Noël chez les souris - Jour numéro 4 (Dexter - saison 2)
Publié par Tite Souris dans Dexter, Fonds d'écran, Séries américainesJour 4, semaine spéciale Noël. Comme prévu un article et un fond d’écran. Aujourd’hui ce sera du 100% Dexter grâce à Haruka !
Etant donné que j’ai déjà pu parler de la série et comme la demande d’Haruka est de traiter de la saison 2, je passe toute la phase de présentation. Par ailleurs, il y aura des spoilers absolument partout donc faites attention. Je vous aurai averti…
Dexter fut pour moi une des révélations de l’année 2006-2007 avec Friday Night Lights. Généralement on est plus conciliant avec les premières saisons, ce qui n’est pas le cas avec les deuxièmes… Dexter a-t-elle réussi à passer à la seconde et trouver son rythme de croisière ? Après l’Ice Truck Killer, qu’est-ce que les scénaristes allaient bien pouvoir trouver pour nous subjuguer ?

Le season premiere nous met tout de suite dans le bain, le serial killer à poursuivre cette année sera celui qui découpe des humains qui selon lui ne méritent aucune pitié, les range dans des sacs et les balance à la mer. Ca ne vous dit rien ? Eh oui, la cachette de Dexter est découverte et Miami est horrifiée de savoir qu’il y a un serial killer bien plus prolifique que l’Ice Truck Killer, ce qui était assez difficile il faut l’avouer. Cette saison est celle du Bay Harbor Butcher ;D Une unité spéciale du FBI, menée par Keith Carradine lui-même, est dès lors dépêchée et notre héros se retrouve à travailler avec ceux qui le recherchent… Dexter sera-t-il attrapé ? Va-t-il aller en prison ? Comment son entourage réagira en apprenant qu’il a besoin de tuer pour vivre ? Tant de questions qui trouveront réponse durant cette saison… ou pas !
La saison 2 traite donc en premier lieu de la traque de ce nouveau serial killer qui, si au départ terrorrise la ville, finit par rendre certaines personnes admiratives du Bay Harbor Butcher. Il agit tel un Dark Defender, ne tuant que les pourris jusqu’à la moëlle et rend la ville plus propre. Chose que la police n’arrive pas tout le temps. Tout comme lors de la première saison, on est à fond derrière Dexter et ses agissements, quand bien même on exècre ce genre de règlements de compte ou de peine de mort. On en vient même à oublier que Dexter est bel et bien un serial killer, un malade qui a besoin de tuer pour se sentir quelque peu vivant. Cela dit, la série nous le rappelle en plein fouet, notamment lorsque Dexter tue de sang froid et découpe un dealer devant Doakes, alors enfermé dans sa cage. Notre héros qui ressemble à nounours est un monstre et petit à petit, il commence à s’en rendre compte…
Durant ces douze épisodes, Dexter apprend beaucoup sur lui-même, sur ce que son père adoptif lui a appris et légué, réagit beaucoup plus humainement. Si dans la saison 1 il était très lisse et ne montrait que très rarement des sentiments, ce n’est en aucun cas la même chose dans la saison 2. Dexter passe par la colère, le désespoir, la peur, la culpabilité, etc. Cette année, la série se focalise sur son personnage principal, ses doutes, ses angoisses. Il cherche à savoir qui il est. Son père l’a aidé à canaliser ses pulsions mais pourquoi l’a-t-il fait ? Savait-il vraiment où il allait en transformant son fils en justicier de la nuit ? Dexter n’en est que plus humain et du coup, plus réaliste. La saison 2 est une plongée dans l’âme de cet anti-héros.
L’introduction de deux nouveaux personnages se fait en douceur : Lundy, chargé de l’unité du FBI d’une part, et Lila, le garde-fou de Dexter chez les drug addict. Il est amusant de noter que l’interprète de Lundy, qui n’est autre que Keith Carradine, a joué le rôle d’un serial killer très prolifique et extrêmement sadique, dans la saison 2 de Criminal Minds. Les rôles sont cette fois-ci inversés ! Le jeu du chat et de la souris entre Lundy et Dexter est extraordinaire. Lundy est très intelligent mais Dexter l’est aussi. Il montre encore une fois sa capacité à se maîtriser et ne jamais se révéler. Après tout, la règle numéro 1 de Harry est de ne pas se faire prendre.
Cela dit, c’est la relation entre Deb et Lundy qui m’aura davantage marquée. Durant la saison 1 Deb n’était pas très futée, un peu chiante il faut l’avouer. Elle prend son envol et grandit grâce à Lundy.
L’autre nouveau personnage est donc le vampire anglais Lila. Lors de sa première apparition, on se doute de ce qui va se passer, de l’effet néfaste qu’elle jouera sur Dexter. Elle le comprend certes mais que trop bien. Lorsqu’elle réalise qui est le vrai Dexter, elle ne fuit pas, elle est bien trop fascinée. Si Lila donne des envies de meurtre, elle n’en était pas moins nécessaire à Dexter. Il avait besoin d’elle pour se comprendre et faire ce travail sur lui-même. Son sort est parfait :D

La révélation fut pour ma part avec Doakes qui n’est ni plus ni moins le personnage le plus intelligent de la série. Il a tout compris chez Dexter. Absolument tout. Leurs faces à faces sont fascinants et extraordinaires. A partir du moment où il a la preuve tangible que Dexter est le Bay Harbor Butcher on se doute qu’il va y passer. Pas par les mains de Dexter mais par celles de Lila. Cela paraissait évident et logique. Il n’empêche que lorsque cette saleté de vampire ouvre le gaz et laisse le pauvre Doakes sauter en l’air, j’étais vraiment triste ;__;. Certes, Doakes n’avait plus aucune utilité pour la série mais il n’empêche qu’il s’agit là d’un dommage collatéral. Non mérité comme d’habitude.
La quête de la vérité de Laguerta sur la véritable identité du Bay Harbor Butcher était très émouvante. Seule contre tous, elle n’a jamais cru que Doakes était ce serial killer. A juste titre. Le rapprochement entre Deb et elle était sympathique comme tout. Comme quoi Deb en a fait du chemin depuis l’Ice Truck Killer.
Une saison 2 à vous couper le souffle, bien meilleure que la première et pourtant le niveau était déjà haut. Le personnage de Dexter est fouillé et s’en suit une analyse psychologique très détaillée et tout simplement passionnante. On y voit l’homme tel qu’il est réellement : la face qu’il arbore tous les jours devant sa famille et ses amis, mais aussi sa face noire, celle qu’il tente de cacher… Un réel délice mais une vraie torture pour les nerfs.
Certainement la meilleure saison de l’année, toutes séries confondues.
Deux fonds d’écran pour le prix d’un ^.^


Battlestar Galactica : J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises donc je ne vais pas m’étendre davantage. Je suis juste en manque de cette série et j’ai hâte de la revoir venir sur le petit écran. La seule chose triste c’est que la quatrième saison sera la dernière… argh ça va être dur de retrouver une série avec ce potentiel très bien exploité ;___;
Friday Night Lights : Ouaw, j’attaque du lourd là. Du très très lourd. Cette série c’est que du bonheur ♥♥♥ Dire que la saison 2 n’était même pas sûre d’arriver parce que les américains ne s’y intéressent pas. Ils sont fous ! O__O En tout cas si elle vous intéresse ce n’est pas la peine d’attendre une diffusion française, ça risque de ne pas arriver. Vu que le thème de fond est le foot américain, les chaînes françaises ont peur que ça ne passe pas du tout avec le public français. C’est franchement dommage. Comme j’ai déjà pu le dire, ok ça parle de foot américain mais ce n’est qu’un prétexte pour traiter des habitants d’une toute petite ville du Texas qui ne vit qu’à travers ce sport et les fameux vendredi soir (où ont lieu les match en question). Les personnages sont traités en finesse, que ce soit les ados ou les adultes, les relations ne sont pas édulcolorées, les dialogues sonnent vrais, tout sonne vrai en fait. Mention spécial au personnage de Landry qui est tellement similaire à n’importe quel ado sur Terre. Il n’est pas très beau, un peu geek et stupide sur les bords mais diablement attachant. Du côté des sportifs, j’adore Matt et Tim. Quant aux filles on ne peut pas rester insensible face à Tyra ou même à Lyla la cheerleader. Quant aux adultes, vive le couple Taylor~ Alors qu’on s’attend forcément à des clichés, il n’y en a pas ou tellement peu et minimes que l’on peut les oublier… Une série extraordinaire dans lequel on plonge rapidement et avec laquelle on vibre tout du long de ses 22 épisodes. Un petit bijou comme on en aimerait davantage.