Legend of the Seeker (saison 2)

En dépit de ce que les fans hardcore semblent encore espérer, Legend of the Seeker s’est bel et bien arrêtée au terme de sa seconde saison, ce qui est assez dommage si vous voulez mon avis. Ce n’est pas comme si la fantasy avait la mainmise sur la télévision, peu importe sa nationalité, et quand on aime le genre… on est forcément un peu dépité. Toujours diffusée en syndication, la série est passée sur les écrans de novembre 2009 à mai 2010 le temps de 22 épisodes. Il n’est normalement pas nécessaire de préciser que Legend of the Seeker est l’adaptation plus ou moins libre du cycle de L’Epée de Vérité de Terry Goodkind. On doit cette transposition à Sam Raimi, le papa de Xena : Warrior Princess. Aucun spoiler.

Il y a de ces séries qui ne sont clairement pas des chefs-d’œuvre, qui ont une multitude de défauts mais qui font qu’on les apprécie quand même. Parfois, on  ne sait même pas trop pourquoi. On aime bien et puis voilà. C’est exactement ce que je ressens avec Legend of the Seeker. Après des débuts difficiles en première saison, la série a fini par trouver son rythme et a continué sur cette lancée avec sa seconde saison. Elle reprend en grande partie le second roman du cycle de Goodkind mais comme d’habitude, elle arrange l’histoire à sa manière, n’hésitant pas à la transformer. Une fois ça en tête, ce n’est pas dérangeant. Le fil rouge de la saison est la quête de la pierre des larmes, supposée réparer la déchirure du voile entre le monde des vivants et celui des morts, dirigé par le Gardien. Elle occupe les personnages jusqu’à la dernière minute de la série. Les enjeux sont clairs mais l’ensemble manque parfois de cohésion et surtout, il y a des raccourcis assez dispensables. Petite déception aussi vis-à-vis de la résolution de cet arc, dans le series finale. C’est très niais et facile. Néanmoins, Legend of the Seeker se termine sur une bonne note, laissant la possibilité de revenir un jour pour continuer les aventures de Richard, Kahlan et les autres.

Globalement, cette histoire de pierre des larmes se tient. Les épisodes sont davantage homogènes que lors de la première saison. Certes, il reste quelques épisodes qui ne font vraiment qu’office de remplissage et qui sont parfois très ennuyants ; mention spéciale au 2×15, Creator, qui est une sorte de compilation des précédents. Toutefois, ils sont peu nombreux ce qui fait que la saison se tient bien à ce niveau. L’humour, qui faisait aussi défaut auparavant si ce n’est quelques petits passages par-ci par-là, est dorénavant plus que présent, et ce, pour notre plus grand plaisir. La série n’est jamais aussi réussie que lorsqu’elle ne se prend pas la tête et s’amuse des situations et de ses personnages. Ce n’est pas une comédie non plus mais les touches humoristiques font du bien et détendent l’atmosphère qui est parfois assez glauque, sans toutefois être du niveau des romans.

La grande réussite de la saison deux est sans conteste l’arrivée d’un nouveau personnage : Cara, la Mord-Sith. On avait eu la possibilité de la voir en fin de première saison et elle est désormais intégrée à la distribution principale. Que dire si ce n’est qu’elle est extraordinaire ? Ce fut pour ma part un vrai coup de cœur. Interprétée par Tabrett Bethell, Cara est froide, insensible, implacable, forte et très sexy. Elle est une Mord-Sith, tout simplement. Elle rejoint Richard qu’elle considère comme son maître et petit à petit, elle retrouve son humanité perdue. C’est intéressant de voir son évolution au fil des épisodes qui est tout à fait crédible. Elle a en plus une classe et un charisme fou. Sérieusement, je suis complètement sous le charme de ce personnage.

Les autres protagonistes continuent leur petit bonhomme de chemin et eux aussi changent tout au long de la saison. Richard perd un peu de sa naïveté, s’assombrit légèrement et doit faire quelques choses moyennement évidentes. Il est toujours aidé dans sa quête par Kahlan, extraordinaire. Les deux sont vraiment mignons et on se plait à les suivre. La troupe est complétée avec Zedd dont le passé ressurgit à plusieurs reprises pour notre plus grand plaisir. L’acteur qui l’incarne plus jeune est très bien trouvé d’ailleurs. La saison est aussi l’occasion d’ajouter quelques personnages secondaires comme les Sœurs de Lumière, de l’Ombre et bien évidemment un certain « méchant » est de retour pour notre (en tout cas le mien) plaisir. Il y a quelques guest stars sympathiques comme Charisma Carpenter (Buffy the Vampire Slayer), Ted Raimi (Xena : Warrior Princess) ou encore John Rhys-Davies (Le Seigneur des Anneaux, Sliders).

Au final, cette ultime saison de Legend of the Seeker est dans la lignée que la précédente. De ce fait, si on a apprécié le début, il y a des chances que ce soit la même chose cette fois-ci. La saison souffre de plusieurs défauts comme des raccourcis évitables et des facilités scénaristiques mais l’ensemble est suffisamment convainquant pour au moins amuser, ce qui est le but recherché. C’est souvent assez drôle, attachant et les relations entre les personnages sont suffisamment travaillées et recherchées pour se sentir concerné. Impossible de ne pas parler de la musique de Joseph LoDuca qui est sublime ainsi que des costumes tout simplement superbes. Ils offrent un certain cachet très agréable. Si la série n’était pas parfaite, elle va me manquer. Il ne me reste plus qu’à terminer le cycle de Goodkind !

Par |2017-05-01T14:01:42+02:00juillet 31st, 2010|Legend of the Seeker, Séries étasuniennes|15 Commentaires

Legend of the Seeker (saison 1)

Malgré le fait que je n’ai pas du tout apprécié le pilote de Legend of the Seeker, j’ai continué l’aventure dans sa totalité. La saison une, composée de 22 épisodes, fut diffusée entre novembre 2008 et mai 2009 en syndication. Une saison deux est déjà d’actualité puisqu’elle est en cours de tournage, toujours en Nouvelle-Zélande. Ayant présenté la série lors de l’article du pilote, je ne vais pas me répéter. Vous pouvez aller le lire là-bas. Aucun spoiler.

Le début de saison fut assez difficile. Il est vrai qu’ayant le livre en tête, je ne pouvais pas m’empêcher d’être agacée par certains changements radicaux. Changements que je ne comprenais pas du tout, et que je ne comprends toujours pas vraiment d’ailleurs. Cela dit, le problème ne vient pas que de moi. La série met un peu de temps à trouver ses marques, ce que l’on peut à peu près accepter vu qu’elle débute. Certains épisodes sont largement dispensables et ne servent à rien. Il y en a beaucoup qui se déroulent uniquement le temps d’un épisode, il n’y a pas de fil rouge. On sait qu’il y a la menace Darken Rahl mais ça n’avance pas des masses. Il faut un petit moment avant que ça ne commence sérieusement à se faire sentir. C’est justement à ce moment-là que c’est plus intéressant. Legend of the Seeker développe sa mythologie et donne presque envie de voir la suite. Presque parce que ce n’est pas encore tout à fait le cas. Je ne saurai trop dire quand est-ce que j’ai vraiment eu envie de regarder l’épisode dès sa diffusion, vers les 5-6 derniers de la saison probablement. Les enjeux sont perceptibles et on s’est attaché aux personnages donc on veut savoir ce qu’il va advenir. Même en ayant lu le roman on peut être surpris car il y a pas mal de différences.

Justement, qu’en est-il réellement de l’adaptation ? La série prend ce qui l’arrange dans le cycle et laisse tomber ce qui lui plaît moins. Certains passages sont donc totalement laissés de côté, d’autres sont réécrits mais d’autres encore sont adaptés à la lettre. C’est par exemple le cas de l’épisode 1×08, Denna, qui comme son nom l’indique met en avant la Mord-Sith. Ceux qui ont lu le livre savent à quel point ce passage est difficile, à la limite (voire complètement en fait) du malsain. Eh bien, ce n’est pas aussi détaillé que dans le livre, ce qui est normal vu la durée de l’épisode, mais c’est pas mal du tout. J’avoue avoir été très agréablement surprise à ce sujet. Pour apprécier pleinement la série, je pense qu’il est nécessaire d’oublier le livre. Plus facile à dire qu’à faire, on est d’accord.

Les personnages sont dans l’ensemble plutôt bien travaillés. Ils sont assez caricaturaux pour certains mais là, il faut blâmer le matériel d’origine… L’accent est mis sur Richard, Kahlan, Zedd et Darken Rahl. Les autres font plus figure de plantes vertes. Alors que je ne m’y attendais pas, je me suis assez vite prise d’affection pour Richard et Kahlan. Les deux acteurs dégagent beaucoup d’alchimie et ont souvent l’air de s’amuser. En fait, je les trouve très mignons tous les deux. Ils vont bien ensemble et on a envie de les voir réussir. Mon côté tordu me fait apprécier grandement Darken Rahl mais de toute manière, j’ai toujours eu un faible pour les personnages déséquilibrés. Quant à Zedd, il est parfait en tant que sorcier doux-dingue. En bref, les personnages principaux sont sympathiques. L’interprétation est tout à fait correcte.

La saison une de Legend of the Seeker n’est pas exempte de défauts. Elle est assez inégale comme dit plus haut. Et puis il faut le dire, ça manque d’humour. Pourtant il est clair que la série sait ne pas se prendre la tête. Elle le prouve haut-la-main dans plusieurs épisodes. Effectivement, le 1×18, Mirror, est absolument tordant. Dommage qu’il n’y ait pas plus d’humour dans ce genre dans le reste de la saison, cela aurait été plus qu’agréable.

Alors que la série partait avec moi sur de mauvais rails, elle s’est révélée fort plaisante à suivre. Le début fut assez laborieux mais une fois lancé, ça allait bien mieux. Il est clair que Legend of the Seeker n’est pas indispensable. Toutefois, si l’on a un faible pour la fantasy, elle vaut le coup d’oeil. On ne peut pas dire que l’on soit submergé par le genre du côté de la télévision. C’est vrai, c’est assez kitsch par moment, pas toujours très subtil et c’est parfois bien gentillet mais dans l’ensemble, ça divertit. Ce qui est déjà pas mal. De plus, les paysages sont fantastiques. On ne se trouve pas en Nouvelle-Zélande pour rien. Les Mord-Siths devraient plaire à de nombreux téléspectateurs du fait de leurs vêtements ^^ Sinon, il y a Kahlan qui arbore un décolleté plutôt plongeant dirons-nous. Quant aux amateurs de jolis garçons, ne vous inquiétez pas, il y a Richard, souvent torse nu, qui aura de quoi plaire. Ne parlons pas du brun ténébreux Darken Rahl. Legend of the Seeker a tout compris au système, vous voyez bien ^.^ En tout cas, pour ma part, j’ai très hâte de voir la saison deux, prévue pour novembre 2009.

Par |2017-05-01T14:02:20+02:00juillet 30th, 2009|Legend of the Seeker, Séries étasuniennes|13 Commentaires