Grey’s Anatomy (saison 4) - Surgeons are cowboys.
Publié par Tite Souris dans Grey's Anatomy, Séries américainesContinuons dans les bilans de séries qui viennent de terminer leur saison en cours et place aujourd’hui à Grey’s Anatomy. La précédente était plus que moyenne. Est-ce que c’était du à la malédiction de la saison 3 qui touche de nombreuses séries ? Ou bien tout simplement Meredith et ses collègues sont tous simplement devenus inintéressants ? La saison quatre répond plutôt bien à cette question. Attention, spoilers en vue.
Deux départs marquent cette nouvelle saison, celui d’Addison qui part faire joujou dans Private Practice et celui de Burke qui… ben qui dégage voilà tout. Deux nouveaux personnages viennent renforcer le casting de base. Tout d’abord on retrouve la demi-soeur de Meredith, Lexie Grey ainsi que la chirurgienne Hahn que l’on avait déjà remarquée dans la saison trois. Lexie était très mal introduite dans la saison trois, laissant suggérer qu’elle sera le nouvel love intest de Derek. Fort heureusement, ce n’est pas du tout mis en place dans les nouveaux épisodes. C’est au moins un bon point à noter dès le début de la saison. En fait ce personnage est une bonne idée. Elle est fraîche, mignonne et très sympathique. Légèrement névrosée, elle n’en est que plus attachante. Surtout lorsque l’on voit comment la traitent Meredith et Cristina. Elle ne se prend pas trop la tête et du coup elle ne nous prend la tête non plus. Ah ça change de sa soeur. Venons-en à elle. Peu l’apprécient, je suis dans cette catégorie pour ne rien cacher. En fait je crois que le problème vient surtout d’Ellen Pompeo. Ceci étant dit, elle se prend enfin en main et tente de changer. Elle va ainsi voir une psy interpétée par la fabuleuse Amy Madigan (Carnivàle) et elle finit par vaincre ses démons. Il ne reste plus qu’à espérer que la saison cinq lui fera continuer dans cette direction et qu’elle ne va pas retomber dans ses travers.
Tous les internes deviennent donc résidents cette année, excepté George qui a raté son examen. Du côté des nouveaux résidents, il y a du bon et du moins bon. Le personnage le plus travaillé est celui de Cristina qui sous sa carapace d’acier cache qu’elle vit assez mal le départ de Burke et la mise à l’écart perpétuelle de Hahn. Elle en vient même à chanter du Madonna dans une morgue ^^; Quant aux autres ce n’est pas génial. Les scénaristes se rappellent d’Alex à la fin de la saison et nous ramènent encore Ava (argh) mais c’est traité correctement pour ne pas trop sombrer dans le pathos. Par contre le gros hic se trouve avec Izzie qui n’apporte plus rien si ce n’est qu’elle semble être le nouvel élément comique.
Il reste tous les autres… la situation compliquée entre George et Callie est vite balayée pour notre plus grand bonheur, tout comme celle entre George toujours et Izzie. Ouf. Les mettre ensemble ne collait pas du tout et dès le début de la saison on sent que ça ne va pas durer. Il est malheureux que Miranda ait si peu de temps d’antenne car lorsqu’elle en a, elle transcende à chaque fois n’importe quelle situation. Pas beaucoup d’éléments joyeux pour elle mais extrêmement réalistes, malheureusement.
Il ne faut pas non plus oublier les scènes entre Derek et Sloane qui sont très sympathiques et marrantes, les deux sont redevenus amis et il y a une réelle alchimie. Une nouvelle relation se tisse entre Callie et Hahn. J’ai cru voir que beaucoup n’aimaient pas trop, ce n’est pas du tout mon cas. Ca vient tout doucement pour s’installer dans le season finale. Ca ne va pas forcément durer mais ça donne des situations agréables. Surtout lorsque Sloane s’en mêle.
Les personnages sont le point fort de Grey’s Anatomy ce qui fait qu’on s’attend à ce qu’il se passe entre eux ou individuellement soit un minimum correct. C’est le cas, bien plus que dans la saison trois qui donnait beaucoup trop dans le mélo. Ca fait un bien fou.
Concernant les cas médicaux, il y en a de très bons comme celui du raciste interprété par Gale Harold (Vanished), celui du double épisode où des secouristes sont coincés dans leur ambulance, ceux avec les tumeurs cérébrales. Bref c’est sympa et la série sait toujours de quelle manière attendrir le téléspectateur.
Une saison quatre nettement supérieure à la précédente mais qui est moins passionnante que les deux premières. Il y a quelques acteurs sympas de série à venir dire bonjour comme Seth Green (Buffy The Vampire Slayer), Benny Ciaramello (Friday Night Lights), Clea DuVall (Carnivàle). Le départ d’Addison est bien géré, elle ne manque pas vraiment en fait même si la revoir le temps d’un épisode fait plaisir. Cela dit, il est possible que l’on commence à voir toutes les ficelles de la série ce qui fait que ça en devient plus routinier. Il n’y a plus trop d’éléments de surprise. Les épisodes sont dans l’ensemble agréables et mettent de bonne humeur et c’est déjà pas mal. Mais il ne faut pas en attendre beaucoup plus. Pas forcément passionnante de bout en bout, la saison de quatre de Grey’s Anatomy est bien pour se détendre sans trop se prendre la tête.
Battlestar Galactica : J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises donc je ne vais pas m’étendre davantage. Je suis juste en manque de cette série et j’ai hâte de la revoir venir sur le petit écran. La seule chose triste c’est que la quatrième saison sera la dernière… argh ça va être dur de retrouver une série avec ce potentiel très bien exploité ;___;
Friday Night Lights : Ouaw, j’attaque du lourd là. Du très très lourd. Cette série c’est que du bonheur ♥♥♥ Dire que la saison 2 n’était même pas sûre d’arriver parce que les américains ne s’y intéressent pas. Ils sont fous ! O__O En tout cas si elle vous intéresse ce n’est pas la peine d’attendre une diffusion française, ça risque de ne pas arriver. Vu que le thème de fond est le foot américain, les chaînes françaises ont peur que ça ne passe pas du tout avec le public français. C’est franchement dommage. Comme j’ai déjà pu le dire, ok ça parle de foot américain mais ce n’est qu’un prétexte pour traiter des habitants d’une toute petite ville du Texas qui ne vit qu’à travers ce sport et les fameux vendredi soir (où ont lieu les match en question). Les personnages sont traités en finesse, que ce soit les ados ou les adultes, les relations ne sont pas édulcolorées, les dialogues sonnent vrais, tout sonne vrai en fait. Mention spécial au personnage de Landry qui est tellement similaire à n’importe quel ado sur Terre. Il n’est pas très beau, un peu geek et stupide sur les bords mais diablement attachant. Du côté des sportifs, j’adore Matt et Tim. Quant aux filles on ne peut pas rester insensible face à Tyra ou même à Lyla la cheerleader. Quant aux adultes, vive le couple Taylor~ Alors qu’on s’attend forcément à des clichés, il n’y en a pas ou tellement peu et minimes que l’on peut les oublier… Une série extraordinaire dans lequel on plonge rapidement et avec laquelle on vibre tout du long de ses 22 épisodes. Un petit bijou comme on en aimerait davantage.