Ring of the Nibelungs (Mini-Série)
Publié par Tite Souris dans Mini-séries, Ring of the Nibelungs, Séries allemandes
Tolkien n’a pas sorti son Seigneur des Anneaux de nulle part, il s’est en partie inspiré de la légende de l’anneau des Nibelungen. Il en est de même pour l’opéra de Richard Wagner ainsi que de l’adaptation au cinéma en deux partie de Fritz Lang. Une mini-série a vu le jour en 2004 sous le titre Ring of the Nibelungs. Il est tout de même bon de préciser qu’on la trouve sous de nombreuses appellations (Dark Kingdom : The Dragon King aux Etats-Unis, Die Nibelungen, Curse of the Ring, Sword of Xanten ou encore L’anneau sacré en français). Ce qui est un petit peu difficile pour s’y retrouver. Dans tous les cas, il s’agit de la même chose à chaque fois.
Diffusée pour la première fois en Allemagne en 2004 puis en France sur Canal+, elle est repassée sur TMC durant les fêtes de fin d’année 2007. A noter qu’elle est disponible en DVD. Comme de nombreuses mini-séries, elle est divisée en deux parties d’une heure et demie.
La légende de l’anneau des Nibelungen est plutôt connue pour peu que l’on s’intéresse à ce genre de chose. La mini-série reprend assez bien le mythe, même si évidemment en trois heures de temps certains éléments passent à la trappe. Etant une très grande amatrice de mythologie en tout genre et de fantasy, je me voyais mal passer à côté de Ring of the Nibelungs.
Un mal puissant ronge le royaume de Burgund : le redoutable dragon Fafnir.
Armé de sa seule épée forgée dans le métal des Dieux, le jeune prince Siegried part affronter le dragon, pour prouver son courage et réclamer son or. Mais le trésor du dragon cache une puissante malédiction, celle de ses anciens propriétaires, les mystérieux Nibelungs…
Qui dit légende nordique, dit forcément têtes blondes. En chef de file on retrouve la magnifique Kristanna Loken (Painkiller Jane, The L Word ou encore Terminator III) dans le personnage de la valkyrie et reine d’Islande, Brunhild. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a la tête de l’emploi. Impossible de ne pas tomber sous son charme ♥ Il est possible d’émettre quelques réserves quant au fait que ce soit Benno Fürmann qui incarne Siegried car il n’est pas très viril. Effectivement, le héros est décrit dans la légende comme étant justement plutôt riche en testostérone. Qu’importe, ça passe relativement bien. Les fans de Robert Pattinson (Harry Potter et bientôt Fascination) seront ravis puisqu’il est aussi présent et interprète avec justesse Giselher. Personnellement j’avais des problèmes avec lui mais mes soucis se sont envolés depuis Ring of the Nibelungs. Les amateurs de Stargate SG-1 seront agréablement surpris en voyant Julian Sands en chair et en os. Effectivement, il n’est autre que le Doci dans la franchise. Dur à reconnaître du coup ^^; Bref, un casting international réussi et qui fait convenablement ce pour quoi il a été payé.
A la base la légende est complexe est tortueuse, il n’est donc pas évident d’en tirer l’essence même pour en faire quelque chose de clair sans pour autant la dépouiller de sa beauté. Le réalisateur, Uli Edel, y parvient avec justesse. Bien que les deux parties de la mini-série soient inconstantes au niveau du rythme, l’ennui ne se fait pas ressentir. Point de vue compréhension, tout passe bien. Il n’est pas nécessaire de connaître la légende pour vibrer pour ses personnages. A vrai dire, la mini-série se base essentiellement sur la relation tragique entre Siegfried, Brunhild et Kriemhild. Tragique car ici point de fin heureuse. Les héros naissent dans la douleur et meurent aussi dans la douleur. C’est appréciable dans le sens où à l’heure d’aujourd’hui on est trop souvent habitué à ces fins où tout se passe bien pour les héros. Si ça plaît aux américains, ce n’est pas du tout le cas des légendes scandinaves. C’est triste mais c’est souvent en ça que c’est aussi beau. L’histoire d’amour contrariée entre Siegfried et Brunhild n’est peut-être pas aussi connue que celle de Romeo et Juliette mais ce n’est pas parce qu’elle est moins intéressante. Froideur des pays… ardeur des sentiments. La passion est très bien mise en scène et on se laisse happer par la malédiction qui frappe le porteur de l’anneau. Peu à peu les éléments se mettent en place et on pressent ce qui arrivera aux personnages, sans que l’on puisse y faire quoique ce soit. Une adaptation est souvent en partie réussie lorsque l’on se met à espérer que non, ça ne se terminera pas comme on sait que ça le devrait. Fort heureusement, rien ne change dans Ring of the Nibelungs mais la tragédie n’en demeure par moins tristement belle.
Agréable mini-série de fantasy, Ring of the Nibelungs devrait plaire aux amateurs du genre sans pour autant déplaire à ceux qui justement ne l’apprécient pas. Effectivement si la magie est présente, le fait que l’histoire entre les personnages -en constant conflit intérieur- soit mise en avant supprimera sans trop de mal ce côté qui dérange certains. Dommage tout de même que la légende en tant que telle et le côté épique ne soient pas davantage présents. Du coup, dire que c’est exceptionnel serait mentir mais il s’agit là d’une chouette production allemande, bien interprétée, à la mise en scène sobre, aux effets spéciaux assez performants (même si Fafnir est assez ridicule) et aux musiques vibrantes. Le fait que Klaus Badelt (Pirates des Caraïbes 1 entre autre) soit aux commandes n’y est pas pour rien. Mention particulière à Kristanna Loken en parfaite reine des glaces maniant le fer comme peu d’hommes et de femmes. Amatrices, amateurs, de femmes à forte personnalité, les légendes germaniques et scandinaves ont tout pour plaire de toute manière.
Bonus : la bande-annonce en anglais




