Damages (saison 1)

Retour sur une série qui a pas mal fait parler d’elle en 2007, à savoir Damages. A noter qu’elle est appelée Dommages et Intérêts au Québec.  La saison trois devrait débuter en janvier 2010 aux Etats-Unis. Aujourd’hui, il ne sera question que de la première saison, diffusée dès juillet 2007 sur FX et cet été sur M6. Une des actrices principales se trouve être Glenn Close, ce qui explique en partie pourquoi la série a été assez médiatisée. De nombreux  prix et nominations, dont des Golden Globes et Emmy Awards, ont été décernés à Damages. La première saison comporte treize épisodes. Aucun spoiler.

Patty Hewes dirige l’un des cabinets d’avocats les plus puissants de New-York, « Hewes & Associates ». Pour lutter contre le crime, elle sait s’entourer des meilleurs. Elle vient d’ailleurs de recruter une nouvelle et brillante associée, Ellen Parsons. Celle-ci ne s’imagine pas dans quoi elle s’embarque. Elle va devenir la protégée de Patty et de son associé principal, Tom Shayes. A leurs côtés, elle va découvrir l’envers du décor et notamment jusqu’où Patty est prête à aller pour faire plier les dirigeants corrompus. Ellen va t’elle être capable de travailler dans ces conditions et résister à la pression qu’elle doit subir ?
Source : SériesLive

D’après ce que j’ai pu lire sur internet, quasiment tout le monde semble enchanté par cette série, ou tout du moins par cette saison. Ce ne fut pas mon cas. Il est vrai que le casting est souvent impeccable. Glenn Close n’a plus autant d’expressions qu’auparavant grâce aux liftings et autres joyeusetés, mais elle demeure une excellente actrice. Le personnage qu’elle incarne, Patty, est froid, manipulateur et calculateur. Pas une fois je ne l’ai apprécié. Ceci dit, c’est normal et c’est parfois intéressant de la voir oeuvrer. Sa nouvelle employée, Ellen, jouée par Rose Byrne, a tout de l’avocate idéaliste et candide. Au fur et à mesure des épisodes, elle évolue et tend à ressembler de plus en plus à son mentor. La première saison de Damages est une sorte de bras de fer entre les deux, ou en tout cas, c’est ce qu’elle amorce. Autre membre du cabinet : Tom Shayes, joué par Tate Donovan (The O.C.) que j’étais bien contente de retrouver. Le fil rouge est l’affaire Frobisher (incarné ici par Ted Danson). Honnêtement, je me suis assez ennuyée devant la résolution de cette affaire. J’ai trouvé ça plutôt plat et les supposées révélations ne furent pas à la hauteur de mes espérances. Le procès ne se déroule pas au tribunal mais dans les bureaux des avocats et sur le terrain. A dire vrai, il ne se passe quasiment rien dans les épisodes. Le rythme est celui d’un escargot, limite on aurait pu raccourcir la saison de moitié. Certains disent que c’est noir, c’est marqué par le suspense… Eh bien, certes, il y a des évènements dramatiques mais bon, ce n’est ni émouvant, ni forcément intense.

Les épisodes débutent en général par un flashforward. En fait, ils accompagnent souvent la saison. Pour les repérer, ce n’est pas du tout compliqué puisqu’ils ont toujours une couleur bien jaunâtre et un grain particulier. Ces flashforwards mettent en avant quelque chose qui arrive à Ellen et dont on aura des petits éléments au fil de la saison. Le season finale explique exactement ce qu’il s’est passé. Cette méthode de narration est assez particulière mais colle bien à l’univers de la série et donne un cachet agréable. De plus, chaque épisode se conclut par un cliffhanger qui se trouve être presque systématiquement une fausse piste. Si au début ce procédé est agréable, plus on avance, plus on est lassé.

La saison une de Damages est surtout marquée par la confrontation entre les deux héroïnes. L’affaire Frobisher, ce qui arrive à Ellen, sont des évènements accompagnant cette constante volonté de prise de pouvoir de Patty sur les autres. Tout au long des épisodes, les personnages évoluent et montrent souvent leur vrai visage. Il est vrai que Damages est une série aboutie à ce niveau-là, on sent un réel un travail psychologique sur ses protagonistes. Malheureusement, cette saison est phagocytée par cette volonté de trop en faire, d’essayer de complexifier le tout en faisant en plus traîner en longueur. Histoire de changer un petit peu des séries judiciaires, Damages se dote d’une narration entre-coupée d’aller-retour dans le futur. Ces flashforwards ne sont pas toujours bien intégrés à l’histoire mais globalement, ils offrent un cachet particulier et pertinent. Le générique est fort réussi. Au final, cette saison est bien fichue, notamment grâce à des personnages ciselés et un scénario dense, mais trop irrégulière pour m’avoir convaincue. Peut-être que si tout le monde n’avait pas autant crié au génie j’aurais davantage apprécié mais là, ce fut juste une saison pas désagréable mais pas non plus exceptionnelle.