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Jour 7, semaine spéciale Noël. Comme prévu un article et un fond d’écran. Aujourd’hui, grâce à Althy, le premier sera dédié à MillenniuM. En fait il était supposé traiter de la série mais ça ne sera pas possible. J’espérais avoir le temps de voir au moins la première saison, or il se trouve que je n’ai pu récupérer que le pilote. Je suis vraiment désolée car il n’y aura que pour le moment la review de cet épisode. Ceci dit, un article sur la totalité de la série se fera lorsque j’aurai rétabli ce crime.

Etant fan de The X-Files, il est assez étonnant que je ne me sois jamais penchée sur MillenniuM (l’autre série de Chris Carter). Je me demande tout de même si je n’ai pas déjà vu quelques épisodes dans un lointain passé. La diffusion très tardive de France 2 (vers 1 ou 2h du mat’ je crois non ?!) à l’époque n’était pas d’un grand secours.

Le pilote, intitulé La seconde venue en VF, fut diffusé sur Fox le 25 octobre 1996. Dès les premières minutes, on est happé par l’atmosphère assez glauque et étouffante qui s’échappe de l’épisode. Calamity, strip-teaseuse, fait ce pour quoi elle est payé, c’est-à-dire divertir les clients. Alors qu’elle s’apprête à partir, un d’entre eux, demande une séance privée. 200 $ pour dix minutes ne donne pas envie de refuser… Ce pervers n’est pas comme les autres, il aime montrer aux filles des poèmes écrits en français. Tandis que Calamity danse langoureusement devant lui, il déblatère des phrases obscures et a des hallucinations comme si les murs transpiraient du sang. Calamity sera par la suite retrouvée sauvagement assassinée.

Ce n’est qu’après ce préambule très joyeux que l’on fait la découverte du personnage principal de l’histoire, Frank Black, accompagné de sa femme Catherine, et de leur petite fille Jordan. Tous les trois emménagent à Seattle, ville qu’ils avaient quitté il y a de nombreuses années. Avant, Frank faisait parti du FBI et traitait des crimes sexuels. Il l’a quitté non pas parce qu’il ne supportait plus de voir tant de massacres car malheureusement on s’y habitue, mais parce qu’il pensait ne plus pouvoir protéger sa famille. Il fait désormais parti d’un groupe, le Millennium, composé d’anciens agents du FBI, de la police, etc., qui résout des crimes. Quand bien même Frank ne fasse plus parti du système, il va voir un ancien collègue, Bob Bletcher, en apprenant l’assassinat de la strip-teaseuse. Sa réaction à la morgue est assez surprenante, avant même que le sac où se trouve la femme ne soit ouvert, Frank sait ce qu’il s’est passé. Très bonne intuition ? Chance ? Ou quelque chose d’autre ?

Grâce à son aide précieuse, la police parvient à mettre la main, non sans mal, sur le serial killer. En fait, ce french man comme les strip-teaseuses le surnommaient, prélevaient le sang de ces futures victimes pour les analyser. Si jamais les résultats s’avéraient positif au SIDA, ils les tuaient (décapitation, carbonisation, le choix est vaste et appétissant). En vérité, cet homme psychotique était persuadé que le SIDA plongerait le monde dans les ténèbres. Pour cela, il s’inspirait de poèmes ainsi que de la Bible.

Le groupe Millennium n’a pas demandé à Frank Black des les intégrer sans une bonne raison. Effectivement, ce dernier a une malédiction comme il aime l’appeler, un don hors du commun. Il a la capacité de lire dans les pensées, de voir ce qu’imaginent les psychopathes. Du coup, il est beaucoup plus aisé pour lui de les traquer et de les comprendre. Cette association si mystérieuse a recruté Black après sa démission et lui a permis de faire face à ses peurs. En effet, lorsqu’il vivait encore à Washington avec sa famille, un sadique lui envoya à plusieurs reprises des polaroids de sa femme et de sa fille. D’où sa démission et son déménagement.
Néanmoins, le sadique a retrouvé sa trace et s’amuse toujours autant puisque l’épisode se termine par la découverte dans sa boîte aux lettres de nouveaux polaroids pris à Seattle…

Pour un premier épisode, celui-ci contient tous les éléments nécessaires à la mise en place d’une intrigue digne de ce nom. Le tout est suffisamment informatif et correctement construit de manière à attiser l’appétit du télespectateur et lui donner envie de voir la suite.
Forcément, l’ambiance est la première chose qui saute aux yeux. On sent que le crétateur de The X-Files se trouve aux commandes. Accompagnée d’une photographie magnifique, l’atmosphère est très sombre et oppressante. Le cadre n’y est pas pour rien (forêt glaciale, parking souterrain, morgue), l’éclairage met en valeur et sublime cette ambiance angoissante. En quelques minutes le climat est installé et tout du long de ses 42 minutes, il restera le même. Ce qui peut être aussi un défaut. L’épisode est très sombre mais peut-être un chouilla trop. Il aurait sûrement été bon de placer quelques répliques un peu plus légères, histoire de laisser souffler le télespectateur. Je suis personnellement friande de ce genre d’ambiance mais généralement un petit retour à la normale fait du bien et permet de se replonger à corps perdu dans cette obscurité.

Comme tout bon pilote qui se respecte, les personnages principaux sont présentés. Frank Black, le héros, est interprété par le très connu Lance Henriksen. Il donne tout de suite ses lettres de noblesse à son personnage, partagé entre tendresse pour sa famille et torture pour son don. Sa femme n’est que douceur et sa fille est mignonne comme tout. J’ai trouvé assez étonnant, dans le bon sens du terme, le fait que sa femme soit aussi attentive à ses enquêtes. On est habitué dans les séries à avoir le héros taciturne avec un lourd poids sur les épaules qui n’arrive pas à jongler entre sa vie de famille et son boulot. Ici ce n’est pas du tout le cas, du moins pas d’emblée. Sa vie de famille semble épanouie et ça met vraiment du baume au coeur.
Le groupe Millennium est très mystérieux pour le moment puisqu’on ne sait presque rien de lui si ce n’est qu’il traite des crimes. Néanmoins, le fait que les membres ont aidé Frank à gérer son pouvoir laisse supposer qu’eux-aussi ont quelque chose de ce genre ? Ou tout du moins savent quelque chose que le commun des mortels ne sait pas… Il paraît tout aussi évident que les crimes qu’ils traitent ont un lien avec quelque chose de plus grand que de “simples” meurtres. A noter que l’unique membre que l’on a pu voir dans cet épisode, Peter Watts, est interprété par Terry O’Quinn (Locke dans Lost).

L’intrigue semble se préciser, si chaque épisode devrait comporter une atrocité à résoudre, le but ultime de le saison sera probablement de trouver en premier lieu l’identité du sadique aux polaroids ainsi que de comprendre le groupe Millennium. Dans tous les cas, un début de mythologie est amorcé dans ce pilote et il paraît plus que convainquant.

Excellent pilote, il introduit parfaitement l’intrigue, les personnages et l’ambiance. Le casting est impeccable et insuffle aux personnages ce qui est nécessaire pour les rendre crédibles. L’opposition entre la jolie maison jaune de Frank et le cadre très malsain du reste de Seattle, est très belle et donne l’impression qu’il s’agira là d’une bouée de survie pour le héros. Le générique est très beau et résume plutôt bien cette première impression de la série. Petite note spéciale pour l’ambiance très noire et glauque qui est très bien mise en scène. Si l’épisode est plutôt violent, il ne s’agit pas là de violence gratuite comme cela aurait pu être le cas. Chris Carter s’est entouré de son compositeur attitré, à savoir Mark Snow, mais le pilote est surtout marqué par deux chansons de Portishead et Nine Inch Nails (Piggy, dont les paroles pourraient être appliquées au serial killer). En bref, un pilote extrêmement dense, qui sera sûrement bon de revisionner après coup et qui donne envie de démarrer la suite.

Comme prévu, qui dit deuxième partie de l’article, dit fond d’écran. Etant donné que seulement six personnes avaient donné une idée pour cette semaine, il a bien fallu que je choisisse moi-même le thème du septième jour. Friday Night Lights est du coup à l’honneur. A noter que la série débarque sur NRJ 12 le 9 janvier prochain !

La semaine spéciale Noël se termine donc aujourd’hui. J’espère qu’elle vous aura fait plaisir autant qu’à moi. Même si je dois avouer que rédiger un article par jour fut un sacré challenge ^^;;