Densha Otoko Deluxe: Saigo no Seisen | 電車男 (Épisode spécial)

Me voilà enfin parvenue au terme de Densha Otoko. Rappelons brièvement les faits. Tirée avec plus ou moins de réalisme d’une supposée histoire vraie, cette production raconte le parcours d’un otaku qui a le coup de foudre pour une jolie femme. Fait hautement improbable, elle en tombe aussi amoureuse. Mais vu sa nature, il est handicapé des sentiments et ne sait comment déclarer sa flamme, l’inviter à dîner ou même lui parler. Pour cela, rien de tel que de compter sur l’aide de ses congénères participant à un forum en ligne pour célibataires. Après la série hebdomadaire et un premier épisode spécial, place à un second intitulé Densha Otoko Deluxe: Saigo no Seisen, soit la dernière croisade. Il est sorti sur Fuji TV un an après les précédentes aventures, le 23 septembre 2006, et dure un peu plus de cent minutes. Aucun spoiler.

Depuis que l’histoire de Tsuyoshi et de Hermès a été révélée au grand public, le quartier d’Akihabara a profondément changé. Les otaku n’y sont plus tranquilles et se voient pourchassés par des hordes de touristes. Sentant le bon filon, un homme d’affaires arriviste décide d’en tirer parti tout en mettant le grappin sur la fameuse héroïne de ce conte de fées. Mais pour cela, il doit d’abord découvrir son identité et promet aussi une sacrée récompense à quiconque lui dévoilant le nom du sauveur du train. Pendant ce temps, le jeune otaku doute une fois de plus de ses capacités et part en quête d’une perle vraisemblablement prophétique où les testicules sont reines.

Cet épisode spécial ressemble à un condensé de tout ce qu’il y a de mauvais dans la série originale. Alors que Tsuyoshi a enfin réussi à commencer une relation avec Saori sur de saines bases, il fiche tout en l’air, pleurniche, accumule les bourdes, pleurniche encore plus et se morfond dans ses malheurs qu’il créé lui-même de toutes pièces. Depuis le début, il n’a finalement guère évolué. Bien qu’il eût dit ne plus venir sur le forum, il y replonge pour demander de l’aide. C’est l’occasion de revoir ces usagers qui n’ont pas vraiment changé. En revanche, la situation, elle, n’est plus si tranquille, car de méchantes personnes mettent des bâtons dans les roues aux héros, dont un capitaliste incarné par un Kitamura Kazuki (ATARU) cabotin comme jamais et son bras droit campé par Kichise Michiko (LIAR GAME). Jusqu’au départ du protagoniste à Tahiti, le visionnage demeure à peu près tolérable, mais à partir de là, l’indigence prend ses aises. Sur cette île paradisiaque, il y rencontre une sorte de sosie sauvageon et subit les affres de la géniale diabolique Jinkama, fidèle au poste. Sakurai répond aussi présent et se révèle, encore une fois, exquis. Tout le reste, dont cette chasse à l’identité de l’homme du train, provoque la consternation.

En clair, ce désastreux bonus mérite d’être jeté aux oubliettes. Les interminables discussions sur le forum, les tergiversations d’un Densha n’apprenant jamais de ses erreurs, l’humour au ras des pâquerettes, la lourdeur scénaristique, le surjeu étouffant et la caricature permanente transforment ce moment en calvaire.

By |2017-05-14T11:09:29+02:00janvier 26th, 2011|Densha Otoko, Séries japonaises, Tanpatsu|0 Comments

Mô Hitotsu no Saishûkai Special: Densha Otoko vs Guitar Otoko | 電車男 (Épisode spécial)

Avec ce tanpatsu, nous arrivons enfin au bout des fictions japonaises que j’aurai regardées en 2009. Après ça, nous nous attaquerons à 2010. Le phénomène Densha Otoko étant ce qu’il est, l’adaptation télé ne s’est évidemment pas arrêtée à la série hebdomadaire puisque deux épisodes spéciaux ont suivi. Le premier d’entre eux, intitulé Mô Hitotsu no Saishûkai Special: Densha Otoko vs Guitar Otoko, soit littéralement une autre fin : l’homme du train contre l’homme à la guitare, est passé sur Fuji TV le 22 septembre 2005 durant soixante-dix minutes. Aucun spoiler.

Prenons une machine à remonter le temps et repartons trois mois avant l’agression de Saori dans le train. Tsuyoshi n’a donc pas encore rencontré la belle et se contente de sa petite vie d’otaku. Son ami Matsunaga croit dur comme fer que l’élue de son cœur en pince pour lui et accepte de lui acheter une guitare en mauvais état à un prix exorbitant. Une fois le pactole en poche, celle-ci le laisse tomber comme une vulgaire chaussette en veillant avant à se moquer de lui. L’âme en peine, il décide de raconter sa mésaventure sur le forum d’Aladdin Channel, pour que personne d’autre ne subisse le même affront. Quand le récit de l’homme du train occupe ensuite le devant de la scène, Matsunaga, qui n’a aucune idée que son copain en est l’auteur, gagne en courage.

Ce premier épisode spécial donne le ton dès le départ en montrant que cette fois, Tsuyoshi et Saori n’en sont pas les héros. Leur histoire n’est jamais oubliée puisque ce tanpatsu nous inflige un récapitulatif très laborieux de tout ce qui s’est passé, mais la caméra se focalise sur les personnages annexes. Matsunaga et ses problèmes de guitare se trouvent en haut du panier, comme Ushijima Sadao, celui qui se bat contre ses soucis informatiques et rêve d’une jolie Coréenne. L’objectif d’explorer plus en profondeur ces figures jusque-là très binaires s’avère judicieux sauf qu’à l’écran, le résultat n’est jamais concluant. Déjà, outre les flashbacks rébarbatifs, le scénario a pour défaut de se calquer sur l’original. Les deux protagonistes souffrent de leur nature d’otaku, subissent diverses adversités, mais s’en sortent grâce au soutien des internautes toujours foncièrement gentillets. L’amour triomphe envers et contre tout ! Mais surtout, si Sadao demeure tolérable, ce n’est pas le cas de Matsunaga qui, sans surprise, se révèle encore horripilant, consternant et mettant très mal à l’aise. Ses gesticulations et ses grimaces rendent l’individu d’autant plus pathétique.

Pour résumer, à moins d’être un indécrottable de l’univers de Densha Otoko et du mélange sentimentalement niais, cet épisode bonus aux rares séquences inédites n’apporte strictement rien. Loin de tirer parti de son potentiel, il se limite à des scènes redondantes aux héros au mieux insipides, au pire insupportables.

By |2017-05-25T11:48:18+02:00février 15th, 2010|Densha Otoko, Séries japonaises, Tanpatsu|3 Comments