Saigo no Kizuna | 最後の絆

Très nombreuses sont les séries japonaises à s’attarder sur la Seconde Guerre mondiale d’une façon ou d’une autre. En l’occurrence, Saigo no Kizuna offre une approche quelque peu différente des habitudes puisqu’il s’agit d’un docufiction mêlant des interviews et des images d’archives à une histoire romancée, bien qu’inspirée de faits réels. Composé d’un unique épisode, ce tanpatsu de cent dix minutes – dont le titre peut être approximativement traduit en les derniers liens – fut diffusé le 13 août 2011 sur Fuji TV. Aucun spoiler.

Durant la bataille d’Okinawa, deux frères s’aimant réciproquement n’ont pas d’autre choix que de mutuellement se combattre. Tandis que l’aîné fait partie des troupes américaines, le cadet est enrôlé dans une unité nippone de jeunes soldats. Comment cela a-t-il pu arriver ? Pourquoi sont-ils désormais ennemis dans ce terrible conflit ?

Les frères Agarie, Seiyû et Yasuharu, ont véritablement existé et, d’ailleurs, lors de la sortie de cet épisode ils étaient encore en vie. Saigo no Kizuna insère régulièrement des entretiens avec eux et illustre leur parcours respectif depuis la fin de la guerre. Le tanpatsu explique dès le départ avoir volontairement pris quelques libertés et romancé la réalité, ne serait-ce déjà que pour proposer un divertissement le plus réussi possible. Les principaux concernés ayant accepté d’y apparaître, il est probable qu’ils cautionnent ce qui y est dépeint. Le fait de les voir, alors qu’ils sont désormais très âgés, apporte un vrai plus et crédibilise grandement le fond de ce faux documentaire. Savoir que ces personnes ont réellement été confrontées à un tel dilemme maximise la tragédie de plusieurs scènes. En revanche, il ne faut pas nier que leur sort étant révélé au tout début, le suspense et la tension perdent en intensité, même si les deux sont tout de même latents tout au long de l’épisode. Avoir regardé dernièrement le long tanpatsu 99-nen no Ai – croquant plusieurs générations de Japonais ayant émigré aux États-Unis au début du XXè siècle – s’est avéré une excellente idée. Effectivement, pour peu que l’on n’y connaisse pas grand-chose au sujet, cette production offre des clés de visionnage pertinentes pour mieux appréhender Saigo no Kizuna. Les deux séries se rejoignent finalement sur de nombreuses thématiques. Ce mélange savamment rythmé entre documentaire et fiction fonctionne convenablement ici et insère un réalisme appréciable. La mise en scène est d’ailleurs tout à fait correcte en dépit d’un montage classique. Okinawa disposant de décors paradisiaques, les paysages sont magnifiques et ils ont la chance d’être suffisamment valorisés, tout comme la fierté d’être issu de cet archipel. Par contre, difficile de ne pas émettre un bémol sur la musique. Bien qu’elle soit superbe et favorise l’empathie comme il se doit, elle n’est pas inédite. En effet, elle est constituée de compositions entendues dans d’autres fictions – à savoir, si je ne m’abuse, Letters from Iwo Jima, TRON: The Legacy, Marumo no Okite et… Buffy the Vampire Slayer !

     

Les Agarie forment une famille plutôt pauvre tentant envers et contre tout de joindre les deux bouts. Malheureusement, l’époque est telle que les parents ont beaucoup de difficultés à nourrir correctement leurs quatre enfants, dont certains sont encore très jeunes. Bien que l’aîné, Seiyû, rêve depuis toujours d’intégrer l’Académie navale impériale, son père, Seichô (un Ôsugi Ren – My Boss, My Hero – bien trop cabotin) lui demande de partir saisir sa chance de l’autre côté du Pacifique en tant qu’agriculteur. Là-bas, il devrait obtenir une vraie situation et sera à même d’envoyer régulièrement de l’argent au Japon. Ce que Seichô tait, c’est qu’en poussant Seiyû vers les États-Unis, c’est qu’il l’empêche aussi volontairement de devenir militaire. La guerre sino-japonaise faisant rage, il ne veut pas que sa chair serve un quelconque conflit et soit tuée. Proche de son entourage et respectueux de ses parents, Seiyû accepte contre son gré cette requête et traverse l’océan. Deux années passent. Cumulant les petits travaux très mal payés, il souffre de ne pouvoir supporter financièrement comme il le souhaiterait sa famille. C’est pourquoi il décide de tenter le tout pour le tout et de changer son nom, devenant Frank Higashi. Peu après, le gouvernement américain oblige ceux dans leur vingtaine à faire leur service militaire, même s’ils ne sont que des immigrants tels que Seiyû. S’ils refusent, ils sont renvoyés dans leur pays. À l’instar d’autres compatriotes – dont deux joués par Mizobata Junpei et Kaku Kento –, Seiyû est enrôlé de force comme soldat. Et soudain, le Japon attaque Pearl Harbor, la guerre se mondialisant. Le jeune homme, âgé de vingt-six ans, ne veut pas retourner au Japon pour combattre les siens ! Or, il n’a pas le choix. Il se retrouve embarqué vers Okinawa, mais il espère pouvoir faire la différence et inciter les autochtones à se rendre pour limiter au maximum les pertes humaines. Ce dont il ne se doute pas, c’est que son petit frère subit également des bouleversements quelque peu similaires.

Alors qu’il n’a qu’à peine seize ans et qu’il devrait profiter de son innocence comme les mineurs de son âge, Yasuharu intègre les rangs de l’unité Tekketsu Kinnôtai, dont le but est de transmettre les communications, d’apporter la nourriture sur le terrain et d’éventuellement combattre les ennemis. Avec des milliers d’enfants de quatorze à dix-sept ans assimilables à de la chair à canon, le jeune garçon part en direction d’une boucherie certaine. Sans aucune préparation digne de ce nom, le cerveau martelé à coup de propagande, il ne possède aucun atout pour s’en sortir vivant. Les supérieurs leur assènent à répétition qu’en mourant, ils doivent impérativement emporter avec eux dix Américains et qu’ils ont l’honneur de soutenir l’effort de leur patrie. Tandis que plus de 500 000 soldats ennemis débarquent à Okinawa, Yasuharu s’enfonce dans les bois, galvanisé par la haine envers ces envahisseurs. Profondément manipulé par l’endoctrinement qu’il a subi, il en vient même à répudier son propre frère, Seiyû, qu’il sait faire dorénavant partie intégrante de l’armée étasunienne. Voir ses amis trépasser au combat ne fait qu’attiser sa colère. Les forces américaines gagnent du terrain, les habitants se terrent dans des grottes, les suicides civils se multiplient, les attentats kamikazes sont tout autant virulents et les morts s’entassent. Saigo no Kizuna cherche à montrer l’importance de la vie et de sa préservation. Coûte que coûte.

Outre sa dimension factuelle et son intérêt culturel, Saigo no Kizuna dépeint une magnifique relation fraternelle. Yasuharu a de toujours respecté Seiyû, le prenant même comme modèle. Or, compte tenu de l’embrigadement dont il est victime par le gouvernement nippon, il finit par arriver à un stade où il ne sait plus que penser de cette personne partie à l’étranger. Son conflit intérieur est parfaitement retranscrit et touche en plein cœur le spectateur qui assiste, impuissant, à cette tragédie rappelant sur certains points celle du film sud-coréen Taegeukgi Hwinallimyeo (Frères de sang). L’épisode réussit globalement à éviter le pathos et ne sombre pas de trop dans les écueils inhérents au genre. Le sentimentalisme est présent, ne le nions pas, car l’emphase est parfois trop appuyée. Sinon, la critique du comportement japonais et américain existe, mais celle-ci s’avère malgré tout assez légère et aurait peut-être mérité un peu plus de virulence. Cela étant, aucun parti n’est pris et le but du tanpatsu n’est pas non plus de s’arroger en production incisive ; ce n’est pas Letters from Iwo Jima (Lettres d’Iwo Jima) de Clint Eastwood. Non, en mettant à l’honneur ces milliers de jeunes enfants ayant péri alors qu’ils avaient encore leur vie devant eux, il s’agit probablement plutôt d’un moyen détourné d’instruire le public et d’effectuer l’un de ces fameux devoirs de mémoire. De plus, l’objectif de l’épisode est également de dépeindre la force de la relation entre ces deux frères. À ce sujet, Seiyû est incarné par Kaname Jun (Atashinchi no Danshi, Ashita no Kita Yoshio), et Yasuharu par Satô Takeru (Kamen Rider Den-Ô, Bloody Monday) ; les deux proposent une performance plus que satisfaisante et s’ils ne disposent que de rares scènes communes, elles sont pour la plupart magistrales pour la pureté et l’intensité des sentiments qui les traversent.

Au final, via cette histoire cruelle inspirée de faits réels, Saigo no Kizuna délivre un bien beau divertissement prônant le respect de la vie ainsi que les liens et l’amour familiaux. S’il est indiscutable que l’ensemble se révèle quelque peu consensuel et tente de ne froisser personne, les émotions sont véhiculées avec talent. Pour cela, il convient de remercier l’écriture efficace et, surtout, l’interprétation de haute volée de Satô Takeru en jeune Yasuharu. Le montage de ce docufiction s’avère également solide grâce à l’insertion intelligente du témoignage des principaux concernés et de photos d’époque. De même, la réalisation soignée et la superbe cinématographie prolongent sans mal l’intérêt de ce tanpatsu touchant. En revanche, bien que la musique soit magnifique, il ne s’agit que d’une sorte de plagiat, ce qui est étrangement déroutant… Quoi qu’il en soit, malgré son aspect légèrement lisse et le fait qu’il force parfois un peu le trait, cet épisode est définitivement conseillé aux amateurs de productions de cet acabit.

Par |2017-05-01T13:58:52+02:00novembre 9th, 2014|Saigo no Kizuna, Séries documentaires, Séries japonaises, Tanpatsu|0 commentaire

Frozen Planet | Terres de Glaces (mini-série documentaire)

En période estivale, certains d’entre vous apprécient peut-être de regarder des paysages enneigés, voire glacés, dans l’idée de tenter de se rafraîchir par des moyens peu communs. Dans ce cas, la mini-série documentaire britannique Frozen Planet devrait vraisemblablement répondre à vos attentes. Composée de sept épisodes de presque cinquante minutes, elle fut diffusée sur BBC One entre octobre et décembre 2011. Les cinq premiers d’entre eux comportent dix minutes additionnelles, intitulées Freeze Frame, illustrant l’incroyable travail ayant été mis en œuvre pour obtenir ce résultat. Cette production fut un succès au niveau des audiences en Angleterre, mais aussi critique comme le prouvent les nombreuses récompenses. En France, elle est disponible en DVD et en Blu-ray sous l’appellation Terres de Glaces ; le visionnage est plus que recommandé en haute définition tant le spectacle en vaut clairement la chandelle. L’équipe créative partage plusieurs similitudes avec celle d’autres documentaires tels que The Blue Planet et Planet Earth – les deux devraient d’ailleurs bénéficier dans le futur d’un billet sur Luminophore.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer, j’apprécie grandement les documentaires sur les phénomènes naturels et merveilles des sciences de la vie et de la Terre. Si en France nous pouvons nous targuer de quelques réussites, il est indiscutable que nous faisons pâle figure face aux travaux de nos voisins outre-Manche. La BBC est une véritable caverne d’Ali Baba pour quiconque cherchant à satisfaire sa curiosité culturelle. Rompons tout de suite un suspense artificiel en écrivant que Frozen Planet mérite amplement le concert de louanges dont elle est dotée. Son titre l’indique, cette mini-série documentaire s’attarde sur le monde des glaces au sein de notre planète et, plus précisément, elle se rend aux pôles, en Antarctique et en Arctique. Après un premier épisode introduisant le concept, elle se focalise au cours des quatre suivants sur les effets induits par les saisons du globe, évoque dans le sixième les activités humaines dans ces contrées difficiles, et conclut son aventure sur une note poussant à la réflexion en discutant du réchauffement de la Terre et de la fonte des glaces. En d’autres termes, elle dresse un portrait somme toute exhaustif de ce qu’il convient de retenir à ce sujet, bien qu’il soit tout naturel qu’elle ne puisse tout éclairer et qu’elle demeure souvent assez succincte. Son principal but est de toute manière de probablement apporter un minimum de connaissances à ses téléspectateurs tout en les éblouissant à chaque nouveau plan.

     

Depuis plusieurs années, la BBC propose des documentaires laissant régulièrement bouche bée par leur visuel extraordinaire. Frozen Planet ne fait pas défaut à cette règle et marque dès ses premières images par son esthétique saisissante. Difficile de ne pas être subjugué par ce que l’on y voit, surtout que l’on croirait presque se trouver entouré de glaciers. C’est là où la mini-série mérite vraiment d’être regardée dans la meilleure qualité possible afin de profiter de toutes ses capacités. Les sept épisodes ont beau tous se dérouler dans des paysages qui pourraient être redondants, ce n’est pas le cas. Via un éclairage différant selon les saisons, les décors se modifient graduellement : le soleil apparaît, la neige est moins présente, la végétation reprend ses droits, les glaciers fondent ou, au contraire, la nuit ne semble aucunement vouloir s’arrêter, les flocons tombent par paquet et tout avance au ralenti avec un froid mordant descendant à moins de 70 °C ! Ce sont dans ces moments-là que l’on réalise à quel point la nature est un élément incontrôlable et impossible à maîtriser par l’homme. Le poids de notre propre personne et de notre impact sur ce qui nous entoure paraît dès lors bien insignifiant. La musique, notamment composée par George Fenton, participe également à l’expérience grâce à l’élégance dont elle s’arme, associée à des tonalités orchestrales du meilleur effet. En d’autres termes, cette cinématographie exceptionnelle, caractérisée par un jeu de lumière éblouissant, une photographie soignée et par un cadrage vivant, rend le visionnage hypnotisant. Qui plus est, la production s’est équipée de moyens illustrant ses ambitions avec des caméras de haute technologie permettant, entre autres, une immersion totale. Les passages en ralenti sont tout particulièrement spectaculaires. Freeze Frame montre le travail abattu par les équipes et prouve les difficultés que cela a dû être compte tenu des conditions climatiques inhospitalières et des animaux environnants, parfois fort dangereux. Pour l’anecdote, lors de sa diffusion, Frozen Planet a fait grincer des dents certains, car des plans n’ont pas été réalisés en pleine nature comme on pourrait le croire, mais dans un zoo néerlandais. C’est par exemple le cas de la naissance des ours. Est-ce un crime de lèse-majesté ? Clairement, non. L’équipe créative n’a pas cherché à mentir et tromper son audience. Au contraire, elle explique que la protection des animaux étant l’une de leurs préoccupations majeures, ils ne pouvaient pas suffisamment s’approcher d’une mère s’apprêtant à délivrer ses enfants pour la filmer, sans risquer de la brusquer. C’est pourquoi ils se sont permis d’opter pour une vivant en captivité. Bien sûr, apprendre cela rompt légèrement la magie, mais il faut savoir ce qui est le plus important…

Malgré le froid ambiant, l’absence parfois terrible de lumière et autres éléments rendant la vie aux pôles fort compliquée, elle est bel et bien présente. La flore est passée assez rapidement en revue, sans pour autant être oubliée, et c’est la faune qui se retrouve sur le devant de la scène. Sans grande surprise, les ours blancs, pingouins, manchots, phoques et animaux assez typiques de ces régions possèdent une place de choix au sein de Frozen Planet. Heureusement, le documentaire ne se limite pas à ces derniers et prend aussi la peine de s’attarder sur les narvals, le krill, les bélougas, les chenilles, de multiples espèces d’oiseaux, les éléphants de mer ou bien les limaces. Sans pouvoir tout inspecter en raison d’une durée assez restreinte, l’ensemble tente malgré tout d’être un minimum général et d’étudier cet écosystème fort particulier, qu’il soit sur terre, mer ou dans l’air. Ce qu’il y a de particulièrement agréable est que quelques animaux sont suivis au long cours, comme c’est par exemple le cas d’une ourse polaire et de ses petits, grandissant au fil des saisons et commençant à se débrouiller seuls. Les voir évoluer est extrêmement plaisant et pertinent. D’autres phénomènes tels que les aurores boréales (et australes !) ou la construction des icebergs ne sont nullement oubliés et, outre leur aspect visuel incontestable, ils sont expliqués de façon posée et intelligible. Car effectivement, la mini-série se veut didactique et ne se révèle jamais ennuyante ou pédante. Il faut avouer que son narrateur, Sir David Attenborough, approche la perfection. Sa voix captive immédiatement l’attention et si on le voit physiquement peu, il s’est tout de même rendu dans ces contrées à son très bel âge. L’écriture de son monologue est plutôt fine et, outre les informations intéressantes qu’elle apporte, sait être décontractée, voire empreinte d’un humour typiquement anglais absolument jouissif par son soupçon de cocasserie et un ton pince-sans-rire. Si l’insolite de certaines scènes séduit, ne nions en revanche pas que d’autres s’avèrent compliquées à regarder, bien qu’elles y aient totalement leur place. En effet, l’objectif n’omet pas de dépeindre la quête de la nourriture, la chasse des animaux ainsi que les batailles – parfois épiques ! – pour l’accouplement ; plusieurs moments sont terribles et émotionnellement éprouvants parce qu’ils ne laissent pas indifférent, quand bien même on est au courant qu’il s’agit tout de simplement de la loi du plus fort et des fondements de la chaîne alimentaire. Sinon, l’être humain dispose d’un seul épisode où la caméra se rend dans un petit village tout au nord de la Norvège et en Russie, où des tribus d’autochtones vivent parmi le froid perpétuel. Le chapitre est satisfaisant, mais se veut moins fascinant que les autres. Il en va de même pour le dernier, très pessimiste, s’apparentant surtout à une tentative de prise de conscience éclairée sur les dangers de l’influence de l’homme sur la nature, sur le réchauffement de la planète et sur la tragique fonte des glaces, véritable source d’inquiétude.

Pour conclure, la mini-série documentaire Frozen Planet figure parmi ces merveilles à choyer de la BBC. S’il est évident que les propos de la production sont pertinents et passionnants en plus d’être narrés avec entrain par un spécialiste du genre, ce sont surtout la beauté et la qualité des images et de la photographie qui laissent rêveur. Face à la découverte de toutes ces espèces si richement diverses dans un univers farouche et désolé, l’enchantement est presque perpétuel et permet de littéralement s’imaginer arpenter l’Antarctique et l’Arctique. En prime, si le spectacle et l’apport culturel sont méritants et dirigés principalement dans ce sens, une des missions de l’ensemble est aussi de sensibiliser son public, sans morale et emphase, sur la nécessité de protéger la planète afin de préserver tout ce qu’elle à offrir, qui nous est déjà connu ou, justement, qui reste à dévoiler. Quoi qu’il en soit, pour peu que l’on se sente concerné par le genre et ces thématiques, il va de soi que celui-ci figure parmi les indispensables du petit écran alliant émotions, intelligence et féérie.