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The L Word - ShaneNon je ne vais pas parler du 4.01 de Battlestar Galactica bien que je pourrais le faire tant j’ai des choses à dire mais le peuple a parlé. Le sondage est terminé et les reviews d’épisodes seront donc dédiées à Robin Hood. Je ne sais pas trop quand est-ce que je les commencerai par contre ^^;
Bref. On continue dans les séries qui se sont terminées dernièrement et cette fois-ci c’est au tour de la saison cinq de The L Word de passer au crible. La série, toujours diffusée sur Showtime, reviendra l’année prochaine pour une dernière saison mais elle ne sera composée que de huit épisodes au lieu des douze-treize habituels.

The L Word comme The Lesbian Word. La série parle donc de la vie de plusieurs lesbiennes vivant à Los Angeles. Avant de commencer la saison une, j’étais extrêmement optimiste quant au fait qu’il s’agissait là de quelque chose de sûrement génial. Beaucoup de monde encense la série donc je me disais que ça valait sûrement le coup (réaction stupide mais bon). Sauf qu’en fait j’ai été atrocement déçue. La saison deux est bien meilleure et la saison trois est pas mal du tout. Par contre la saison quatre fut le début de la fin et cette nouvelle saison n’a pas réussi à remonter le tout. Au contraire.

Si les trois premières saisons pouvaient se vanter d’apporter de la fraîcheur, une grande touche d’humour et une manière bien à elle de traiter de faits de société, les derniers épisodes ont oublié la recette de la qualité. Les situations de cette saison cinq sont prévisibles et ridicules. Si ça pouvait passer au tout début ce n’est plus le cas, certains personnages et relations ont à peine évolués. L’exemple le plus flagrant est le couple Tina / Bette. Elles s’aiment, se déchirent, s’aiment, se déchirent, s’aiment… C’est un jeu du “je t’aime moi non plus” qui dure depuis trop longtemps et qui est devenu lassant. Le personnage de Jenny qui pouvait parler à certains télespectateurs du fait de son questionnement, est devenu une véritable caricature. Je ne cache pas que je l’ai toujours détestée mais au début de la saison cinq elle est juste insupportable. Cela dit, elle s’améliore à la fin grâce à quelques évènements moyennement agréables pour elle.

The L Word ne repose pas sur beaucoup de choses à la base si ce n’est ses personnages. Du coup si ça pose souci à ce niveau-là, l’intérêt reste limité. Avant les interations entre certains et les dialogues étaient souvent enlevésn or ce n’est plus tellement le cas. De plus, la série devient très énervante avec cette manie d’intégrer des protagonistes qui ne dureront que la saison. Quel est le but ? La saison cinq met d’ailleurs sur la touche un personnage génial dès le début et on ne la revoit que vers la fin histoire de régler quelques problèmes.
Arrivé à cette saison, on sait très bien que la série n’est pas franchement réaliste mais on ne peut pas s’empêcher de regretter encore une fois l’absence de personnages masculins ou hétérosexuels. Le problème de la série est dès qu’une femme hétéro arrive, elle change de bord en deux trois mouvements. Les créateurs laissent supposer qu’en chaque femme se trouve une lesbienne. Mouais…
Les scènes de sexe sont toujours là et c’est ce qui fait l’attrait de la série chez certains. Sauf qu’elles finissent par être beaucoup trop nombreuses. La surenchère est sans aucun doute une marque de fabrique de la série.

The L Word - HelenaLoin d’être subtile et cohérente, avec des personnages de plus en plus soulants et des intrigues inintéressantes, la saison cinq fut difficile à suivre. Certains passages sont plus aisés à digérer notamment lorsque Shane (Katherine Moennig) se trouve dans le coin mais ils ne sont pas légion. Le générique n’a pas changé à notre grand malheur. Sérieusement, je crois n’avoir jamais vu un générique aussi immonde et en plus il est long. Il reste la musique qui permet toujours de découvrir des groupes sympas et qui sont parfois trop peu connus. Sinon, les fans de Battlestar Galactica seront toujours aussi surpris -et ravis !- en voyant autant de têtes connues. Après Michael Hogan (Saul), Tahmoh Penikett (Helo), Aaron Douglas (Chief), Nicky Clyne (Cally), ce fut au tour de Dominic Zamprogna (Jammer) de faire son apparition dans un rôle très peu reluisant ^^;;;. On a aperçu aussi très brièvement Donnelly Rhodes (Dr. Cottle). Heureusement que la saison six ne comportera que huit épisodes, ça permettra peut-être de limiter la casse.