Une page se tourne pour Skins et sa saison deux puisque si la série revient l’année prochaine, le casting sera totalement changé. Une décision qui peut surprendre mais qui n’est pas si mauvaise que cela. Le season finale a plus sonné comme un series finale à vrai dire… Néanmoins cela permet à Skins de repartir sur de nouvelles bases et de suivre le quotidien de jeunes anglais. Apparemment on se focalisera cette fois-ci sur Effy, la petite soeur de Tony.
La saison deux de Skins contient dix épisodes, donc un de plus que la précédente. Ah, fuyez si vous ne voulez pas être spoilé :D Comme précédemment, la plupart des épisodes sont dédiés à un ou plusieurs personnages en particulier. Tout le groupe y passe, excepté Anwar sur qui la saison ne se focalise pas vraiment si ce n’est lors du dernier épisode. Par ailleurs, un protagoniste, Sketch, a le droit aux honneurs même si elle ne fait pas franchement parti du gang. Ce système de narration a déjà fait ses preuves dans la saison une et s’il est frustrant par moment ce n’est pas si dérangeant que cela.
La saison une se terminait sur un cliffhanger assez angoissant. Tony, après avoir été renversé par un bus, allait-il survivre ? Allait-il devenir enfin sympa ? :D La réponse est oui pour les deux questions. Il survit, il a un traumatisme crânien et continue de changer comme cela avait été amorcé en fin de première saison. Personnellement je ne l’ai jamais vraiment détesté mais il devient très sympathique durant ces nouveaux épisodes. Ses différentes interactions, avec notamment Effy et Sid, sont bien mises en valeur et souvent touchantes. La scène de séparation entre lui et son meilleur ami est poignante et montre qu’ils sont tout simplement inséparables. Bon, par contre il se rétablit beaucoup trop vite de son trauma crânien ce qui n’est pas très réaliste. (Oui là c’est la future neuropsychologue en moi qui vous parle ^^;;) Ceci dit, il était évident que les scénaristes ne pouvaient pas faire stagner l’état de Tony, au risque de plomber la série.
Skins avait la réputation d’être provocante. La saison deux est beaucoup plus soft que la précédente ce qui n’est pas un mal. Les adolescents sont plus réalistes ainsi et les fêtes sont mises en arrière plan, on ne les voit presque plus d’ailleurs. On s’attache encore plus aux personnages, à leurs qualités et défauts, à leur petite vie d’adolescent qui tente de se construire un futur pas trop nul. Mais la saison deux est trop inconstante, il se passe trop de choses. Par exemple dans l’épisode dédié à Chris, il quitte l’école, se trouve une maison puis une autre, sort avec Jal qui tombe enceinte, trouve un boulot et fait de l’excellent travail, se fait virer et part en chercher un autre. C’est trop. Certains personnages sont sous-exploités comme, encore une fois, Jal, alors qu’elle a un potentiel fou. Cassie perd son innocence et son côté décalé-Wow-, elle est à peine reconnaissable. Dire qu’il s’agissait d’un de mes personnages préférés en saison une… Toutefois, la mort de Chris est très bien traitée et ne fait pas de trop. Si on fait allusion à sa disparition on ne peut pas ne pas parler de la scène du vol de cercueil par Tony et Sid et la course poursuite dans leur mini rouge, à fond la caisse, avec en musique Ooops I did it again de Britney Spears ! Un moment culte et hilarant malgré la tristesse de cela à quoi ça ramène. Tellement “Skinien”, tellement anglais.
D’ailleurs, en parlant de musique, la saison deux est un vivier de chouettes chansons. Mention spéciale à des groupes comme Aqualung, The Kills, Sigur Ros (♥) que l’on entend plusieurs fois et à notre français Yann Tiersen.
Quelques épisodes sortent du lot comme le 2×30, Sid, ou encore le 2×07, Effy. Le 2×06 dédié à Tony est très bizarre et laisse dubitatif. Diverses explications (quant à la présence de la fille par exemple) peuvent être trouvées et aucune ne semble vraiment sortir du lot. L’épisode n’est pas mauvais, juste déroutant.
Cette saison deux fut meilleure que la précédente mais souffre de quelques défauts comme cette absence d’homogénéité. Néanmoins, le constat est plus que positif et les anglais ont encore une fois su trouver les bons mots et bonnes situations pour réaliser une bonne saison. Une seconde saison qui sonne comme une dernière puisque les personnages s’en sont allés. Chacun est parti vers sa nouvelle vie et on les a suivi un petit peu durant ces 19 épisodes avec grand bonheur. La séparation est difficile, c’est qu’ils vont nous manquer cruellement. Ce sera probablement assez frustrant de regarder la nouvelle mouture, tout du moins au début. Ceci étant dit, le fait que la saison trois soit axée sur Effy me remplit de joie tant j’aime le personnage. On verra bien ce que ça va donner.

Si le petit résumé ci-dessous vous donne l’impression qu’il s’agit là d’une succession de clichés, vous n’avez pas d’inquiétude à avoir. Skins est plus qu’authentique et ne tombe pas dans les stéréotypes. Les personnages sont interprétés par des acteurs jeunes (19 ans au grand maximum il me semble) et c’est vraiment appréciable. Enfin une série pour ados qui n’utilise pas des acteurs ayant 10 ans de plus que leur personnage. Ca se voit à l’écran qu’il s’agit-là de jeunes et ça fait un bien fou. Quand bien même ils sont jeunes, ils sont très doués et tout à fait crédibles. Par ailleurs, ils sont loin d’être tous beaux et avec des corps de rêve. C’est tout de suite plus réaliste et plus facile pour s’identifier à certains personnages. L’interprète de Tony n’est autre que Nicholas Hoult que certains doivent connaître depuis le film About a Boy avec Hugh Grant. Je dois dire que je suis tombée des nues lorsque j’ai vu sa métamorphose !