Supernatural (saison 3) - What you don’t understand can kill you.
Publié par Tite Souris dans Supernatural, Séries américaines
Eh oui, on continue encore dans les reviews de saisons qui viennent de se terminer il y a quelques semaines. Il me reste quelques séries en stock d’ailleurs, dont une qui va me prendre du temps et des cheveux je crois bien. Après Smallneuneu et sa saison sept, place à sa consoeur Superneuneu et sa saison trois. Je me rends compte que je n’ai jamais vraiment parlé de Supernatural alors que je la suis assidument depuis ses débuts sur The WB. Assurément pas la série du siècle, elle a néanmoins su retrouver l’essence-même de quelques séries telle The X-Files et propose ainsi une ambiance fantastique mâtinée de démons qui se cachent dans les placards et terrorisent la population. Encore une fois à cause de la grève des scénaristes, la saison a été raccourcie et c’est donc six épisodes qui manquent à l’appel. Quelques spoilers dans la suite de l’article…
La saison deux laissait les deux frérots dans le pétrin puisqu’ils venaient d’ouvrir les portes de l’enfer. Rien que ça. Et pour que ce soit encore plus fun, Dean faisait un deal avec un démon afin de ramener Sam à la vie. Le prix à payer ? Mais sa vie, tout simplement. Du coup, il ne lui reste plus qu’un an à vivre et après direction l’Enfer. Forcément, si jamais il tente quoique ce soit pour lever le marché, couic Sam. Le début de la saison trois reprend donc tout de suite là où ils en sont, autrement dit ce n’est pas très glop. Dean étant Dean, il prend très bien la chose en apparence et décide d’appliquer le principe “Carpe Diem” à la lettre. C’est assez amusant de voir Sam s’énerver et tenter de réfléchir alors que son frère en profite pour se la couler douce. Sauf qu’évidemment c’est loin d’être aussi simple que ça. Ce n’est pas parce que Dean semble avoir jeté l’éponge que cela veut dire qu’il est ravi d’aller s’amuser avec ses futurs potes les démons. La saison trois se focalise ainsi sur la recherche d’un moyen de sauver Dean sans pour autant condamner Sam. Le duo fonctionne à merveille, comme d’habitude et c’est un vrai délice que de les suivre à travers les Etats-Unis. Ils seront aidés -si on peut dire ça- cette année par deux femmes. Une blonde, Ruby, qui n’est autre qu’un démon qui semble vouloir quelque chose de Sam et une voleuse, Bela, qui provoquera à plusieurs reprises Dean. Si au départ elles ne sont pas très intéressantes, elles se fondent peu à peu dans l’univers jusqu’à en devenir presque attachantes. Et si l’on parle de femme on est obligé de faire référence à la terrifiante Lilith qui va en faire voir de toutes les couleurs aux deux frères. Le casting principal est toujours autant limité autrement ce qui n’est pas un mal. Seul Bobby prend de l’importance, à notre plus grand plaisir !
Le fil rouge est donc comme dit précédemment, la quête pour sauver Dean. Elle est forcément parsemée d’embûches et se termine très mal. Honnêtement, je ne pensais pas que les scénaristes oseraient mais si. Je n’en dis pas plus (je pourrais je sais mais les spoilers aussi violents c’est mal :D). Du coup le très bon season finale se termine sur un sacré cliffhanger comme la série en a l’habitude. Difficile de dire ce qu’il va se passer par la suite mais Dean risque d’avoir du mal à s’en remettre totalement. Par contre, tout ce qui est lié à la possible transformation de Sam n’est pas développé ou à peine amorcé. C’est un peu dommage mais peut-être on y aura le droit dans la saison quatre ?
Comme d’habitude, tous les épisodes ne sont pas en lien direct avec l’arc principal. On retrouve ainsi l’excellent Mystery Spot (3.11) qui est d’un diabolique sans nom. Et d’un humour noir absolument délicieux. Le thème utilisé à outrance de l’histoire sans fin est repris et passe comme une lettre à la poste. Alors que d’habitude c’est quelque chose qui a tendance à m’énerver. Ghostfacers (3.13) est un peu étrange et parle de la grève des scénaristes et permet de retrouver la fine équipe d’ahuris de la saison dernière. Il ne faut pas non plus oublier le très chouette A Very Supernatural Christmas (3.08) qui revisite comme son l’indique Noël. Pour ne rien gâcher, on y voit Merrilyn Gann que les fans d’Everwood ne manqueront pas de reconnaître même si elle a un rôle à des années lumière de celui de Rose Abbott ! Comme souvent, Supernatural est très douée lorsqu’elle ne se prend pas vraiment au sérieux.
Malgré son amputation de six épisodes, la saison trois de Supernatural est fluide et résout le problème de début à savoir le contrat de Dean. Quelques épisodes sont indépendants et ils n’en demeurent pas moins sympathiques. Les ingrédients sont toujours les mêmes, à savoir une parfaite osmose entre les deux frères, une bonne humeur presque omniprésente, une photographie à se damner, des histoires fantastiques qui combleront le fan en manque, une ambiance d’horreur perceptible, une bande-son géniale et qui change en bien de ce qu’on a d’habitude (le pop rock c’est bien aussi mais dans toutes les séries, ça use). Seul l’espèce de générique change et il n’y a pas à dire, l’équipe qui s’en occupe sait bien faire les choses car c’est encore une fois réussi. Tout cela combiné donne un Supernatural très en forme et dans la même veine que les deux saisons précédentes si ce n’est que comme tout est déjà en place, la série a su trouver son rythme. Les frères Winchester seront de retour la saison prochaine, et moi aussi :)
Bonus : un teaser pour la saison 3

Rome : Déjà parlé aussi. Je remets juste mon commentaire sur le series finale. C’était tout simplement extraordinaire. Au début du series finale, j’étais un petit peu sceptique lorsque j’ai vu qu’on ne verrait aucune image de la bataille d’Actium mais c’est mieux ainsi. On s’est focalisé sur les personnages, Marc-Antoine et Cléopâtre d’abord ; Pullo, Vorenus et Césarion d’un côté et Octave, Atia et Octavie de l’autre. Tous les personnages vivants encore (^^;;) ont eu leur minute de gloire. Et rha là là, la musique, les décors, la réalisation du triomphe d’Octave étaient à couper le souffle. J’avais l’impression d’y être, je vibrais littéralement avec le peuple romain. Et puis j’ai adoré Atia, encore plus que d’habitude.