[Anime] Hachimitsu to Clover | ハチミツとクローバー (Honey and Clover)

Petit OVNI parmi les demandes concernant cette animation spéciale Noël puisque Katzina a demandé un anime.

Vous avez comme une impression de déjà-vu en voyant le titre de ce billet ? C’est normal, il est presque identique à celui-ci publié en juillet dernier. Mais attention, il y a un mot en plus. Eh oui, pour la toute première fois, nous allons parler ici d’une série d’animation japonaise. Comme cela a déjà été écrit, Hachimitsu to Clover, disponible également sous le titre de Honey and Clover (miel et trèfle) est à l’origine un josei manga d’Umino Chika. Son succès est tel qu’il a eu le droit à plusieurs adaptations dont une série télévisée japonaise avec de véritables acteurs en 2008, une autre à Taïwan, un film et, pour ce qui nous concerne aujourd’hui, un anime. Celui-ci est constitué de deux saisons toutes deux diffusées sur Fuji TV. La première comporte 24 épisodes passés entre avril et septembre 2005 et la seconde, intitulée Hachimitsu to Clover II, 12 épisodes à l’antenne entre juin et septembre 2006. Il existe aussi deux épisodes spéciaux indépendants disponibles sur les DVD. Ils durent tous une petite vingtaine de minutes. L’anime n’a jamais été diffusé en France et n’est pas non plus disponible dans le commerce malgré une certaine demande. Aucun spoiler.

La série live m’avait plutôt plu malgré ses défauts. N’ayant pas encore lu le manga, bien que ce soit au programme, je n’avais pu dire si l’adaptation était de qualité ou non. Inversement, en débutant l’anime, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer avec le renzoku. En premier lieu, je pense qu’il convient de dire que je ne suis pas une grande amatrice de séries ou de films d’animation. J’aime, là n’est pas du tout la question. Pourtant, j’arrive très difficilement à faire l’effort d’aller tester quelque chose du genre. J’ai une liste assez longue d’incontournables que j’aimerais visionner mais le déclic vient difficilement. Ce n’est que lorsque je suis devant que je me dis que franchement, pourquoi est-ce que je traîne autant les pattes ? Ceux qui me connaissent un tant soit peu savent que ce souci ne date pas d’hier. Je vais bien plus facilement vers des productions avec de vrais acteurs. Ceci explique le fait que très peu d’anime aient été traités sur Luminophore.

En ayant regardé la série live puis l’anime, je peux parfaitement comprendre pourquoi ceux ayant majoritairement fait l’inverse soient déçus. Sans avoir lu le manga, il paraît assez clair que l’adaptation est ici bien plus réussie et certainement bien plus proche de la version papier. Le développement des personnages ainsi que la mise à nue des émotions sont tout particulièrement exploités. Si cela est le cas dans le j-drama, la dimension n’est assurément pas la même. Rassurez-vous, nous allons nous arrêter là pour le point de comparaison.

Takemoto Yûta, Mayama Takumi et Morita Shinobu sont trois amis vivant en colocation et allant dans une école d’art à Tôkyô. Chacun d’entre eux tente de tracer son chemin tout en essayant de concilier sa vie personnelle avec ses amis et ses amours ainsi que sa vie de presque professionnel se cherchant encore. Leur existence est quelque peu bouleversée par l’arrivée de Hanamoto Hagumi, plus connue sous le surnom Hagu, une jeune artiste extrêmement douée mais ayant encore gardé son âme d’enfant.

Hachimitsu to Clover s’attarde principalement sur un groupe de cinq individus étudiant dans une école d’art. Plus adolescents mais pas encore vraiment adultes, ils sont dans une période où les questionnements et les hésitations sont monnaie courante. Si certains d’entre eux, comme le sérieux Mayama, semblent plus sûr d’eux que les autres, ils sont toutefois tous emmêlés dans leurs émotions.
Takemoto est celui officiant comme narrateur. Cette place ne fait pas de lui le héros puisqu’il n’y en a pas ici. La voix de son seiyû, Kamiya Hiroshi, est au départ assez énervante car particulière mais on s’y fait assez rapidement. Perdu et ne sachant pas trop pourquoi il est là et ce qu’il va advenir de lui, Takemoto se laisse vivoter tout en étant lucide. Il comprend que des décisions sont à prendre assez rapidement. En utilisant son voyage initiatique, l’anime traite de la solitude et de tous les moments plus heureux qui peuvent en découler mais aussi et surtout de l’apprentissage que l’on fait de soi-même. C’est lorsqu’il rencontre la toute nouvelle étudiante, Hagu, qu’il réalise qu’il doit oser et tenter d’aller de l’avant.

Hagu a 18 ans au début mais en fait dix de moins. Cela est d’ailleurs assez gênant, même si son physique et son attitude évoluent dès la saison deux. Si seule son apparence était enfantine, le problème aurait été moins visible mais là, tout chez elle est conforme à une fillette et non pas à une jeune femme. Elle vit certes dans son monde rempli de dessins et de créations bien que cela n’explique pas tout. Dans le même registre, difficile au départ de comprendre pourquoi quelques personnages tombent amoureux d’elle. S’il n’y avait qu’un seul point à déplorer dans l’anime, ce serait probablement celui concernant Hagu. Peu mûre et sensible, elle est tel un enfant à qui il faut tout expliquer et apprendre.
Véritable électron libre, génie créatif à l’état brut, aveuglé par l’argent et disparaissant parfois pendant des mois sans avertir qui que ce soit, Morita est une pile électrique bizarre qui cache bien son jeu. Sous ses airs délurés et ses petites piques sorties l’air de rien, il veille toujours sur ses amis tout en leur donnant l’impression de ne pas être surprotecteur. C’est principalement lui l’élément comique de la série. Hachimitsu to Clover étant effectivement un anime calme et doux, il n’en demeure pas moins qu’il possède une sacré couche de blagues et de délires contrôlés plus que sympathiques.
Les deux autres membres composant ce groupe d’amis soudés sont Mayama et Ayumi. Le premier sait être aimé de la seconde mais en aime une autre laissant sa vie défiler devant ses yeux depuis le décès de son compagnon. Ayumi a réalisé depuis un moment qu’elle n’avait aucune chance avec celui qui fait battre son cœur plus vite. Cela ne l’empêche évidemment pas de ressentir ce qui lui fait du mal. On sait tous que les sentiments ne se contrôlent pas sur simple commande. Mayama, de son côté, s’en veut de faire de la peine à son amie qui lui est chère. Il finit par ailleurs par se rendre compte que son attitude est au final peu exemplaire car au fond de lui, n’apprécie-t-il pas d’être aimé ? Ne souhaite-il pas garder cet amour rien que pour lui ? Il a besoin de pousser Ayumi à aller de l’avant, lui qui essaye justement de construire une histoire avec Rika, celle qu’il aime. Il est amusant de constater que dans la série live, je n’étais pas du tout convaincue par le couple Mayama / Rika et les personnages en individuel alors qu’ici, ce fut probablement Mayama mon personnage masculin favori.

L’amitié est le liant des personnages et s’il leur arrive de se disputer ou d’être séparés pendant de longs mois, c’est toujours pour mieux se retrouver par la suite. Tous évoluent, chacun à leur rythme et si certains sont à la fin plus avancés que d’autres, ceux qui sont un peu à la traîne n’ont tout de même pas chômé. De toute manière, la vie n’est pas une course et il n’y a pas de perdant ou de gagnant. Le traitement fait à chaque fois preuve de maturité et de sensibilité.
D’autres personnages gravitent autour d’eux. À l’exception des frères Mario et Luigi qui ne sont pas drôles, tous les autres sont intéressants. Pensons par exemple à Hanamoto, le mentor des principaux protagonistes qui couve plus particulièrement Hagu, ou encore à Nomiya qui aidera Ayumi à débuter une nouvelle vie.

Hachimitsu to Clover est un anime utilisant des tranches de vie en toile de fond. Celles-ci sont donc simples, banales, tout comme celles qui composent notre propre existence. Cela ne veut pour autant pas signifier qu’elles sont sans saveur ou superficielles. Il paraît certain que ce genre est particulier, assez lent et ne devrait par conséquent pas plaire à tout le monde. Le terme tranches de vie est tout particulièrement bien trouvé car les épisodes se déroulent sur plusieurs années et mettent l’accent sur certaines périodes plutôt que sur d’autres. Il peut ainsi y avoir des coupures de plusieurs semaines ou mois entre deux d’entre eux. La série ne donne pas furieusement envie de se jeter sur les épisodes parce que l’on veut absolument savoir ce qu’il va se passer. Non, c’est bien plus subtil. On souhaite prendre son temps, savourer et découvrir le quotidien de ces personnages qui deviennent progressivement des connaissances voire des amis virtuels. Les rebondissements sont quasi-inexistants et les situations se suivent, sans que l’on puisse réellement en détacher une du lot. Les changements sont progressifs et la conclusion s’amorce avec douceur et sûreté. À vrai dire, Hachimitsu to Clover forme un tout travaillé et maîtrisé. Le but de la série n’est pas de faire croire que l’impossible est possible mais de montrer que l’on arrive toujours à retirer des instants de bonheur dans de nombreuses situations. Ces moments restent alors gravés dans notre cœur et nous permettent d’aller de l’avant. Cette normalité est presque troublante d’autant plus qu’aucun artifice n’est utilisé afin d’offrir une histoire sortant de l’ordinaire. Malgré cette volonté de coller au mieux à la banalité de la vie, Hachimitsu to Clover ne se révèle pas plate ou insipide. Le banal est ici au contraire rassurant et réconfortant. Voir ces jeunes adultes tenter de se faire une place dans le monde, se poser une multitude de questions triviales mais tellement angoissantes sur le moment, essayer de se construire tout en gardant une partie de ses rêves d’enfants, etc., a quelque chose d’extrêmement rafraîchissant et de reposant. Les thématiques abordées telles que la réflexion sur la valeur de la vie, sur la famille et ses liens, sur l’importance de ses rêves ou encore sur le pourquoi du don de certains pour un art sont universelles. L’anime repose surtout sur sa faculté à faire écho avec ses propres expériences personnelles. C’est là où il prend toute sa dimension émotionnelle car il ne s’explique pas par des mots, il se vit jusqu’à l’extrémité de ses poils. Le ressenti sera différent selon sa propre existence et ce que l’on a vécu. D’ailleurs, étant encore jeune et ayant encore beaucoup à découvrir, je reste persuadée que les épisodes seront d’autant plus appréciables d’ici une dizaine ou une vingtaine d’années, quand j’aurai accumulé encore plus d’expérience. C’est peut-être pour cela que les plus jeunes auront davantage de mal à apprécier Hachimitsu to Clover. Il est nécessaire de connaître un peu la vie mais aussi soi-même pour en retirer une bonne partie de l’essence de l’anime. L’histoire n’est évidemment pas originale. Ce qui fait la force de l’ensemble est son traitement et son ambiance.

Par de multiples couleurs aux tons pastels, de superbes plans sur des paysages et un chara-design des personnages tout en rondeur, Hachimitsu to Clover instaure un climat chaleureux et de plénitude. L’anime utilise en outre quelques symboles comme les multiples roues évoquant le temps qui passe et le fait qu’il n’y a jamais de début ou de fin, juste un éternel renouveau. La bande-son est également tout particulièrement soignée et participe à ce bien-être. Presque uniquement composée de mélodies planantes et traînantes, elle accentue le côté nostalgique qui ressort des expériences des personnages et des sentiments qu’ils éprouvent. Les chansons de SPITZ et Suga Shikao collent parfaitement à cette atmosphère. À l’exact opposé, les chansons des génériques sont bien plus vives. Si celles de fin par SuneoHair sont très bonnes, celles de ceux du début de YUKI sont irritantes en raison de sa voix haut perchée.
Le ton mêle la comédie au drame et vice-versa. Il ne serait pas possible de simplifier Hachimitsu to Clover à une banale comédie romantique tant elle dépasse ce cadre. L’aspect humoristique est surtout là pour alléger l’ensemble, le rendre un peu plus divertissant mais si l’on creuse un minimum, on se rend rapidement compte que le propos est tout autre. La saison deux en est d’ailleurs un parfait exemple. C’est véritablement l’émotion qui est recherchée. Les dialogues réalistes et donnant l’impression de résonner au creux de ses propres oreilles sont écrits avec beaucoup de pudeur et de simplicité. En quelques mots ou quelques expressions, la série réussit à exprimer des sentiments comme peu de médias parviennent à le faire.

Il y a toujours un moment où l’on se demande où notre vie nous mène. Hachimitsu to Clover, par ses ses deux saisons, réussit à mettre des mots sur ces pensées parfois abstraites qui nous semblent personnelles mais qui finalement, touchent d’autres milliards de personnes sur cette Terre. Les protagonistes s’apparentent à de véritables personnes et tentent de passer à l’age adulte de la meilleure manière, cela en y laissant le moins de plumes possible. Qui plus est, leurs rapports entre eux sont toujours narrés avec justesse. L’anime se montre ainsi mélancolique, doux, nostalgique tout en étant drôle et un petit peu amer. Tout en faisant preuve de retenue, de simplicité et de pudeur, les épisodes se veulent touchants et tout simplement chaleureux. En d’autres termes, Hachimitsu to Clover est assurément à tester pour peu que l’on apprécie la poésie, la tendresse et la résonance avec ses propres expériences personnelles. Les riches productions du genre sachant allier la forme et le fond sont trop rares pour ne pas être partagées.

Hachimitsu to Clover | ハチミツとクローバー (Honey and Clover)

Mine de rien, cela fait un petit moment que l’on n’a pas parlé d’un renzoku sur Luminophore. Ayant eu envie de regarder quelque chose de mignon et de reposant, je me suis rabattue dernièrement sur Hachimitsu to Clover, aussi connu son son appellation internationale Honey and Clover. Les lecteurs de mangas auront peut-être une impression de déjà-vu, ce qui est normal puisqu’il s’agit de l’adaptation du manga du même nom d’Umino Chika ; il comporte dix tomes et est disponible en France chez Kana. Il existe également un film avec Sakurai Shô, Iseya Yûsuke et Aoi Yû, un anime de deux saisons et une série taïwanaise. Avant de me lancer dans la série japonaise je ne connaissais pas du tout l’univers donc je serai incapable de comparer quoi que ce soit. Le renzoku comporte quant à lui onze épisodes et fut diffusé entre janvier et mars 2008 sur Fuji TV. Aucun spoiler.

Takemoto Yûta, Mayama Takumi et Morita Shinobu sont trois amis vivant en colocation et allant dans une école d’art à Tôkyô. Chacun d’entre eux tente de tracer son chemin tout en essayant de concilier sa vie personnelle avec ses amis et ses amours ainsi que sa vie de presque professionnel se cherchant encore. Leur existence est quelque peu bouleversée par l’arrivée de Hanamoto Hagumi, plus connue sous le surnom Hagu, une jeune artiste extrêmement douée mais ayant encore gardé son âme d’enfant.

   

Hachimitu to Clover m’a fait penser à l’excellent Orange Days tout au long de mon visionnage. Certains acteurs sont d’ailleurs similaires mais les deux séries partagent d’autres points communs. Par exemple, elles traitent notamment toutes deux du passage à l’âge adulte. Les personnages expérimentent, sont marqués par différentes rencontres et petit à petit, ils grandissent. Au départ, ils sont de simples étudiants et lorsqu’on les quitte, ils ont mis un pas dans la cour des grands et sont donc prêts à prendre leur envol. Le rythme est assez lent, il y a peu de rebondissements et l’action est loin d’être enlevée. Pour cette raison, la série a des risques de ne pas plaire à certains. Inversement, ceux qui apprécient le naturel et la sincérité devraient être satisfaits. Hachimitsu to Clover est réaliste et raconte la vie telle qu’elle est, avec ses bons comme ses mauvais côtés et ne sombre jamais dans la surenchère ou le sensationnalisme. Elle donne l’impression de suivre un fil tranquille parsemé d’embûches. Il est par conséquent question de la vie quotidienne et il en ressort de l’émotion, de la nostalgie mêlée à de la mélancolie, de l’humour et d’excellents moments. En d’autres termes, par son côté tranche de vie, son unique ambition est de dépeindre avec réalisme quelques passages choisis de ses protagonistes qui n’ont fondamentalement rien de trépidants. Bien évidemment, sa simplicité ne signifie pas du tout qu’elle soit fade et sans saveurs ou qu’on ne puisse être touché par certaines thématiques et doutes parfaitement mis en valeur ici.

La série repose quasi exclusivement sur ses personnages, assez complexes. Elle s’attarde essentiellement sur cinq d’entre eux. Au fil des épisodes, on apprend à les connaître et chacun possède ses zones d’ombre, sans que cela ne soit pour autant caricatural. Celui que l’on suit le plus régulièrement, et qui apparaît comme le pilier de la série, est Takemoto Yûta. Il est incarné par le Johnny’s Ikuta Tôma, abonné à ce genre de rôle de gentil garçon. Souvent à côté de la plaque, assez naïf et maladroit, Yûta a un côté très sympathique qui fait que l’on s’attache rapidement à lui. Peu sûr de lui, il ne sait pas trop ce qu’il veut et n’a pas de réelle ambition. Sa vie est un petit peu chamboulée lorsqu’il rencontre la jolie Hagumi, interprétée par Narumi Riko que je ne connaissais pas du tout. Inadaptée socialement, elle vit à travers la peinture et est d’une douceur incroyable. Elle a tout pour horripiler. Elle a certainement dû énerver nombre de téléspectateurs et le fera encore. Néanmoins, ce ne fut pas mon cas. Bien qu’elle ait un côté enfantin, elle fait preuve d’une telle sensibilité artistique qu’elle ne fut pas désagréable à suivre. S’agissant d’un josei manga à l’origine, le triangle amoureux est inévitable et c’est donc Morita qui le complète. Plus âgé que les autres étudiants, il se complait à l’université et continue ses œuvres qui lui valent de nombreuses sollicitations. Imprévisible et excentrique, il sait se montrer sérieux et profite de sa situation facile d’étudiant sans responsabilités. Comme d’habitude, Narimiya Hiroki (Orange Days, Stand Up!!, Gokusen, Sweet Room), qui endosse ce rôle, est impeccable et parvient à trouver le juste milieu entre l’aspect délirant du personnage et le côté plus posé que l’on ne fait que deviner. Hagumi ne laisse pas Morita indifférent mais est-ce qu’il est réellement attiré par elle ou n’est-il pas juste amoureux de ses peintures ? Qu’en pense Hagu ? Et Yûta dans cela ? Hachimitu to Clover propose donc un triangle amoureux mais qui reste relativement léger.

À vrai dire, il n’y a pas qu’un seul triangle amoureux, il y en a également un autre. On pourrait même parler d’un carré amoureux dans ce cas. La bande phare de la série étant composée de cinq personnages, il en manque deux : Mayama Takumi et Yamada Ayumi. Si la plupart des protagonistes sont réussis dans la série, ce n’est pas le cas de Mayama. Ce n’est pas son interprète, Mukai Osamu (Atashinchi no Danshi, Nodame Cantabile) qui est à remettre en cause mais la caractérisation du jeune homme. Mayama est tout simplement assez transparent et même s’il forme une paire parfois drôle avec Morita, il n’en demeure pas moins insipide. Il n’a d’yeux que pour la tout aussi fade Harada Rika, une femme plus âgée ayant perdu son mari dans un accident d’avion et s’en jugeant responsable. Les moments où le drama s’attarde sur ce couple sont ennuyants et peu intéressants. Dommage.
Ayumi est amoureuse de Mayama mais ce dernier ne voit en elle qu’une amie. Sans être désagréable, il est assez malheureux que son personnage ne soit presque vu qu’à travers celui qu’elle aime. Elle n’est assurément pas unilatérale mais certains épisodes pourraient le laisser penser. Cependant, elle se rattrape nettement dès l’entrée en scène d’un architecte charmant et assez taquin, Nomiya Takumi, joué par Kashiwabara Takashi (Byakuyakô, Orange Days). J’avoue avoir été particulièrement sensible à la relation qui se tisse entre ces deux et j’aurais vraiment apprécié en voir davantage.

Comme souvent avec les séries japonaises, ajoutez à cette galerie de personnages quelques figures loufoques et hautes en couleur comme le père d’Ayumi, le beau-père de Yûta, le prof complètement décalé ou encore le coloc’ des trois garçons amateur de poético-philosophie. On y reconnaîtra d’ailleurs Waki Tomohiro (Gokusen), Izumiya Shigeru (Jotei, Engine, Voice), Takizawa Saori (Pride, Jotei) et le toujours aussi fantastique Matsushige Yutaka (Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku).
Les personnages étant des artistes, la série ne pouvait donc pas totalement occulter ce sujet. Le risque dans ce genre de situation est de montrer des œuvres moyennes ou n’ayant rien d’extraordinaire. Or, les peintures de Hagumi sont absolument magnifiques et il en ressort une grande poésie. Les sculptures de Morita ne sont pas dépourvues d’émotion non plus et l’un des autres personnages proposera par ailleurs une jolie production. La musique, composée par Kôno Shin (Byakuyakô, Sekai no Chûshin de, ai wo Sakebu) est quant à elle plutôt agréable. À noter que la chanson que l’on entend régulièrement est Canvas de Hirai Ken.

Hachimitsu to Clover est au final une jolie série sur le passage à l’âge adulte d’un groupe d’amis avec les doutes et les questionnements que l’on peut ressentir. Bien que certaines situations soient classiques, le traitement ne l’est pas et les épisodes font avancer subtilement les personnages. Le j-drama se laisse agréablement regarder sans toutefois rarement dépasser le cadre du simple divertissement. Deux des personnages plombent effectivement malheureusement un peu l’ensemble. Ceci dit, le renzoku possède une certaine ambiance nostalgique et fait preuve de naturel et de pudeur, ce qui fait plaisir lorsque l’on en a un peu marre d’être agressé par certaines thématiques des séries actuelles. Quant à moi, je pense que je vais tester le manga…
Bonus : une jolie fanvid sur mon couple coup de cœur, Ayumi/Nomiya

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=tHjhiZlnysc

By |2018-07-06T17:57:28+01:00juillet 28th, 2011|Hachimitsu to Clover, Séries japonaises|24 Comments