Lost (saison 6) – I’ll see you in another life, brother.

Non, ne fuyez pas ! Lost ou la série qui fait parler tout le monde, même et surtout ceux qui n’ont rien à dire d’intelligent. Ce serait quand même dommage que Luminophore boude la sixième et dernière saison tout de même. Comme j’ai déjà pu le dire, je n’ai jamais été -et ne serait jamais- une fan de la série. J’ai détesté la première saison, moyennement apprécié la seconde et depuis la troisième, ça va mieux. Pourtant, même si je passe de relativement bons moments en suivant la série, je ne m’y intéresse pas plus que ça. Vu le déchaînement des foules, ce n’est donc pas étonnant que ceux qui n’apprécient pas Lost, ou qui ne la regardent pas, en aient vraiment ras-le-bol. Allons, vous pouvez désormais être rassurés, c’est terminé :D
La série s’est ainsi arrêtée au terme de sa saison six, diffusée entre février et mai 2010 sur ABC. C’est toujours un peu triste de quitter une série que l’on a regardée, surtout aussi longtemps, mais de là à avoir du mal à s’en remettre… c’est un pas que je ne franchirai pas ! Aucun spoiler.

Chaque saison ou presque apporte son lot de nouveauté dans sa structure. Durant la saison six, on a le droit à des espèces de bonds dans une réalité alternative ou on ne sait trop quoi sur le moment. On y verra un petit peu plus clair durant le series finale mais pas trop parce qu’autrement, ce ne serait pas aussi drôle. Ces flash-je ne sais quoi (sideways en fait) ne sont pas foncièrement désagréables puisqu’ils permettent déjà de revoir des personnages morts les saisons passées. Quasiment toute la distribution du départ se retrouve ainsi à l’affiche et ça fait plaisir, surtout lorsqu’il s’agit de protagonistes que l’on a appréciés. Néanmoins, difficile de ne pas se sentir floué car à quoi servent-ils ? Pas grand chose au final. Par conséquent, la saison est creuse à ce niveau. C’est bien joli de remplir les épisodes de passages ce de genre mais si ça ne sert à presque rien, où est donc l’intérêt de la saison ? Il aurait alors fallu raccourcir le nombre d’épisodes et ne se baser que sur la mythologie. L’espèce d’explication sera donnée dans le series finale et en découle un certain nombre de scène, dont celle dans l’église. J’avoue que celle-ci, avec la belle lumière blanche, m’a assez dérangée car trop connotée religion. Ceci dit, même si je parais critiquer beaucoup ces flash-sideways, j’ai généralement été contente de les suivre. C’est juste qu’en y réfléchissant, c’est assez dur de voir leur véritable intérêt qui est somme toute, plus que limité.

Qualitativement, les épisodes se valent à peu près tous, à deux exceptions. L’épisode centré sur Kate, le 6×03, What Kate Does, est raté. C’est vraiment le seul de la saison où j’ai vraiment eu envie d’appuyer sur le bouton accélérer. Mais vraiment alors. Pourtant lors des dernières saisons les épisodes sur Kate s’étaient à peu près améliorés, mais là, impossible. Elle n’a jamais été un personnage intéressant et le 6×03 prouve qu’on en revient toujours au même avec elle et que c’est encore plus lassant que d’habitude. Autre exception, le series finale, mais on en reparlera plus tard. Globalement, les épisodes se suivent donc assez bien et passent en revue la totalité des personnages. Il y aura des moments très riches en émotion comme la magnifique fin dans le sous-marin, les retrouvailles d’un couple que l’on attendait tous, d’autres plus drôles, bourrés d’action ou encore de révélations. La saison prend le temps de traiter enfin le cas de Ricardus, ce qui est une riche idée. Justement, côté révélation (en dehors du series finale), on en a quelques unes. On apprend d’où vient cette fameuse fumée noire, son lien avec Jacob, pourquoi les deux se détestent, etc. On découvre aussi pourquoi Jack et les autres doivent rester sur l’île et surtout, pourquoi ils se sont crashés plusieurs années auparavant. Les réponses ne sont pas nécessairement légion mais il y en a, on ne peut le nier.

Au niveau des personnages, ils sont égaux à eux-même. Mention spéciale à Terry O’Quinn, l’interprète de Locke, qui s’il n’avait pas déjà convaincu certains, l’a certainement fait cette saison. Capable d’inspirer à la fois la bienveillance et la terreur, il effectue un travail de très haute qualité. Pas grand chose de plus à dire sinon, on commençait à faire le tour des protagonistes donc il était temps de terminer la série avant de commencer à saturer. Malgré un fort nombre de protagonistes différents, il est indéniable que Lost aura réussi à brosser une belle galerie de personnages hauts-en-couleurs. Chacun peut y trouver son compte et si certains de ses héros sont parfois agaçants, il reste quelques perles comme Hugo par exemple. Côté couples, il y a les Sun/Jin, Sawyer/Juliet ou Desmond/Penny et les autres, tout simplement.

Et le series finale ? Durant approximativement 105 minutes, il est un pur condensé d’émotions. Difficile de ne pas être touché en le visionnant. Personnellement, je n’en ai rien à faire qu’il n’apporte pas toutes les réponses que l’on osait espérer. Peut-être parce que justement, je n’en attendais que peu. Je ne me suis jamais considérée comme fan, je suis même étonnée d’avoir autant apprécié ces dernières saisons et honnêtement, je m’en fiche un peu. C’est peut-être pour cette raison que je peux être aussi détachée. Ceci dit, il en apporte quelques unes mais nous sommes d’accord, il reste énormément de trous et les solutions apportées sont parfois bien faciles. Qu’importe, il était plus important à mon avis de traiter des personnages et de leurs liens que de la mythologie. Car avant toute chose, Lost était une série sur des personnes et non pas qu’avec des personnes. Cerise sur le gâteau avec la dernière scène qui est absolument magnifique. En bref, ce series finale est superbe et m’aura comblée à tous niveaux.

La saison six de Lost se révèle plus faible que la précédente, la faute notamment à des flash-sideways mal gérés et pour lesquels l’intérêt n’est pas toujours au rendez-vous. Cependant, le final rattrape le tout et clôt la série en toute beauté. La mythologie garde encore nombreux de ses secrets mais de toute manière, devait-elle nécessairement être totalement éclaircie ? Lost c’est ça aussi : de nombreux mystères. Tout au long des années elle aura fait travailler la matière grise de millions de téléspectateurs. Mais Lost ne se résume pas qu’à ça, il y a aussi et surtout ces fameux rescapés du crash d’avion qui auront marqué toute une génération. Et que d’émotion, on passe du rire aux larmes en un clin d’œil. C’est en tout cas ce que j’attends d’une série : être touchée et en ça, la dernière saison de Lost aura visé juste. Finalement, j’ai vraiment bien fait et de m’accrocher après avoir tant détesté la première saison. Ce qui serait intéressant serait de voir si maintenant, en la revisionnant, je l’apprécierais ? Qu’on l’aime ou non, on ne peut le nier, Lost aura marqué toute une génération. En tout cas, ce fut tout simplement, un véritable voyage.

By |2017-05-01T14:01:46+01:00juin 23rd, 2010|Lost, Séries étasuniennes|12 Comments

Lost (saison 5) – What lies in the shadow of the statue ?

Eh bien, il serait sacrément temps de parler de la saison 5 de Lost vu qu’elle débute prochainement sur TF1. Toujours sur ABC aux Etats-Unis, elle fut diffusée entre janvier et mai 2009, le temps de 16 épisodes, dont le dernier qui est double. Lost est la série qui revient de loin pour moi. J’ai déjà pu le dire, je n’ai pas du tout apprécié la première saison et plus ça va, plus j’aime. C’est pour cela que je suis toujours étonnée lorsque j’apprécie un épisode. La saison cinq a-t-elle changé la donne ? Quelques spoilers.

Pour apparemment beaucoup, Lost est synonyme de prises de tête. La faute à des flashbacks et des mystères à gogo. Dans la saison quatre on a eu le droit en plus à des flashforwards. Dans la saison cinq, en plus de tout cela, les personnages font des bonds dans le temps. Pas un petit bond par-ci, par-là, non ça peut aller à des bonds toutes les cinq minutes. Les personnages se croisent eux-mêmes, plus jeunes, plus vieux, vivent à l’époque de Dharma Initiative, etc. Dit comme ça, on peut penser qu’il y a de quoi faire de la purée de cerveau. Sauf qu’en fait, ça passe très bien. Il est vrai que par moment on se pose des questions et on ne sait pas trop sur quel pied danser mais faut-il rappeler que l’on est dans Lost ? Les personnages ayant été séparés à la fin de la saison quatre, il existe ainsi deux groupes que l’on suit. Il y a celui de Jack et de tous ceux retournés à la civilisation, et celui de Sawyer resté sur l’île continuer à jouer à l’homme des cavernes. Toutefois, c’est un peu plus compliqué que ça. Oui, encore. Il y a des électrons libres comme Locke. Mais il y a aussi des groupes dont on ne sait pas trop ce qu’ils font mais ils ont clairement un rôle à jouer. Arrivé en fin de saison cinq, on voit un peu clair dans tout ce schmilblick mais ce n’est pas encore tout à fait ça. Il va de soi que le personnage de Jacob, interprété par Mark Pellegrino (yeah~) que l’on rencontre enfin, peut expliquer un certain nombre de choses. En bref, la mythologie de Lost est toujours aussi fouillée et riche. Je sais que j’ai déjà dit le contraire mais la série donne vraiment aujourd’hui un effet toutélié intéressant et bien fichu. En plus, les scénaristes ne donnent pas trop l’impression de nous prendre pour des idiots et c’est toujours agréable, surtout quand à l’heure actuelle on nous mâche tout le travail.

A l’instar de la saison quatre, la cinquième n’est pas avare en révélations. Au fil des flashbacks / forwards / retours dans le passé – futur – que sais-je encore, on en apprend un peu plus sur les personnages. Je ne fais pas allusion aux insipides Jack et Kate mais à des plus secondaires -voire ultra secondaires- comme Pierre Chang, Miles, Daniel Faraday… Lost a toujours a eu la capacité de développer des personnages et de les rendre bien plus passionnants que ses héros. Un comble quand même. Mais dont je ne me plaindrais pas du tout. A vrai dire, les épisodes les plus réussis de la saison sont presque toujours ceux mettant à l’honneur les non-Oceanic Six.

La saison cinq a de quoi donner le tournis, avec tous ces changements spatiotemporels et ces liens de parenté qui apparaissent à tout va. Néanmoins, tout semble se tenir à peu près et on voit un peu plus clair. Il serait très intéressant de regarder la série dans sa totalité après l’avoir vue une première fois. Je pense que c’est le genre qu’il faut revoir, afin de bien comprendre la mécanique et de voir certains éléments passés obligatoirement inaperçus. C’est quelque chose qui pourra se faire très prochainement vu que la saison six sera la dernière. Les épisodes sont globalement bons mais certains souffrent d’une certaine platitude. De ce fait, j’ai trouvé cette saison un poil inférieur à la précédente. C’est on ne peut plus correct mais un peu inégal. A vrai dire, c’est la partie avec les Oceanic Six qui plombe souvent la saison. De même, on se serait bien passé de l’histoire bien trop imbibée de soap entre Sawyer, Kate et Juliet. Cependant, la saison est du haut niveau encore une fois. Il y a beaucoup d’action, quelques pointes d’humour bien vues, énormément d’émotion avec notamment la mort de pas mal de personnages mais des retours de personnages normalement morts (rappelez-vous, c’est Lost !), une réalisation impeccable, une musique toujours aussi parfaitement intégrée et accompagnant à merveille les scènes, des rebondissements et des révélations. Pour ma part, je n’en demande pas beaucoup plus. Ce n’est pas parfait mais Lost a clairement un univers et une ambiance bien à elle qui valent plus que le coup de s’y intéresser.
Bonus : Vous voulez en savoir plus sur Lost ? Dans ces cas-là vous devez déjà connaître Lostpedia (et sa version française).

By |2017-05-01T14:02:20+01:00août 3rd, 2009|Lost, Séries étasuniennes|5 Comments