Marumo no Okite SP | マルモのおきて SP (Épisode Spécial)

Après avoir enchanté la télé japonaise au printemps 2011 et accessoirement, les audiences de Fuji TV, Marumo no Okite fut de retour sur la chaîne le 9 octobre 2011 dans le cadre d’un épisode spécial. Il dure 90 minutes et fait surtout office d’un petit bonus, la série se suffisant à elle-même. Il est possible de visionner ce tanpatsu sans avoir regardé le renzoku auparavant mais cela serait un petit peu idiot. Aucun spoiler.

Mamoru, Kaoru et Tomoki vivent toujours ensemble au-dessus du restaurant des Hatanaka. Les vacances étant là, Mamoru décide de quitter Tôkyô avec les enfants. Pour cela, direction la campagne, chez des amis travaillant dans les vignes. Malheureusement, en arrivant il découvre que le couple a quelques difficultés. Les jumeaux malgré leur jeune âge se rendent également compte qu’il y a un problème. Toujours le cœur sur la main, le duo souhaite changer les choses et pour cela, pourquoi ne pas demander l’aide à un kappa, l’animal légendaire ?

Si en règle générale, les épisodes spéciaux sont souvent décevants et ne servent pas à grand-chose, ce n’est pas réellement le cas de celui-ci. Certes, il n’était pas indispensable mais il est tellement mignon que l’on ne peut râler. L’histoire est toute simple. Les jumeaux, désirant aider les enfants du couple qui les accueille, font preuve d’énergie, d’altruisme et réagissent comme tous ceux de leur âge. Il va de soi que sans le talent des deux jeunes acteurs, Ashida Mana et Suzuki Fuku, le tanpatsu et le renzoku n’auraient pas du tout cette saveur. En toute honnêteté, pendant la quasi totalité de l’épisode j’étais en mode gaga. Pourtant, je n’aime pas du tout les enfants mais eux, on ne peut que les adorer ! Les frère et sœur des amis de Mamoru ne sont pas aussi bons mais font correctement leur travail.
Ce qu’il y a d’intéressant et de sympathique ici est que l’action soit déplacée à Yamanashi. On quitte la citadine Tôkyô pour de superbes paysages de campagne. Cela dit, la capitale n’est pas oubliée puisque suite un à concours de circonstances, Mamoru doit y retourner momentanément. Tout au long de l’épisode, il est donc question de rabibocher les amis de Mamoru dont la femme est jouée par Shiraishi Miho (Orange Days, Asukô March!, Shiroi Haru, Densha Otoko). Pour cela, il y a du travail et c’est l’occasion de ressortir une vieille légende japonaise, celle du fameux kappa. Il est d’ailleurs assez amusant que quelques semaines auparavant se terminait sur une chaîne concurrente, Arakawa Under the Bridge, où officiait un de ces êtres surnaturels. Outre le couple à réconcilier, les jumeaux tentent de faire se rapprocher Mamoru et Aya. Comme toujours, ils font preuve de beaucoup de réalisme et les craintes enfantines sont parfaitement retransmises à l’écran.

Quel plaisir que de retrouver Mamoru et surtout, les deux petits jumeaux adorables de la série ! Le spécial est une véritable bouffée d’air frais, de chaleur et de tendresse. On rit énormément avec eux, on a les yeux un petit peu mouillés et on se sent terriblement bien dans cette petite bulle de bonheur. Marumo no Okite est assurément une pépite de la télévision japonaise car elle a la capacité de faire fondre le cœur des plus cyniques et blasés. Le SP est dans la même veine que les épisodes du renzoku et on ne s’ennuie jamais au cours de ces 90 minutes. Il est évident que si l’on a apprécié Marumo no Okite, il faut regarder ce tanpatsu ne serait-ce que pour prolonger le plaisir.

By |2017-05-01T14:00:16+02:00février 29th, 2012|Marumo no Okite, Séries japonaises, Tanpatsu|2 Comments

Marumo no Okite | マルモのおきて

Vous commencez à comprendre le principe, suite à la demande de Carole de Critictoo, j’ai regardé tous les j-dramas du printemps 2011 qui étaient sous-titrés durant cette période. Et c’est de cette manière que je me suis retrouvée devant des séries qui ne me donnaient pas envie comme Marumo no Okite. Composé de onze épisodes, le renzoku fut diffusé entre avril et juillet 2011 sur Fuji TV. Les épisodes ont une durée assez variable car le premier dure une heure, le septième cinquante-cinq minutes, le dernier soixante-dix minutes et tous les autres quarante-six minutes. Sinon, un épisode spécial (un SP – tanpatsu) de deux heures est en préparation. La série fut la surprise de la saison puisque ses taux d’audience furent très bons alors qu’elle se trouvait sur la même case horaire que la saison deux de JIN (sur TBS). Le titre signifie tout simplement les règles de Marumo. Aucun spoiler.

Takagi Mamoru est un homme vivant seul dans un petit appartement au-dessus d’un restaurant. Il n’est pas marié et n’a aucune femme dans sa vie. Il passe tout son temps libre à fabriquer des petites maquettes et son mini-studio est un vrai capharnaüm. Tout ceci n’est pas forcément un problème si ce n’est qu’il n’est pas heureux. Il croit peut-être l’être mais sa vie est vide. Un soir, il revoit un très vieil ami d’enfance, Sasakura Junichirô. Père divorcé de deux jumeaux, Kaoru et Tomoki, il est émerveillé par ses enfants bien qu’il avoue que la vie ne soit pas toujours tendre. Mamoru ne l’envie pas une seule seconde. Sauf que Junichiro décède et suite à un concours de circonstances en disant long sur le caractère de Mamoru, ce dernier décide de prendre en charge les jumeaux. Un chien, Mook, vient se greffer et la vie en solo fait place à la vie à quatre.

   

Si Marumo no Okite ne m’intéressait pas particulièrement c’était parce que le rôle principal est interprété par Abe Sadao. Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne pense pas, j’aime beaucoup cet acteur que je trouve drôle, décalé et n’ayant apparemment honte de rien. Après l’avoir vu dans Kisarazu Cat’s Eye, Tiger & Dragon ou encore dans Ikebukuro West Gate Park, je peux écrire qu’il est très bon dans la registre de la comédie déjantée. Le problème est qu’il surjoue à mort, qu’il brasse beaucoup d’air et peut donc vite fatiguer. En rôle secondaire, on rigole, mais de là à l’avoir toujours à l’écran… Eh bien, figurez-vous qu’il sait naviguer à merveille entre les différents registres car il prouve dans Marumo no Okite qu’il est capable incarner d’autres personnages que des excentriques en puissance.

Marumo no Okite est ainsi l’histoire de jumeaux ayant perdu leur père des suites d’un cancer. Comment vont-ils s’en sortir ? Leur mère n’étant plus dans les parages, vont-ils être séparés ? Si Mamoru propose une solution temporaire, que va-t-il se passer par la suite ? En plus, leurs oncles et tantes ne peuvent les héberger ensemble, l’un devrait aller alors chez la tante et l’autre chez l’oncle. Si la série sonne triste en lisant ces lignes, ce n’est pas le cas. Elle est bien sûr émouvante et lors du premier épisode essentiellement, on a les yeux très humides, mais elle est surtout attachante et très drôle. C’est une comédie avec quelques éléments de réflexion plutôt fins et une immense dose de tendresse. L’humour est plus que présent et fait généralement mouche. C’est typiquement le genre de série qui met du baume au cœur et qui fait que l’on se sent admirablement vivant. En soit, Marumo no Okite n’est pas foncièrement extraordinaire mais l’histoire n’a pas besoin d’être plus qu’originale afin de toucher et dépasser le simple cadre de divertissement pur et dur. Le j-drama met en avant un petit groupe de personnages qui apprennent à se connaître et qui se rendent compte que la famille ne se limite pas exclusivement aux liens du sang. Ce n’est pas parce que l’on n’a aucun lien de parenté avec quelqu’un que l’on ne peut pas se sentir proche. De même, on peut être une famille tout en étant éloignés. Marumo no Okite met donc tout particulièrement en avant la famille au sens le plus large du terme. Comme dans toutes celles qui existent, il y a des hauts et des bas mais les membres qui la composent sont toujours là, quoi qu’il se passe. Le titre vient justement de là, Marumo no Okite signifie effectivement les règles de Marumo. Marumo est le nom que les jumeaux donnent à Mamoru suite à un méli-mélo de Tomoki. Mamoru, en accueillant les enfants, décide d’instaurer quelques règles qu’il note dans un cahier. Ces commandements ne sont pas là pour brider qui que ce soit mais pour permettre à ces deux petits protégés de s’épanouir. On peut craindre à juste titre la morale et les bons sentiments, or la série s’en sort très bien et évite les écueils du genre et cela, en grand partie grâce à ces personnages et au ton plutôt enlevé.

Le héros, Takagi Mamoru, est un homme ayant le cœur sur la main. Il n’a pas d’arrière-pensées et même s’il est parfois un peu niais, il se donne à fond lorsqu’il faut faire une activité. Il comprend au contact des enfants que quelque chose manquait à sa vie et se prend immédiatement d’affection pour ces deux inséparables. Abe Sadao est parvenu à parfaitement trouver le juste-milieu entre l’aspect plus sérieux et adulte de son personnage avec le côté plus déjanté et original, rendant dès lors son Mamoru irrésistible. L’acteur est plutôt exceptionnel car il n’hésite pas à donner de sa personne, y aller vraiment et pratiquer l’auto-dérision quitte à en devenir ridicule. Contre toute attente, il est donc largement supportable voire même adorable. L’alchimie qu’il a avec les deux enfants est également incroyable et c’est elle qui permet à Marumo no Okite de littéralement décoller. Les trois sont drôles, touchants et leur histoire sonne plus que crédible.
Justement, quid des jumeaux ? Ce ne sont pas de vrais jumeaux puisqu’il y a une fille, Kaoru, et un garçon, Tomoki. Âgés de six ans au début de la série, ils ont beau être des jumeaux, ils ne ressemblent ni physiquement, ni mentalement. Ceci dit, ils ont au moins un point commun car ils ont de bonnes bouilles adorables et leurs interprètes sont excellents en dépit de leur âge. Kaoru est une petite fille mignonne comme tout et qui est bien trop sérieuse et réfléchie pour son âge. Mature, elle comprend rapidement ce qu’il se passe et oublie parfois qu’elle n’est qu’une enfant et qu’elle n’a pas à s’inquiéter des problèmes d’adultes. Elle doit simplement se préoccuper des choses triviales d’une fille de son âge. C’est Ashida Mana qui l’incarne et certains d’entre vous sont certainement déjà tombés sous son charme dans Mother. Elle a tout pour devenir une actrice exceptionnelle tant elle est déjà incroyable. Son frère, Tomoki, est tout l’inverse de Kaoru. Assez bébé, il est naïf, souvent à côté de la plaque, a peur de beaucoup de choses et se repose sur Kaoru. Les deux sont comme les doigts de la main et ne peuvent vivre l’un sans l’autre. Ils s’entraident et leurs discussions sont généralement jolies comme tout. L’interprète de Tomoki, Suzuki Fuku, est plutôt bon et surtout, extrêmement mignon. Il est évident que ce duo a été bien choisi tant les jumeaux sont adorables. Il ne se passe pas un seul épisode sans que l’on se dise qu’ils sont attendrissants et on a vraiment envie de leur faire un gros câlin ou de s’amuser avec eux. Même lorsque l’on n’aime pas du tout les enfants à la base !
Dernier membre de la famille, Mook, est un chien errant que Tomoki ramène avec lui. Pour ceux qui se posent la question, il s’agit d’un schnauzer. Le hic ici est que cet animal… parle ! Comment cela diable est-il possible ? Mamoru et les jumeaux n’hallucinent-ils pas ? Au départ, c’est un petit peu bizarre de voir Mook discuter mais à la longue, à l’instar de Mamoru qui hurle à chaque fois, on s’y fait et on ne s’en rend même plus compte. Mook ne parle pas pour ne rien dire néanmoins, il y a toujours une raison sous-jacente… Et puis il adore se moquer de Mamoru.

À côté de cette nouvelle famille, on retrouve d’autres personnages secondaires. Par exemple, il y a les collègues de travail de Mamoru. Ce dernier exerce dans une entreprise de fabrication de matériel de bureau (papier, crayons, gommes, etc.). Son emploi est tout de même très particulier car il est dans le service après-vente, là où les gens n’étant pas contents de ce qu’ils ont acheté téléphonent pour se plaindre. Mamoru passe ainsi ses journées à s’excuser. On sent bien le côté différent du Japon de chez nous d’ailleurs. En France, qui irait présenter ses excuses à quelqu’un ayant utilisé le capuchon d’un stylo comme coton-tige et s’étant donc abîmé l’oreille ?! Marumo no Okite ayant de nombreux ressorts comiques, ses collègues sont assez hauts en couleur. On y retrouve comme acteurs la toujours aussi belle Takizawa Saori (Hachimitsu to Clover), Konagi Yû (Onnatachi wa Nido Asobu) en employé plus intéressé par une certaine femme ou encore Ibu Masato (Nodame Cantabile) en patron bienveillant.
Mamoru et les enfants habitent au-dessus d’un restaurant géré par un père et sa fille qui revient après avoir divorcé. Les deux se chamaillent assez souvent mais même s’ils ne le disent pas, ils s’aiment énormément. Les deux se prendront immédiatement d’affection pour les jumeaux et ils tenteront d’aider au mieux leur voisin, et ce, dans tous les domaines possibles et inimaginables. Pour en revenir à l’établissement en tant que tel, le dernier épisode y montre un cameo du probable trio (Mizuki, Sano et Nakatsu) du reboot de Hanazakari no Kimitachi e.

Pour terminer, impossible de ne pas mentionner la musique composée par Sawano Hiroyuki (BOSS, Binbo Danshi, Taiyô no Uta) et Yamada Yutaka. La piste instrumentale que l’on entend dans chaque épisode est magnifique et transcende généralement l’émotion. Elle force peut-être parfois un peu les sentiments mais elle est tellement belle que l’on se laisse plus facilement avoir. Surtout, la chanson du générique de fin, Maru Maru Mori Mori!, interprétée par les deux acteurs des jumeaux avec le chien, est délicieuse car mignonne et entraînante. Allez avouez, vous aussi vous étiez en train de vous trémousser en la regardant, tout en baragouinant ce que vous pouviez. Ce n’est pas du tout étonnant que cette chanson ait fait un tabac au Japon.

Marumo no Okite est au final une série familiale mêlant habilement la comédie et le drame. Il ne se passe pas un seul épisode sans que l’on ne rit aux éclats et on est également facilement ému par ce qu’il s’y passe. Par ailleurs, si le j-drama paraît assez léger, il est finalement plus profond qu’il n’en a l’air et amène quelques éléments de réflexion pertinents concernant la cellule familiale. Quoi qu’il en soit, ce qui importe réellement ici est que si Marumo no Okite n’est pas en soit un j-drama exceptionnel au sens strict du terme car parfois un peu facile ou étirant une certaine intrigue trop en longueur, il demeure mignon comme tout et sincèrement attachant. La petite nouvelle famille est attendrissante, la distribution est impeccable alors qu’il y a de jeunes enfants, et on ressort de ces onze épisodes charmé et en mode Bisounours. La série pourrait ainsi être comparée à un excellent bonbon faisant du bien à l’humeur, sucré mais pas trop et surtout, très acidulé. Vivement le SP~

By |2017-05-01T14:00:53+02:00août 26th, 2011|Marumo no Okite, Séries japonaises|4 Comments