque d’être ennuyé. A contrario, ceux qui ne sont pas dérangés par cet aspect linéaire devraient au moins essayer la série car en dépit de son format schématique, elle possède de nombreuses qualités.

BOSS débute par le retour d’Ôsawa Eriko, incarnée par Amami Yûki, après plusieurs années passées aux États-Unis. Grande, forte, intelligente, autoritaire et charismatique, elle a tout pour se faire détester par un grand nombre de ses comparses masculins. Bien qu’on lui offre la direction d’une unité d’élite, ce nouvel emploi n’est qu’une façade et se révèle un cadeau a priori empoisonné de la part de ses patrons. L’idée est d’améliorer l’image de la police au Japon. Son équipe fraîchement construite est effectivement composée de bras cassés trimbalant de nombreux problèmes. Comment pourra-t-elle s’en sortir ? Personne ne souhaite qu’elle y parvienne mais c’est sans compter sur ses nombreux talents. Ce qu’il y a de fort sympathique, surtout pour une série japonaise, c’est que BOSS met à l’honneur les femmes et ce, d’une bien jolie manière. Cela ne veut pas non plus dire qu’elle tombe dans l’excès inverse en faisant preuve d’un féminisme bien trop extrême. La chef de l’unité est donc une femme et est plus que compétente, en dépit de ce que de ses collègues misogynes pourraient penser. Elle a le droit aux moqueries d’autant plus que son physique est assez atypique pour une Japonaise, mais elle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle n’a pas eu ce poste uniquement pour ses compétences évidentes car on espère la voir tomber de son piédestal. Rien qu’avec cela, la série fait plaisir car cette femme sort assez du carcan habituel et fait honneur au supposé sexe faible. BOSS ne s’arrête toutefois pas là puisque les autres femmes composant l’équipe sont intelligentes et les criminels à arrêter peuvent également être féminins sans pour autant être ridicules ou stéréotypés. En revanche, les hommes ne sont pas toujours des lumières et manquent même parfois totalement de virilité. BOSS inverse donc les tendances et insuffle un certain vent de fraîcheur plus qu’appréciable.

La nouvelle unité d’élite n’est au départ qu’une équipe d’incapables. Enfin, ses membres sont probablement compétents mais ils sont tellement empêtrés dans leurs propres problèmes qu’il est difficile d’en tirer quelque chose. Certes, ils ne sont pas tous comme ça mais ceux qui n’ont pas de problème à proprement parler ont une manière de fonctionner  particulière ce qui fait qu’il est encore une fois ardu de mener de vraies enquêtes. Il va falloir toute la bonne foi, la patience et la fine psychologie d’Eriko pour réussir à les faire s’épanouir. Évidemment, ils seront toujours particuliers mais ce sont justement leurs différences qui font leurs forces.
L’unité est plutôt sympathique même si elle est complètement décalée. Le mélange des genres n’est d’ailleurs pas toujours heureux, à l’instar d’un Tôkyô DOGS. Il y a effectivement beaucoup d’humour et de légèreté avec cependant une volonté de proposer des intrigues parfois tragiques. L’association est parfois faiblarde et malvenue puisqu’on ne sait pas forcément sur quel pied danser. À un moment donné il faut choisir. On réalise soit une série comique, soit une série plus dramatique avec quelques moments humoristiques, pas un mélange des deux bancal.
Du côté de ses membres, on retrouve plusieurs visages connus. Chez les femmes, en plus d’Eriko, Kimoto Mami, incarnée par Toda Erika, est jeune et peu intéressée par son travail. Elle fait le strict minimum et manque de sociabilité. Sans être réellement dans l’équipe, Narahashi Reiko, jouée par Kichise Michiko (LIAR GAME, Nodame Cantabile), fait partie de la section scientifique. Quant aux hommes, on en retrouve quatre. Il y a le mystérieux et charmant homme de service qui souffre en silence, Katagiri Takuma (Tamayama Tetsuji | Bara no nai Hanaya) ; Iwai, le playboy gay qui drague tout ce qui bouge (Kendo Kobayashi) ;  Yamamura Keisuke, le petit vieux qui perd ses cheveux et qui s’en rend malade (Nukumizu Yôichi, abonné aux rôles secondaires | TROUBLEMAN, Ashita no Kita Yoshio, Densha Otoko) ; Hanagata Ippei, le bleu aux vêtements colorés et à l’esprit peace & love, interprété par Mizobata Junpei (Buzzer Beat). Tous ne sont pas particulièrement intéressants, notamment parce qu’ils manquent parfois de consistance, mais ils possèdent une bonne dynamique et certains sont plutôt attachants. Sinon, un peu en retrait et ne faisant pas partie de l’équipe, on retrouve le grand ami d’Eriko, Nodate Shinjirô. Joué par le charmant Takenouchi Yukata que je n’avais encore jamais vu (eh oui), il est assez frivole. Il passe son temps à draguer toutes les femmes tout en allant à des gôkon sans que cela ne l’empêche d’être sérieux. D’autres personnages gravitent autour de ceux-là mais ils sont fades et bien trop unilatéraux, ce qui est fort dommage.

Étant une série policière, les enquête sont donc le maître-mot du scénario. L’unité utilise essentiellement le profilage et si certains raccourcis sont évidents, à l’instar d’un Criminal Minds, l’ensemble est assez bien construit en dépit d’un manque de nuances. Il est tout de même dommage qu’Eriko soit toujours la clé du succès, même s’il lui arrive de douter et de faire quelques rares erreurs. La réalisation est dynamique et fait très nord-américaine. On sent l’influence des séries issues des États-Unis à ce niveau-là, ainsi que du côté des histoires. C’est un peu dommage car si l’on regarde un j-drama, on cherche justement autre chose et on souhaite une approche différente. La bande-son composée notamment par Hayashi Yuki est énergique mais détonne parfois lorsque l’on entend par exemple du Linkin Park. Oui, oui. Quand on ne s’y attend pas du tout étant donné que l’on regarde un j-drama, on ne peut s’empêcher d’être sacrément surpris. Mais surtout, les sonorités font étrangement penser à celles de Heroes
Puisque chaque épisode, à l’exception de deux d’entre eux, est dédié à un cas, c’est l’occasion de voir de nombreux guest stars. Le plus sympathique d’entre eux et instigateur de la meilleure intrigue à mon goût de la saison est Yamada Takayuki en mode cheveux longs (Byakuyakô, Water Boys, Sekai no Chûshin de, Ai wo Sakebu, Churasan, Long Love Letter). Le génial Namase Katsuhisa (Gokusen, Ashita no Kita Yoshio) suit un peu plus loin et propose un autre épisode agréable. L’acteur montre d’ailleurs qu’il sait très bien sortir de son registre habituel de comique. On peut autrement citer Takeda Tetsuya (JIN, Byakuyakô), Shida Mirai (Shôkôjo Seira) dans un épisode bien écrit et mettant un peu mal à l’aise, Sakai Wakana  (Waraeru Koi wa Shitakunai, Kisarazu Cat’s Eye), Kanai Yûta (TROUBLEMAN), Konishi Manami  (Ashita no Kita Yoshio, Churasan), Matsuda Satoshi (Vampire Host), Sorimachi Takashi (Great Teacher Onizuka), Ishigaki Yûma (Water Boys, Gokusen 1, Hanazakari no Kimitachi e), Maruyama Tomomi (Ashita no Kita Yoshio, Yume wo Kanaeru Zô) ou encore Miura Ryôsuke  (Meitantei no Okite). Que de monde n’est-ce pas ?

Cette première saison de BOSS est par conséquent plutôt sympathique sans sortir toutefois des sentiers battus. Il est vrai que son format impose des contraintes mais l’un n’empêche normalement pas l’autre. Si l’équipe policière est agréable et relativement attachante et que le girl power est presque palpable par moment, quelques défauts empêchent de pleinement apprécier l’ensemble. Le ton est effectivement trop versatile, l’ambiance est parfois malheureusement américanisée et les scénarios sont un poil manichéens. La saison deux sera donc de la partie puisque j’ai eu quelques obligations externes via Critictoo mais autrement, je ne pense pas que j’aurais continué cette série trop classique à mes yeux.

By |2018-07-06T17:47:29+01:00août 29th, 2011|BOSS, Séries japonaises|4 Comments