Friday Night Lights (saison 2) - Texas Forever.
Publié par Tite Souris dans Friday Night Lights, Séries américainesIl serait peut-être temps de parler d’une de mes séries favorites qui a vu se terminer sa saison deux début février. Malgré la profonde affection que je lui porte, mes souvenirs sont désormais un petit peu flous, zut alors. Amputée de sept épisodes à cause de la grève des scénaristes, la saison deux a failli être la dernière de Friday Night Lights. Mais fort heureusement, nous aurons le droit à une troisième. Ce n’est pas que les audiences soient vraiment archi mauvaises ou que les critiques soient affreuses mais le public ne suit pas. C’est un peu pareil en France d’ailleurs puisque NRJ 12 diffusait la saison une en prime time pour finalement l’arrêter quelques semaines plus tard. Je me demande si la chaîne est allée jusqu’au bout à un autre moment en fait.
Friday Night Lights raconte tout simplement l’histoire de quelques personnes vivant à Dillon dans le Texas. Là-bas il n’y a pas grand chose à faire et les perspectives futures semblent plus que limitées. Le football est un exutoire pour un grand nombre d’entre eux ce qui fait que tout ou presque tourne autour de cela. A la fin de la saison une, l’équipe du coach Taylor gagnait le championnat d’état. Mais la joie était de courte durée pour les panthères car le coach quittait Dillon pour un poste à responsabilité dans une grande université. La saison deux débute suite à une ellipse de huit mois environ. Tami, restée à Dillon avec Julie, est enceinte et n’est plus très loin d’accoucher, son mari habite très loin, la situation n’est donc pas évidente pour la famille Taylor. Si le coach revient très rapidement dans la saison entraîner l’équipe de foot, les difficultés seront présentes du fait de Julie qui se sent délaissée par l’arrivée du bébé, de Tami qui en ras-le-bol de n’être plus qu’une mère et ne parvient plus à s’épanouir… Des problèmes on ne peut plus réalistes et qui sont encore une fois traités en douceur et de manière intéressante. La soeur de Tami, Shelley (Jessalyn Gilsig - Nip/Tuck), offre plusieurs scènes sympas notamment lorsqu’elle se trouve confronté à son cher beau-frère. Beaucoup ont été apparemment déçus par Julie, ce qui n’est pas mon cas. Ok elle est un peu chiante par moment mais elle est en plein dans l’adolescence et elle s’en sort plutôt bien. Et honnêtement, les autres ados n’ont pas forcément une attitude de vrai ado alors que Julie oui. Toujours concernant les Taylor, on peut tout de même regretter qu’Eric revienne aussi rapidement entraîner l’équipe. Où était l’intérêt de le faire aller là-bas dans ce cas-là ? Les scénaristes ne pensaient peut-être pas avoir de saison deux ou alors ont fait une belle erreur.
La saison deux pose quelques autres problèmes du côté du scénario aussi. A commencer par l’intrigue du début de Tyra et Landry. C’était clairement de trop et ça n’avait absolument pas sa place dans Friday Night Lights. Ce qui est dommage parce que cela plombe les intrigues qui se déroulent à côté. Cependant, cela permet de voir enfin le père de Landry et c’est une bonne chose. La relation qui se tisse entre Tyra et Landry, qui commençait à poindre son nez en saison une, est très belle et correctement développée. Mais celle entre Landry toujours et Matt en pâti sérieusement. On ne les voit plus trop ensemble et ça manque. Puisque l’on parle de relation on peut parler de celle entre Matt et Tim qui prend son envol dans cette saison. Matt voulant apparemment ressembler à Tim, il a du chemin à faire ^^;; A propos de Tim Riggins on pourrait en écrire des tonnes tant il est chouette. Il a plein de défauts mais il cache sous sa carapace un coeur d’or. Et pas la peine de préciser à quel point Taylor Kitsch est fabuleux. La scène du bateau avec Lyla et Jason en est un exemple parfait.
Il se passe beaucoup de choses dans cette saison sans qu’on en est vraiment l’impression. Le traitement des histoires est toujours aussi subtil, aussi Friday Night Lights en somme. Le chouette personnage de Waverly disparaît comme par magie et quelques autres apparaissent : Santiago, Chris (interprété par Matt Czuchry - Gilmore Girls).
L’article semble peut-être une succession de reproches à la saison deux mais c’est parce que je ne vais pas répéter les immanquables qualités dont j’ai déjà parlées précédemment. Certes cette saison amputée est légèrement moins bonne que la première mais elle n’en demeure pas moins excellente. Elle est probablement une des saisons que j’ai préférées lors de cette saison télévisuelle. Il serait bon pour la suivante de privilégier davantage les interactions entre les personnages car certaines sont un peu trop laissées de côté et d’augmenter le nombre de matchs à l’écran parce que la saison deux a été trop avare sur ce coup-là. Et dans ce cas, si tout le reste continue de cette manière, ce sera très chouette. Friday Night Lights a toujours su faire confiance aux téléspectateurs en pointant du doigt certaines choses (racisme, dopage, religion très poussée avec Lyla…) sans pour autant faire la morale ou juger ses personnages. Ca fait du bien surtout lorsque la plupart des séries se donnent à chaque fois le droit de nous abreuver de ce qu’il est bon de penser. Heureusement la série aura le droit à une troisième saison car le season finale qui n’aurait pas du l’être aurait été un très mauvais series finale. Vivement la saison trois qui sera probablement la dernière. Toute bonne chose a une fin, c’est bien connu.
Bonus : le nouveau générique


Battlestar Galactica : J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises donc je ne vais pas m’étendre davantage. Je suis juste en manque de cette série et j’ai hâte de la revoir venir sur le petit écran. La seule chose triste c’est que la quatrième saison sera la dernière… argh ça va être dur de retrouver une série avec ce potentiel très bien exploité ;___;
Friday Night Lights : Ouaw, j’attaque du lourd là. Du très très lourd. Cette série c’est que du bonheur ♥♥♥ Dire que la saison 2 n’était même pas sûre d’arriver parce que les américains ne s’y intéressent pas. Ils sont fous ! O__O En tout cas si elle vous intéresse ce n’est pas la peine d’attendre une diffusion française, ça risque de ne pas arriver. Vu que le thème de fond est le foot américain, les chaînes françaises ont peur que ça ne passe pas du tout avec le public français. C’est franchement dommage. Comme j’ai déjà pu le dire, ok ça parle de foot américain mais ce n’est qu’un prétexte pour traiter des habitants d’une toute petite ville du Texas qui ne vit qu’à travers ce sport et les fameux vendredi soir (où ont lieu les match en question). Les personnages sont traités en finesse, que ce soit les ados ou les adultes, les relations ne sont pas édulcolorées, les dialogues sonnent vrais, tout sonne vrai en fait. Mention spécial au personnage de Landry qui est tellement similaire à n’importe quel ado sur Terre. Il n’est pas très beau, un peu geek et stupide sur les bords mais diablement attachant. Du côté des sportifs, j’adore Matt et Tim. Quant aux filles on ne peut pas rester insensible face à Tyra ou même à Lyla la cheerleader. Quant aux adultes, vive le couple Taylor~ Alors qu’on s’attend forcément à des clichés, il n’y en a pas ou tellement peu et minimes que l’on peut les oublier… Une série extraordinaire dans lequel on plonge rapidement et avec laquelle on vibre tout du long de ses 22 épisodes. Un petit bijou comme on en aimerait davantage.