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Après être tombée sous le charme des dramas Nobuta wo Produce, LIFE et Zettai Kareshi, je continue ma découverte des séries japonaises avec Nodame Cantabile. Est-ce qu’encore une fois la qualité est au rendez-vous?
Comme la plupart des dramas, Nodame Cantabile est une série courte puisqu’elle ne contient que onze épisodes. Mais il existe deux épisodes spéciaux qui suivent et une seconde saison est en cours (je crois que c’est ça en tout cas). Le drama est une adaptation du manga de Tomoko Ninomiya qui comporte pour le moment vingt volumes. A noter qu’il existe un animé mais il est postérieur au drama. N’ayant vu que la première saison, diffusée fin 2006 sur Fuji TV, c’est d’elle dont on va parler aujourd’hui. Sans aucun spoiler évidemment ^.^
Megumi Noda, appelée Nodame (Juri Ueno), et Shinichi Chiaki (Hiroshi Tamaki) sont deux élèves de l’école de musique Momogaoka. Alors que la première est assez farfelue, ne se lave jamais et mange tout le temps la nourriture des autres, le second est hautain, froid et se moque des mauvais musiciens. Il est un pianiste talentueux mais rêve de devenir chef d’orchestre. Megumi joue aussi du piano, cependant si elle sait mettre de l’âme dans ses interprétations, elle ne sait absolument pas lire une partition. Le drama suit leur train-train quotidien, la création d’un orchestre, les concours et les relations qui se tissent petit à petit entre les personnages…

En regardant le premier épisode, je me suis sincèrement demandée ce qu’était ce drama. Je m’attendais à quelque chose d’hilarant et les quinze premières minutes sont plutôt sérieuses. Néanmoins, plus ça avançait, plus il y avait des scènes très exagérées. Mais vers la fin ça allait beaucoup mieux et dès le second épisode j’étais totalement sous le charme. A tel point qu’arrivée au onzième épisode j’étais dégoûtée que ça se termine déjà. Jusqu’à ce que j’apprenne qu’il y avait une suite !
Un des grands atouts de Nodame Cantabile est d’ajouter des scènes très manga-esques. Par exemple Chiaki frappe souvent Nodame qui valdingue dans tous les sens, avec une larme qui sort de l’oeil. C’est typique d’un manga mais certainement pas d’un drama puisque là le réalisme est généralement plus de mise. Toutefois, si au premier abord ça fait bizarre, ça passe après comme sur des roulettes. Car si les scènes sont parfois exagérées et si les acteurs surjouent souvent à mort, ça reste quand même tout à fait crédible. Les Japonais sont très doués lorsqu’il est question de surjouer sans trop en faire et c’est pour cette raison qu’on ne trouve ça ni ridicule, ni complètement à côté de la plaque. Ils arrivent tout simplement à trouver un juste milieu. Il y a donc beaucoup de mimiques ou d’ajouts dignes d’un manga et c’est souvent très drôle. On retrouve ainsi des personnages qui tombent dans les pommes (enfin, façon de parler ^^) avec les yeux tout blanc (comment font-ils ??? J’ai essayé, j’y arrive pas xD. C’est limite flippant leur truc en plus !), des petits coeurs, etc. Bref, tout cela donne une autre dimension à Nodame Cantabile ce qui diffère des séries en général.

Même si les acteurs surjouent, ils sont tout à fait justes. Mention spéciale à Juri Ueno (Nodame), Hiroshi Tamaki (Chiaki) et Eita (Mine). Nodame Cantabile dresse un pannel de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Certains sont très hauts-en-couleur, presque tous en fait. C’est un véritable plaisir que de les voir bouger, interragir entre eux. Le concept d’amitié, de groupe, qui est quelque chose de très fort au Japon, est encore une fois mis en avant. Et encore une fois c’est une réussite. Ce qui est intéressant c’est que les personnages sont assez âgés, ils sont pour la plupart en fin d’études et vont entrer dans la vie active.

Le thème principal du drama n’est autre que la musique classique. Tout tourne autour d’elle. Ce qui montre que la série a fait preuve d’un réel travail c’est que tous les personnages jouent et donnent vraiment l’impression de jouer. Peut-être que les acteurs sont musiciens mais si ce n’est pas le cas, c’est on ne peut plus réaliste. La bande-son est perpétuellement irriguée d’oeuvres de compositeurs tels Beethoven, Chopin, Debussy, Mozart… Elles s’insèrent à merveille dans les épisodes et nous font vibrer au fur et à mesure des minutes qui passent. Même si le téléspectateur n’aime pas ce de genre de musique il devrait tout de même apprécier, voire même en redemander. Personnellement, ayant déjà fait partie d’un orchestre, de très bons souvenirs sont remontés à la surface, d’autant plus que j’ai déjà eu l’occasion d’interpréter quelques morceaux entendus.

Nodame Cantabile est assurément un excellent drama, il a remporté de nombreux prix au Japon et ça se comprend tout à fait. Les personnages sont adorables, souvent truculents comme le professeur Strezemann et sa géniale manière de parler qui a plus l’air d’une ganguro qu’autre chose. Avec un univers déjanté et un style unique, la série parvient quand même à être un minimum sérieuse et touche ainsi le téléspectateur. L’histoire d’amour entre les deux personnages se fait tout en douceur et ne phagocyte pas le reste de la série. Onze épisodes de bonheur, de rigolade assurée, d’oeil humide, un petit bijou en somme. Vite vite, les épisodes spéciaux !!
Bonus : un bêtisier en vidéo