Archives pour la catégorie “Hana Yori Dango”

Ayant vraiment apprécié la première saison de Hana Yori Dango, je me voyais mal passer à côté de la suite. D’autant plus que c’est tellement rare que les séries japonaises se déroulent sur plus d’une saison qu’il faut en profiter lorsque l’on aime. Pour rappel, bien que Hana Yori Dango n’invente pas l’eau chaude, elle n’en demeure pas moins un j-drama absolument rafraîchissant, drôle, émouvant et diablement attachant. Pour plus d’informations sur la série je ne peux donc que vous conseiller l’article sur la première saison. La seconde fut diffusée début 2007 sur TBS le temps de onze épisodes. Pas de spoilers sur la saison.

Cette deuxième saison de Hana Yori Dango reprend bien après que Dômyôji parte pour New York. Après le départ de Dômyôji, Makino ne lui a pas parlé pendant une année. Rui et les autres membres du F4 aident Makino à le retrouver  en allant à New York pour les vacances de Noël. Bien que le F4 et Makino rencontrent Dômyôji, ils se rendent compte qu’il est devenu une personne complètement différente, et ainsi ils repartent pour le Japon. Plus tard, la mère de Dômyôji annonce qu’elle et son fils reviennent au Japon. Là, ils tiennent une fête d’anniversaire géante pour Dômyôji et annoncent quelque chose de très important. Dômyôji, comme dans la première saison, est engagé à une fille d’un riche héritier : Shigeru Okawahara. La seule différence est qu’ils doivent être mariés bientôt. Comment Makino va-t-elle réagir ? De son côté, Rui commence à tomber amoureux de Makino…
Source : Wiki-Drama

On reprend les mêmes et on recommence ! Autrement dit on retrouve encore Dômyôji (Matsumoto Jun), Rui (Oguri Shun), Nishikado (Matsuda Shota), Akira (Abe Tsuyoshi) et Makino (Inoue Mao). Pour peu qu’on ait apprécié les suivre dans la saison une, on est forcément ravi de les revoir. D’autant plus que cette fois-ci, les personnages sont un peu plus travaillés. C’était déjà le cas précédemment pour le trio Dômyôji-Rui-Makino mais les deux autres membres du F4 étaient largement en retrait. Cette fois-ci, Nishikado a le droit à son petit développement personnel ce qui n’est pas du tout pour (me) déplaire. Il est vrai que la première saison étant assez courte, ce n’était pas forcément évident de mettre tout le monde sur un pied d’égalité mais je trouvais que ça manquait un petit peu de consistance. Sans non plus que ce soit si dérangeant que ça. Néanmoins, Akira est décidément la cinquième roue du carrosse puisque lui n’est jamais mis en première ligne, sauf lorsqu’on découvre sa famille un brin particulière. C’est un peu léger. Cela n’empêche pas que l’on accroche toujours autant aux protagonistes de Hana Yori Dango. Etant fan jusqu’au bout des ongles de Dômyôji, je n’ai pas pu m’empêcher de recraquer encore sur lui. Malgré ce que le début de saison peut laisser supposer, il n’a pas vraiment changé et c’est un délice. La force de la série réside assurément dans ses personnages et les relations qui les unissent.
A ce propos, l’accent est évidemment mis en sur Makino et Dômyôji. A moins d’avoir un léger souci, on se doute bien qu’ils finiront ensemble un jour mais malgré cette prévisibilité, on entre à fond dans le jeu et on suit avec plaisir leurs péripéties. Bien sûr que ce n’est pas réaliste, bien sûr que c’est ultra exagéré mais c’est tellement addictif et les personnages vraiment ciselés que le drama ne tombe pas dans la facilité.

Là où je mettrais un petit bémol c’est dans la présence de Toda Erika (Nobuta wo Produce). Je n’ai absolument rien contre l’actrice mais son personnage est une atrocité. Elle m’a un peu gâché les derniers épisodes car l’intrigue qui y est lié est légèrement too much. Même pour Hana Yori Dango. Enfin… il fallait bien une peste de service et c’est tombé sur elle. Autrement, côté acteur connu, on retrouve Ikuta Toma (HanaKimi) dans le premier épisode.

Le cocktail efficace de la saison une est appliqué sur la seconde et encore une fois, ça marche à merveille. En terminant, j’étais triste d’avoir déjà fini la série. Ce fut trop court ;__; Mais en même temps, au moins on n’a pas le temps de s’ennuyer et l’intrigue ne tire pas (trop) en longueur. Et puis il ne faut pas déprimer puisque le film est disponible depuis quelques mois maintenant ^^ Hana Yori Dango mérite clairement ses galons de série japonaise incontournable. Après, qu’on accroche ou pas c’est une autre paire de manches mais il est clair qu’elle aura marqué les esprits. Côté musique, adieu Ai Otsuka, bonjour Utada Hikaru et Flavor of Life. On n’est pas du tout perdant au change. Au générique c’est toujours Arashi mais avec cette fois-ci la chanson Love so Sweet. Bref, la saison deux c’est encore des personnages sympathiques et parfois truculents, beaucoup d’amitié et de romance, des moments drôles et d’autres émouvants, des décors à faire rêver et une musique agréable. Le tout saupoudré d’une bonne humeur quasi constante. Pour moi, il n’en faut pas plus pour être charmée.

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Dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l’on veut. C’est ainsi qu’Haruka, docteur ès j-dramas, m’a mis le couteau sous la gorge pour que j’en regarde un en particulier. Presqu’un an qu’elle m’en parle. J’aurai mis du temps mais voilà, je l’ai fait. (Vous comprenez évidemment que je blague, Haruka est gentille et n’use pas de violence. Enfin, pas tout le temps xD) Aujourd’hui, il est donc enfin question d’Hana Yori Dango (HanaDan) et plus précisément de la saison une. Il en existe une deuxième et un film, tout frais d’ailleurs, mais ils seront traités comme d’habitude plus tard.
A la base, il y a le shôjo en 36 volumes de Yôkô Kamio publié entre 1992 et 2003. C’est un manga que j’ai toujours voulu lire, malgré sa longueur et ses dessins absolument immondes. A vrai dire, j’espérais le lire avant de voir le drama mais bon, ce sera finalement pour après… Le manga marche très bien au Japon ce qui explique l’existence d’un anime de 51 épisodes datant de 1996-1997 et donc d’un drama. La première saison fut diffusée sur TBS fin 2005 et propose neuf épisodes. Contrairement à de nombreuses séries télévisées japonaises, il y a donc une saison deux et elle suit directement la première. Ce n’est pas comme Gokusen par exemple qui est une sorte de remise à zéro. Pour faire simple, c’est donc ici comme le système américain. Une version télévisée taiwanaise existe aussi, Meteor Garden. Le générique, très sympathique, a pour chanson Wish d’Arashi. C’est Matsumoto Jun qui chante, si je ne me trompe pas.   Pas de spoilers.

Tsukushi Makino, une jeune fille de seize ans, arrive dans le lycée privé Eitoku. Beaucoup d’enfants issus de familles aisées fréquentent cet établissement malgré la présence d’une bande de quatre garçons, les F4, qui font régner leurs propres lois. Ils sont les seuls à ne pas porter l’uniforme. En réalité, ces garçons sont séduisants et appartiennent à quatre riches familles très influentes de la ville. Leur chef est Tsukasa Dômyôji, dix sept ans, secondé par Sôjiro Nishikado, Akira Mimasaka et Rui Hanazawa, le moins cruel et le plus raffiné des trois. Dômyôji a un caractère orgueilleux, emporté et n’hésite pas à frapper ceux qui le défient.
Source : Mononoke BT

Hana Yori Dango fait parti de ces j-dramas régulièrement cités parmi les favoris des téléspectateurs. De ce fait, j’avais un peu peur de ne pas l’apprécier d’autant plus qu’Haruka en vantait aussi les mérites. A force d’entendre du bien de quelque chose, on part souvent avec de grandes attentes et la déception arrive parfois au bout.
Ce qui est clair c’est que je ne me plaindrai pas du casting. Ce qu’il y a de bien avec les séries japonaises c’est que plus on en regarde, plus on reconnaît des têtes. En effet, les acteurs tournent à la chaîne ce qui explique qu’on les retrouve partout. Du côté des personnages très secondaires on retrouve ainsi Fukada Aki et Matsuoka Emiko de Nodame Cantabile, Sakai Ayana (Zettai Kareshi), Handa Kento (Gokusen I). C’est dans la composition du F4 (Flower Four… oui c’est kitsch ^^;) que l’on retrouve quelques pointures, à savoir Matsumoto Jun et Oguri Shun. Tous deux déjà vus dans Gokusen I d’ailleurs. Le premier n’est autre que Dômyôji, leader violent du groupe et vraie tête à claques qui n’en a rien à faire des autres, et le second est son meilleur ami Hanazawa Rui, mystérieux et extrêmement classe. Ils éclipsent carrément les deux autres membres du F4 qui sont bien plus en retrait au niveau de l’intrigue. Ca ne pose pas trop de problème mais espérons qu’on les verra quand même davantage dans la saison deux. Les deux autres sont donc Sôjiro et Akira. Le premier est interprété par Matsuda Shota que je connaissais déjà pour avoir joué dans le sympathique film A cheerful Gang turns the Earth. Sôjiro est un dragueur invétéré mais qui a tout de même des principes. Quant à Akira, qui lui aussi est un play-boy mais qui aime les femmes d’âge mûr, il n’est autre qu’Abe Tsuyoshi, déjà vu dans Zettai Kareshi. Bref, du joli monde pour composer ce F4. N’oublions pas l’héroïne, Makino Tsukushi, incarnée par Inoue Mao.

Hana Yori Dango est à l’origine un shôjo et ça se sent d’emblée. Il y a des bishônens, l’intrigue suit tous les codes du genre… rien de révolutionnaire donc. Surtout quand on connaît bien le genre. Je ne pourrais pas dire si le drama respecte le manga par contre, mais il est clair que l’essence même du shôjo est là. Aucun doute là-dessus. Néanmoins, à peine le temps de dire ouf que l’on est dans le drama et difficile de le lâcher avant la fin du neuvième épisode. Il y a de ces séries qui malgré un scénario pas très original arrive à plaire. Grâce aux personnages, aux acteurs, à la musique, à la mise en scène… ou un mélange de tout qui fait que l’on apprécie. HanaDan c’est donc tout ça.

Les personnages sont souvent adorables, même Dômyôji qui pourtant a tout pour déplaire au début. Dire qu’à la fin, j’en étais ultra fan. Difficile de ne pas le trouver attachant malgré ses très nombreux défauts. En fait, ils évoluent presque tous au fur et à mesure des épisodes, en partie grâce à Tsukushi. L’héroïne, en plus d’être attachante est volontaire et directe. Elle dit ce qu’elle pense, agit en conséquence et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ce que ça fait du bien… on est trop souvent confronté aux héroïnes niaises dans ce genre de série / manga. Ceci étant dit, les membres du F4 sont quand même super poseurs ce qui peut donner une dimension très kitsch à l’ensemble. Et encore je ne parle pas de la réalisation parfois très shôjo-esque avec des gros plans en avant, limite des petites fleurs partout ou des rires exagérés de trois bécasses de service. La série évolue par ailleurs dans un univers extrêmement luxueux ce qui fait que les décors sont souvent sublimes. Au programme, des limousines, des maisons de la taille d’un château, des marques à foison… bref tout paraît extrêmement riche.

Quelques thèmes plus graves en dehors de la romance entre Tsukushi et Dômyôji ressortent. Effectivement, l’ijime est plus ou moins mis en avant, sans avoir le même impact que dans LIFE mais cela se comprend aussi. Là n’est pas le but d’HanaDan. Toutefois, ce phénomène ne tombe pas dans de la morale bien placée ou une certaine lourdeur scénaristique. Il en va de même concernant le clivage plus que visible entre la famille de Tsukushi, pauvre, et les autres élèves de son lycée, immensément riches pour certains. A ce propos, les Makino sont dits être pauvres mais il faut tout de même replacer ça dans le contexte. Ils ne vivent pas dans la rue, ils sont juste pauvres comparés aux bourgeois. Mais cette situation de « pauvreté » amène des situations assez cocasses, surtout que la famille de l’héroïne est drôle et légèrement truculente. Derrière le côté plus clinquant et presque superficiel de la série, il y a tout de même une réflexion sur la société japonaise donc on peut y trouver pour son compte.

Malgré des situations classiques, la saison une d’Hana Yori Dango fut une excellente découverte. En neuf épisodes on n’a pas le temps de s’ennuyer une seule seconde en partie grâce à un rythme efficace et des personnages qui gagnent peu à peu en profondeur. En plus d’être régulièrement extrêmement drôle, le drama sait être touchant. Pour faire simple, grâce à HanaDan on passe du rire aux larmes et vice-versa. Il y a une bonne répartition entre le drame et le comique. Les situations sont souvent exagérées, il y a un côté un peu kitsch mais l’ensemble est convainquant donc on ne peut qu’avoir envie d’embrayer sur la saison deux. Il ne faut pas s’arrêter au fait qu’il s’agisse là d’un drama romantique, c’est un peu plus que cela, sans pour autant avoir le même impact que d’autres. Comment ça, je suis encore en train de faire de la pub pour Ikebukuro West Gate Park ? Mais non, voyons ^^;; Pour terminer, mention spéciale à la très jolie chanson Planetarium d’Ai Otsuka que l’on entend dans chaque épisode (ou presque) et qui ajoute une petite dose de douceur et de romantisme à la saison.
Un très grand merci à Haruka car j’ai adoré ^.^

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