Archives pour la catégorie “Nodame Cantabile”

Après avoir passé onze petits épisodes de pur bonheur avec Nodame, Chiaki et tous les autres, il était évident que je n’allais pas passer à travers les deux épisodes spéciaux de Nodame Cantabile, à savoir Nodame Cantabile en Europe. Diffusés en janvier 2008 et d’une durée d’environ deux heures chacun, ils font suite au drama. Du coup, il faut les regarder uniquement après les onze épisodes. Ca n’a aucun sens autrement. Pas de spoilers sur les SP (sur la saison une, plus ou moins j’imagine).

En gros, les deux Special Lessons reprennent la même recette que le drama sauf qu’on se focalise sur les deux héros, Nodame et Chiaki. Le gros changement est opéré dans l’espace puisque que comme le titre l’indique, on part pour l’Europe. Petits chanceux que nous sommes, la majeure partie des épisodes se déroule à Paris. En effet, les deux zigotos étudient dans notre bonne vieille capitale. Au programme, du français, plusieurs clichés, un tournage sur place donc pour peu que l’on connaisse la ville, on reconnaît… Et c’est toujours très plaisant. Concernant la langue à proprement parler, très rapidement tout le monde parle japonais. Il y a même un petit interlude histoire de faire comprendre que non, tout le monde ne parle pas japonais en France, mais que c’est doublé histoire de ne pas embêter les Japonais à lire les sous-titres. Bon, d’un côté c’est pas plus mal parce qu’entendre notre jolie langue se faire autant massacrer, même par des soit-disant français dans la série, ça fait très mal ^^;; Je précise tout de même que Ueno Juri se débrouille très bien. Mais d’un autre côté, le doublage est mauvais car pas du tout en raccord avec les mouvements des lèvres. Hum, ça le fait pas trop…

Le format, deux épisodes de deux heures, n’est pas très heureux. Même si on adore comme moi Nodame Cantabile, c’est un peu long. On ne traite pas un épisode de la même manière lorsqu’il fait quarante-cinq minutes ou deux heures. Dans ce cas-là, il aurait été bien plus judicieux de rajouter quatre épisodes au drama alors… En fait, chacun des épisodes s’attarde sur un des personnages. Tout d’abord il est question de Chiaki et de sa tentative de devenir un chef d’orchestre émérite. Puis c’est au tour de Nodame qui se remet en question ainsi que la musique.
L’intrigue étant déplacée en Europe, tous les personnages secondaires sont restés au Japon. On les voit de temps en temps mais pas très souvent et c’est dommage. Parce qu’on s’est fortement attaché à eux, qu’on aimerait aussi connaître leur vie actuelle et que même si Nodame et Chiaki sont adorables, la force de Nodame Cantabile réside dans la totalité de ses protagonistes. Les nouveaux arrivants dans le casting, totalement délurés, sont sympathiques mais ne valent pas des Mine ou Masumi.

Deux épisodes sympathiques, qui ne valent pas la saison une, mais qui restent tout de même d’excellente facture. Toutes les qualités dont j’ai déjà pu parler sont encore là. C’est drôle et frais, on passe un très bon moment et la musique est toujours aussi magnifique. Avec Nodame Cantabile, on passe par toutes sortes d’émotion et il est souvent ardu de s’extraire de la série ♥ Difficile de faire un classement car je suis encore novice du côté des dramas, mais je crois bien qu’il s’agit là de mon préféré. Reste plus qu’à croiser les doigts pour une saison deux~

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Après être tombée sous le charme des dramas Nobuta wo Produce, LIFE et Zettai Kareshi, je continue ma découverte des séries japonaises avec Nodame Cantabile. Est-ce qu’encore une fois la qualité est au rendez-vous?
Comme la plupart des dramas, Nodame Cantabile est une série courte puisqu’elle ne contient que onze épisodes. Mais il existe deux épisodes spéciaux qui suivent et une seconde saison est en cours (je crois que c’est ça en tout cas). Le drama est une adaptation du manga de Tomoko Ninomiya qui comporte pour le moment vingt volumes. A noter qu’il existe un animé mais il est postérieur au drama. N’ayant vu que la première saison, diffusée fin 2006 sur Fuji TV, c’est d’elle dont on va parler aujourd’hui. Sans aucun spoiler évidemment ^.^
Megumi Noda, appelée Nodame (Juri Ueno), et Shinichi Chiaki (Hiroshi Tamaki) sont deux élèves de l’école de musique Momogaoka. Alors que la première est assez farfelue, ne se lave jamais et mange tout le temps la nourriture des autres, le second est hautain, froid et se moque des mauvais musiciens. Il est un pianiste talentueux mais rêve de devenir chef d’orchestre. Megumi joue aussi du piano, cependant si elle sait mettre de l’âme dans ses interprétations, elle ne sait absolument pas lire une partition. Le drama suit leur train-train quotidien, la création d’un orchestre, les concours et les relations qui se tissent petit à petit entre les personnages…

En regardant le premier épisode, je me suis sincèrement demandée ce qu’était ce drama. Je m’attendais à quelque chose d’hilarant et les quinze premières minutes sont plutôt sérieuses. Néanmoins, plus ça avançait, plus il y avait des scènes très exagérées. Mais vers la fin ça allait beaucoup mieux et dès le second épisode j’étais totalement sous le charme. A tel point qu’arrivée au onzième épisode j’étais dégoûtée que ça se termine déjà. Jusqu’à ce que j’apprenne qu’il y avait une suite !
Un des grands atouts de Nodame Cantabile est d’ajouter des scènes très manga-esques. Par exemple Chiaki frappe souvent Nodame qui valdingue dans tous les sens, avec une larme qui sort de l’oeil. C’est typique d’un manga mais certainement pas d’un drama puisque là le réalisme est généralement plus de mise. Toutefois, si au premier abord ça fait bizarre, ça passe après comme sur des roulettes. Car si les scènes sont parfois exagérées et si les acteurs surjouent souvent à mort, ça reste quand même tout à fait crédible. Les Japonais sont très doués lorsqu’il est question de surjouer sans trop en faire et c’est pour cette raison qu’on ne trouve ça ni ridicule, ni complètement à côté de la plaque. Ils arrivent tout simplement à trouver un juste milieu. Il y a donc beaucoup de mimiques ou d’ajouts dignes d’un manga et c’est souvent très drôle. On retrouve ainsi des personnages qui tombent dans les pommes (enfin, façon de parler ^^) avec les yeux tout blanc (comment font-ils ??? J’ai essayé, j’y arrive pas xD. C’est limite flippant leur truc en plus !), des petits coeurs, etc. Bref, tout cela donne une autre dimension à Nodame Cantabile ce qui diffère des séries en général.

Même si les acteurs surjouent, ils sont tout à fait justes. Mention spéciale à Juri Ueno (Nodame), Hiroshi Tamaki (Chiaki) et Eita (Mine). Nodame Cantabile dresse un pannel de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Certains sont très hauts-en-couleur, presque tous en fait. C’est un véritable plaisir que de les voir bouger, interragir entre eux. Le concept d’amitié, de groupe, qui est quelque chose de très fort au Japon, est encore une fois mis en avant. Et encore une fois c’est une réussite. Ce qui est intéressant c’est que les personnages sont assez âgés, ils sont pour la plupart en fin d’études et vont entrer dans la vie active.

Le thème principal du drama n’est autre que la musique classique. Tout tourne autour d’elle. Ce qui montre que la série a fait preuve d’un réel travail c’est que tous les personnages jouent et donnent vraiment l’impression de jouer. Peut-être que les acteurs sont musiciens mais si ce n’est pas le cas, c’est on ne peut plus réaliste. La bande-son est perpétuellement irriguée d’oeuvres de compositeurs tels Beethoven, Chopin, Debussy, Mozart… Elles s’insèrent à merveille dans les épisodes et nous font vibrer au fur et à mesure des minutes qui passent. Même si le téléspectateur n’aime pas ce de genre de musique il devrait tout de même apprécier, voire même en redemander. Personnellement, ayant déjà fait partie d’un orchestre, de très bons souvenirs sont remontés à la surface, d’autant plus que j’ai déjà eu l’occasion d’interpréter quelques morceaux entendus.

Nodame Cantabile est assurément un excellent drama, il a remporté de nombreux prix au Japon et ça se comprend tout à fait. Les personnages sont adorables, souvent truculents comme le professeur Strezemann et sa géniale manière de parler qui a plus l’air d’une ganguro qu’autre chose. Avec un univers déjanté et un style unique, la série parvient quand même à être un minimum sérieuse et touche ainsi le téléspectateur. L’histoire d’amour entre les deux personnages se fait tout en douceur et ne phagocyte pas le reste de la série. Onze épisodes de bonheur, de rigolade assurée, d’oeil humide, un petit bijou en somme. Vite vite, les épisodes spéciaux !!

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