Gossip Girl (saison 2)

Continuons avec les nombreux bilans que j’ai en retard. Je me rends compte que l’année dernière, je n’ai pas rédigé de billet en bonne et due forme concernant la première saison de Gossip Girl. Après un début où j’avais envie de m’arracher les cheveux tellement ça n’avait rien à voir avec les romans, la fin s’est mieux déroulée. Parlons donc de la deuxième année de cette fiction, diffusée sur The CW entre septembre 2008 et mai 2009. À noter qu’elle comporte vingt-cinq épisodes. Aucun spoiler.

Si, comme je l’écrivais plus haut, j’ai eu un peu de mal en commençant Gossip Girl, arrivée en début de saison deux, je n’ai plus eu ce genre de problème. Il existe un tel fossé entre les romans et la production télé qu’il n’est somme toute pas difficile de se détacher de ce que l’on peut connaître. Les personnages n’ont pas toujours grand-chose à voir avec leurs homologues papier. Un des plus respectés est celui de Blair, qui est assurément ma favorite chez les filles – autant dans les livres que dans la série. Classe et souvent méchante, elle cache drôlement bien ses fêlures, doutes et maintes névroses, arborant un masque ne pouvant apparemment être dévoilé. À vrai dire, ce sont généralement ses intrigues les plus intéressantes, d’autant plus que la plupart du temps, elle est associée à Chuck, autre individu tout aussi agréable. Certes, il est loin d’être plaisant et foncièrement attachant, mais il apporte quelque chose de consistant à Gossip Girl. Il possède beaucoup plus de profondeur qu’il ne le laisse paraître. Il faut savoir que dans les romans, il n’a pas du tout cette dimension – et je pèse mes mots. En fait, ce sont pour moi les deux figures qui tiennent la série. Sans eux, j’imagine que j’aurais arrêté depuis un moment et c’est un constat encore plus valable durant cette saison. Effectivement, les autres protagonistes ne sont franchement pas gâtés. Je pense surtout à Serena qui doit se farcir de nombreuses intrigues poussives, pénibles, voire grotesques. Pour argumenter cette critique, il suffit de simplement citer l’irruption d’Aaron ou de Gabriel (Armie Hammer – Reaper). Ne mentionnons même pas ce je t’aime, moi non plus sempiternel avec Dan. À ce propos, là aussi la saison fait du n’importe quoi avec lui tant toute cette histoire de prof est d’un ridicule incroyable. Bien sûr, d’autres personnages importants évoluent dans cet univers, mais on ne peut pas dire que ce qui leur arrive soit du grand art. Même chez les adultes, c’est également moyen entre Lily et Rufus alors qu’ils étaient tout à fait supportables auparavant. Il est temps de donner un bon coup de frais à ce microcosme puisqu’il commence à vraiment tourner en rond. Enfin, concernant l’épisode 2×24, Valley Girls, sur Lily, supposé être le point de démarrage d’une série dérivée – au bout du compte avortée –, je l’ai trouvé tout à fait correct. J’étais en plus ravie de voir Brittany Snow (American Dreams) et Ryan Hansen (Veronica Mars).

Finalement, il n’y a pas grand-chose à écrire sur la saison deux de Gossip Girl. Ceux désirant un divertissement pas prise de tête se déroulant dans le New York guindé en auront pour leur argent. Il est d’ailleurs aisé de comprendre pourquoi cette fiction plaît à moult adolescentes tant tout est calibré pour. Quant aux autres, eh bien, ils peuvent passer leur chemin. Ce n’est pas que la série soit désagréable, mais elle n’apporte strictement rien au genre. Ne nions tout de même pas que l’ennui est rare au cours de ces vingt-cinq épisodes, en très grande partie grâce au duo que forment Chuck et Blair ; ils sont bien plus intéressants que Dan et Serena, par exemple, et méritent davantage de mise en avant. Un des majeurs problèmes réside dans cette propension à faire parfois agir ses héros comme s’ils n’avaient plus toute leur tête ; personne n’est supposé changer de personnalité entre deux aventures. Quoi qu’il en soit, si Gossip Girl souhaite se donner un ton sulfureux comme le prouvent notamment les campagnes publicitaires, la réalité se veut tout autre. N’oublions pas qu’elle passe sur The CW. Une saison trois étant d’ores et déjà prévue pour la rentrée, il reste à espérer qu’il y aura des bouleversements puisque le cadre va certainement légèrement différer.

Par |2017-05-01T14:02:16+02:00août 15th, 2009|Gossip Girl, Séries étasuniennes|6 Commentaires

Gossip Girl (saison 1)

Voici le premier jour de la semaine de Noël. En ce 24 décembre, place à Gossip Girl selon les souhaits de Miyuse.

Si vous vous souvenez, le pilote de Gossip Girl ne m’avait pas vraiment enchantée ; c’est le moins que l’on puisse dire, d’ailleurs. Depuis, la série suit son bonhomme de chemin et a déjà vu ses onze premiers épisodes diffusés sur The CW entre septembre et décembre 2007. Onze que j’ai regardés. Puisque j’avais écrit que j’arrêterais tout si, au bout de cinq semaines, le niveau ne grimpait pas, cela veut-il signifier que la barre a été relevée ? À mon sens, oui. Est-ce que cela témoigne d’une qualité exceptionnelle ? Pas forcément ! Aucun spoiler.

Si l’on connaît au préalable l’univers huppé de cette histoire, il demeure impératif de ne pas s’attendre à une réelle adaptation des romans à succès de Cecily Von Ziegesar, au risque de finir échaudé. Effectivement, bien que l’inspiration de certains personnages ou situations se veuille incontestable, le résultat final s’avère à des années-lumière de la version papier. Dans le billet dédié au pilote, j’avais déjà pu relever plusieurs différences et, pour être honnête, il serait tout à fait possible de continuer d’abonder dans ce sens et d’en produire un autre explicitant les prises de liberté. Évidemment, je n’ai pas du tout l’ambition de le faire puisque ce serait profondément ridicule. Dès le deuxième épisode, j’ai personnellement pu oublier les romans parce que, justement, ces deux mondes s’opposent tellement qu’ils finissent par se détacher rapidement. Arrivée en milieu de saison, la série n’a plus rien à voir avec l’œuvre littéraire, à l’exception de son titre et de quelques caractéristiques de ses protagonistes. En d’autres termes, quand bien même on a lu tous les livres sortis à l’heure actuelle en France, visionner cette production télé se fait sans trop de difficultés, à condition de partir du principe qu’il ne s’agit pas d’une adaptation, mais plus d’une réécriture. Par ailleurs, dans les quelques ajouts qui ont réalisés, je ne peux m’empêcher de beaucoup apprécier la relation – ou, plutôt, l’apparente absence de relation – entre le père de Dan et la mère de Serena.

Ayant dépassé le stade “diable, qu’ont-ils fait de ces chouettes romans ?”, la série se suit sans déplaisir. Ne cachons pas qu’elle n’est en rien révolutionnaire et Gossip Girl n’a pas la portée d’un The O.C.. De toute manière, est-ce le souhait des créateurs ? Je ne pense pas. Gossip Girl est plutôt une fiction pour adolescents ayant pour unique prétention d’amuser, et l’objectif est réussi pour ma part. Néanmoins, de discrètes thématiques sont esquissées avec finesse comme la boulimie de Blair. Celles-ci auraient pu accumuler rapidement les clichés si ce n’est que l’écriture parvient à les éviter avec une certaine habileté et elles ne plombent donc pas littéralement la série. Malheureusement, pour l’instant le traitement accordé à certains personnages est assez superficiel et ne sort pas forcément des sentiers battus. Les histoires ne sont en rien révolutionnaires, mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est prévisible en raison de rebondissements parfois ridicules, même s’ils se révèlent généralement comiques et à même de bouleverser le cœur des plus émotifs.

Pour conclure, cette première saison n’est aucunement originale et multiplie les poncifs du genre, ce qui ne l’empêche nullement de correctement remplir son contrat de pur divertissement calibré. L’ambiance est très décontractée, il y a pas mal d’humour grâce à des dialogues assez piquants, de nombreux personnages sont vraiment attachants et les adultes disposent d’une place plus ou moins équivalente à celle des plus jeunes. Contre toute attente, derrière son masque de futilité, Gossip Girl cache parfois une intelligence assez étonnante via des sujets abordés avec justesse. Dans tous les cas, pour peu que l’on soit féru de mode, cette production possède de solides arguments plus que convaincants tant ses vêtements de grands couturiers défilent dans les épisodes. Espérons que la suite saura tout de même se montrer davantage consistante, car pour l’instant, elle ne mérite pas forcément un quelconque investissement…

Je vous souhaite à toutes et à tous de passer un excellent réveillon de Noël ^___^.

Par |2018-07-07T11:36:22+02:00décembre 24th, 2007|Gossip Girl, Semaine spéciale Noël, Séries étasuniennes|8 Commentaires